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La maison sort doucement de la nuit.
Pour seul éclairage,la lumière rosée de l’aube.
Les rideaux de lin blanc dansent doucement dans le vent.
L’odeur des feuilles d’automne parfume la cuisine.
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Si ce n’était de la musique des feuilles agités par la brise,
Et si il n’y avait pas le ronronnement du frigo.
Ce serait un silence parfait.
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Pourtant,
je ne ressent pas sa quiétude.
Je n’entend que le vacarme ,
Mais je suis la seule à l’entendre
parce que
le vacarme,il est à l’intérieur de moi.
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Je croyais que la confusion était silencieuse,
Que l’oubli ne faisait pas de bruit
Mais en vérité.
C’est un chahut grinçant.
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Malgré tout ,
les rideaux de lin poursuivent leurs danse lascive dans le vent,
Comme si ce tapage n’existait pas.
Car je suis bien consciente qu’il n’existe que dans ma tête.
La lumière deviens plus vive avec les minutes qui avancent .
Perçant peu à peu le brouillard de mes idées.
Le vacarme est plus étouffé.
Comme une musique en ‘background’.
Je respire profondément pour complétement l’asphyxier.
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Je sais qu’il reprendra de la vigueur,
Que dès ce soir ,peut-être même avant.
Le bruit et le brouillard reprendront leurs place tranquillement blottis à l’intérieur de ma tête.
Parce que ce vacarme a peur de la vie qui s’anime,peur du quotidien,
Pour cette raison,il essaie d’en euthanasier chaque parcelle.
Il reviendra aussi surement que j’existe.
Il reviendra,
Jusqu’à ne plus jamais me quitter.
Ca aussi je le sais.
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Sorcière
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PS:Bien sûr ce texte n’est que pure fiction,un exercice pour tranquillement reprendre la plume.
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