Si la poésie estLire la suite
de la littérature sans fiction
À la nuit qui s’avance
Certes elles s’écoulent dans mes veines, fluides et sécrètes, anciennes et muettes. Elles conjurent, elles aident à vivre, mes petites superstitions.
Certes elles me font jeter du sel, en grosse poignée de mots, par-dessus mon épaule gauche. Et me font composer des cercles éphémères et protecteurs. En un éclat de rire elles absolvent les triangles absurdes et dissolvent les anathèmes.
À la nuit qui s’avance avec son peuple d’ombres terribles s’étirant à l’infini, je n’oppose qu’une bougie, qu’un simple courant d’air pourrait souffler… Et derrière, ma voix distillant un héritage de murmures. Je fredonne mes petits airs et j’avance ainsi, l’air de rien. A chaque jour suffit sa peine.
Oui certes, dans mes veines rôdent de vieilles hantises !
Je n’en ai toujours pas fini
de traverser les hauts ventsLire la suite
de Saint John Perse
Impossible de ne pas
s'y sentir chez soi
En s’éloignant des terres de Guillevic
Après avoir assembléLire la suite
le puzzle des nuages
le ciel semblait bien plus limpide
Sur les terres de Guillevic
Je retrouvais les pierresLire la suite
aux légendes silencieuses
dressées en témoin d'ici bas
Elles n'avaient pas pris une ride
Non loin des terres de Guillevic
On s'est baigné dans le creuxLire la suite
des vagues de granites roses
On avait creuser
dans la mémoire de l'eau
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Je n'en finirai jamaisLire la suite
de tricoter des pourquoi
À plus d’un titre
Nous sommes fous bien sûrLire la suite
Mais pas n'importe comment
Se laisser murmurer
L'orage est sans finLire la suite
Les gouttes de pluie sont innombrables
Le vent et la mer sont inusables
Recéler des rêves
La vie :Lire la suite
une petite rivière
qu'il faut bien suivre
pour voir où elle nous mène