
Quoi dire, quoi faire ? Faut-il vraiment que quelque chose se produise ? Ou dois-je me contenter de souffrir en silence, conserver en moi comme un poison secret cette boule aigre et rance, la garder en équilibre sur la goulotte en attendant qu’un élément extérieur ne la fasse expulser de l’autre côté de la rive. Cette rive, ces esprits qui n’ont pas entendu ce discours écœurant pourtant lancé comme la météo du week-end à l’approche de la fin de la semaine. Lire la suite
Des mois que je reste enfermé chez moi, en tête à tête silencieux avec mon chat. Ce matou doit m’avoir dépassé en âge si on en croit les légendes occultes, mais je pense que je suis devenu un bon conccurent concernant la paresse. Des mois que je reste cloîtré entre mes chers quatre murs, c’est à peine si je m’offre un bain d’air pur lorsque je m’autorise à aller les quelques mètres carrés de mon balcon. Souvent, à la nuit tombée, je laisse mes pieds nus glisser sur la peinture rose écaillée sur le sol. La lumière vacillante de ma cigarette sur laquelle je tire avec délectation est alors la seule source lumineuse à deux kilomètres à la ronde. Derrière les bois qui me protègent du reste du monde, j’observe ces gens qui semblent mener une vie aussi normale que le monde semble l’attendre.






