Publié le 29/07/2009 à 23:26 par cortonerro
Ce soucis de transmettre propre aux paysans aux nobles et aux bourgeois est la malédiction des échoués.
Publié le 29/07/2009 à 23:22 par cortonerro
L'affectation populaire qui accompagne la mort d'une célébrité m'indispose. C'est comme si ce rappel de la mortalité nous rendait tous un peu plus humains. Comme s'ils criaient tous : La vie est courte....Enfin je l'ai lu dans les livres.
Publié le 21/06/2009 à 07:10 par cortonerro
Wind from the open sea, blowing the sand and me
Tonight bares us alike
Inviting to accept
The crowning and the feast, the defeat and the fast
Well, life at last
Whispers given at first
In a breath with no thirst
Then nothing but silence
Oh yes? But no offence
Tonight I shall sail free
I am off the Spanish coast
Blown to the outpost
Of sanity
My words, my world?
Damn I have lost them!!
I am painter with no frame
Vulnerable and lame
In a room with no view
I’ve woken up the beast
Who alone used to feast
In the secret of you
Am I blind in this place
There are nor things or space
Nor a word I can name?
All is a sensation
Infinite duration
The world from where I came
Whispers given at first
In a breath with no thirst
Everything is silence
Nothing but a presence
Tonight I am sailing free
I am off the Spanish coast
Blown to the outpost
Of sanity
Wind from the open sea, blowing the sand and me
Tonight bares us alike
Inviting to accept
The crowning and the feast, the defeat and the fast
And the real at last
Publié le 12/06/2009 à 18:35 par cortonerro
Parole
Je suppose que si je pouvais enlever mon cerveau de mon crane, je le mettrais à rafraîchir dans quelque chose de frais en espérant qu’il gèle, l’impression de me sentir dans un bocal à poisson étant celle qui me correspond le mieux aujourd’hui. Fort heureusement, cette impression ne dure pas généralement et même si elle revient avec une inquiétante régularité, les moments de soulagement qu’elle me laisse avoir sont d’autant plus appréciables qu’ils sont rares.
La parole est toujours un soulagement, quand je pense et parvient à l’utiliser et lorsque je trouve une oreille amie qui me fait la grâce de m’écouter. Le silence resemblant à s’y méprendre à ce bocal à poisson transparent, laissant voir aux autres ce qu’ils ont envie de voir, mais dangereux par essence et piège d’un esprit qui s’y fatigue et finit par s’y laisser survivre.
Dans ces moments dangereux où du fond d’un bocal on s’affronte soi-même, faire appel a Paul Valéry ce maître du silence qui a su y survivre si longtemps, est un heureux mouvement de l’âme, qui enfin se réfléchit dans la pureté d’une idée.
Mauvais présage ou promesse d’un passage, quand le miroir se fêle au bout d’une pensée et que l’esprit enfin victime de sa drogue, sa drogue de vie contemple son enfer.
Pour les cygnes soyeux qui frôlent les roseaux
De carènes de plume à demi lumineuse,
Elle effeuille infinie une rose neigeuse
Dont les pétales font des cercles sur les eaux...
Publié le 12/06/2009 à 18:30 par cortonerro
Ni Dieu, ni maître, ni amour
Un bas sur une jambe
Enchinoisée de soie
Une robe en satin
Suspendue à ses doigts
Pour la retenir
Près de l’eau de parfum
Qu’évapore la lampe
Il se lève et pose
Un fusil sur sa tempe
La lumière est brutale
Le son viril et sourd
La fille hurle et crie
Se rhabille, puis court
C’est un parfum de rose
Qui le brule toujours
Ni Dieu, ni maître
Ni amour
Pour le retenir
Pour le retenir
Pour le retenir
Publié le 10/02/2009 à 12:00 par cortonerro
Silence
Un jour, allez savoir pourquoi, je demande à un nuage: "Quel âge as tu ? »
Je me souviens que le nuage un peu surpris m'a répondu : « Je n'ai pas d'âge, je suis un nuage, je suis fait d'eau et de glace et je me transforme constamment, je tombe en pluie et je m'évapore au soleil. »
D'accord répondis-je et comment t'appelles-tu ?
Alors là le nuage n'a pas pu s'empêcher de rire un bon coup et a demi étouffé il me dit : « je n'ai pas de nom, personne ne m'appelle et d'ailleurs tu es la première personne à me parler.
C'est drôle que vous, humains, vouliez donner un nom à toute chose, comme si vous n'aimiez pas ce qui est surprenant. Moi, vois-tu, je n'ai pas de nom et je n'ai pas peur des surprises. »
J'étais un peu vexé d'en savoir si peu sur les nuages alors je lui répondis, je comprends, même si je ne comprenais pas.
Soudain le vent s'est levé et a soufflé si fort que je n'ai pas eu le temps de dire au revoir au nuage, il n'était pas parti pourtant, il avait disparu, changé de forme, de couleur, s'était divisé en une multitude de nuages.
Toujours les yeux rivés au ciel, je sentis quelques gouttes tomber sur mon visage et alors cette odeur s'est élevée de la terre, comme un parfum de femme qui vous enlève le coeur, de peur que cette odeur ne disparaisse à son tour, je me suis assis, je me suis tu et je n'ai plus cherché à comprendre.