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· Ancien Mastaba découvert
· La fin des temps chez les egyptiens
· Pyramide Kephren
· Découverte d'une chapelle à Abydos
· Sokaris
· L'art Egyptien
· GUizeh
· Amenhotep IV et une momie inconnue
· Une cité vieille de 4600 ans
· Sothis
· L'époque prédynastique
Date de création : 15.04.2014
Dernière mise à jour :
08.08.2014
11 articles
Si Didoufrê fit construire sa propre pyramide à Abou Roach, à huit kilomètres au nord de Guizeh, Khéphren, un autre fils de Khéops, fit ériger son ensemble funéraire à côté de celui de son père. Sa pyramide, habituellement nommée « Deuxième Pyramide » , est un peu moins massive que la « Grande Pyramide », mais paraît plus imposante car elle se situe sur un point plus élevé du plateau de Guizeh. Elle est de forme un peu plus aiguë et mesure une quinzaine de mètres de moins sur sa base alors qu’elle s’élève pratiquement à la même hauteur, à quatre mètres près. Sa hauteur actuelle est de 136 mètres et le côté de sa base mesure 210 mètres de côté. En revanche, elle possède encore une partie du parement extérieur qui chapeautait son sommet.
Elle comportait deux descenderies et deux chambres funéraires, comme la pyramide de Khéops, ce qui semblait indiquer que sa conception avait été probablement modifiée en cours de construction. Dans une des chambres, on a retrouvé un sarcophage brisé, mais sans momie. Son temple funéraire était plus compliqué que celui de Khéops. Il se composait de deux parties, un temple de la Vallée et le temple funéraire lui-même. Dans le temple de la Vallée, le défunt était momifié, purifié et préparé pour l’ éternité. Celui de Khéphren, encore bien conservé, était construit en gros blocs de calcaire revêtus de granit rose. Ses deux entrées en chicane sur sa façade orientale donnaient sur une antichambre qui ouvrait sur une salle hypostyle en forme de »T » renversé dont le sol était constitué de dalles d’albâtre. Elle était soutenue par 16 piliers de granit carrés, dépourvus de touoe décoration, et était ornée de 23 grandes statues, adossées au mur, du pharaon assis. De cet édifice, une rampe d’accès longue de 495 mètres, partait obliquement relier le temple funéraire. Celui-ci se composait, à droite, de 4 chapelles en albâtre, qui auraient abrité les viscères tandis qu’à gauche se trouvaient 2 chapelles pour abriter les deux couronnes
Une chapelle en calcaire en bon état vient d'être mise au jour en Abydos, à 150m du temple de Sethy I. Elle remonte au Moyen Empire, plus précisément au règne de Montouhotep II (2055-2004 avant J.-C.).
La découverte a été faite au cours de travaux de nettoyage menés par le Ministère des Antiquités et du Patrimoine dont l'attention avait été attirée par des fouilles illicites menées par des habitants sous leurs maisons. La chapelle comporte du relief gravé qui est resté en bon état malgré l'existence d'infiltrations d'eau ; les premières lectures montrent des textes en l'honneur d'Osiris après son unification au dieu local Khenty-Imentyou.
Une nouvelle momie vient d’être découverte près de Louxor, à El-Assasif. C’est le secrétaire d’État aux antiquités, Mohamed Ibrahim, qui vient de l’annoncer en personne. Une équipe d’archéologues égyptiens et espagnols, qui avait exhumé l’an dernier le sarcophage d’un enfant de la XVIIe dynastie, explorait la tombe d’un trésorier au service de la reine Hatchepsout, qui régna lors de la XVIIIe dynastie. C’est au cours de ces fouilles que les scientifiques ont repéré un sarcophage en bois peint de deux mètres de long et de 42 cm de haut, très bien conservé. Le couvercle porte des représentations de plumes d’oiseaux. En revanche, deux autres sépultures voisines avaient, elles, été pillées.
Selon les propos du responsable des antiquités (un poste longtemps occupé par Zahi Hawass), rapportés par l’AFP, ce sarcophage daterait de la XVIIe dynastie, 1.600 ans avant J.-C. Les inscriptions indiquent les titres du défunt, qui n’a pas encore été identifié. Selon toute vraisemblance, il s’agirait d’un haut dignitaire.
Des archéologues travaillant dans la cité de Tel Tabla dans le Delta ont découvert un mastaba en briques crues de la Basse Époque. Plusieurs puits funéraires y sont annexés. L'un d'entre eux contenait encore un sarcophage anthropoïde en calcaire d'une dame Ouerty, mesurant 1,77m de long et 0,70m de large. A côté du sarcophage se trouvaient quelques 180 serviteurs funéraires (ouchebtis ou chaouabtis) en bois ou en calcaire.
Des archéologues travaillant à proximité du site d'Edfou ont trouvé les restes d'une pyramide à degrés haute de 13m et avec un côté d'environ 15,5m. Il s'agit d'une des sept pyramides dites "provinciales" datant soit du règne de Houni soit de celui de Snefrou (le père de Khéops). Ces pyramides sont pleines (pas de chambre intérieure) et ne sont pas destinées à une inhumation. A l'Est de la pyramide se trouve une zone en rapport avec des offrandes de nourriture. La construction, largement pillée au cours du temps, était réalisée en bloc de grès liés par du mortier et comportait trois étages. Le rôle exact de ces pyramides reste mystérieux.
La première, le prédynastique primitif (du milieu du 6e au milieu du 5e millénaire) voit le dernière de l’évolution Fayoumique A dans le nord et du Badarien dans le sud.
Les différences restent ce qu’elles étaient, principalement dans la poterie en pierre et dans les armes et outils de silex, peux être plus élaboré au nord et proche des industries attesté à la fin de l’ancien empire dans les oasis du dessert de Libye, comme le magnifique couteau à fine retouche découvert par G. Caton Thompson, qui ne sont pas sans rappeler ceux du site de Balat à Dakhla.
Mais, là encore, il convient de rester mesuré : la production Badarienne en particulier celle des pointes de flèches n’est pas moins évolué. La différence repose plus sur la proportion relative des activités de la chasse et de la pêche dans chacun des 2 groupes : les populations du Fayoum, comme celle des oasis plus tard, faisant sans doute une part plus grande aux compléments alimentaires apportés par celle-ci.
Quoi qu’il en soit, à côté d’amélioration prévisible du mobilier et du matériel agricole, il faut noter une évolution sensible des pratiques funéraires, qui combinent elles aussi, ses 2 aspectes culturels.
Si le défunt est enterré à l’abri d’une peau animale, sa tombe prend un aspect de plus en plus architectural. Des formes plastiques naissent également qui sont appelées à devenir un long devenir dans la civilisation égyptienne:
Les céramiques à bord noir atteignent un stade très achevé, surtout apparaissent des objets d’os et d’ivoire : peignes, cuillères à fard, figurines féminines aux caractères sexuels accentués qui préfigurent les « concubines »destinées à régénérés la puissance sexuelle des morts.
Des bijoux et amulettes à figures humaines ou animales certaines dans ce qu’on appelle la « faïence égyptienne ».
Le prédynastique ancienLe passage au prédynastique ancien s’effectue aux alentours de 4500 av notre ère sans qu’on puisse noter de modification profonde. On peut même dire que cette coupure est arbitraire dans la mesure où elles correspondent simplement à la première phase connues du site d’El-Amra( à environ 120 km au sud de Badari, en plein cœur de cette zone qui, d’Assiout à Gebelein, recèle les gisements prédynastiques les plus riches).
Au cours de trente siècles (les trois quarts, ou presque, de l'aventure humaine), l'antique Egypte a vu fleurir sur son sol une des plus belles civilisations qui aient encore paru sur terre. Les monuments d'art qui en subsistent savent nous éblouir sans manquer de nous émouvoir.
Il apparaît, dès l'abord, que cet art resta constamment soumis aux mêmes lois traditionnelles, ce qui n'équivaut nullement à dire qu'il soit, ainsi qu'on l'a trop longtemps prétendu, toujours enfermé dans des formules immuables; bien vite on s'aperçoit que cette immutabilité apparente s'accompagne d'une évolution continue, d'un progrès incessant dans le renouvellement et la liberté de l'expression. Au reste, il n'en pouvait être autrement chez ce peuple singulièrement artiste, car l'art, ainsi que la vie qu'il tend à refléter, sait bien vite échapper à toute formule et, sinon briser les cadres dans lesquels il doit évoluer, du moins y enclore tous les aspects puissants et graves, aussi bien que les gestes animés et frémissants de cette vie même.
Il n'en reste pas moins que dans son ensemble l'art égyptien, plus que tout autre, s'impose par son caractère de hiératisme, de majesté simple et de puissance écrasante, d'unité dans l'espace et dans le temps, - qui se concilient miraculeusement avec une variété et une souplesse incomparables (mais celles-ci restant toujours disciplinées), avec une élégance infinie, un charme profond qui ne sacrifient presque jamais aux détails la perfection de la ligne, - et qu'ainsi, cet art atteint à la beauté définitive.
Parmi tous les astres, les constellations et les étoiles repérés dans le ciel par les Égyptiens, seuls quelques-uns ont été divinisés. Rê et Thot incarnent le soleil et la lune. Osiris symbolise la constellation d'Orion et Horus apparaît comme une manifestation des cinq planètes connues : ainsi, Mars s'appelle "l'Horus rouge".
Il arrive que, dans les scènes astronomiques représentées sur les plafonds des tombes royales, les constellations et les planètes puissent être considérées comme de véritables divinités. Le plus bel exemple figure dans la tombe de Séthi Ier, sise dans la Vallée des Rois. Sur un fond bleu sombre symbolisant le ciel, s'enchevêtrent, par centaines, animaux, déesses et dieux célestes coiffés de petits disques solaires ou d'étoiles colorées et parfois accompagnés d'une brève légende donnant leurs noms et leurs qualités. Malheureusement, ces cartes du ciel, trop imagées pour la plupart, ne sont pas toujours faciles à interpréter. Concernant les étoiles, elles passent pour être des incarnations des âmes des défunts et seule Sothis bénéficie d'un culte particulier puisqu'elle annonce l'inondation. Sothis est le nom donné par les Égyptiens à l'étoile Sirius de la constellation du Grand Chien. C'est l'étoile la plus brillante et la plus fixe du ciel mais, outre ces qualités, elle possède une caractéristique bien particulière, en relation directe avec le calendrier et l'inondation.
Sokaris est un dieu adoré dans la ville de Memphisdepuis la plus haute antiquité. Au départ, il partage avec Ptah la fonction de patron des artisans : Ptah préside au travail de la pierre et du bois, tandis que Sokaris est lié à celui des métaux.
Il devient ainsi le protecteur des forgerons et l'inventeur de la métallurgie. Parallèlement, Sokaris occupe des fonctions funéraires en tant que dieu de la nécropole memphite.
Il règne en maître sur le royaume de Ro-setaou, "la porte des galeries", qui désigne certainement l'entrée du monde souterrain. Cependant, dès la fin de l'Ancien Empire, Sokaris devient un dieu secondaire, relégué à l'arrière-plan par Ptah et Osirisaux personnalités plus affirmées. Sous le nom de Ptah-Sokaris, Ptah assimile les qualités funéraires de Sokaris.
C’est, par excellence, la nécropole royale de la IV ème dynastie. Outre les trois pyramides et leurs dépendances, elle comprend de nombreuses tombes abritant les hauts dignitaires des IV ème et V ème dynasties. Pour le roi, on adopte la structure du complexe funéraire imaginée par Snéfrou, différente en tous points des aménagements de Djéser. Immédiatement au bord du Nil, à la limite des terres cultivées, le temple de la vallée, point de passage obligatoire vers la demeure d’éternité, reçoit le défunt lors des funérailles. On y pénètre par une porte donnant sur une cour bordée de chapelles et de magasins. C’est le lieu de purification et d’accueil, le lieu de renaissance du défunt qui, grâce aux rituels pratiqués pendant la momification, revivra éternellement à travers les statues de culte placées dans son sanctuaire. Une chaussée montante et couverte mène au temple funéraire, également appelé temple haut.
Situé sur la face est de la pyramide, il se divise en deux parties : le vestibule et la cour, pour le culte des statues ; le temple intime, pour le dépôt d’offrandes alimentaires. Derrière se dresse l’élément essentiel de cette structure funéraire: la pyramide qui n’est autre que le caveau où le défunt reposera pour l’éternité. Des fosses, creusées à même le roc au pied de la pyramide, abritent les barques funéraires en bois.