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DerniĂšre mise Ă  jour : 28.10.2020
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GR 20 des chtis

Publié le 28/10/2020 à 11:21 par lepoilus
GR 20 des chtis

Le projet 2021 est la suite de belles envolĂ©es qui me faisaient rĂȘver, sur l'un des plus beaux GR de France ,toujours dans la continuitĂ© d'aller vite et de prendre un max de plaisir ,relever ce nouveau challenge avec les potes est la meilleure solution pour partager cette belle aventure ...

https://www.visugpx.com/9lkoKg0qoV?t=1

 

https://viatelepaese.tv/un-trail-pour-la-memoire/

Tour du Mont Blanc en 4 jours

Publié le 17/09/2020 à 11:36 par lepoilus
Tour du Mont Blanc en 4 jours

Les Photos pour apporter les couleurs Ă  cette sortie hors du temps !

https://public.joomeo.com/albums/5f76e5ed92dca

le site des refuges :

http://autourdumontblanc.com/

https://gr-infos.com/grp-TMB.htm

Gpx si besoins :

https://www.visugpx.com/1403281326

la carte ign des refuges :

https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/tour-du-mont-blanc-ccpmb-_206457#14/45.7214/6.7517

Une annĂ©e compliquĂ©e est alors, pourquoi pas un vrai off avec les potes ! Pas besoins de dossard pour s’exprimer, seul le terrain de jeu importe !!

Week end du 18 au 21 septembre 2020, faire cela  en 4 jours semble jouable avec une météo clémente ...

Pour varier les plaisirs, on va prendre des variantes, c’est là le challenge !

 https://www.tour-mont-blanc.com/les-variantes/col-de-tricot/

Cette variante permet d’apporter un vrai dĂ©fi supplĂ©mentaire au Tour du Mont Blanc, car quelles que soient les Ă©tapes que l'on choisit, le premier jour entre Les Houches et Contamines est plutĂŽt simple.

Pour rejoindre Contamines, passer par les Chalets de Miage puis les Chalets du truc, et arriver enfin dans les hauts de Contamines Montjoie.

 https://www.montourdumontblanc.com/fr/il4-refuge_i32369-gite-michel-fagot.aspx

Le Gite Michel fagot est sympa, le repas de trĂšs bonne prestation, mais la nuit est agitĂ©e pour les quatre jours qui s’annoncent.....Un bon petit dejeuner et hop nous y voila !

J1 Les Houches -  Refuge des Mottets 

 LES HOUCHES - vue de l'Aiguille de Bionnassay,  Domes de Miage .

C’est parti pour le voyage .Heureux d’ĂȘtre sur place avec les amis qui veulent en dĂ©coudre. Nous formons un super groupe de passionnĂ©, amoureux de la montagne.

COL DE VOZA - vue de la paroi nord de l'Aiguille de Bionnassay, Aiguille du Gouter

Premiùre erreur qui nous fait perdre 30 minutes et 4 km en plus en voulant prendre les hauteurs du col et continuer dans l’euphorie sans carte ign !

(Pas de panneau col de voza) .

Nous questionnons un berger qui nous fait le plaisir de nous expliquer le secteur, vraiment sympa. Dorénavant, je serai attentif au moindre doute concernant le trajet.

Mon UTMB 2006, mes infos glanées sur site, et mon expérience montagne me donneront raison.

Nous avançons vers le col du Tricot, technique Ă  souhait, une belle passerelle, la montĂ©e nous permet d’aboutir sur le col ou la vue est magnifique.Un petit Mars et ca repars !

- Col de Tricot – (premier pĂ©pin concernant notre Ă©quipe, Dominique est blanc comme neige ! Avec le Covid qui traine sur la France en ce moment, le doute plane et les questions se posent 
..) Une chute de Dominique dans la descente amĂšne une question : « Cha comminche mal notre histoire ! »

Si pour  Les Contamines-Montjoie ça ne vas pas mieux, faudra prendre la dĂ©cision de prendre un taxi pour ne pas s’engager sans risques vers l’Italie.

Chalets de Miage - Endroit vraiment sympa pur un pic nique famile ,quel beau site .

TRUC - vue de la Val Montjoie, Vallée de l'Armina . les signaux sont au vert !

Les Contamines-Montjoie. : On fait le point, Dominique vas beaucoup mieux, un guerrier le bonhomme ! nous voilĂ  donc rĂ©unis et prĂȘt a en dĂ©coudre . Merci Ă  la population pour nous avoir permis de remplir les gourdes .

Les Contamines-Montjoie - Notre-Dame-de-la-Gorge -belle vallée sous le soleil le long de la riviere ..

Nant Borrant - La Balme - Col du Bonhomme -Col de la Croix du Bonhomme – (beau col qui demande patience ,mais qu'elle vue ).

https://www.tour-mont-blanc.com/les-variantes/col-des-fours/ 

Col des Fours : superbe sur les sommets de couleurs ocre, le groupe en profite pour se resouder ,une petite pause au soleil, qu’est-ce qu’on est bien !  Mais pas le temps de camper ....la soupe nous attends !

La descente vers la ville des glaciers est assez technique (monotrace) et plutÎt longue pour une fin de premiÚre journée.

Ville des Glaciers. Les Mottets. (Refuge) dans le timing pour 18h00 soit 10h00 de rando-course..Ouf !

Refuge des Mottets : parfait pour un arrĂȘt, authentique, repas agrĂ©able, la chansonnette de rigueur avec l’orgue de barbarie qui fait succĂšs auprĂšs des convives. On vas se coucher avec l’esprit d’avoir rĂ©alisĂ© une bonne journĂ©e .(Gite moderne et bien equipĂ©)

J2  Refuge des Mottets / Arnuva

Le mauvais temps s’est installĂ© ce matin , le vent a bien soufflĂ© cette nuit, difficile de dormir ! La pluie nous rafraichit les visages pour l’attaque du col de seigne mais la tempĂ©rature est douce .

Col de la Seigne - la Casermetta - Refuge Elisabetta- Lac Combal –   l’atmosphĂšre chargĂ©e de nuages, dĂ©signe des cathĂ©drales autours de nous, une ambiance trĂšs fantastiques embaume les vallĂ©es , la vue vers l’Italie est dĂ©moniaque ! La communautĂ© de l’anneau en quĂȘte du graal 

 notre graal !

Arp-Vieille supĂ©rieure – Une randonneuse hĂ©site a passer a travers les nombreuses cornes des vaches noires et marrons 
elle attends mon arrivĂ©e pour que je lui ouvre le chemin, moi qui ne suit pas plus Ă©pais qu’un rail de chemin de fer ! Ça laisse Ă  rire 
.

Lac ChĂ©crouit - Col ChĂ©crouit - Plan ChĂ©crouit - Dolonne –Belle bascule vers l'italie .

Courmayeur : La pluie se met Ă  tomber assez forte, aussi nous en profitons aprĂšs 4 heures de balade fantastique pour une pause dĂ©jeuner Ă  l’abris sous un porche Ă  l’entrĂ©e de la ville .

- Villair - refuge Bertone : Col redoutĂ© du l’utmb, mais nous avons les mines des beaux jours .Ca grimpe plutĂŽt bien ,j’aime bien ce col .

Dommage que les cieux soient chargĂ©s, le mont blanc Italien est cachĂ©, moi qui espĂ©rait faire partager cette vue fantastique sur toutes les parois mythiques de Walter Bonati et autres alpinistes Ă©mĂ©rites, j’en suis sur ma faim ! 

Nous suivons les traces jaunes TMB, sur les traces du refuge de Walter Bonati . Nous prenons la combe d’Armiaz ,Tza de secheron ,le Pas entre du pas deux sex, cela nous fait arriver au refuge par la vallĂ©e de Malatra ( dernier col du Tor des gĂ©ants) ( nous pensions arrivĂ© par le bas du refuge ,la montĂ©e assez sĂšche a eu pour effet de disperser le groupe .qui je pense a du se poser pas mal de questions sur l'itinĂ©raire ) Je pars en avant dans le but d’attendre au refuge les amis, pas possible de prendre une collation, juste de l’eau ! PlutĂŽt pas trĂšs accueillant pour un refuge de grand prestige !  le groupe se reforme. Il va falloir faire vite, notre refuge du val ferret est encore a 1h30 environ et notre journĂ©e commence Ă  peser sur le groupe.

Quelques kilomÚtres en descente, le val ferret nous offre son panorama et ces beaux lacets de montagne.Au détour de la descente ,notre hotel !! 

Arnouva : Hotel du Val Ferret   10h00 de course, 48km
. Encore une grosse journĂ©e, The balade ! Un beau dĂ©tour, heureusement que le ciel soit clĂ©ment.

L’hĂŽtel est la hauteur de notre journĂ©e, spacieux, agrĂ©able, chaleureux, un repas riche en calories comme savent faire les valdotains .Repus, un petit cafĂ© au coin du feu, nous Ă©changeons sur les deux journĂ©es dĂ©jĂ  passĂ©es. Un coin de paradis, hors du temps. Qu’il est bon de s’évader de toute actualité !

J3 Arnouva / Val d’Arpette

Nous avons pu avoir la mĂ©tĂ©o radar via l’hĂŽtel, bien que le val ferret soit sous la brume ce matin, les deux jours qui s’annoncent sont de bons augures. Les dieux sont avec nous !

Refuge Elena - Grand Col Ferret – Sous la brume, une petite journĂ©e qui devrait faire du bien Ă  l’ensemble de la Team Cht’i des Alpes .

Le soleil pointe son nez pendant la descente et nous offre les plus belles images de la Suisse , TOP moumoute !!!

Chalet de la Peule  - La LĂ©chĂšre - La Fouly – La Suisse de ce cotĂ© des Alpes est un havre de paix ou il fait bon vivre .

Praz-de-Fort - Issert - Champex-Lac – On en profite pour stopper sur l’arrivĂ©e de la course du petit st Bernard ,qui remballe son materiel .

La sono donne encore et nous en profitons pour monter sur le podium et chanter tel des Gaulois qui se respectent et vivent le moment comme il se doit !

Vue sur le lac de Champex ,nous ne pouvons rĂ©sister a l’appel de la tarte aux myrtilles du restaurant ( pause de 30 minutes ) aprĂšs tout nous sommes dans les temps aujourd’hui 
.Capre diem !

Lac d'Arpette  et Chalet du val Arpette ,un beau chalet a l’entrĂ©e de la vallĂ©e nous accueille pour passer la nuit avant le dernier jour .Ca caille dans le refuge, l’humiditĂ© de la journĂ©e nous rappelle que la montagne peut vite vous rattraper si vous n’avez pas pris les vĂȘtements nĂ©cessaires.

Mais le repas /petit déjeuner nous retape pour le lendemain. NB : les prix sont comme les montagnes plus élevés en Suisse !

https://www.tour-mont-blanc.com/les-variantes/montroc-arpette/

J4  Chalet du Val d’arpette / les Houches

Cette variante va nous permettre non seulement de grimper bien plus haut que l’itinĂ©raire classique par Bovine : la fenĂȘtre d’Arpette se situe Ă  2665 mĂštres d’altitude,mais d’avoir une fin de pĂ©riple plus sauvage 
..comme j’aime !

  Lac d'Arpette - FenĂȘtre d'Arpette – Le ciel est dĂ©gagĂ© sur les hauteurs ,confiant nous dĂ©marrons de bonne heure pour l’attaque vers la fenetre d’arpĂšte .Une belle montĂ©e avec un final technique dans un chaos de bloc ,des appuis dĂ©licats,un souffle court 
.SILENCE ......

Le col est de toute beauté ,pour plonger sur la vallée du glacier de trient .

Chalet du Glacier –On fait coucou au propriĂ©taire qui prĂ©pare le repas dans sa cuisine ,qu'elle vie Ă  cette altitude !

 Col de la Forclaz. Pas mal celui la non plus ,
.on croise des frenchies retraitĂ©s ,un guide taillĂ© dans le roc avec deux super mamies . Il n’y a pas a dire la montagne ca conserve, quel panache ce trio !

Col de la Balme – On fait le point avec la team ,vas falloir Ă©courter la fin du tracĂ© ,nous avons mis 5 heures pour 16km et 2000D+ .A ce stade et vu ce qu’il reste encore a parcourir pas mal de temps ,avec un coureur qui traine la patte ,on ne pourra boucler dans les temps le final pour les Houches.Aussi le final est clair pour nous .

Col des Posettes - Aiguillettes des posettes . Col des montets- Magnifique pour la vue proposĂ©e ,mĂȘme si la mĂ©tĂ©o est plutĂŽt bouchĂ©e .

Pour rejoindre la vallĂ©e 
.Encore 20 km ! Ce qui n’est pas si simple pour boucler notre TMB.

ArgentiÚres / Chamonix , Les Houches : On se laisse happer par la vallée ,pour reprendre contact avec la ville et discuter des ces quatre merveilleux jours passer ensemble .

Il y a tellement de choses et impressions Ă  ajouter qu’il parait simplement Ă©goĂŻste de ne pas tout raconter .Surement une vidĂ©o et beaucoup de photos viendront s'ajouter a cette aventure .

Conseil : Foncer !! ,quelques soit le tracé ,les decors et l'ambiance seront toujours à la hauteur pour nous rappeler que nous ne sommes que de passage sur ces lieux millénaires .

Qu'il y fait bon vivre ,à conditions d'y etre préparer et toujours anthousiaste .

Tel le berger croisé un matin dans le coin du Col de seigne regardant son troupeau ,au millieu de nul part ,je cloture cette aventure avec une pensée éclairée envers notre passion pour les sommets et du partage avec les amis du voyage. Merci à Dominique,Romual,Laurent,Yannick ....Mes potes montagnards .

 

 

Jour 

         

 Nom

 

 KilomÚtres

 

Dénivelé + (m)

 

Dénivelé - (m)

   1

Les Houches / refuge les Mottets

       46,400

3140

2319

2

Les Mottets / Val ferret italie

      47.64

2784

2861

3

Val Ferret / Chalet Arpette Suisse

       33.41

1465

1593

4

Chalet Arpette / Les houches

       43.400

2150

2750

Soit   171km et 9600 D+ selon les gps et montre actuelle ....

Équipement à la journĂ©e

  • Un sac Ă  dos pouvant contenir tout le matĂ©riel nĂ©cessaire suivant :
  • Une tenue adĂ©quate pour la pluie et le froid : veste impermĂ©able, haut manches longues chaud; collant long, gants, bonnet ou buff
;
  • Une tenue adĂ©quate pour le soleil et la chaleur : casquette, lunettes de soleil, crĂšme solaire
 ;
  • Smartphone, lampe frontale et couverture de survie;
  • barres et boissons Ă©nergĂ©tiques; biĂšres le soir dans les refuges !!
  • BĂątons de trail;
  • Pharmacie personnelle contenant a minima des pansements double-peau, papier toilette .
  • Argent liquide; CB
  • Bonne humeur et prĂ©paration !

 

Glen coe skyline Ecosse

Publié le 27/05/2020 à 09:46 par lepoilus
Glen coe skyline Ecosse

 

"

Des crĂȘtes qui s'Ă©lancent, des traversĂ©es exposĂ©es et des chutes abruptes. Rapide et lĂ©ger sur des terrains accidentĂ©s et techniques. Une fusion d'alpinisme et de course en montagne. Bienvenue au skyrunning."

Reste plus qu'a espérer que toute la preparation physique ne se résume a un off autours de la maison,j'attends avec impatience la décision de l'organisation concernant la course et le covid 19.

Rendez vous en 2021 si tout vas bien ! une anée 2020 difficile pour les organisateurs ,je reste motivé ayant gardé le dossard pour participer a cette course..... de OUF !

 

La Pierra Menta été 2018

Publié le 06/07/2018 à 11:12 par lepoilus Tags : pierra menta 2018
La Pierra Menta été 2018

Voila quelques temps que je n'avais ecrit d'article sur les événements auquels j'avais participé ,la pierra Menta etait le moyen d'y revenir .

Trois jours fantastiques passées avec mon pote pascal ,une course technique dans un site Magique et un petit village d'Areches beaufort toujours aussi merveilleux .

Jour 1 temps pourri ,mais quelle belle premiere !

Jour 2 et 3 sous un soleil magnifique ,du bonheur a l'etat pur !!

Résumer : Foncez !!

ultra Andorre "le Mitic" 112km et 9700 D+

Publié le 22/01/2015 à 09:44 par lepoilus
ultra Andorre "le Mitic" 112km et 9700 D+

andorre-trail-2015.jpgL'année 2015 se profile ,et déja un projet retient mon attention sur un secteur qui me tente depuis pas mal de temps.(RDV : 28 juin 2015 )

Rien de tel qu'une immersion dans les montagnes pour découvrir les charmes d'une région.j'ai maintenant six mois pour me preparer a digerer les variations d'altitude,par beau temps ca devrait etre un régal !

Compte rendu du week-end en Andorre

Andorre Trail 2015 « le Mitic »    26 juin 2015

 

Je termine les coteaux de l’AA avec une place dans le top 10, avec une facilitĂ© qui me rĂ©conforte dans l’idĂ©e que je suis prĂȘt pour affronter le rendez-vous de l’annĂ©e. Le Mitic !

Mes sĂ©ries de terrils Ă  Loos en Gohelle m’ont permis de me renforcer les quadriceps et mollets. LĂ  aussi avec dĂ©contraction et relĂąchement. Pour parfaire le tout, nous sommes six joyeux lurons Ă  partir pour l’Andorre, ce qui ne me dĂ©plait pas, l’ambiance de groupe est un atout pour un week-end de fĂȘte. Belle Ă©quipe, sans prise de tĂȘte.

Nous avons roulĂ© la nuit du mercredi pour profiter du peu de temps Ă  rester dans les PyrĂ©nĂ©es. Nous voici a Ordino pour Le rendez-vous tant attendu, Nous sommes cinq inscrits sur le 112 km /9700 D+ (Pascal, Simon, Jean-Serge, Dominique, Moi) et jean Claude sur le Marathon de Montagne (42 km /2800 D+).Pour le logement, L’appartement rĂ©servĂ© sur le web et de toute beautĂ©, un rapport qualitĂ©/prix dĂ©fiant toute concurrence, et sans le savoir le circuit de retour des courses et derriĂšre celui-ci .Vendredi, prise du dossard, un petit ApĂ©ro /resto prĂšs de la ligne d’arrivĂ©e histoire de plonger dans l’ambiance des jours suivants. Vraiment superbe comme site, avec l’accueil, la gentillesse en plus des Andorrans, c’est le paradis !

 

22H00

Feu d’artifice pour le dĂ©part, les choses ne sont pas faites Ă  moitiĂ©, bien qu’ayant l’expĂ©rience des grands rdv je suis toujours Ă©patĂ© du travail des organisateurs pour partager ses instants de bonheur. On se congratule, une photo et hop c’est parti pour la balade en montagnes ! Je pars avec Pascal et Dominique, dans le premier tiers du peloton. Une belle nuit d’étĂ©, j’ai les jambes (normal c’est le dĂ©but), nous filons vers le premier morceau de choix : le compedrosa (point culminant du parcours 2972m), la nuit se fait noire, commence alors la longue ascension vers le col .Dominique n’est plus derriĂšre ? Pascal est dans ma roue, sa frontale est trĂšs performante
Trop ! Une panne de batterie et c’est le doute qui s’installe, il lui reste la deuxiĂšme batterie, ouf, se pose alors la question pour la deuxiĂšme nuit !!! 
Nous avons pris soin de nous ravitailler au 1er ravitaillement, mais j’ai mal au bide, et j’avoue le ventre creux, l’énergie me manque ??? Nous continuons d’avancer vers le sommet. Un petit feu de camp rĂ©chauffe les bonnes Ames sur le sommet, merci encore aux bĂ©nĂ©voles sans qui rien  serait possible. Nous avons bien grimpĂ© mais la force me manque ? Altitude ? Pascal est aussi dans le doute, mais pour un premier ultra c’est normal. Nous formons un binĂŽme, c’est une force dans les moments difficiles.je redescends sans difficultĂ© le col, mon pied de chamois forgĂ© dans les Trails prĂ©cĂ©dents ne me fait pas dĂ©faut .je suis Ă  l’aise mais la batterie est plate ! Faudra faire avec, sur un Ultra il faut savoir laisser passer les moments de doute.

J’avance, le parcours est technique, et je me dis le jour va pointer, cela nous permettra de nous retaper. Il doit faire beau aujourd’hui.

2eme ravitaillement, je n’arrive pas Ă  m’alimenter, je me force Ă  boire de la soupe et mastiquer du pain (histoire d’éliminer la saloperie qui me fait creuser l’estomac !)Mais rien n’y fait !! Une Ă©quation simple, nous avons fait trente bornes, je ne mange plus et les forces me manquent !!!! Comment la rĂ©soudre ? 
.Avancer et laisser venir, il fait jour, le soleil va arriver, aussi je dĂ©cide de profiter de cette belle journĂ©e qui pointe pour profiter des panoramas, des crĂȘtes, mĂȘme si ça grimpe et bien tant pis
carpe diem .Apres tout nous ne sommes pas du tout en retard (4h00 d’avance sur les barriĂšres horaires).Une jolie balade sur les crĂȘtes et sommets de l’Andorre, il y a pire dans la vie ! On s’est fixĂ© au tracĂ© de la course, mais des surprises nous laissent dans les spectatives ! On devrait descendre et toujours de belles montĂ©es, les kilomĂštres sont Ă  rallonge. Toujours des petites pauses pour se refaire dans les montĂ©es sĂšches, sur le plat difficiles de relancer et cela m’inquiĂšte un peu. Nous approchons du secteur aĂ©rien ou des chaines ont Ă©tĂ© mises en place pour les secteurs techniques, la bascule vers la descente finale me fait du bien au point de lĂącher pascal, il fait chaud mais ça me convient bien, technique et ombragĂ©. J’arrive Ă  Margineda (bases de vie) pour 9h30 .je fais le bilan de mes sensations, je n’arrive pas Ă  manger !

Lucide de ne pas vouloir porter ma croix pour le restant des 70 km /6700 D+, je décide de stopper ma course au pointage de la course. Sur des courses aussi longues, je ne peux prendre le risque de continuer sans mettre ma carcasse en danger.

J’ai encore en souvenirs des sensations de fin de course sur le Tor des gĂ©ants 2013 ou je volais, la course doit ĂȘtre un plaisir, ça toujours Ă©tait mon lei-motiv. Pascal dĂ©cides Ă©galement de stopper, on apprend beaucoup sur soi-mĂȘme et comment rectifier pour les rendez-vous suivants. Apres tout 44 km et 3900D+ c’est une belle balade.

Finalement sur le groupe, seul Simon est toujours dans la partie, Apres avoir rĂ©cupĂ©rĂ© les forces nĂ©cessaires c’est le lendemain matin que nous dĂ©cidons d’aller le chercher en a contre-sens. De l’appartement nous remontons le chemin balisĂ© vers le col dans l’idĂ©e de retrouver Simon. Quel plaisir de reprendre les chemins de montagne, nous avons les jambes ! Nous n’étions pas hier dans un bon jour, rageant ! Quelle belle journĂ©e, le soleil, les pĂąturages, le refuge, nous prenons le temps de discuter et de fĂ©liciter les gens du coin.

Un bien beau pays qui me donne l’envie de revenir pour la ronda del cims. (Incontournable).

Pile poil ! Nous retrouvons Simon sur les hauteurs du col, les yeux Ă©clatĂ©s mais brillants d’avoir tout donnĂ©, un plaisir de lui insuffler la force nĂ©cessaire pour finir son aventure.

Il lui reste 12 km de plaisir partagé avec ses amis pour profiter du repos mérité.

Au final, un bien beau week-end en Andorre, le plaisir d’avoir partagĂ© tout ça avec des joyeux cht’i lurons, des paysages magnifiques, de bons petits restos, que du bonheur !

Résumé : 

Simon en termine en deux nuits et quelques heures ,heureux .....dans les étoiles !

Dominique ,as eu des problemes gastriques apres 1 h de course ? boisson énérgétique !? La meme que moi, plus dosé !!! faut revoir le probleme !

Jean Serge a arrété a Margenida ,vidé sans trouver la force de reprendre.

jean claude sur le Marathon a tout donné ,et heureux lui aussi d'en avoir terminé un beau challenge.

Un ultra Trail qui a toute les vertus des grandes courses alpines,mais technique a souhait , avec plus de simplicité et la chaleur des Andorrans. A Redécouvrir sans plus tarder !

 

 

  perfil2010ultra.jpg

Le Tor des geants 2013

Publié le 18/09/2013 à 19:07 par lepoilus
Le Tor des geants 2013

Dedicated to 1040  YUAN YANG ( décédé tragiquement dans le col Crosatie sur le Tor des géants 2013)

 

Maintes et maintes fois nous rĂȘvons et jour aprĂšs jour nous attendons, plein d’espĂ©rance.

Nous rencontrons sur les Alpes des amis du monde entier qui portent avec eux des bénédictions qui viennent de loin.

La grande muraille rend hommage aux alpes, la chine et la planĂšte se tiennent la main.

Nous avançons en courant jour et nuit, et respirons profondément le parfum de la nature, enivrés par le magnifique paysage qui nous entoure.

Sereins, sans voitures ni trains, nous courons vers le ciel. Nous suivons le soleil et la lune en défiant le vent et la pluie et regardons les lumiÚres des foyers qui brillent au fond de la vallée.

Nous courons loin, nous chantons tout au long de notre chemin. Plus fort dans le corps et purifiĂ©s dans l’esprit.

Notre amour pour la nature nous fait apprĂ©cier la vie et c’est ainsi que nous allons de l’avant, avec encore plus de courage et confiance.

Nous allons nous engager dans un voyage fantastique et Ă©puisant sous le signe de l’amitiĂ©.

Le bonheur et la libertĂ© vivront toujours dans notre cƓur.

 

                                                                       Yang yuan, Liu yumei.

Le Tor des geants :

 

 Le départ et l'arrivée se situent à Courmayeur italie . Le parcours s'effectue en une seule étape tout au long des deux Hautes routes valdÎtaines. Les participants, au nombre de 750 , peuvent choisir leur vitesse et doivent conclure l'épreuve en 150 heures au maximum. Ils courent au régime d'indépendance partielle, avec plus de 40 points de ravitaillement.

Le parcours mesure 330 kilomĂštres de long et 24 000 mĂštres de dĂ©nivelĂ©. Il emprunte d'abord la Haute Route no 2 vers la basse vallĂ©e, oĂč se situe le tour de la bouĂ©e. Le retour se fait par la Haute Route no 1 vers le Valdigne et Courmayeur. Il traverse notamment le parc naturel du Mont-Avic et le parc national du Grand-Paradis. Pendant la course les coureurs vont passer 25 cols a plus de 2000 metres, 30 lacs ,le sommet de la course jusqu'Ă  3300 metres (col loson ).

Outre aux points de ravitaillement, 7 bases d'accueil majeures sont disposées le long du parcours, le divisant de la façon suivante :

Secteur Nom KilomÚtres Dénivelé + (m) Dénivelé - (m)
1 Courmayeur > Valgrisenche 48,606 3750 3295
2 Valgrisenche > Cogne 53,535 4137 4268
3 Cogne > Donnas 46,595 1383 2600
4 Donnas > Gressoney-Saint-Jean 53,542 4384 3585
5 Gressoney-Saint-Jean > Valtournenche 36,018 2749 2676
6 Valtournenche > Ollomont 44,161 3404 3534
7 Ollomont > Courmayeur 49,081 2905 3104

Nus-Oratorio-Cuney-foto-Cavo-Massimo.jpg 

Tor Des Géants 2013 - Une Aventure pas comme les autres !


Préface

J’arrive de Marseille avec  Thierry, on est passĂ© par le col du grand st Bernard (on a preferĂ© passer par la thuile pour avoir un avant gout ,se mettre dans l'ambiance et aussi eviter le pĂ©age de Chamonix !) .un petit arrĂȘt pour dĂ©jeuner,avec christophe de Nimes, un bon pudding de maman  devant la montagne « le ruthor » histoire de se mettre en appĂ©tit ,les beautĂ©s de l’altitude . Glups
. cha monte gramin d’in l’coin ! Impression de gigantisme, sommets enneigĂ©s.

Dire demain meme heure ,on sera dans le secteur !

ArrivĂ©e sur Courmayeur, hĂŽtel, difficultĂ© pour trouver un parking dans la ville .La prise du dossard et du sac jaune,  en milieu d’aprĂšs-midi sans se presser, rencontre avec les amis du nord .Le lieu est propice Ă  l’échange ,une belle salle des sports pour accueillir toutes les nations (71) ,lieu de la pasta party qui donnera le ton de la partie sur « conte parti more » .J’aime ces moments de communion, avant la grande messe .Faut dire aussi qu’il savent s’y prendre les valdotains. SĂ©quence Ă©motion ! Retour Ă  l’hĂŽtel, prĂ©paration des affaires de la semaine, il faut optimiser son "sac jaune" qui sera transportĂ© Ă  chaque base de vie (grosso modo, tous les 50 km et 3500 a 4000m de D+). Pour ce qui est de mon altimĂštre, j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas m’en servir, en cause une autonomie de 20 heures ! Pour faire simple, quand j’aurais besoins d’infos concernant l’altitude, faudra juste allumer la montre et refermer pour garder du jus .J’ai prĂ©parĂ© des petits road book pour chaque secteur, je pense avoir assez d’infos sur ceux-ci pour ne pas me perdre en route. Bien qu’avec du recul les tracĂ©s m’ont apportĂ©s des surprises, je ne compte pas les montĂ©es "oubliĂ©es" dans le roadbook pour quantifier le dĂ©nivelĂ© cumulĂ© ! Mais bon difficile de vĂ©rifier tout ça, en tous cas nous y voilĂ  ...

Courmayeur - Valgrisenche --  Acte 1

Il pleut il mouille c’est la fĂȘte  Ă  la ... Tous les gratins de la ville sont prĂ©sents, le folklore local, les amis, la presse sont au rendez-vous et nous bien cachĂ© en dessous des porches pour ne pas se mouiller et attendre le dĂ©part .On se glisse dans le peloton du dĂ©part ,rencontre de StĂ©phane ( voir les vidĂ©o you tube) du tor des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes ,je le fĂ©licite des conseils et des autocollants fabriquĂ©s pour les bĂątons ,du beau travail qui me sera utile en course. Une couche, puis deux, le poncho, faut y aller !10h20 Ça part tranquille  en centre-ville, voir ça bouchonne dans les premiĂšres ruelles, premier sentier, voici le dĂ©but du premier col, « col de l’Arp »on sort les bĂątons, je suis avec Thierry, et des amis de course rencontrĂ©s sur la pasta. Christophe le nĂźmois, tranquillos on dĂ©marre la matinĂ©e, du monde c’est sĂ»r, mais on a le temps d’y arriver, aussi d’entrĂ©e de jeu je me mets en mode Ă©conomie et toujours Ă  l’idĂ©e de prendre du plaisir « carpe diem » le soleil pointe son nez, on peut se mettre Ă  l’aise. Beaucoup de coureurs (750) mais dĂšs le passage du premier col, ça s'Ă©tale et on se gĂȘne plus trop entre coureurs. Chacun prend son rythme 
.
PremiĂšre descente roulante en alpage puis piste, puis passages caillouteux ... j’attends Thierry au ravitaillement de Youlaz, on discute paisiblement, il y en a qui sont pressĂ©s (le bouillon sur le feu ?)
Arrive la Thuile, je sonne les cloches pour Thierry, on croise Antoine Guillon qui redescend du col « rĂ©cup TDS ! » on Ă©change quelques mots, sympa le gars .Une trĂšs jolie montĂ©e vers le refuge Deffreyes, ça me rappelle les states, sapiniĂšres, torrents, cascades que du beau. La pluie qui se remets de la partie ,je perds Thierry dans la montĂ©e ,direction le Paso alto et re poncho , j’arrive au ravitaillement de Promoud ,ça tombe trĂšs fort dehors ,je rencontre Christophe ,lui propose de rester a deux pour attaquer la montĂ©e vers crosatie ,je pars devant pour 800 D+ mais l’orage gronde ,ça grimpe sec et je suis trempĂ© ,je perds Christophe ...la nuit tombe et le col de crosatie qui se fait "dĂ©sirĂ©" ,les marches sont glissantes ,il fait froid, je recherche ma frontale, pas moyens de remettre les gants et ça caille ici , bref faut pas camper deux heures ., Mine de rien on commence Ă  en avoir fait (3 cols) et la nuit tombe. J’essaye de garder le rythme, les pauses ont Ă©tĂ© quasi-inexistantes aujourd'hui mais le moral est bon, je monte plus vite que mes voisins, et je descends un peu moins vite  . Arrive Planaval je jette mon poncho qui s’est dĂ©chirĂ© au crosatie, mes pieds sont trempĂ©s par la boue et l’humiditĂ© de la journĂ©e .je file sans rĂ©flĂ©chir vers Valgrisenche, il flotte... pas trop top sympa! J’ai 6h30 d’avance sur la barriĂšre horaire de quoi me retaper. Plan de bataille que je mettrai en place Ă  chaque Base de vie, ArrivĂ©e, refaire le sac pour repartir, Ravitaillement complet, une douche ,2 heures de repos. Les premiĂšres fatigues commencent Ă  se faire ressentir, et j'espĂšre bien qu'aprĂšs manger je vais arriver Ă  dormir un peu pour repartir frais. En 2h30 de repos j'ai dormi 60 minutes, Thierry est arrivĂ© derriĂšre moi Ă  1h30 mais je ne l’ai pas trouvĂ© Ă  mon rĂ©veil, j’aurais aimĂ© lui parler mais il manque Ă  l’appel, j’essayerai de voir sur le parcours et sur les pc de course ou il se situe ... Une douche, mes pieds meurtris sont maintenant au sec, des chaussures plus grandes, reposĂ© je repars sous les faibles averses avec un peu de forme et de motivation. 3 heures du mat, j’ai des frissons, je baisse la tĂȘte et je monte le son
.j’ai pas pris de musique, faut bien que je chante !

Acte  2: Valgrisenche - Cogne --  Du beau et des grands cols.


 La montĂ©e au col de FenĂȘtre de torrent est facile, malgrĂ© la nuit fraiche : l'arrĂȘt au refuge du chalet de l’épĂ©e, je me ravitaille, un petit thĂ© pour le petit dĂ©jeuner, des biscuits secs, le plaisir de partager le casse-croute en refuge, la course prend toute son ampleur au passage du col fenĂȘtre, le jour se lĂšve,

TDG-2013-descente-du-col-fenetre.jpg

 

des zigs et des zags ,La descente est technique ,un coureur devant moi vomis de tout son Ăąme ,mais pas la place pour le dĂ©passer ! On commence Ă  ĂȘtre seul sur les chemins, c’est joli par ici, j’arrive sur RhĂšmes notre Dame. Ravitaillement, il fait jour, une belle journĂ©e qui s’annonce .La vue sur le grand paradis est magnifique, je resterai bien pour les vacances .Mais je ne traine pas trop, je repars pour le col d'Entrelor qui est Ă  3000m; la montĂ©e sera longue et dure ... L’altitude doit surement y ĂȘtre pour beaucoup, ça change des terrils de Loos, mais je reste serein, il fait soleil et je suis content d’y ĂȘtre. ! J’arrive au sommet, je discute avec le guide qui surveille le secteur, chapeau bas, une belle descente technique, caillasse Ă  souhait 
.ou je casse un bĂąton, vas falloir innover pour terminer jusque Cogne.  De trĂšs beau lacs d’altitude, fermes isolĂ©es, je me laisse glisser avec 2 japonais bien sympathique, en anglais" bidouiller" ça le fait et s’en est mĂȘme comique, ravitaillement les eaux rousses ,je profite d’un stand repos pour mettre Ă  profit 40 ‘de sommeil avant le col Loson ! fatigue manque de sommeil et altitude ne font pas bon mĂ©nage. Je repars retaper ! avec un bout de bois main droite et un bĂąton carbone main gauche.. Le style ! La montĂ©e est l’occasion de rentrer dans le parc gran paradisio, la cabane du garde qui prends tranquillement l’apĂ©ro avec des amis, un carde magnifique qui aspire Ă  la tranquillitĂ© .Je profite  du col, c’est splendide. Un troupeau de bouquetin me signale de prendre ma respiration, l’altitude me dĂ©coiffe ! Je dĂ©passe mister japonais avec son grand sac Ă  dos du guide des routards, je ne peux m’empĂȘcher de le fĂ©liciter tant la tache doit ĂȘtre ardu dans ces montĂ©es. Un petit coup Ă  boire dans la cabane aĂ©rienne  des policiers, et c’est La redescente jusqu'Ă  Cogne .longue et raide puis plate et pĂ©nible, le japonais routard me dĂ©passe et fais la descente Ă  bloc, ahurissant ! Mais C’est sa vie !!  Je rencontre un coureur du coin italien qui me renseigne sur les journĂ©es Ă  venir. Il y a encore du lourd !le luppo, le secteur gressoney, J’arrive sur Cogne en dĂ©but de soirĂ©e, des chamois en bordure de parc, le coin est d’une propretĂ© Ă  en faire pĂąlir plus d’un. AprĂšs manger je me donne un slot de 2h de dodo, je me renseigne sur Thierry ,une italienne du staff me confirme l’abandon de mon pote Ă   eaux rousses .Difficile pour lui d’aller plus loin Ă©tant donnĂ© ses problĂšmes de tendinites rĂ©currentes d’avant course .je profite de rĂ©cupĂ©rer un bĂąton dans son sac ,je pense surement que je le reverrai d’ici 1 Ă  2 jours sur les bases de vie. Le dortoir n’est pas trop bruyant mais je dĂ©cide de me lever. Le dĂ©part (2h00) est un peu long faut huiler les rotules, Je n’ai pas une avance folle, environ 7h00 mais le moral est plutĂŽt bon. Je pense que je gĂšre bien! Je pars avec un chamoniard qui apparemment connait avec passion le secteur, une richesse d’échange dans la discutions, une nuit Ă©toilĂ©, spectacle pour les yeux, un rĂ©gal, me voici sur  la 3Ăšme Ă©tape.

 Cogne - Donnas –Acte 3   Une partie de rigolade



je monte vraiment trĂšs bien au point d’ĂȘtre seul assez longtemps pour arriver sur le refuge Sogno, il fait froid ! ravitaillement sympathique comme toujours depuis le dĂ©but, je repars seul, ça monte jusqu'au col fenĂȘtre de champorcher . Le levĂ©e du jour qui rĂ©chauffe la carcasse et je redescends sur le refuge Doneda qui se fera  dĂ©sirer: les locaux ont attaquĂ©s une bouteille de grappa Ă  7h00 !, hic 
.une descente facile mais longue, avec des jolis coins bien sympa, avec le soleil c’est les vacances, je croise mes 2 japonais, partie de rigolade, de jolies chapelles et peintures de style, des cascades, torrents, ponts de pierre mais aussi traversĂ©e de caillasses Ă  flanc de montagne !!! Dur dur, des montĂ©es et descentes sur le profil de carte cette Ă©tape n'est vraiment pas aussi reposante que j’avais prĂ©vue. Je croise un couple de coureurs qui s’amuse Ă  batifoler, on rencontre vraiment tout style de personnage sur des courses comme celles -lĂ . Le chemin est encore long jusqu'Ă  Donnas et que contrairement aux indications du topo, ça remonte ... en effet ça remonte sec ! Et du coup ça descend sec, et ça finit par 4km de plat sur la route. Je marche vite pour arriver Ă  Donnas, il fait chaud. TrĂšs chaud. Le secteur est pas mal, belle traversĂ©e et petites ruelles .CA klaxonne pour nous fĂ©liciter, sympa les gens du coin.


Donnas - Gressoney --  Acte 4   les ampoules.

Donnas ravitaillement, 2 heures d’arrĂȘt, je voulais soigner mes 2 belles ampoules, mais consignes de l’organisation, il faut que l’on gĂšre soi-mĂȘme les bobos ! je fais donc ce que je peux mais je me demande si cela sera suffisant pour les 150 kms restants 
.Ca commence par une petite bosse dans la chaleur, je dĂ©guste des figues fraiches sur le bord de la route , traversĂ©e du centre-ville , el diablo pour la photo , puis ça enchaĂźne par une longue montĂ©e raide en escalier par endroit jusqu'au refuge Coda. La nuit commence Ă  venir, Un petit coup de fil Ă  ma chĂ©rie (une sorte de rituel maintenant): un coup de fil autour de chaque base de vie ou refuge) et au lit.
Dans le refuge Sassa (2h),c’est tranquille comme secteur et le gardien vas me rĂ©veiller ! .Je commence la montĂ©e vers le refuge Coda, il fait un froid de canard, le vent souffle sur les crĂȘtes, J’arrive finalement Ă  Coda, transit et plutĂŽt dĂ©coiffĂ©, je dĂ©cide de redormir 2 heures pour ne pas repartir pleine nuit froide, seul. Un petit ange me dit que j’ai choisi la bonne solution, ne pas prendre de risque, gagner du temps c’est aussi savoir en perdre RĂ©veil, ça caille sec, je mets toutes les couches et c’est parti, pour le lac Vargno. Encore une fois la descente sera agrĂ©mentĂ©e de montĂ©es surprises et de longueurs un peu cassantes. Au lac il se 5h00, un ravitaillement est en place improvisĂ© par un passionnĂ© de la course !Je dĂ©jeune tranquille pour faire honneur au passionnĂ© et je repars plutĂŽt motivĂ©, pour le col de Marmontana, une  descente pĂ©nible, le replat pierreux peu agrĂ©able et la remontĂ©e suivante raide j’ai des ampoules sur les deux pieds, vas falloir faire un soin sinon je risque bien de terminer la course Ă  cloches pieds ! Je prends donc  le meilleur endroit pour stopper ma course, un bel alpage  et prendre dans mon sac tout le matĂ©riel nĂ©cessaire pour crever, nettoyer les belles ampoules
.Mes compeed font merveilles, je strappe mes avants pieds et c’est repartis hum hum .je croise un anglais en peine avec un problĂšme au tibia, finalement a discuter avec lui je me dis que finalement je vais bien ! Je retiens une phrase qui me sera utile pour le final « you must be always concentrated ! » un petit arrĂȘt sur Crenna dou leui ... le Col della Vechia, je vais passer le plus clair de mon temps  seul, et encore une longue  descente, par temps de pluie j’ose pas imaginer
.le soleil inonde le secteur quand j’arrive sur  Niel ,un trĂšs beau chalet fait office de ravitaillement, c’est l’heure de l’apĂ©ro pour les gens du coin ,champagne, pour moi une assiette de pates sauce tomate ,je profites du soleil pour reprendre un peu de force et je repars donc pour la derniĂšre remontĂ©e de cette Ă©tape: le moral est bon, la montĂ©e est longue mais je suis en jambe ,je fais route avec jean Michel de st Etienne j’jusqu’au col! Il reste une longue descente marĂ©cageuse au dĂ©but, parfois roulante, parfois cassante,  je ne peux rĂ©sister Ă  m’arrĂȘter au refuge Oberloo sur les conseils de jean Michel, quelle ambiance, les cloches, les filles, de la joie dans la maison pour accueillir les coureurs, je reprends donc des pates sauce tomate et je reste Ă  table pour contempler ce tableau amical. J’ai du mal Ă  repartir tellement je me sentais bien !il me Reste une descente pour arriver le long d’un torrent sur Gressoney 1.5km de route plate me voici donc pour l’entrĂ©e du trĂšs beau complexe sportif, ou vraiment rien n’a Ă©tĂ© mis de cĂŽtĂ© pour les coureurs. Chapeau bas ! Manger, Une douche, dodo au pied du mur escalade, Il est 17h00.j’arrive pas vraiment Ă  me reposer en base de vie .Aussi 19h00 je dĂ©cide de repartir tant qu’il fait encore jour pour l’attaque du col Pinter. On m’annonce une nuit sur les cols Ă  -12°c !

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Acte  5: Gressoney - Valtournenche --  deux petits cols et puis s’en vont !

Ça commence bien! du plat sur route, une piste sur lequel j’avance bien; une montĂ©e au un refuge Alpenzu, je ne peux rĂ©sister a entrer dans ce charmant refuge, dĂ©but de soirĂ©e, je me vois livrer une belle assiette de pates, quelle gentillesse des propriĂ©taires, je resterai bien pour la nuit mais  la course n’est pas terminĂ©e.. ! Je chantonne dans ma tĂȘte « je vais bien tout vas bien, je ne vois pas pourquoi, ça n’irait pas !! Et je pense Ă  tous les mots d'encouragements que j'ai reçus directement ou indirectement, ça me donne du baume au cƓur, ça peut  faire, on va peut-ĂȘtre bien le boucler ce monstre ! Pas de pause au col aĂ©rien, il fait trĂšs froid, je redescends, et c'est trĂšs technique de nuit, je suis lent, mais molto benne, faut assurer ! Je croise sur la route  UNZ (marrant comme prĂ©nom) qui me conseille (il a dĂ©jĂ  terminĂ©e le Tor) de prendre un repas sur le refuge suivant Cuneaz. C’est un rĂ©gal pour les papilles (une soupe minestrone avec pains aux raisins) et dire que j’avais pris de la boisson Ă©nergĂ©tique, ce serait une offense de ne pas rĂ©pondre Ă  une si belle invitation. Nous repartons pour le refuge suivant » Crest » avec pour intention de prendre 2 heures d sommeil ,il y a du monde mais toujours aussi sympa .Un petit dĂ©jeuner a 4 heures du mat ,je repars pour la descente vers Saint Jacques .Mes ampoules commencent a m’inquiĂ©ter (infection ?? ) j’ai des pieds qui fourmillent , si cela continue ma fin de course en sera compromise 
je croise Jean Yves qui vas s’avĂ©rer ĂȘtre mon compagnon de route ,notre Ă©change est riche de connaissances alpines ,forcement on s’entend a merveilles !.Nous papotons en guise de prĂ©sentation .Voila saint Jaques .le tournant de la course oĂč un mĂ©decin et une Ă©quipe de secouriste me prennent en charge pour apporter les plus grands soins Ă  mes pieds trĂšs meurtris .Allejuah ,Merci seigneur ,mais surtout GraciĂ© mille Ă  toute l’équipe sans qui je me demande comment j’aurais terminĂ© mon pĂ©riple, je suis comme un sous neuf ! Aussi je repars pour le col Nannaz avec jean Yves ,j'ai mis toutes mes couches, ça caille encore trĂšs sec. Mon Camel back est gelĂ©, aussi j’utilise mon bidon supplĂ©mentaire, mais cela reste frais... Nous arrivons au Grand Tournalin sur le petit matin, l’envie de piquer un roupillon 30 minutes sur le banc ne peut pas nous rĂ©sister. Une soupe et un bon gĂąteau au refuge finit de me requinquer. Le soleil se lĂšve et nous donne l’envie de repartir pour se rĂ©chauffer, un arrĂȘt pour le col des fontaines, obligatoire, pour respirer la vue imprenable a 360° sur le secteur, dommage le Cervin est cachĂ©. La descente pour Valtournenche. On y croise notre Thierry de Marseille qui est venu Ă  notre rencontre, ça me fais plaisir de le retrouver, quel aventure pour lui, on Ă©change sur les jours prĂ©cĂ©dents et comment sa virĂ©e a dĂ» prendre fin, difficile pour lui, on peut le comprendre que d’avoir arrĂȘtĂ© la course. C’est avec naturel qu’il va nous aider pour la logistique de fin de course .Merci Thierry !


Acte 6: Valtournenche (Cretaz) - Ollomont


Il est 11h00 ,Nous n’avons pas envie de dormir ou peut-ĂȘtre aussi que l’on sent l’écurie 
(reste 80 kms) Apres un dej copieux (pates fruits et yaourts), c'est reparti, ça remonte pour le LUPPO (la forme d’une criniĂšre de loup pour signifier le parcours qui s’annonce en dent de scie )!, je me coucherais bien sur le bord du chemin pour dormir un peu ... Heureusement au premier ravitaillement ,refuge de Barmasse,je demande si nous pouvons dormir ,et c’est encore la gentillesse des propriĂ©taires qui fait l’évidence  . Un bon vieux lit sans ressort et une couverture, parfum Mi- bouc Mi chĂšvre fera trĂšs bien l’affaire pour 2 heures de Dodo. C’est dĂ©but aprĂšs-midi, un sommeil ne peut ĂȘtre que rĂ©parateur ! J’en suis convaincu. Je repars un peu dans le gaz mais satisfait de mon coup .Cette journĂ©e est froide (2000 /2500 m),il me faut de la fraicheur pour attaquer le Luppo : beaucoup de petites montĂ©es et redescentes trĂšs sous-estimĂ©es sur le topo . je vole ,je m’éclate seul dans ce dĂ©cor trĂšs primaire de granit et roches . De micro-Ă©tape en micro-Ă©tape, la fenĂȘtre de tsa, une descente des plus technique et j’arrive finalement au bivouac Reboulaz 2585m oĂč me retrouve jean Yves et Jean Michel. C’est Ă  la bonne franquette, tout sur la table, comme Ă  la maison, l’équipe du refuge nous accueille avec soins, une bonne humeur dans la chaumiĂšre .Sur le mur du refuge, un article de journal  d’un alpiniste dĂ©cĂ©dĂ© en montagne tĂ©moigne de la passion qui habite le secteur ...  On est bien ! Mais faut encore repartir pour la fuite en avant. Je propose Ă  jean Yves de rester ensemble pour la nuit par sĂ©curitĂ© 
Le secteur est vraiment limite ! Des balcons, des prĂ©cipices, de quoi angoisser toute une nuit, faudrait vraiment pas avoir un souci ici Ă  cette heure .Nous arrivons au refuge de Cuney,pas de soucis Ă  se faire, de la place dans le refuge et hop 2 heures de sommeil .Il vaut mieux dormir et reprendre des forces pour le jour qui arrive et en finir avec le reste du luppo. Jean Michel se rĂ©veille lui aussi, faut voir la tĂȘte en pĂ©tard et ses yeux explosĂ©s, ça me fait rire et lui aussi, la mienne n’est pas mieux ! Faut le sens de l’humour pour dĂ©dramatiser la situation. Nous avons bien fait, bien que les rotules soient rouillĂ©s a un point de craquer, le dĂ©part du refuge se fait tant bien que mal Ă  la lumiĂšre des frontales. Nous repartons vers le bivouac Clermont ou encore une fois l’arrĂȘt est obligatoire. Je trouve vraiment trĂšs drĂŽle de partager le couvert serrĂ© comme des sardines dans ce petit refuge, mais oh combien accueillant ! Allez trouver quelqu’un Ă  3 heures du mat en pleine montagne capable de vous offrir avec le sourire l’hospitalitĂ©, ça pourrait paraitre normal, mais rappelons quand mĂȘme que le mot bĂ©nĂ©vole prend ici tout son sens. Encore bravo ! J’attaque la montĂ©e abrupte d’un pas facile au point de m’éloigner de mes compagnons, j’arrive au col vessonaz Ă  la vitesse de l’éclair, seul, la bascule et des plus torride, quel spectacle, il ne manque plus que les skis, vraiment trĂšs abrupte, la pente est vraiment trĂšs impressionnante, juste elle est moi 
.SĂ©quences passions !

Je continue la descente vers Closé de 10 kms ou je file sans me poser de question, je suis Ă©tonnĂ© d’avoir autant de jus Ă  cette heure et Ă  ce moment de la course, vas falloir rĂ©viser le manuel sportif .En forme aprĂšs 270 km de course ?, faut rester calme, j’arrive sur le ravitaillement, je dĂ©cide de me reposer 1h30 et voir venir le jour pour l’attaque vers Ollomont.

Un tapis pour le sol, un petit dĂ©jeuner, j’attends jean Yves et jean Michel pour l’attaque du col de Brison (1000D+) le jour se lĂšve. Ça monte et c’est presque normal mais pas de quoi terrifier la galerie, parfois raide, et surtout longtemps, on essaye de pas trop squatter au ravitaillement intermĂ©diaire du col. Un petit arrĂȘt obligatoire au col de Brison pour contempler sous le soleil la bascule et le Mont-blanc  Ă  l’horizon, signe de l’arrivĂ©e !

La descente est technique, mais de jour cela passe assez bien, tranquillement on se laisse filer sur Ollomont ou Notre Thierry national arrive nous retrouver pour un dernier rĂ©glage de soupape .Le ravitaillement est vraiment sympa, sous le soleil, une petite douche, je croise un coureur belge ,Nivelles, Ă  l’accent, je ne pouvais pas le rater, ca fais plaisir de le rencontrer, l’échange est sympathique, je vois que lui aussi Ă  de gros ennuis avec ses pieds lorsqu’il passe au stand du ressemelage ! le repas pris en commun, un soin pour mes pieds histoire d’assurer la derniĂšre partie, une petite heure de rĂ©cup, Un short (le premier de la semaine) et hop je repars avec jean Yves pour le final.


Acte 7: Ollomont - Courmayeur –


Nous voilĂ  partis pour le col champillon, dernier secteur, on sent la maison mais rien n’est encore fait , reste 50 km ! je n’ai pas arrivĂ© Ă  me reposer sur la base de vie aussi la montĂ©e vers le col sous les sapins  est longue... heureusement il fait beau (je n’ose imaginer un Tor sous la pluie et le froid, ce serait l’hĂ©catombe !!)On croise des coureurs alpins français sympathiques qui nous encouragent pour le final .le secteur est vraiment superbe, avec une vue sur le cirque environnant .Dire que ce matin nous n’étions qu’un petit point sur les sommets prĂ©cĂ©dents ! le refuge Champillon, arrĂȘt, les cloches est l’ambiance nous obligent Ă  trainer un peu, puis l’attaque vers le sommet pour la photo du cairn Alpin.


La descente suivante, trĂšs technique est usante pour notre carcasse, il fait du vent et je regrette mes collants, encore un arrĂȘt sur le refuge de Ponteilles pour nous habiller chaudement et profiter de la polenta / travers de Porc ,façon valdotains ! Il commence Ă  faire froid dans le coin, le replat amenant petit Ă  petit Ă  st rhĂ©my en bosses se passe pas trop mal nous prenons des renseignements d’habitants du secteur .Vraiment des gens merveilleux et amoureux de leurs rĂ©gion... Puis on repart, pour arriver Ă  St RĂ©my en Bosses. C’est le dĂ©but de soirĂ©e, une stratĂ©gie se met en place dans ma tĂȘte depuis deux jours, je ne veux pas arriver de nuit a Courmayeur, toujours dans le but de profiter un maximum de la chance d’ĂȘtre prĂ©sent Ă  cet Ă©vĂ©nement. Aussi je m’impose deux heures d’arrĂȘt ou je ne dors vraiment pas terrible, je suis mĂȘme explosĂ©, un repas avant l’attaque du dernier col, je ne prends pas de douche par peur d’enlever mes pansements aux pieds. Je repars de nuit avec mon ami jean Yves pour le col malatra, le ravito de Merdeux sup. est loin ... mais il se rapproche et finalement, On arrive Ă  rythme rapide au refuge du lac Merdeux .Comme nous avons 7 heures d’avance sur la barriĂšre horaire, il est judicieux de rĂ©cupĂ©rer 2 heures (nĂ©cessaire !) dans un bon lit avec un rĂ©veil du propriĂ©taire. Un sommeil rĂ©parateur qui va s’avĂ©rer trĂšs payant pour le final. Nous repartons avant le lever du jour pour le dernier col, les jambes sont guidĂ©s par une idĂ©e « l’arrivĂ©e » On pourrait mĂȘme dire que nous courons vers le sommet tellement nous sommes faciles. Une photo sur le sommet, histoire d’immortaliser le lieu et nous basculons vers le final et le refuge Bonatti .Un arrĂȘt encore obligĂ©, mais pour une autre raison, le lieu et l’histoire pour rendre hommage Ă  ce cĂ©lĂšbre Alpiniste Italien. Le spectacle est au rendez-vous, levĂ© du jour, soleil sur le Mont blanc et toutes les faces alpines du secteur. Encore un bonheur d’y ĂȘtre. Derniers lacets et chemins de traverse nous nous laissons filer vers le dernier refuge Ă  toute allure, pressĂ© d’arriver ? Pourtant je resterai bien, rien que pour la beautĂ© du site. Le refuge Bertone nous signale l’arrivĂ©e proche. Madame jean Yves viens Ă  la rencontre de mon ami. Je ne peux m’empĂȘcher de les laisser profiter ensemble de ce moment. Aussi je dĂ©cide de faire la derniĂšre descente Ă  bloc pour le fun, j’ai des jambes de feu. Thierry me croise et se demande qui est bien celui qui passe devant lui a cette allure, c’est son pote qui est heureux et qui profite un dernier instant du final .Je dĂ©boule sur le centre-ville, les nombreux marcheurs, passants m’applaudissent, je suis sur un nuage .Je franchis la ligne .Une pensĂ©e a tous ceux qui ne peuvent ĂȘtre prĂ©sent avec qui j’aurais aimĂ© partager mon bonheur .Quelle satisfaction ! Je reste sur l’arrivĂ©e pour signer l’hommage rendu Ă  Yang, tristesse et Ă©motions de l’instant. Mes amis de route arrivent, nous partageons cette fin de course inoubliable. Difficile de clĂŽturer cette aventure.

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Conclusion


Merci Ă  ma femme pour m’avoir permis de rĂ©aliser ce projet de dingue, Mes enfants qui m’ont aidĂ© Ă  tenir le coup dans les moments difficiles, ma petite famille qui a su prendre bien soin de moi, Ă  tous mes supporters pour leurs encouragements qui me sont allĂ©s droit au cƓur ... dans les montĂ©es difficiles je pensais Ă  vous tous. Que d'Ă©motions, que de difficultĂ©s, mais quelle satisfaction. Certes ,il y a eu des moments oĂč j’ai doutĂ© mais nous avons participĂ© a quelque chose de grand, quelque chose de plus fort que le constat rabat joie qu'en auront fait certains ...
En participant au Tor, je pense que l'on a véhiculé des valeurs trop oubliées dans la société moderne ... ce dont je me rappelle du Tor, c'est de l'entraide, de l'amitié, des émotions, des paysages, mais aussi de la simplicité de la vie en montagne. Je pense que pendant une semaine nous étions des privilégiés, et nous avons pu faire quelque chose d'exceptionnel, repousser des limites qui n'étaient ni le nombre de lignes écrites en une journée, ni le temps de transport pour arriver à l'heure au boulot ....  En tous cas nous sommes trop décalés pour se contenter des objectifs artificiels que nous fournit la société moderne.



MILLE MERCI, Gracié Mille
aussi aux bénévoles et aux organisateurs d'une course qui a pour sûr un sacré caractÚre, aux autres coureurs et accompagnateurs, a tous ces gens qui, ont eu un petit mot gentil dans les moments les plus durs.

Et aussi un Merci particulier pour Thierry, mon ami. En espĂ©rant qu’un jour viendra oĂč tout sera rĂ©uni pour qu’il puisse refermer ces belles pages de vie.   Le Tor ce n'est pas une course, c'est une aventure !

 

Voici mes photos sur Picasa web ,  

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Bouquetin col loson

Mon royaume pour une lettre.

Publié le 17/09/2013 à 16:25 par lepoilus

Mon royaume pour une lettre.  Par Philippe Billard, rédacteur UFO.

 

On se dit tous forcément un jour que l'ultra est un sport ingrat, qu'on est un incompris. On se demande pourquoi les collÚgues de bureau nous traitent de fada et pourquoi nos familles sont inquiÚtes. Si nous en retirons une certaine solitude, elle est aussi, parfois, teintée de fierté. Je ne parle pas ici de cette fierté ahurie d'arriver à bout d'épreuves apparemment difficiles. Je parle de cette fierté de le faire en restant toujours lucide et toujours attentif au monde qui nous entoure.

Car courir un ultra, n'est pas juste un moment privilĂ©giĂ© d'introspection. Courir un ultra, c'est aussi une aventure qui nous guette, des sourires qui s'esquissent, des rencontres qui nous marquent et mĂȘme parfois, des rencontres qui changent notre vie. Et voilĂ  que l'ultra nous offre son plus beau paradoxe. Il passe du statut de sport solitaire, aride, ascĂ©tique, mal compris, Ă  celui de pratique solidaire, ouverte Ă  l'autre et qui sait faire fi de soi pour l'intĂ©grer dans sa sphĂšre personnelle.

C'est lĂ  que toute la magie des kilomĂštres opĂšre, comme si le bien ĂȘtre des premiĂšres foulĂ©es rendait Ă©goĂŻste, jaloux de son plaisir.

Puis peu à peu, on devient faible, on se replie, on souhaite que plus personne ne nous adresse la parole pour pouvoir souffrire en silence. Trente-cinq kilomÚtres. Quarante kilomÚtres. Cinquante kilomÚtres. Trois heures de course. Quatre heures de course. Huit heures de course. Peu à peu, on se prend à regarder autour de soi, à espérer un petit encouragement, un petit applaudissement.

Il n'y a plus d'adversaire, on vit la mĂȘme expĂ©rience intense que ses compagnons de route. Peu Ă  peu, on devient aimable en ressentant cette bouffĂ©e d'Ă©nergie Ă  chaque encouragement d'un frĂšre ou d'une sƓur d'armes. Les liens se resserrent et ces coureurs avec qui l'on fait le yo-yo depuis des heures deviennent des amis.

Conscients de ce qu'ils nous apportent à ce moment là, il devient bientÎt impossible de les abandonner là, alors qu'ils affrontent un terrible coup de barre. Le solitaire devient solidaire et c'est juste une seule petite lettre qui change, comme un équilibre instable qui nous aide à affronter l'adversité ou au contraire, à apprécier le moment présent.

Le plaisir de changer à satiété le « d » en « t », puis le « t » en « d » à nouveau, je l'échange contre mon royaume en friche de bonheurs inutiles.

 

Influences...

Publié le 27/08/2013 à 10:47 par lepoilus
Influences...

Influences...

Vivre notre vie, je veux dire la vivre pleinement, ce n’est peut-ĂȘtre au fond que parvenir Ă  trouver notre place, notre lieu. Le monde aujourd’hui, surexposĂ© sous des lumiĂšres artificielles, nous donne l’illusion que nous le possĂ©dons et le connaissons sans effort. Mais en dĂ©finitive, que savons-nous vraiment de lui ? Et que savons-nous de nous-mĂȘmes ?

Notre libertĂ© d’hommes est avant tout une libertĂ© de parcours : à chacun de construire son mode de frĂ©quentation du monde, d’inventer sa trace, de rĂȘver sa mesure. Aujourd’hui, plus encore qu’hier peut-ĂȘtre, il paraĂźt essentiel de rĂ©inventer un rapport avec notre terre qui ne soit pas celui dont nous usons depuis trop longtemps et qui n’a conduit qu’à l’exploiter, la souiller, saccager la plupart de ses beautĂ©s, mettre en pĂ©ril ses Ă©quilibres.

Gravir des montagnes, dessiner des lignes Ă©phĂ©mĂšres sur des parois de rocher ou de glace, mesurer l’espace Ă  l’aune de ses doigts, de chacune de ses foulĂ©es, devenir infiniment petit, et le savoir, face Ă  la grandeur originelle du lieu, Ă  la puissance d’élĂ©ments qui n’ont que faire de nous, qui nous ignorent, tout cela compose un chemin Ă  mille lieues de  l’efficacitĂ© marchande.

C’est parce qu’au fond elles ne servent Ă  rien, sinon Ă  nous creuser et nous laisser encore plus seuls et fourmillant de questions face Ă  la complexitĂ© de notre nature, que la poĂ©sie, la philosophie, les arts sont les plus magnifiques des crĂ©ations de l’homme. Et c’est parce qu’il apprend, dans le paysage qui l’englobe, que la terre est un sublime et fragile prĂ©sent, que c’est elle seule qui dicte les lois majeures, le tolĂšre et souvent le comble, que levoyageur de montagnes, inutile arpenteur aux yeux de beaucoup, se sait en son for intĂ©rieur un homme riche, disposĂ© Ă  partager ses trĂ©sors avec celles et ceux qui voudront bien le suivre.

Philippe Claudel

Une randonnée nocturne pas comme les autres...

Publié le 09/04/2013 à 10:44 par lepoilus
Une randonnée nocturne pas comme les autres...

Lievin / Lievin : Randonnée nocturne

Départ Minuit     Hotel de ville .

http://www.tracegps.com/fr/parcours/circuit8123.htm

Un grand salut, des fĂ©licitations Ă  toute l’équipe d’organisation qui a effectuĂ© un remarquable travail pour cette Ă©dition 2013. Pour ma part ,en mode course a pied et connaissant le moindre chemin proposĂ© par le tracĂ©, ce fut un rĂ©gal, le temps sec et froid y Ă©tait pour beaucoup dans le plaisir de contourner l’antenne de Bouvigny boyeffles et ses environs. (52.9km et 700 D+ ). L’accueil Ă  chaque ravitaillement et la gentillesse des bĂ©nĂ©voles apportent un plus et de la chaleur sur les chemins de l’Artois. Surtout ne changer rien, peut-ĂȘtre le balisage ou il m’a Ă©tĂ© parfois mis en doute en rapport des Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes ,mais l’ensemble reste d’un niveau bien supĂ©rieur a des grandes manifestations ou le denier prime. A faire absolument pour tous traileurs avertis ! news-saintelyon3.jpg

Citation

Publié le 01/02/2013 à 12:56 par lepoilus

« L'aventure est un engagement de l'ĂȘtre tout entier et sait aller chercher dans les profondeurs ce qui est restĂ© de meilleur et d'humain en nous. Quand le paquet de cartes n'a pas Ă©tĂ© truquĂ© pour gagner Ă  tous les coups existent encore le jeu, la surprise, l'imagination, l'enthousiasme de la rĂ©ussite et le doute de l'Ă©chec. L'aventure. » walter bonatti