ardaya
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non, ce n'est pas fini. aprÚs les élections, si nous n'avons pas viré le dictateur psychopathe, il poursuivr
Par erixbd, le 26.03.2022
je partage ce billet. il est clair, mais je connais bien des gens du peuple qui ne souhaite qu'une chose. v
Par erixbd, le 20.03.2022
si tu veux abattre ton chien... http://erixbd. centerblog.net
Par erixbd, le 26.02.2022
nous ne voulons pas de ce crédit, contrÎle total sur nos vies, et nous avons un ultime moyen avant la révol
Par erixbd, le 20.02.2022
bonsoir ardaya, les chinois nous piquent tout et on en redemande .......
bon début se semaine et + à toi
**
Par pat, le 14.02.2022
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Date de création : 10.11.2008
DerniĂšre mise Ă jour :
11.04.2022
119 articles
Macron & Pfizer : une longue et sulfureuse histoire
Entre 2008 et 2012, le jeune Emmanuel Macron a travaillĂ© comme banquier dâaffaires chez Rothschild & Cie et il a conclu cette sĂ©quence en gĂ©rant brillamment la vente de la division nutrition de Pfizer Ă NestlĂ©. Il sâagissait dâune des plus grosses nĂ©gociations de lâannĂ©e 2012, autour de 9 milliards dâeuros. Mais plusieurs interrogations ont surgi Ă propos de cet Ă©pisode et du rĂ©cit quâil en a fait.
La premiĂšre interrogation concerne le patrimoine dĂ©clarĂ© par Emmanuel Macron aprĂšs un tel fait dâarmes. Elle est posĂ©e dans lâintĂ©ressant documentaire « OĂč sont passĂ©s les millions ? » (en sĂ©lection ci-dessous). Quand Emmanuel Macron, nommĂ© ministre Ă lâĂ©tĂ© 2014, remplit sa dĂ©claration de patrimoine (9â54), il y affirme n'ĂȘtre pas « soumis Ă lâISF » (15â24). Il sera redressĂ© par le fisc deux ans plus tard pour minoration de patrimoine (17â40) et obligĂ© de verser 6.000 ⏠au titre de lâISF. Mais le documentaire pose trois autres questions plus embarrassantes : 1°/ Comment expliquer le fait quâaprĂšs avoir eu des revenus de prĂšs de 3 M⏠chez Rothschild, Emmanuel Macron apparaĂźt comme l'un des plus pauvres de la prĂ©sidentielle 2017 (30â50), et ne dĂ©clare que 156.000 ⏠de patrimoine en 2014 et 309.655 ⏠en 2017 ? - 2°/ Comment se fait-il que les 350.000 ou 500.000 ⏠quâil dit avoir prĂȘtĂ©s Ă son Ă©pouse Brigitte n'apparaissent nulle part dans sa dĂ©claration (23â22), pourquoi n'en donne-t-il aucune explication circonstanciĂ©e (38â21) et sâagit-il dâun « montage fiscal », dâune « triche » (25â37) et dâun « mensonge » comme lâaffirment les avocats HervĂ© Martin et Jean-Philippe Delsol (27â49) ? - 3°/ Enfin, comment expliquer le fait quâaprĂšs avoir rĂ©alisĂ© un « deal » Ă©norme avec Pfizer, il ne dĂ©clare que 720.000 ⏠en 2012 (49â05) ?
« Personne de sĂ©rieux nâa cru ce truc. Câest nâimporte quoi », avance lâun de ses anciens collĂšgues de Rothschild (49â54). Tous les avis professionnels convergent : « peu crĂ©dible », « histoire pour endormir les enfants le soir », « du pipeau », « une rĂ©munĂ©ration de lâordre de 5 Ă 10 millions aurait Ă©tĂ© quelque chose de minimum » (50â25). OĂč trouver lâexplication dâun tel dĂ©calage entre la dĂ©claration et la norme ? LâenquĂȘte envisage un versement Ă un trust Ă lâĂ©tranger, dans le cadre dâun montage qui aurait Ă©tĂ© couvert par les services fiscaux français (51â00-54â15). Impossible toutefois de le prouver formellement, Ă cause des blocages du systĂšme trĂšs opaque des rescrits fiscaux. Mais une question aussi grave peut-elle rester sans rĂ©ponse ?
La deuxiĂšme interrogation clĂ© concerne les liens anciens entre Pfizer et Emmanuel Macron. Elle est dâune actualitĂ© brĂ»lante avec les problĂšmes soulevĂ©s par la gestion de la crise sanitaire, notamment par les liens entre le cabinet de conseil McKinsey et lâentreprise pharmaceutique Pfizer (cf. LSDJ 1551). Le documentaire explique comment Emmanuel Macron a permis Ă Pfizer dâempocher un bonus de 600 M⏠en persuadant les dirigeants de NestlĂ©, quâil avait connus dans la commission Attali en 2007, de surenchĂ©rir sur lâoffre de Danone (42â07). Un vĂ©ritable « coup de maĂźtre » rĂ©alisĂ© en trĂšs peu de temps, dans une nĂ©gociation Ă©clair, comme Emmanuel Macron lâaurait confiĂ© Ă un proche : « Jâai le week-end pour convaincre NestlĂ© de remonter le prix et si jây arrive, je suis riche » (43â51).
Depuis 2010, Emmanuel Macron connaissait donc trĂšs bien cette sociĂ©tĂ© particuliĂšre quâest Pfizer, qui venait de faire la « une » des mĂ©dias avec sa condamnation en 2009 Ă une amende record de 2,3 milliards de dollars pour charlatanisme. Il ne sâagissait d'ailleurs pas dâune erreur isolĂ©e, mais presque dâune routine pour cette entreprise pharmaceutique : Pfizer a Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă 30 M$ en 2000, 49 M$ en 2002, 190 M$ en 2004, 430 M$ en 2005, 124 M$ en 2006, 60 M$ en 2007, 331 M$ en 2008, 42,5 M$ en 2010, 42,9 M$ en 2011, 55 M$ en 2012, 257 M$ en 2013, 490 M$ en 2014, 35 M$ en 2015, 371 M$ en 2016, 784 M$ en 2017 et 41 M$ en 2019. Selon Wikipedia : « Entre 1995 et 2009, 40 cas d'inconduite ont Ă©tĂ© portĂ©s devant les tribunaux. Un total de 6,171 milliards de $ d'amendes a Ă©tĂ© acquitté ». Mais ce gĂ©ant du « Big Pharma » a de quoi se dĂ©fendre avec les budgets record de lobbying de cette industrie (300 M$ en 2020, 1500 lobbyistes rien quâ Ă Washington). Ă la fin, seul compte le rĂ©sultat. Câest du big business, oĂč toute morale est absente. Est-il donc raisonnable de faire confiance Ă cette industrie, rĂ©putĂ©e la plus corrompue au monde ?
Câest pourtant Ă ces dĂ©linquants multirĂ©cidivistes quâEmmanuel Macron a confiĂ© en exclusivitĂ© la solution de la crise du Covid19 en France. Rien nâa Ă©tĂ© fait en prĂ©vention du virus (vitamines D3 et C, zinc, etc.), tous les traitements ont invariablement Ă©tĂ© disqualifiĂ©s ou interdits (hydroxychloroquine, Ivermectine, Xenothera, etc.), tous les autres vaccins ont Ă©tĂ© mis sur la touche, les effets secondaires de la vaccination systĂ©matiquement minorĂ©s ou ignorĂ©s, et les Ă©normes conflits dâintĂ©rĂȘts nĂ©gligĂ©s. L'ensemble est couvert par un autre systĂšme opaque de contrats secrets, avec un « conseil de dĂ©fense sanitaire » dont les dĂ©libĂ©rations sont classĂ©es « secret dĂ©fense » et Ă l'issue desquelles Emmanuel Macron dĂ©cide tout tout seul. RĂ©sultat pour Pfizer, « profiteur de pandĂ©mie » : des bĂ©nĂ©fices record avec la diffusion massive de son vaccin qui se rĂ©vĂšle « un des produits pharmaceutiques les plus lucratifs de lâhistoire ».Â
Jusqu'oĂč Macron peut-il jouer avec la peur aux français
Tandis que ses adversaires stagnent ou rĂ©gressent dans les intentions de vote, Emmanuel Macron progresse : 33,5% selon une étude Elabe pour BFMTV et L'Express, publiĂ©e le 8 mars. En deuxiĂšme position, Marine Le Pen recule Ă 15% (-2). DerriĂšre elle surgit Jean-Luc MĂ©lenchon Ă 13% (+0,5) : câest la premiĂšre fois que le chef de La France insoumise est donnĂ© Ă la troisiĂšme place dans cette prĂ©sidentielle. Alors quâils rivalisaient encore avec Marine Le Pen il y a quelques semaines pour se qualifier au second tour, Ăric Zemmour (11%, -3) et ValĂ©rie PĂ©cresse (10,5%, -1,5) rĂ©gressent et se retrouvent respectivement en quatriĂšme et en cinquiĂšme positions. Et ce n'est pas le dĂ©bat calamiteux â une vraie foire dâempoigne ! â qui les a opposĂ©s le 10 mars sur TF1/LCI qui les fera progresser. Le grand rassemblement que Zemmour tiendra le 27 mars au TrocadĂ©ro sera vraisemblablement un succĂšs, comme les prĂ©cĂ©dents, mais le meeting de François Fillon le 5 mars 2017 fut lui aussi triomphal. On connaĂźt la suiteâŠ
AprĂšs la tĂ©tanie qui a saisi nombre de Français avec le Covid, le conflit russo-ukrainien les met groggy. « Je vous protĂ©gerai », assure le prĂ©sident de la RĂ©publique, « chef des armĂ©es », voire « pĂšre de la nation ». Il faudrait toutefois quâil nâabuse pas de cette posture : la mise en scĂšne de Versailles, oĂč il recevait en grandes pompes, le 10 mars, les chefs dâĂtat et de gouvernement des pays de lâUnion europĂ©enne, a donnĂ© lieu Ă des scĂšnes trop ostentatoires dans le contexte dramatique de la guerre. Emmanuel Macron sây est montrĂ© tout sourire, voire « jubilant » (RMC/BFMPTV) comme sâil accueillait Ă un mariage ou au festival de Cannes, a soulignĂ© l'enseignante Barbara Lefebvre sur le plateau des « Grandes Gueules », le 11 mars. De la pure « com. », selon elle : « La diplomatie en gĂ©nĂ©ral, ça se fait en coulisses. Il me semble aussi qu'elle doit ĂȘtre discrĂšteâŠÂ ». En outre, toujours Ă Versailles, deux dĂ©clarations du chef de lâĂtat ont fracassĂ© le mur du principe de non-contradiction Ă quelques secondes dâintervalle : « Je suis inquiet », a dĂ©clarĂ© Emmanuel Macron Ă lâintention de la presse française. Puis, en anglais, Ă lâintention de la presse Ă©trangĂšre : « Je suis profondĂ©ment optimiste ». ApothĂ©ose du fameux « en mĂȘme temps » ! Finalement, cette rĂ©ception grandiose sous les ors de la monarchie a accouchĂ© de la lointaine promesse de liens plus Ă©troits avec lâUkraine Ă lâexclusion de toute adhĂ©sion rapide de ce pays Ă l'Union europĂ©enne.
Les Français sont-ils dupes ? Sâils sont majoritairement convaincus que le match de la prĂ©sidentielle est « plié », ils ne sont pas une majoritĂ© Ă sâen rĂ©jouir. « Beaucoup de gens, mĂȘme sâils pensent quâil a fait le job, ne veulent pas voter pour lui » avertit Bruno CautrĂšs, chercheur au CNRS et au Cevipof (20 minutes, 3 mars). Quant Ă la perspective de plus en plus menaçante dâun nouveau duel Macron/Le Pen au second tour, elle les dĂ©moralise : selon un sondage rĂ©alisĂ© du 5 au 8 fĂ©vrier par l'Ifop pour Le Figaro (9 fĂ©vrier), « 67% des Français prĂ©voient un second tour similaire Ă celui de 2017 pour la prĂ©sidentielle. S'ils dĂ©plorent ce duel annoncĂ©, les sondĂ©s peinent Ă identifier dans les oppositions des candidats susceptibles de l'empĂȘcher. » Il reste quâĂ un mois du premier tour, un retournement de la situation nationale ou internationale peut rebattre les cartes.
AprĂšs lâĂ©lection prĂ©sidentielle, il faudra de toute façon sortir de la gouvernance de crises pour aborder les questions laissĂ©es en suspens et mĂȘme en souffrance. Avec quel gouvernement ? Ă cet Ă©gard, les Ă©lections lĂ©gislatives sâannoncent plus passionnantes que la prĂ©sidentielle. Avec ce bĂ©mol, toutefois : pour la droite, largement majoritaire dans le pays mais en pleine dĂ©composition, le premier tour de la prĂ©sidentielle est crucial. MĂȘme si ValĂ©rie PĂ©cresse et son rival Eric Zemmour Ă©taient tous deux Ă©liminĂ©s Ă lâissue du premier tour, leur classement pĂšsera lourd, estime Guillaume Tabard (Le Figaro, en lien ci-dessous) : « Comme sâils avaient renoncĂ© Ă rattraper Macron et mĂȘme Le Pen, les candidats de LR et de ReconquĂȘte ! sont conscients que lâordre dâarrivĂ©e dictera lâavenir de la droite. PĂ©cresse devant Zemmour, LR peut espĂ©rer encore jouer une carte, et pourquoi pas dans le cadre dâune alliance avec Macron. Zemmour devant PĂ©cresse câest lâexplosion de la droite et la recomposition assurĂ©e. Pour lâheure, mĂȘme aprĂšs ce dĂ©bat, ils restent Ă Ă©galitĂ©. »
Souvent, la vĂ©ritĂ© sortait de la bouche de ce grand enfant, Coluche (1944-1986), dont les sĂ©rieuses plaisanteries Ă©levaient si bien les consciences quâelles lui firent pousser des ailes Ă©lysĂ©ennes. Trois ans avant sa candidature, lâhumoriste se fendait du sketch Moi ça va (1977) dont voici une lumineuse rĂ©plique : « Il est trĂšs gentil le prĂ©sident de la rĂ©publique. Parce qu'il nous laisse des libertĂ©s, et tout le monde sait trĂšs que sâil nous les retirait... personne ne dirait rien ! » Cette prophĂ©tie se rĂ©alise-t-elle avec le pass vaccinal, obligatoire depuis le 24 janvier pour les personnes de 16 ans et plus dans les lieux accueillant du public ? Personne ne dit rien ou presque. En le validant le 21 janvier, le Conseil constitutionnel infligea un Waterloo Ă lâĂtat de droit. Pourtant, quelques jours plus tĂŽt, Laurent Fabius invitait chacun « au seuil d'Ă©chĂ©ances Ă©lectorales majeures à bien mesurer ce quâil est vĂ©ritablement », estimant que son institution Ă©tait menacĂ©e par Ăric Zemmour...
Laurent Fabius fit valoir que le pass vaccinal « porte atteinte aux libertĂ©s mais [quâ] en raison du contexte, le gouvernement [nâavait] pas commis dâerreur manifeste ». Les « sages » demandĂšrent simplement « que ce pass [eĂ»t] une durĂ©e limitĂ©e ». Mais que vaut cette demande si elle nâest assortie dâaucune condition ? Le pass sanitaire europĂ©en pourrait ĂȘtre prolongĂ© dâun an, jusqu'en juin 2023. Sur la foi de quoi peut-on juger du caractĂšre « limité » ? Dans leur arrĂȘt du 5 aoĂ»t sur le pass sanitaire, le Conseil reconnaissait dĂ©jĂ le caractĂšre attentatoire aux libertĂ©s fondamentales mais, lĂ aussi, en nuançait la portĂ©e en vertu de « lâobjectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé ».
Ces Ă©pisodes inspirent deux remarques : la premiĂšre vise la compĂ©tence. Comment le « gardien des libertĂ©s » peut-il savoir que le pass est proportionnĂ© Ă la situation Ă©pidĂ©mique ? Le Conseil dit lui-mĂȘme se prononcer « en l'Ă©tat des connaissances scientifiques dont il disposait ». En quoi celles-ci justifiaient-elles de violer la Constitution ?
La seconde remarque touche Ă la protection. Les « sages » lâĂ©rigent en « valeur constitutionnelle », alors que ce concept ne saurait servir de passe-droit. Câest ici que sâimpose un parallĂšle avec le crĂ©dit social chinois dans lequel lâĂtat accorde au citoyen un capital de points qui peut ĂȘtre bonifiĂ© ou dĂ©gradĂ©.
Chercheur Ă lâinstitut Thomas More, Cyrille Dalmont analyse le dĂ©ploiement des outils de surveillance numĂ©rique dans nos dĂ©mocraties occidentales. « Initialement, dit-il, ce "systĂšme de confiance en la sociĂ©tĂ©" prit forme dans les annĂ©es 2000 Ă la demande des Ătats-Unis ». Il sâagissait de noter des entreprises chinoises pour protĂ©ger et « faciliter les investissements Ă©trangers ». Puis le systĂšme sâĂ©tendit à  « lâidĂ©e dâune Ă©valuation de la solvabilitĂ© des citoyens » afin de protĂ©ger les crĂ©anciers.
Dalmont note que la Chine ne prĂ©voyait « absolument pas le traçage des citoyens ni le contrĂŽle des populations ». Câest plus tard que le rĂ©gime lança un programme de « sensibilisation Ă lâintĂ©gritĂ© et Ă la crĂ©dibilitĂ© au sein de la sociĂ©té » (2014-2020) pour aboutir Ă un scoring comportemental reposant sur « lâhonnĂȘtetĂ© dans les affaires du gouvernement », « lâintĂ©gritĂ© commerciale », « lâintĂ©gritĂ© sociĂ©tale » et « une justice crĂ©dible ».
La protection est l'alibi et la matrice de la techno-dictature. Câest une morale dâĂtat pour des Ătats sans morale. Il sâagit de protĂ©ger la sociĂ©tĂ© â en fait le rĂ©gime â en faisant passer les devoirs quâil impose avant les droits quâil concĂšde.
Dans Le Monde, un autre chercheur de lâInstitut Thomas More, Emmanuel Dubois de Prisque, fait remonter ce systĂšme « à la tradition confucĂ©enne » voulant « "civiliser" la sociĂ©tĂ© chinoise et augmenter le niveau de vertu des citoyens ». La Chine, toutefois, nâest pas la Suisse. « La citoyennetĂ©, ajoute-t-il, nâobĂ©it pas Ă une logique universalisante comme en Occident ». Pour SĂ©verine ArsĂšne (IFRI), le crĂ©dit social « puise dans la manie de notation du rĂ©gime communiste [qui] tient des dossiers secrets (dangâan) sur chaque citoyen ».
Le pass nous fait basculer dâun Ătat de droit Ă un rĂ©gime dâautorisation prĂ©alable. Qu'en conclut le Conseil constitutionnel ? Les citoyens sont dĂ©jĂ notĂ©s, selon que leur schĂ©ma vaccinal est complet, incomplet ou nul. Une gouvernance automatisĂ©e sâinstaure aux dĂ©pens des checks and balances (« freins et contrepoids ») propre aux institutions dĂ©mocratiques.
Le silence ne date pas d'hier. Le pass sâabreuve Ă deux sources : le permis Ă points, prototype du crĂ©dit social, « mis en place dans les annĂ©es 2000 par les villes chinoises pour sĂ©lectionner les candidats Ă lâintĂ©gration urbaine », rappelle Le Monde. Et la lutte anti-terroriste, dĂ©jĂ ancienne, dont la doctrine consiste Ă surveiller tout le monde pour chasser quelques-uns.
Consensus vs complotisme : le rapport Bronner s'attaque à la désinformation en ligne
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Le 11 janvier, la commission Bronner sur la dĂ©sinformation et le complotisme remit son rapport au prĂ©sident Emmanuel Macron. Ce groupe de 14 experts, pilotĂ© par le spĂ©cialiste de sociologie cognitive GĂ©rald Bronner, Ă©tait chargé « dâĂ©tablir (âŠ) lâĂ©tat des connaissances sur les dĂ©sordres informationnels Ă lâĂšre numĂ©rique et sur les perturbations de la vie dĂ©mocratique quâils engendrent et, deuxiĂšmement, de proposer des recommandations pour y faire face ».
Cette rĂ©flexion sâintitule Les LumiĂšres Ă lâĂšre numĂ©rique. Le titre Ă©tonne par son anachronisme. Sâagit-il de faire prendre Ă Voltaire et Rousseau nos autoroutes de lâinformation mais que recouvrirait cette initiative fantaisiste et qui pourrait-elle intĂ©resser ? Il sâagit plutĂŽt de faire valoir un postulat idĂ©ologique : vu comme le fondement de notre sociĂ©tĂ©, ce courant philosophique du XVIIIe est prĂ©sentĂ© comme la seule rĂ©fĂ©rence admissible et indĂ©passable. Ce faisant, la commission instaure un clivage : dâun cĂŽtĂ©, il y a le camp du bien, du progrĂšs et de la rationalitĂ© et de lâautre, lâaxe du mal, fait de thĂ©ories du complot, dâobsessions pathologiques et dâintentions de nuire. Ce clivage a quelque chose de gĂȘnant car il fleure lâembrigadement et discrĂ©dite la dĂ©marche scientifique. Comme lâĂ©crit AliĂ©nor BarriĂšre, la commission Bronner ressemble à  « une sainte inquisition de Ceux qui Savent : les Sachant contre les opinions "porteuses dâune face sombre" ». Un Ătat peut-il partir en croisade contre des barbares de lâinfo ou prĂ©sumĂ©s tels ? En tout cas, le rapport lui fournit des recommandations.
Certaines sont recevables, en particulier celles sur les logiques algorithmiques.
De quoi s'agit-il ? Le biais de popularitĂ© conduit les algorithmes Ă privilĂ©gier les contenus fournis par les comptes les plus suivis. DĂšs lors, il faut « permettre aux utilisateurs de mieux se reprĂ©senter l'Ă©tat du rĂ©seau et la prĂ©valence rĂ©elle des opinions en dĂ©sactivant par dĂ©faut les mĂ©triques de popularitĂ© et l'Ă©ditorialisation algorithmique ». 70% des vidĂ©os visionnĂ©s sur YouTube « sont regardĂ©es en raison de la recommandation de lâintelligence artificielle de la plateforme ». La commission Bronner pointe « la puissance de prescription Ă©ditoriale des grands opĂ©rateurs du web ». Lâinfo sur la toile nâest pas si dĂ©rĂ©gulĂ©e que le public pourrait le penser. Il n'y a pas d'un cĂŽtĂ© l'information officielle, relayĂ©e par les media traditionnels, qui serait fausse ou cadenassĂ©e, et de l'autre, celle des francs-tireurs du net qui serait libre et pure de toute arriĂšre-pensĂ©e.
AprĂšs, le rapport suggĂšre dâ« encourager » une surveillance accrue des plus gros influenceurs par les plateformes elles-mĂȘmes « afin de les responsabiliser ». La commission estime quâil faut veiller Ă ce que « sur certains sujets fermement Ă©tablis, le classement algorithmique n'induise pas en erreur le public sur l'Ă©tat rĂ©el des connaissances » et que la visibilitĂ© donnĂ©e aux contenus reflĂšte le « consensus » scientifique existant. Quâest-ce quâun sujet fermement Ă©tabli Ă lâĂšre de la mobilitĂ© intellectuelle ? Quant au consensus, sâil prĂ©vaut en CorĂ©e du nord, est-il compatible avec une sociĂ©tĂ© ouverte ? Lâantidote au complotisme n'est pas le consensus mais le dĂ©bat. Celui-ci doit sâexercer de maniĂšre honnĂȘte, contradictoire, les deux parties devant disposer dâune paritĂ© de moyens et d'une exposition Ă©quivalente. Câest le refus du dĂ©bat qui nourrit complotisme.
Le consensus se brise d'ailleurs sur une autre recommandation du rapport, celle sur l'Ă©ducation aux media et Ă lâinformation. Les experts proposent de faire du dĂ©veloppement de l'esprit critique « une grande cause nationale ». Pourquoi pas ? Mais comment faire Ă©clore une pensĂ©e qui doute sâil sâagit de promouvoir le consensus imposĂ© dâen haut ? La commission souhaite mĂȘme « établir une cartographie des difficultĂ©s cognitives les plus frĂ©quemment rencontrĂ©es chez les Ă©lĂšves » !Â
Dâautres recommandations sont dâordre punitif. La commission veut promouvoir « l'investissement publicitaire responsable ». L'Ă©pithĂšte est codĂ©e : « responsable » signifie « autorisé ». Le but, c'est que la publicitĂ© en ligne ne vienne pas financer les sites jugĂ©s toxiques. Des listes noires sont dĂ©jĂ Ă©tablies par NewsGuard, Global Disinformation Index ou Storyzy. Quelle est la lĂ©gitimitĂ© de ces acteurs ? Le rapport dĂ©sire aussi engager la responsabilitĂ© civile d'un internaute diffusant de mauvaise foi une fausse nouvelle prĂ©judiciable, en prenant en compte « le niveau (...) de popularitĂ© numĂ©rique de son auteur ».Â
Le rapport Bronner ne dĂ©finit pas vraiment le complotisme. Surtout celui d'en haut, Ă©manant des Ă©lites et des Ătats. Un seul exemple, pas si vieux que ça : quand les Ătats-Unis affirmĂšrent Ă tort et dĂ©libĂ©rĂ©ment que Saddam Hussein possĂ©dait des armes de destruction massives et quâil fallait lui faire la guerre pour cette raison, des populations entiĂšres subirent les consĂ©quences de ce complotisme-lĂ .

Plus de 25 800 effets secondaires graves ;
  Plus de 1 262 mises en jeu du pronostic vital ;
  Et prĂšs de 1 467 mortsâŠ
Le tout rien quâen France en Ă peine un an !
ArrĂȘt cardiaque, accident vasculaire cĂ©rĂ©bral (AVC), arythmie (battements irrĂ©guliers du cĆur), dĂ©cĂšs devant leur publicâŠ
Ces derniers mois, nous assistons à une série terrifiante d'accidents cardiaques chez les sportifs.
Leurs cĆurs s'arrĂȘtent, ils dysfonctionnentâŠÂ

Les langues commencent Ă se dĂ©lier sur les graves effets constatĂ©s suite Ă la vaccination ARN. Et câest auprĂšs des laboratoires d'analyse de sang et dans les morgues que de nouvelles informations nous parviennent. Dans les morgues de plusieurs rĂ©gions de France, il y aurait une augmentation de dĂ©cĂšs dans la tranche des 40 et 60 ans1. Il sâagit lĂ dâun constat de terrain fait par des spĂ©cialistes de soins de conservation des corps (aussi appelĂ©s thanatopracteurs). |
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bservez bien attentivement les graphiques ci-dessous.
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âIl nây a quasiment pas dâeffets secondaires.â
âIl y en a moins quâavec lâaspirine.â
Câest le genre de propos lunaires que jâentends sur les plateaux tĂ©lĂ©.
AprĂšs lecture approfondie de lâenquĂȘte de pharmacologie du vaccin Pfizer (rapport N°19)1, je retrouve Ă la page 6 :
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 17â748 effets indĂ©sirables graves ;
 et 1â167 dĂ©cĂšs classĂ©s par type (pages 45 Ă 48).
âŠle tout en un peu moins dâun an !

Et NON, ce ne sont pas les chiffres des décÚs du variant Omicron, mais bien de personnes décédées aprÚs avoir reçu le vaccin Pfizer.
Mais câest dĂšs que lâon creuse un peu les causes de dĂ©cĂšs que cela devient surprenant.
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