la passion de la course
Rencontre, d'un passionné de course , de vie !
Sur les chemins et montagnes .
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Par Anonyme, le 27.05.2020
toujours sympa de lire ton compte rendu!! encore bravo! arno de run on line
Par Ponthieu arnaud, le 05.09.2014
oui ,c'est mon sous sol !
l'hiver je tourne en rond !!!http://lepo ilus.centerblo g.net
Par lepoilus, le 16.12.2013
bravo beau récit
thomas de lapugnoy
Par Anonyme, le 26.10.2013
bravo jacky !!
toujours aussi dingue malgrĂ© les annĂ©es qui passent, oĂč t'arrĂȘteras-t u ?
david de la comté.
Par Leclercq, le 15.10.2013
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Date de création : 22.11.2008
DerniĂšre mise Ă jour :
28.10.2020
60 articles


Le projet 2021 est la suite de belles envolĂ©es qui me faisaient rĂȘver, sur l'un des plus beaux GR de France ,toujours dans la continuitĂ© d'aller vite et de prendre un max de plaisir ,relever ce nouveau challenge avec les potes est la meilleure solution pour partager cette belle aventure ...
| https://www.visugpx.com/9lkoKg0qoV?t=1 |
Â
Les Photos pour apporter les couleurs Ă cette sortie hors du temps !
https://public.joomeo.com/albums/5f76e5ed92dca
le site des refuges :
https://gr-infos.com/grp-TMB.htm
Gpx si besoins :
https://www.visugpx.com/1403281326
la carte ign des refuges :
https://umap.openstreetmap.fr/fr/map/tour-du-mont-blanc-ccpmb-_206457#14/45.7214/6.7517
Une annĂ©e compliquĂ©e est alors, pourquoi pas un vrai off avec les potes ! Pas besoins de dossard pour sâexprimer, seul le terrain de jeu importe !!
Week end du 18 au 21 septembre 2020, faire cela en 4 jours semble jouable avec une météo clémente ...
Pour varier les plaisirs, on va prendre des variantes, câest lĂ le challenge !
 https://www.tour-mont-blanc.com/les-variantes/col-de-tricot/
Cette variante permet dâapporter un vrai dĂ©fi supplĂ©mentaire au Tour du Mont Blanc, car quelles que soient les Ă©tapes que l'on choisit, le premier jour entre Les Houches et Contamines est plutĂŽt simple.
Pour rejoindre Contamines, passer par les Chalets de Miage puis les Chalets du truc, et arriver enfin dans les hauts de Contamines Montjoie.
 https://www.montourdumontblanc.com/fr/il4-refuge_i32369-gite-michel-fagot.aspx
Le Gite Michel fagot est sympa, le repas de trĂšs bonne prestation, mais la nuit est agitĂ©e pour les quatre jours qui sâannoncent.....Un bon petit dejeuner et hop nous y voila !
J1 Les Houches -  Refuge des MottetsÂ
 LES HOUCHES - vue de l'Aiguille de Bionnassay,  Domes de Miage .
Câest parti pour le voyage .Heureux dâĂȘtre sur place avec les amis qui veulent en dĂ©coudre. Nous formons un super groupe de passionnĂ©, amoureux de la montagne.
COL DE VOZA - vue de la paroi nord de l'Aiguille de Bionnassay, Aiguille du Gouter
PremiĂšre erreur qui nous fait perdre 30 minutes et 4 km en plus en voulant prendre les hauteurs du col et continuer dans lâeuphorie sans carte ign !
(Pas de panneau col de voza) .
Nous questionnons un berger qui nous fait le plaisir de nous expliquer le secteur, vraiment sympa. Dorénavant, je serai attentif au moindre doute concernant le trajet.
Mon UTMB 2006, mes infos glanées sur site, et mon expérience montagne me donneront raison.
Nous avançons vers le col du Tricot, technique Ă souhait, une belle passerelle, la montĂ©e nous permet dâaboutir sur le col ou la vue est magnifique.Un petit Mars et ca repars !
- Col de Tricot â (premier pĂ©pin concernant notre Ă©quipe, Dominique est blanc comme neige ! Avec le Covid qui traine sur la France en ce moment, le doute plane et les questions se posent âŠ..) Une chute de Dominique dans la descente amĂšne une question : « Cha comminche mal notre histoire ! »
Si pour Les Contamines-Montjoie ça ne vas pas mieux, faudra prendre la dĂ©cision de prendre un taxi pour ne pas sâengager sans risques vers lâItalie.
Chalets de Miage - Endroit vraiment sympa pur un pic nique famile ,quel beau site .
TRUC - vue de la Val Montjoie, Vallée de l'Armina . les signaux sont au vert !
Les Contamines-Montjoie. : On fait le point, Dominique vas beaucoup mieux, un guerrier le bonhomme ! nous voilĂ donc rĂ©unis et prĂȘt a en dĂ©coudre . Merci Ă la population pour nous avoir permis de remplir les gourdes .
Les Contamines-Montjoie - Notre-Dame-de-la-Gorge -belle vallée sous le soleil le long de la riviere ..
Nant Borrant - La Balme - Col du Bonhomme -Col de la Croix du Bonhomme â (beau col qui demande patience ,mais qu'elle vue ).
https://www.tour-mont-blanc.com/les-variantes/col-des-fours/Â
Col des Fours : superbe sur les sommets de couleurs ocre, le groupe en profite pour se resouder ,une petite pause au soleil, quâest-ce quâon est bien ! Mais pas le temps de camper ....la soupe nous attends !
La descente vers la ville des glaciers est assez technique (monotrace) et plutÎt longue pour une fin de premiÚre journée.
Ville des Glaciers. Les Mottets. (Refuge) dans le timing pour 18h00 soit 10h00 de rando-course..Ouf !
Refuge des Mottets : parfait pour un arrĂȘt, authentique, repas agrĂ©able, la chansonnette de rigueur avec lâorgue de barbarie qui fait succĂšs auprĂšs des convives. On vas se coucher avec lâesprit dâavoir rĂ©alisĂ© une bonne journĂ©e .(Gite moderne et bien equipĂ©)
J2  Refuge des Mottets / Arnuva
Le mauvais temps sâest installĂ© ce matin , le vent a bien soufflĂ© cette nuit, difficile de dormir ! La pluie nous rafraichit les visages pour lâattaque du col de seigne mais la tempĂ©rature est douce .
Col de la Seigne - la Casermetta - Refuge Elisabetta- Lac Combal â   lâatmosphĂšre chargĂ©e de nuages, dĂ©signe des cathĂ©drales autours de nous, une ambiance trĂšs fantastiques embaume les vallĂ©es , la vue vers lâItalie est dĂ©moniaque ! La communautĂ© de lâanneau en quĂȘte du graal âŠâŠ notre graal !
Arp-Vieille supĂ©rieure â Une randonneuse hĂ©site a passer a travers les nombreuses cornes des vaches noires et marrons âŠelle attends mon arrivĂ©e pour que je lui ouvre le chemin, moi qui ne suit pas plus Ă©pais quâun rail de chemin de fer ! Ăa laisse Ă rire âŠ.
Lac ChĂ©crouit - Col ChĂ©crouit - Plan ChĂ©crouit - Dolonne âBelle bascule vers l'italie .
Courmayeur : La pluie se met Ă tomber assez forte, aussi nous en profitons aprĂšs 4 heures de balade fantastique pour une pause dĂ©jeuner Ă lâabris sous un porche Ă lâentrĂ©e de la ville .
- Villair - refuge Bertone : Col redoutĂ© du lâutmb, mais nous avons les mines des beaux jours .Ca grimpe plutĂŽt bien ,jâaime bien ce col .
Dommage que les cieux soient chargĂ©s, le mont blanc Italien est cachĂ©, moi qui espĂ©rait faire partager cette vue fantastique sur toutes les parois mythiques de Walter Bonati et autres alpinistes Ă©mĂ©rites, jâen suis sur ma faim !Â
Nous suivons les traces jaunes TMB, sur les traces du refuge de Walter Bonati . Nous prenons la combe dâArmiaz ,Tza de secheron ,le Pas entre du pas deux sex, cela nous fait arriver au refuge par la vallĂ©e de Malatra ( dernier col du Tor des gĂ©ants) ( nous pensions arrivĂ© par le bas du refuge ,la montĂ©e assez sĂšche a eu pour effet de disperser le groupe .qui je pense a du se poser pas mal de questions sur l'itinĂ©raire ) Je pars en avant dans le but dâattendre au refuge les amis, pas possible de prendre une collation, juste de lâeau ! PlutĂŽt pas trĂšs accueillant pour un refuge de grand prestige !  le groupe se reforme. Il va falloir faire vite, notre refuge du val ferret est encore a 1h30 environ et notre journĂ©e commence Ă peser sur le groupe.
Quelques kilomĂštres en descente, le val ferret nous offre son panorama et ces beaux lacets de montagne.Au dĂ©tour de la descente ,notre hotel !!Â
Arnouva : Hotel du Val Ferret  10h00 de course, 48kmâŠ. Encore une grosse journĂ©e, The balade ! Un beau dĂ©tour, heureusement que le ciel soit clĂ©ment.
LâhĂŽtel est la hauteur de notre journĂ©e, spacieux, agrĂ©able, chaleureux, un repas riche en calories comme savent faire les valdotains .Repus, un petit cafĂ© au coin du feu, nous Ă©changeons sur les deux journĂ©es dĂ©jĂ passĂ©es. Un coin de paradis, hors du temps. Quâil est bon de sâĂ©vader de toute actualité !
J3Â Arnouva / Val dâArpette
Nous avons pu avoir la mĂ©tĂ©o radar via lâhĂŽtel, bien que le val ferret soit sous la brume ce matin, les deux jours qui sâannoncent sont de bons augures. Les dieux sont avec nous !
Refuge Elena - Grand Col Ferret â Sous la brume, une petite journĂ©e qui devrait faire du bien Ă lâensemble de la Team Chtâi des Alpes .
Le soleil pointe son nez pendant la descente et nous offre les plus belles images de la Suisse , TOP moumoute !!!
Chalet de la Peule  - La LĂ©chĂšre - La Fouly â La Suisse de ce cotĂ© des Alpes est un havre de paix ou il fait bon vivre .
Praz-de-Fort - Issert - Champex-Lac â On en profite pour stopper sur lâarrivĂ©e de la course du petit st Bernard ,qui remballe son materiel .
La sono donne encore et nous en profitons pour monter sur le podium et chanter tel des Gaulois qui se respectent et vivent le moment comme il se doit !
Vue sur le lac de Champex ,nous ne pouvons rĂ©sister a lâappel de la tarte aux myrtilles du restaurant ( pause de 30 minutes ) aprĂšs tout nous sommes dans les temps aujourdâhui âŠ.Capre diem !
Lac d'Arpette et Chalet du val Arpette ,un beau chalet a lâentrĂ©e de la vallĂ©e nous accueille pour passer la nuit avant le dernier jour .Ca caille dans le refuge, lâhumiditĂ© de la journĂ©e nous rappelle que la montagne peut vite vous rattraper si vous nâavez pas pris les vĂȘtements nĂ©cessaires.
Mais le repas /petit déjeuner nous retape pour le lendemain. NB : les prix sont comme les montagnes plus élevés en Suisse !
https://www.tour-mont-blanc.com/les-variantes/montroc-arpette/
J4Â Â Chalet du Val dâarpette / les Houches
Cette variante va nous permettre non seulement de grimper bien plus haut que lâitinĂ©raire classique par Bovine : la fenĂȘtre dâArpette se situe Ă 2665 mĂštres dâaltitude,mais dâavoir une fin de pĂ©riple plus sauvage âŠ..comme jâaime !
 Lac d'Arpette - FenĂȘtre d'Arpette â Le ciel est dĂ©gagĂ© sur les hauteurs ,confiant nous dĂ©marrons de bonne heure pour lâattaque vers la fenetre dâarpĂšte .Une belle montĂ©e avec un final technique dans un chaos de bloc ,des appuis dĂ©licats,un souffle court âŠ.SILENCE ......
Le col est de toute beauté ,pour plonger sur la vallée du glacier de trient .
Chalet du Glacier âOn fait coucou au propriĂ©taire qui prĂ©pare le repas dans sa cuisine ,qu'elle vie Ă cette altitude !
 Col de la Forclaz. Pas mal celui la non plus ,âŠ.on croise des frenchies retraitĂ©s ,un guide taillĂ© dans le roc avec deux super mamies . Il nây a pas a dire la montagne ca conserve, quel panache ce trio !
Col de la Balme â On fait le point avec la team ,vas falloir Ă©courter la fin du tracĂ© ,nous avons mis 5 heures pour 16km et 2000D+ .A ce stade et vu ce quâil reste encore a parcourir pas mal de temps ,avec un coureur qui traine la patte ,on ne pourra boucler dans les temps le final pour les Houches.Aussi le final est clair pour nous .
Col des Posettes - Aiguillettes des posettes . Col des montets- Magnifique pour la vue proposĂ©e ,mĂȘme si la mĂ©tĂ©o est plutĂŽt bouchĂ©e .
Pour rejoindre la vallĂ©e âŠ.Encore 20 km ! Ce qui nâest pas si simple pour boucler notre TMB.
ArgentiÚres / Chamonix , Les Houches : On se laisse happer par la vallée ,pour reprendre contact avec la ville et discuter des ces quatre merveilleux jours passer ensemble .
Il y a tellement de choses et impressions Ă ajouter quâil parait simplement Ă©goĂŻste de ne pas tout raconter .Surement une vidĂ©o et beaucoup de photos viendront s'ajouter a cette aventure .
Conseil : Foncer !! ,quelques soit le tracé ,les decors et l'ambiance seront toujours à la hauteur pour nous rappeler que nous ne sommes que de passage sur ces lieux millénaires .
Qu'il y fait bon vivre ,à conditions d'y etre préparer et toujours anthousiaste .
Tel le berger croisé un matin dans le coin du Col de seigne regardant son troupeau ,au millieu de nul part ,je cloture cette aventure avec une pensée éclairée envers notre passion pour les sommets et du partage avec les amis du voyage. Merci à Dominique,Romual,Laurent,Yannick ....Mes potes montagnards .
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 Jour |           Nom |   KilomÚtres |  Dénivelé + (m) |  Dénivelé - (m) |
  1 | Les Houches / refuge les Mottets |     46,400 | 3140 | 2319 |
2 | Les Mottets / Val ferret italie | Â Â Â Â Â 47.64 | 2784 | 2861 |
3 | Val Ferret / Chalet Arpette Suisse | Â Â Â Â Â Â 33.41 | 1465 | 1593 |
4 | Chalet Arpette / Les houches | Â Â Â Â Â Â 43.400 | 2150 | 2750 |
Soit  171km et 9600 D+ selon les gps et montre actuelle ....
Ăquipement à la journĂ©e
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"
Des crĂȘtes qui s'Ă©lancent, des traversĂ©es exposĂ©es et des chutes abruptes. Rapide et lĂ©ger sur des terrains accidentĂ©s et techniques. Une fusion d'alpinisme et de course en montagne. Bienvenue au skyrunning."
Reste plus qu'a espérer que toute la preparation physique ne se résume a un off autours de la maison,j'attends avec impatience la décision de l'organisation concernant la course et le covid 19.
Rendez vous en 2021 si tout vas bien ! une anée 2020 difficile pour les organisateurs ,je reste motivé ayant gardé le dossard pour participer a cette course..... de OUF !
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Voila quelques temps que je n'avais ecrit d'article sur les événements auquels j'avais participé ,la pierra Menta etait le moyen d'y revenir .
Trois jours fantastiques passées avec mon pote pascal ,une course technique dans un site Magique et un petit village d'Areches beaufort toujours aussi merveilleux .
Jour 1 temps pourri ,mais quelle belle premiere !
Jour 2 et 3 sous un soleil magnifique ,du bonheur a l'etat pur !!
Résumer : Foncez !!



L'année 2015 se profile ,et déja un projet retient mon attention sur un secteur qui me tente depuis pas mal de temps.(RDV : 28 juin 2015 )
Rien de tel qu'une immersion dans les montagnes pour découvrir les charmes d'une région.j'ai maintenant six mois pour me preparer a digerer les variations d'altitude,par beau temps ca devrait etre un régal !
Compte rendu du week-end en Andorre
Andorre Trail 2015 « le Mitic »   26 juin 2015
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Je termine les coteaux de lâAA avec une place dans le top 10, avec une facilitĂ© qui me rĂ©conforte dans lâidĂ©e que je suis prĂȘt pour affronter le rendez-vous de lâannĂ©e. Le Mitic !
Mes sĂ©ries de terrils Ă Loos en Gohelle mâont permis de me renforcer les quadriceps et mollets. LĂ aussi avec dĂ©contraction et relĂąchement. Pour parfaire le tout, nous sommes six joyeux lurons Ă partir pour lâAndorre, ce qui ne me dĂ©plait pas, lâambiance de groupe est un atout pour un week-end de fĂȘte. Belle Ă©quipe, sans prise de tĂȘte.
Nous avons roulĂ© la nuit du mercredi pour profiter du peu de temps Ă rester dans les PyrĂ©nĂ©es. Nous voici a Ordino pour Le rendez-vous tant attendu, Nous sommes cinq inscrits sur le 112 km /9700 D+ (Pascal, Simon, Jean-Serge, Dominique, Moi) et jean Claude sur le Marathon de Montagne (42 km /2800 D+).Pour le logement, Lâappartement rĂ©servĂ© sur le web et de toute beautĂ©, un rapport qualitĂ©/prix dĂ©fiant toute concurrence, et sans le savoir le circuit de retour des courses et derriĂšre celui-ci .Vendredi, prise du dossard, un petit ApĂ©ro /resto prĂšs de la ligne dâarrivĂ©e histoire de plonger dans lâambiance des jours suivants. Vraiment superbe comme site, avec lâaccueil, la gentillesse en plus des Andorrans, câest le paradis !
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22H00
Feu dâartifice pour le dĂ©part, les choses ne sont pas faites Ă moitiĂ©, bien quâayant lâexpĂ©rience des grands rdv je suis toujours Ă©patĂ© du travail des organisateurs pour partager ses instants de bonheur. On se congratule, une photo et hop câest parti pour la balade en montagnes ! Je pars avec Pascal et Dominique, dans le premier tiers du peloton. Une belle nuit dâĂ©tĂ©, jâai les jambes (normal câest le dĂ©but), nous filons vers le premier morceau de choix : le compedrosa (point culminant du parcours 2972m), la nuit se fait noire, commence alors la longue ascension vers le col .Dominique nâest plus derriĂšre ? Pascal est dans ma roue, sa frontale est trĂšs performanteâŠTrop ! Une panne de batterie et câest le doute qui sâinstalle, il lui reste la deuxiĂšme batterie, ouf, se pose alors la question pour la deuxiĂšme nuit !!! âŠNous avons pris soin de nous ravitailler au 1er ravitaillement, mais jâai mal au bide, et jâavoue le ventre creux, lâĂ©nergie me manque ??? Nous continuons dâavancer vers le sommet. Un petit feu de camp rĂ©chauffe les bonnes Ames sur le sommet, merci encore aux bĂ©nĂ©voles sans qui rien serait possible. Nous avons bien grimpĂ© mais la force me manque ? Altitude ? Pascal est aussi dans le doute, mais pour un premier ultra câest normal. Nous formons un binĂŽme, câest une force dans les moments difficiles.je redescends sans difficultĂ© le col, mon pied de chamois forgĂ© dans les Trails prĂ©cĂ©dents ne me fait pas dĂ©faut .je suis Ă lâaise mais la batterie est plate ! Faudra faire avec, sur un Ultra il faut savoir laisser passer les moments de doute.
Jâavance, le parcours est technique, et je me dis le jour va pointer, cela nous permettra de nous retaper. Il doit faire beau aujourdâhui.
2eme ravitaillement, je nâarrive pas Ă mâalimenter, je me force Ă boire de la soupe et mastiquer du pain (histoire dâĂ©liminer la saloperie qui me fait creuser lâestomac !)Mais rien nây fait !! Une Ă©quation simple, nous avons fait trente bornes, je ne mange plus et les forces me manquent !!!! Comment la rĂ©soudre ? âŠ.Avancer et laisser venir, il fait jour, le soleil va arriver, aussi je dĂ©cide de profiter de cette belle journĂ©e qui pointe pour profiter des panoramas, des crĂȘtes, mĂȘme si ça grimpe et bien tant pisâŠcarpe diem .Apres tout nous ne sommes pas du tout en retard (4h00 dâavance sur les barriĂšres horaires).Une jolie balade sur les crĂȘtes et sommets de lâAndorre, il y a pire dans la vie ! On sâest fixĂ© au tracĂ© de la course, mais des surprises nous laissent dans les spectatives ! On devrait descendre et toujours de belles montĂ©es, les kilomĂštres sont Ă rallonge. Toujours des petites pauses pour se refaire dans les montĂ©es sĂšches, sur le plat difficiles de relancer et cela mâinquiĂšte un peu. Nous approchons du secteur aĂ©rien ou des chaines ont Ă©tĂ© mises en place pour les secteurs techniques, la bascule vers la descente finale me fait du bien au point de lĂącher pascal, il fait chaud mais ça me convient bien, technique et ombragĂ©. Jâarrive Ă Margineda (bases de vie) pour 9h30 .je fais le bilan de mes sensations, je nâarrive pas Ă manger !
Lucide de ne pas vouloir porter ma croix pour le restant des 70 km /6700 D+, je décide de stopper ma course au pointage de la course. Sur des courses aussi longues, je ne peux prendre le risque de continuer sans mettre ma carcasse en danger.
Jâai encore en souvenirs des sensations de fin de course sur le Tor des gĂ©ants 2013 ou je volais, la course doit ĂȘtre un plaisir, ça toujours Ă©tait mon lei-motiv. Pascal dĂ©cides Ă©galement de stopper, on apprend beaucoup sur soi-mĂȘme et comment rectifier pour les rendez-vous suivants. Apres tout 44 km et 3900D+ câest une belle balade.
Finalement sur le groupe, seul Simon est toujours dans la partie, Apres avoir rĂ©cupĂ©rĂ© les forces nĂ©cessaires câest le lendemain matin que nous dĂ©cidons dâaller le chercher en a contre-sens. De lâappartement nous remontons le chemin balisĂ© vers le col dans lâidĂ©e de retrouver Simon. Quel plaisir de reprendre les chemins de montagne, nous avons les jambes ! Nous nâĂ©tions pas hier dans un bon jour, rageant ! Quelle belle journĂ©e, le soleil, les pĂąturages, le refuge, nous prenons le temps de discuter et de fĂ©liciter les gens du coin.
Un bien beau pays qui me donne lâenvie de revenir pour la ronda del cims. (Incontournable).
Pile poil ! Nous retrouvons Simon sur les hauteurs du col, les yeux Ă©clatĂ©s mais brillants dâavoir tout donnĂ©, un plaisir de lui insuffler la force nĂ©cessaire pour finir son aventure.
Il lui reste 12 km de plaisir partagé avec ses amis pour profiter du repos mérité.
Au final, un bien beau week-end en Andorre, le plaisir dâavoir partagĂ© tout ça avec des joyeux chtâi lurons, des paysages magnifiques, de bons petits restos, que du bonheur !
RĂ©sumĂ© :Â
Simon en termine en deux nuits et quelques heures ,heureux .....dans les étoiles !
Dominique ,as eu des problemes gastriques apres 1 h de course ? boisson énérgétique !? La meme que moi, plus dosé !!! faut revoir le probleme !
Jean Serge a arrété a Margenida ,vidé sans trouver la force de reprendre.
jean claude sur le Marathon a tout donné ,et heureux lui aussi d'en avoir terminé un beau challenge.
Un ultra Trail qui a toute les vertus des grandes courses alpines,mais technique a souhait , avec plus de simplicité et la chaleur des Andorrans. A Redécouvrir sans plus tarder !
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Dedicated to 1040  YUAN YANG ( décédé tragiquement dans le col Crosatie sur le Tor des géants 2013)
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Maintes et maintes fois nous rĂȘvons et jour aprĂšs jour nous attendons, plein dâespĂ©rance.
Nous rencontrons sur les Alpes des amis du monde entier qui portent avec eux des bénédictions qui viennent de loin.
La grande muraille rend hommage aux alpes, la chine et la planĂšte se tiennent la main.
Nous avançons en courant jour et nuit, et respirons profondément le parfum de la nature, enivrés par le magnifique paysage qui nous entoure.
Sereins, sans voitures ni trains, nous courons vers le ciel. Nous suivons le soleil et la lune en défiant le vent et la pluie et regardons les lumiÚres des foyers qui brillent au fond de la vallée.
Nous courons loin, nous chantons tout au long de notre chemin. Plus fort dans le corps et purifiĂ©s dans lâesprit.
Notre amour pour la nature nous fait apprĂ©cier la vie et câest ainsi que nous allons de lâavant, avec encore plus de courage et confiance.
Nous allons nous engager dans un voyage fantastique et Ă©puisant sous le signe de lâamitiĂ©.
Le bonheur et la libertĂ© vivront toujours dans notre cĆur.
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                                                                       Yang yuan, Liu yumei.
Le Tor des geants :
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 Le départ et l'arrivée se situent à  Courmayeur italie . Le parcours s'effectue en une seule étape tout au long des deux Hautes routes valdÎtaines. Les participants, au nombre de 750 , peuvent choisir leur vitesse et doivent conclure l'épreuve en 150 heures au maximum. Ils courent au régime d'indépendance partielle, avec plus de 40 points de ravitaillement.
Le parcours mesure 330 kilomĂštres de long et 24 000 mĂštres de dĂ©nivelĂ©. Il emprunte d'abord la Haute Route no 2 vers la basse vallĂ©e, oĂč se situe le tour de la bouĂ©e. Le retour se fait par la Haute Route no 1 vers le Valdigne et Courmayeur. Il traverse notamment le parc naturel du Mont-Avic et le parc national du Grand-Paradis. Pendant la course les coureurs vont passer 25 cols a plus de 2000 metres, 30 lacs ,le sommet de la course jusqu'Ă 3300 metres (col loson ).
Outre aux points de ravitaillement, 7 bases d'accueil majeures sont disposées le long du parcours, le divisant de la façon suivante :
| Secteur | Nom | KilomÚtres | Dénivelé + (m) | Dénivelé - (m) |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Courmayeur > Valgrisenche | 48,606 | 3750 | 3295 |
| 2 | Valgrisenche >Â Cogne | 53,535 | 4137 | 4268 |
| 3 | Cogne >Â Donnas | 46,595 | 1383 | 2600 |
| 4 | Donnas >Â Gressoney-Saint-Jean | 53,542 | 4384 | 3585 |
| 5 | Gressoney-Saint-Jean >Â Valtournenche | 36,018 | 2749 | 2676 |
| 6 | Valtournenche >Â Ollomont | 44,161 | 3404 | 3534 |
| 7 | Ollomont > Courmayeur | 49,081 | 2905 | 3104 |
Préface
Jâarrive de Marseille avec Thierry, on est passĂ© par le col du grand st Bernard (on a preferĂ© passer par la thuile pour avoir un avant gout ,se mettre dans l'ambiance et aussi eviter le pĂ©age de Chamonix !) .un petit arrĂȘt pour dĂ©jeuner,avec christophe de Nimes, un bon pudding de maman  devant la montagne « le ruthor » histoire de se mettre en appĂ©tit ,les beautĂ©s de lâaltitude . GlupsâŠ. cha monte gramin dâin lâcoin ! Impression de gigantisme, sommets enneigĂ©s.
Dire demain meme heure ,on sera dans le secteur !
ArrivĂ©e sur Courmayeur, hĂŽtel, difficultĂ© pour trouver un parking dans la ville .La prise du dossard et du sac jaune,  en milieu dâaprĂšs-midi sans se presser, rencontre avec les amis du nord .Le lieu est propice Ă lâĂ©change ,une belle salle des sports pour accueillir toutes les nations (71) ,lieu de la pasta party qui donnera le ton de la partie sur « conte parti more » .Jâaime ces moments de communion, avant la grande messe .Faut dire aussi quâil savent sây prendre les valdotains. SĂ©quence Ă©motion ! Retour Ă lâhĂŽtel, prĂ©paration des affaires de la semaine, il faut optimiser son "sac jaune" qui sera transportĂ© Ă chaque base de vie (grosso modo, tous les 50 km et 3500 a 4000m de D+). Pour ce qui est de mon altimĂštre, jâai dĂ©cidĂ© de ne pas mâen servir, en cause une autonomie de 20 heures ! Pour faire simple, quand jâaurais besoins dâinfos concernant lâaltitude, faudra juste allumer la montre et refermer pour garder du jus .Jâai prĂ©parĂ© des petits road book pour chaque secteur, je pense avoir assez dâinfos sur ceux-ci pour ne pas me perdre en route. Bien quâavec du recul les tracĂ©s mâont apportĂ©s des surprises, je ne compte pas les montĂ©es "oubliĂ©es" dans le roadbook pour quantifier le dĂ©nivelĂ© cumulĂ© ! Mais bon difficile de vĂ©rifier tout ça, en tous cas nous y voilĂ ...
Courmayeur - Valgrisenche --Â Acte 1
Il pleut il mouille câest la fĂȘte à la ... Tous les gratins de la ville sont prĂ©sents, le folklore local, les amis, la presse sont au rendez-vous et nous bien cachĂ© en dessous des porches pour ne pas se mouiller et attendre le dĂ©part .On se glisse dans le peloton du dĂ©part ,rencontre de StĂ©phane ( voir les vidĂ©o you tube) du tor des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes ,je le fĂ©licite des conseils et des autocollants fabriquĂ©s pour les bĂątons ,du beau travail qui me sera utile en course. Une couche, puis deux, le poncho, faut y aller !10h20 Ăa part tranquille en centre-ville, voir ça bouchonne dans les premiĂšres ruelles, premier sentier, voici le dĂ©but du premier col, « col de lâArp »on sort les bĂątons, je suis avec Thierry, et des amis de course rencontrĂ©s sur la pasta. Christophe le nĂźmois, tranquillos on dĂ©marre la matinĂ©e, du monde câest sĂ»r, mais on a le temps dây arriver, aussi dâentrĂ©e de jeu je me mets en mode Ă©conomie et toujours Ă lâidĂ©e de prendre du plaisir « carpe diem » le soleil pointe son nez, on peut se mettre Ă lâaise. Beaucoup de coureurs (750) mais dĂšs le passage du premier col, ça s'Ă©tale et on se gĂȘne plus trop entre coureurs. Chacun prend son rythme âŠ.
PremiĂšre descente roulante en alpage puis piste, puis passages caillouteux ... jâattends Thierry au ravitaillement de Youlaz, on discute paisiblement, il y en a qui sont pressĂ©s (le bouillon sur le feu ?)
Arrive la Thuile, je sonne les cloches pour Thierry, on croise Antoine Guillon qui redescend du col « rĂ©cup TDS ! » on Ă©change quelques mots, sympa le gars .Une trĂšs jolie montĂ©e vers le refuge Deffreyes, ça me rappelle les states, sapiniĂšres, torrents, cascades que du beau. La pluie qui se remets de la partie ,je perds Thierry dans la montĂ©e ,direction le Paso alto et re poncho , jâarrive au ravitaillement de Promoud ,ça tombe trĂšs fort dehors ,je rencontre Christophe ,lui propose de rester a deux pour attaquer la montĂ©e vers crosatie ,je pars devant pour 800 D+ mais lâorage gronde ,ça grimpe sec et je suis trempĂ© ,je perds Christophe ...la nuit tombe et le col de crosatie qui se fait "dĂ©sirĂ©" ,les marches sont glissantes ,il fait froid, je recherche ma frontale, pas moyens de remettre les gants et ça caille ici , bref faut pas camper deux heures ., Mine de rien on commence Ă en avoir fait (3 cols) et la nuit tombe. Jâessaye de garder le rythme, les pauses ont Ă©tĂ© quasi-inexistantes aujourd'hui mais le moral est bon, je monte plus vite que mes voisins, et je descends un peu moins vite  . Arrive Planaval je jette mon poncho qui sâest dĂ©chirĂ© au crosatie, mes pieds sont trempĂ©s par la boue et lâhumiditĂ© de la journĂ©e .je file sans rĂ©flĂ©chir vers Valgrisenche, il flotte... pas trop top sympa! Jâai 6h30 dâavance sur la barriĂšre horaire de quoi me retaper. Plan de bataille que je mettrai en place Ă chaque Base de vie, ArrivĂ©e, refaire le sac pour repartir, Ravitaillement complet, une douche ,2 heures de repos. Les premiĂšres fatigues commencent Ă se faire ressentir, et j'espĂšre bien qu'aprĂšs manger je vais arriver Ă dormir un peu pour repartir frais. En 2h30 de repos j'ai dormi 60 minutes, Thierry est arrivĂ© derriĂšre moi Ă 1h30 mais je ne lâai pas trouvĂ© Ă mon rĂ©veil, jâaurais aimĂ© lui parler mais il manque Ă lâappel, jâessayerai de voir sur le parcours et sur les pc de course ou il se situe ... Une douche, mes pieds meurtris sont maintenant au sec, des chaussures plus grandes, reposĂ© je repars sous les faibles averses avec un peu de forme et de motivation. 3 heures du mat, jâai des frissons, je baisse la tĂȘte et je monte le sonâŠ.jâai pas pris de musique, faut bien que je chante !
Acte  2: Valgrisenche - Cogne -- Du beau et des grands cols.
 La montĂ©e au col de FenĂȘtre de torrent est facile, malgrĂ© la nuit fraiche : l'arrĂȘt au refuge du chalet de lâĂ©pĂ©e, je me ravitaille, un petit thĂ© pour le petit dĂ©jeuner, des biscuits secs, le plaisir de partager le casse-croute en refuge, la course prend toute son ampleur au passage du col fenĂȘtre, le jour se lĂšve,
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des zigs et des zags ,La descente est technique ,un coureur devant moi vomis de tout son Ăąme ,mais pas la place pour le dĂ©passer ! On commence Ă ĂȘtre seul sur les chemins, câest joli par ici, jâarrive sur RhĂšmes notre Dame. Ravitaillement, il fait jour, une belle journĂ©e qui sâannonce .La vue sur le grand paradis est magnifique, je resterai bien pour les vacances .Mais je ne traine pas trop, je repars pour le col d'Entrelor qui est Ă 3000m; la montĂ©e sera longue et dure ... Lâaltitude doit surement y ĂȘtre pour beaucoup, ça change des terrils de Loos, mais je reste serein, il fait soleil et je suis content dây ĂȘtre. ! Jâarrive au sommet, je discute avec le guide qui surveille le secteur, chapeau bas, une belle descente technique, caillasse Ă souhait âŠ.ou je casse un bĂąton, vas falloir innover pour terminer jusque Cogne. De trĂšs beau lacs dâaltitude, fermes isolĂ©es, je me laisse glisser avec 2 japonais bien sympathique, en anglais" bidouiller" ça le fait et sâen est mĂȘme comique, ravitaillement les eaux rousses ,je profite dâun stand repos pour mettre Ă profit 40 âde sommeil avant le col Loson ! fatigue manque de sommeil et altitude ne font pas bon mĂ©nage. Je repars retaper ! avec un bout de bois main droite et un bĂąton carbone main gauche.. Le style ! La montĂ©e est lâoccasion de rentrer dans le parc gran paradisio, la cabane du garde qui prends tranquillement lâapĂ©ro avec des amis, un carde magnifique qui aspire Ă la tranquillitĂ© .Je profite du col, câest splendide. Un troupeau de bouquetin me signale de prendre ma respiration, lâaltitude me dĂ©coiffe ! Je dĂ©passe mister japonais avec son grand sac Ă dos du guide des routards, je ne peux mâempĂȘcher de le fĂ©liciter tant la tache doit ĂȘtre ardu dans ces montĂ©es. Un petit coup Ă boire dans la cabane aĂ©rienne des policiers, et câest La redescente jusqu'Ă Cogne .longue et raide puis plate et pĂ©nible, le japonais routard me dĂ©passe et fais la descente Ă bloc, ahurissant ! Mais Câest sa vie !! Je rencontre un coureur du coin italien qui me renseigne sur les journĂ©es Ă venir. Il y a encore du lourd !le luppo, le secteur gressoney, Jâarrive sur Cogne en dĂ©but de soirĂ©e, des chamois en bordure de parc, le coin est dâune propretĂ© Ă en faire pĂąlir plus dâun. AprĂšs manger je me donne un slot de 2h de dodo, je me renseigne sur Thierry ,une italienne du staff me confirme lâabandon de mon pote Ă Â eaux rousses .Difficile pour lui dâaller plus loin Ă©tant donnĂ© ses problĂšmes de tendinites rĂ©currentes dâavant course .je profite de rĂ©cupĂ©rer un bĂąton dans son sac ,je pense surement que je le reverrai dâici 1 Ă 2 jours sur les bases de vie. Le dortoir nâest pas trop bruyant mais je dĂ©cide de me lever. Le dĂ©part (2h00) est un peu long faut huiler les rotules, Je nâai pas une avance folle, environ 7h00 mais le moral est plutĂŽt bon. Je pense que je gĂšre bien! Je pars avec un chamoniard qui apparemment connait avec passion le secteur, une richesse dâĂ©change dans la discutions, une nuit Ă©toilĂ©, spectacle pour les yeux, un rĂ©gal, me voici sur  la 3Ăšme Ă©tape.
 Cogne - Donnas âActe 3  Une partie de rigoladeâŠ
je monte vraiment trĂšs bien au point dâĂȘtre seul assez longtemps pour arriver sur le refuge Sogno, il fait froid ! ravitaillement sympathique comme toujours depuis le dĂ©but, je repars seul, ça monte jusqu'au col fenĂȘtre de champorcher . Le levĂ©e du jour qui rĂ©chauffe la carcasse et je redescends sur le refuge Doneda qui se fera  dĂ©sirer: les locaux ont attaquĂ©s une bouteille de grappa Ă 7h00 !, hic âŠ.une descente facile mais longue, avec des jolis coins bien sympa, avec le soleil câest les vacances, je croise mes 2 japonais, partie de rigolade, de jolies chapelles et peintures de style, des cascades, torrents, ponts de pierre mais aussi traversĂ©e de caillasses Ă flanc de montagne !!! Dur dur, des montĂ©es et descentes sur le profil de carte cette Ă©tape n'est vraiment pas aussi reposante que jâavais prĂ©vue. Je croise un couple de coureurs qui sâamuse Ă batifoler, on rencontre vraiment tout style de personnage sur des courses comme celles -lĂ . Le chemin est encore long jusqu'Ă Donnas et que contrairement aux indications du topo, ça remonte ... en effet ça remonte sec ! Et du coup ça descend sec, et ça finit par 4km de plat sur la route. Je marche vite pour arriver Ă Donnas, il fait chaud. TrĂšs chaud. Le secteur est pas mal, belle traversĂ©e et petites ruelles .CA klaxonne pour nous fĂ©liciter, sympa les gens du coin.
Donnas - Gressoney --Â Acte 4Â Â les ampoules.
Donnas ravitaillement, 2 heures dâarrĂȘt, je voulais soigner mes 2 belles ampoules, mais consignes de lâorganisation, il faut que lâon gĂšre soi-mĂȘme les bobos ! je fais donc ce que je peux mais je me demande si cela sera suffisant pour les 150 kms restants âŠ.Ca commence par une petite bosse dans la chaleur, je dĂ©guste des figues fraiches sur le bord de la route , traversĂ©e du centre-ville , el diablo pour la photo , puis ça enchaĂźne par une longue montĂ©e raide en escalier par endroit jusqu'au refuge Coda. La nuit commence Ă venir, Un petit coup de fil Ă ma chĂ©rie (une sorte de rituel maintenant): un coup de fil autour de chaque base de vie ou refuge) et au lit.
Dans le refuge Sassa (2h),câest tranquille comme secteur et le gardien vas me rĂ©veiller ! .Je commence la montĂ©e vers le refuge Coda, il fait un froid de canard, le vent souffle sur les crĂȘtes, Jâarrive finalement Ă Coda, transit et plutĂŽt dĂ©coiffĂ©, je dĂ©cide de redormir 2 heures pour ne pas repartir pleine nuit froide, seul. Un petit ange me dit que jâai choisi la bonne solution, ne pas prendre de risque, gagner du temps câest aussi savoir en perdre RĂ©veil, ça caille sec, je mets toutes les couches et câest parti, pour le lac Vargno. Encore une fois la descente sera agrĂ©mentĂ©e de montĂ©es surprises et de longueurs un peu cassantes. Au lac il se 5h00, un ravitaillement est en place improvisĂ© par un passionnĂ© de la course !Je dĂ©jeune tranquille pour faire honneur au passionnĂ© et je repars plutĂŽt motivĂ©, pour le col de Marmontana, une descente pĂ©nible, le replat pierreux peu agrĂ©able et la remontĂ©e suivante raide jâai des ampoules sur les deux pieds, vas falloir faire un soin sinon je risque bien de terminer la course Ă cloches pieds ! Je prends donc le meilleur endroit pour stopper ma course, un bel alpage et prendre dans mon sac tout le matĂ©riel nĂ©cessaire pour crever, nettoyer les belles ampoulesâŠ.Mes compeed font merveilles, je strappe mes avants pieds et câest repartis hum hum .je croise un anglais en peine avec un problĂšme au tibia, finalement a discuter avec lui je me dis que finalement je vais bien ! Je retiens une phrase qui me sera utile pour le final « you must be always concentrated ! » un petit arrĂȘt sur Crenna dou leui ... le Col della Vechia, je vais passer le plus clair de mon temps  seul, et encore une longue  descente, par temps de pluie jâose pas imaginerâŠ.le soleil inonde le secteur quand jâarrive sur  Niel ,un trĂšs beau chalet fait office de ravitaillement, câest lâheure de lâapĂ©ro pour les gens du coin ,champagne, pour moi une assiette de pates sauce tomate ,je profites du soleil pour reprendre un peu de force et je repars donc pour la derniĂšre remontĂ©e de cette Ă©tape: le moral est bon, la montĂ©e est longue mais je suis en jambe ,je fais route avec jean Michel de st Etienne jâjusquâau col! Il reste une longue descente marĂ©cageuse au dĂ©but, parfois roulante, parfois cassante,  je ne peux rĂ©sister Ă mâarrĂȘter au refuge Oberloo sur les conseils de jean Michel, quelle ambiance, les cloches, les filles, de la joie dans la maison pour accueillir les coureurs, je reprends donc des pates sauce tomate et je reste Ă table pour contempler ce tableau amical. Jâai du mal Ă repartir tellement je me sentais bien !il me Reste une descente pour arriver le long dâun torrent sur Gressoney 1.5km de route plate me voici donc pour lâentrĂ©e du trĂšs beau complexe sportif, ou vraiment rien nâa Ă©tĂ© mis de cĂŽtĂ© pour les coureurs. Chapeau bas ! Manger, Une douche, dodo au pied du mur escalade, Il est 17h00.jâarrive pas vraiment Ă me reposer en base de vie .Aussi 19h00 je dĂ©cide de repartir tant quâil fait encore jour pour lâattaque du col Pinter. On mâannonce une nuit sur les cols Ă -12°c !
Acte  5: Gressoney - Valtournenche -- deux petits cols et puis sâen vont !
Ăa commence bien! du plat sur route, une piste sur lequel jâavance bien; une montĂ©e au un refuge Alpenzu, je ne peux rĂ©sister a entrer dans ce charmant refuge, dĂ©but de soirĂ©e, je me vois livrer une belle assiette de pates, quelle gentillesse des propriĂ©taires, je resterai bien pour la nuit mais  la course nâest pas terminĂ©e.. ! Je chantonne dans ma tĂȘte « je vais bien tout vas bien, je ne vois pas pourquoi, ça nâirait pas !! Et je pense Ă tous les mots d'encouragements que j'ai reçus directement ou indirectement, ça me donne du baume au cĆur, ça peut  faire, on va peut-ĂȘtre bien le boucler ce monstre ! Pas de pause au col aĂ©rien, il fait trĂšs froid, je redescends, et c'est trĂšs technique de nuit, je suis lent, mais molto benne, faut assurer ! Je croise sur la route  UNZ (marrant comme prĂ©nom) qui me conseille (il a dĂ©jĂ terminĂ©e le Tor) de prendre un repas sur le refuge suivant Cuneaz. Câest un rĂ©gal pour les papilles (une soupe minestrone avec pains aux raisins) et dire que jâavais pris de la boisson Ă©nergĂ©tique, ce serait une offense de ne pas rĂ©pondre Ă une si belle invitation. Nous repartons pour le refuge suivant » Crest » avec pour intention de prendre 2 heures d sommeil ,il y a du monde mais toujours aussi sympa .Un petit dĂ©jeuner a 4 heures du mat ,je repars pour la descente vers Saint Jacques .Mes ampoules commencent a mâinquiĂ©ter (infection ?? ) jâai des pieds qui fourmillent , si cela continue ma fin de course en sera compromise âŠje croise Jean Yves qui vas sâavĂ©rer ĂȘtre mon compagnon de route ,notre Ă©change est riche de connaissances alpines ,forcement on sâentend a merveilles !.Nous papotons en guise de prĂ©sentation .Voila saint Jaques .le tournant de la course oĂč un mĂ©decin et une Ă©quipe de secouriste me prennent en charge pour apporter les plus grands soins Ă mes pieds trĂšs meurtris .Allejuah ,Merci seigneur ,mais surtout GraciĂ© mille Ă toute lâĂ©quipe sans qui je me demande comment jâaurais terminĂ© mon pĂ©riple, je suis comme un sous neuf ! Aussi je repars pour le col Nannaz avec jean Yves ,j'ai mis toutes mes couches, ça caille encore trĂšs sec. Mon Camel back est gelĂ©, aussi jâutilise mon bidon supplĂ©mentaire, mais cela reste frais... Nous arrivons au Grand Tournalin sur le petit matin, lâenvie de piquer un roupillon 30 minutes sur le banc ne peut pas nous rĂ©sister. Une soupe et un bon gĂąteau au refuge finit de me requinquer. Le soleil se lĂšve et nous donne lâenvie de repartir pour se rĂ©chauffer, un arrĂȘt pour le col des fontaines, obligatoire, pour respirer la vue imprenable a 360° sur le secteur, dommage le Cervin est cachĂ©. La descente pour Valtournenche. On y croise notre Thierry de Marseille qui est venu Ă notre rencontre, ça me fais plaisir de le retrouver, quel aventure pour lui, on Ă©change sur les jours prĂ©cĂ©dents et comment sa virĂ©e a dĂ» prendre fin, difficile pour lui, on peut le comprendre que dâavoir arrĂȘtĂ© la course. Câest avec naturel quâil va nous aider pour la logistique de fin de course .Merci Thierry !
Acte 6: Valtournenche (Cretaz) - Ollomont
Il est 11h00 ,Nous nâavons pas envie de dormir ou peut-ĂȘtre aussi que lâon sent lâĂ©curie âŠ(reste 80 kms) Apres un dej copieux (pates fruits et yaourts), c'est reparti, ça remonte pour le LUPPO (la forme dâune criniĂšre de loup pour signifier le parcours qui sâannonce en dent de scie )!, je me coucherais bien sur le bord du chemin pour dormir un peu ... Heureusement au premier ravitaillement ,refuge de Barmasse,je demande si nous pouvons dormir ,et câest encore la gentillesse des propriĂ©taires qui fait lâĂ©vidence  . Un bon vieux lit sans ressort et une couverture, parfum Mi- bouc Mi chĂšvre fera trĂšs bien lâaffaire pour 2 heures de Dodo. Câest dĂ©but aprĂšs-midi, un sommeil ne peut ĂȘtre que rĂ©parateur ! Jâen suis convaincu. Je repars un peu dans le gaz mais satisfait de mon coup .Cette journĂ©e est froide (2000 /2500 m),il me faut de la fraicheur pour attaquer le Luppo : beaucoup de petites montĂ©es et redescentes trĂšs sous-estimĂ©es sur le topo . je vole ,je mâĂ©clate seul dans ce dĂ©cor trĂšs primaire de granit et roches . De micro-Ă©tape en micro-Ă©tape, la fenĂȘtre de tsa, une descente des plus technique et jâarrive finalement au bivouac Reboulaz 2585m oĂč me retrouve jean Yves et Jean Michel. Câest Ă la bonne franquette, tout sur la table, comme Ă la maison, lâĂ©quipe du refuge nous accueille avec soins, une bonne humeur dans la chaumiĂšre .Sur le mur du refuge, un article de journal dâun alpiniste dĂ©cĂ©dĂ© en montagne tĂ©moigne de la passion qui habite le secteur ...  On est bien ! Mais faut encore repartir pour la fuite en avant. Je propose Ă jean Yves de rester ensemble pour la nuit par sĂ©curitĂ© âŠLe secteur est vraiment limite ! Des balcons, des prĂ©cipices, de quoi angoisser toute une nuit, faudrait vraiment pas avoir un souci ici Ă cette heure .Nous arrivons au refuge de Cuney,pas de soucis Ă se faire, de la place dans le refuge et hop 2 heures de sommeil .Il vaut mieux dormir et reprendre des forces pour le jour qui arrive et en finir avec le reste du luppo. Jean Michel se rĂ©veille lui aussi, faut voir la tĂȘte en pĂ©tard et ses yeux explosĂ©s, ça me fait rire et lui aussi, la mienne nâest pas mieux ! Faut le sens de lâhumour pour dĂ©dramatiser la situation. Nous avons bien fait, bien que les rotules soient rouillĂ©s a un point de craquer, le dĂ©part du refuge se fait tant bien que mal Ă la lumiĂšre des frontales. Nous repartons vers le bivouac Clermont ou encore une fois lâarrĂȘt est obligatoire. Je trouve vraiment trĂšs drĂŽle de partager le couvert serrĂ© comme des sardines dans ce petit refuge, mais oh combien accueillant ! Allez trouver quelquâun Ă 3 heures du mat en pleine montagne capable de vous offrir avec le sourire lâhospitalitĂ©, ça pourrait paraitre normal, mais rappelons quand mĂȘme que le mot bĂ©nĂ©vole prend ici tout son sens. Encore bravo ! Jâattaque la montĂ©e abrupte dâun pas facile au point de mâĂ©loigner de mes compagnons, jâarrive au col vessonaz Ă la vitesse de lâĂ©clair, seul, la bascule et des plus torride, quel spectacle, il ne manque plus que les skis, vraiment trĂšs abrupte, la pente est vraiment trĂšs impressionnante, juste elle est moi âŠ.SĂ©quences passions !
Je continue la descente vers Closé de 10 kms ou je file sans me poser de question, je suis Ă©tonnĂ© dâavoir autant de jus Ă cette heure et Ă ce moment de la course, vas falloir rĂ©viser le manuel sportif .En forme aprĂšs 270 km de course ?, faut rester calme, jâarrive sur le ravitaillement, je dĂ©cide de me reposer 1h30 et voir venir le jour pour lâattaque vers Ollomont.
Un tapis pour le sol, un petit dĂ©jeuner, jâattends jean Yves et jean Michel pour lâattaque du col de Brison (1000D+) le jour se lĂšve. Ăa monte et câest presque normal mais pas de quoi terrifier la galerie, parfois raide, et surtout longtemps, on essaye de pas trop squatter au ravitaillement intermĂ©diaire du col. Un petit arrĂȘt obligatoire au col de Brison pour contempler sous le soleil la bascule et le Mont-blanc à lâhorizon, signe de lâarrivĂ©e !
La descente est technique, mais de jour cela passe assez bien, tranquillement on se laisse filer sur Ollomont ou Notre Thierry national arrive nous retrouver pour un dernier rĂ©glage de soupape .Le ravitaillement est vraiment sympa, sous le soleil, une petite douche, je croise un coureur belge ,Nivelles, Ă lâaccent, je ne pouvais pas le rater, ca fais plaisir de le rencontrer, lâĂ©change est sympathique, je vois que lui aussi Ă de gros ennuis avec ses pieds lorsquâil passe au stand du ressemelage ! le repas pris en commun, un soin pour mes pieds histoire dâassurer la derniĂšre partie, une petite heure de rĂ©cup, Un short (le premier de la semaine) et hop je repars avec jean Yves pour le final.
Acte 7: Ollomont - Courmayeur â
Nous voilĂ partis pour le col champillon, dernier secteur, on sent la maison mais rien nâest encore fait , reste 50 km ! je nâai pas arrivĂ© Ă me reposer sur la base de vie aussi la montĂ©e vers le col sous les sapins  est longue... heureusement il fait beau (je nâose imaginer un Tor sous la pluie et le froid, ce serait lâhĂ©catombe !!)On croise des coureurs alpins français sympathiques qui nous encouragent pour le final .le secteur est vraiment superbe, avec une vue sur le cirque environnant .Dire que ce matin nous nâĂ©tions quâun petit point sur les sommets prĂ©cĂ©dents ! le refuge Champillon, arrĂȘt, les cloches est lâambiance nous obligent Ă trainer un peu, puis lâattaque vers le sommet pour la photo du cairn Alpin.
La descente suivante, trĂšs technique est usante pour notre carcasse, il fait du vent et je regrette mes collants, encore un arrĂȘt sur le refuge de Ponteilles pour nous habiller chaudement et profiter de la polenta / travers de Porc ,façon valdotains ! Il commence Ă faire froid dans le coin, le replat amenant petit Ă petit Ă st rhĂ©my en bosses se passe pas trop mal nous prenons des renseignements dâhabitants du secteur .Vraiment des gens merveilleux et amoureux de leurs rĂ©gion... Puis on repart, pour arriver Ă St RĂ©my en Bosses. Câest le dĂ©but de soirĂ©e, une stratĂ©gie se met en place dans ma tĂȘte depuis deux jours, je ne veux pas arriver de nuit a Courmayeur, toujours dans le but de profiter un maximum de la chance dâĂȘtre prĂ©sent Ă cet Ă©vĂ©nement. Aussi je mâimpose deux heures dâarrĂȘt ou je ne dors vraiment pas terrible, je suis mĂȘme explosĂ©, un repas avant lâattaque du dernier col, je ne prends pas de douche par peur dâenlever mes pansements aux pieds. Je repars de nuit avec mon ami jean Yves pour le col malatra, le ravito de Merdeux sup. est loin ... mais il se rapproche et finalement, On arrive Ă rythme rapide au refuge du lac Merdeux .Comme nous avons 7 heures dâavance sur la barriĂšre horaire, il est judicieux de rĂ©cupĂ©rer 2 heures (nĂ©cessaire !) dans un bon lit avec un rĂ©veil du propriĂ©taire. Un sommeil rĂ©parateur qui va sâavĂ©rer trĂšs payant pour le final. Nous repartons avant le lever du jour pour le dernier col, les jambes sont guidĂ©s par une idĂ©e « lâarrivĂ©e » On pourrait mĂȘme dire que nous courons vers le sommet tellement nous sommes faciles. Une photo sur le sommet, histoire dâimmortaliser le lieu et nous basculons vers le final et le refuge Bonatti .Un arrĂȘt encore obligĂ©, mais pour une autre raison, le lieu et lâhistoire pour rendre hommage Ă ce cĂ©lĂšbre Alpiniste Italien. Le spectacle est au rendez-vous, levĂ© du jour, soleil sur le Mont blanc et toutes les faces alpines du secteur. Encore un bonheur dây ĂȘtre. Derniers lacets et chemins de traverse nous nous laissons filer vers le dernier refuge Ă toute allure, pressĂ© dâarriver ? Pourtant je resterai bien, rien que pour la beautĂ© du site. Le refuge Bertone nous signale lâarrivĂ©e proche. Madame jean Yves viens Ă la rencontre de mon ami. Je ne peux mâempĂȘcher de les laisser profiter ensemble de ce moment. Aussi je dĂ©cide de faire la derniĂšre descente Ă bloc pour le fun, jâai des jambes de feu. Thierry me croise et se demande qui est bien celui qui passe devant lui a cette allure, câest son pote qui est heureux et qui profite un dernier instant du final .Je dĂ©boule sur le centre-ville, les nombreux marcheurs, passants mâapplaudissent, je suis sur un nuage .Je franchis la ligne .Une pensĂ©e a tous ceux qui ne peuvent ĂȘtre prĂ©sent avec qui jâaurais aimĂ© partager mon bonheur .Quelle satisfaction ! Je reste sur lâarrivĂ©e pour signer lâhommage rendu Ă Yang, tristesse et Ă©motions de lâinstant. Mes amis de route arrivent, nous partageons cette fin de course inoubliable. Difficile de clĂŽturer cette aventure.
Merci Ă ma femme pour mâavoir permis de rĂ©aliser ce projet de dingue, Mes enfants qui mâont aidĂ© Ă tenir le coup dans les moments difficiles, ma petite famille qui a su prendre bien soin de moi, Ă tous mes supporters pour leurs encouragements qui me sont allĂ©s droit au cĆur ... dans les montĂ©es difficiles je pensais Ă vous tous. Que d'Ă©motions, que de difficultĂ©s, mais quelle satisfaction. Certes ,il y a eu des moments oĂč jâai doutĂ© mais nous avons participĂ© a quelque chose de grand, quelque chose de plus fort que le constat rabat joie qu'en auront fait certains ...
En participant au Tor, je pense que l'on a véhiculé des valeurs trop oubliées dans la société moderne ... ce dont je me rappelle du Tor, c'est de l'entraide, de l'amitié, des émotions, des paysages, mais aussi de la simplicité de la vie en montagne. Je pense que pendant une semaine nous étions des privilégiés, et nous avons pu faire quelque chose d'exceptionnel, repousser des limites qui n'étaient ni le nombre de lignes écrites en une journée, ni le temps de transport pour arriver à l'heure au boulot .... En tous cas nous sommes trop décalés pour se contenter des objectifs artificiels que nous fournit la société moderne.
MILLE MERCI, GraciĂ© MilleâŠaussi aux bĂ©nĂ©voles et aux organisateurs d'une course qui a pour sĂ»r un sacrĂ© caractĂšre, aux autres coureurs et accompagnateurs, a tous ces gens qui, ont eu un petit mot gentil dans les moments les plus durs.
Et aussi un Merci particulier pour Thierry, mon ami. En espĂ©rant quâun jour viendra oĂč tout sera rĂ©uni pour quâil puisse refermer ces belles pages de vie.  Le Tor ce n'est pas une course, c'est une aventure !
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Voici mes photos sur Picasa web , Â
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Mon royaume pour une lettre. Par Philippe Billard, rédacteur UFO.
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On se dit tous forcément un jour que l'ultra est un sport ingrat, qu'on est un incompris. On se demande pourquoi les collÚgues de bureau nous traitent de fada et pourquoi nos familles sont inquiÚtes. Si nous en retirons une certaine solitude, elle est aussi, parfois, teintée de fierté. Je ne parle pas ici de cette fierté ahurie d'arriver à bout d'épreuves apparemment difficiles. Je parle de cette fierté de le faire en restant toujours lucide et toujours attentif au monde qui nous entoure.
Car courir un ultra, n'est pas juste un moment privilĂ©giĂ© d'introspection. Courir un ultra, c'est aussi une aventure qui nous guette, des sourires qui s'esquissent, des rencontres qui nous marquent et mĂȘme parfois, des rencontres qui changent notre vie. Et voilĂ que l'ultra nous offre son plus beau paradoxe. Il passe du statut de sport solitaire, aride, ascĂ©tique, mal compris, Ă celui de pratique solidaire, ouverte Ă l'autre et qui sait faire fi de soi pour l'intĂ©grer dans sa sphĂšre personnelle.
C'est lĂ que toute la magie des kilomĂštres opĂšre, comme si le bien ĂȘtre des premiĂšres foulĂ©es rendait Ă©goĂŻste, jaloux de son plaisir.
Puis peu à peu, on devient faible, on se replie, on souhaite que plus personne ne nous adresse la parole pour pouvoir souffrire en silence. Trente-cinq kilomÚtres. Quarante kilomÚtres. Cinquante kilomÚtres. Trois heures de course. Quatre heures de course. Huit heures de course. Peu à peu, on se prend à regarder autour de soi, à espérer un petit encouragement, un petit applaudissement.
Il n'y a plus d'adversaire, on vit la mĂȘme expĂ©rience intense que ses compagnons de route. Peu Ă peu, on devient aimable en ressentant cette bouffĂ©e d'Ă©nergie Ă chaque encouragement d'un frĂšre ou d'une sĆur d'armes. Les liens se resserrent et ces coureurs avec qui l'on fait le yo-yo depuis des heures deviennent des amis.
Conscients de ce qu'ils nous apportent à ce moment là , il devient bientÎt impossible de les abandonner là , alors qu'ils affrontent un terrible coup de barre. Le solitaire devient solidaire et c'est juste une seule petite lettre qui change, comme un équilibre instable qui nous aide à affronter l'adversité ou au contraire, à apprécier le moment présent.
Le plaisir de changer à satiété le « d » en « t », puis le « t » en « d » à nouveau, je l'échange contre mon royaume en friche de bonheurs inutiles.
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Influences...
Vivre notre vie, je veux dire la vivre pleinement, ce nâest peut-ĂȘtre au fond que parvenir Ă trouver notre place, notre lieu. Le monde aujourdâhui, surexposĂ© sous des lumiĂšres artificielles, nous donne lâillusion que nous le possĂ©dons et le connaissons sans effort. Mais en dĂ©finitive, que savons-nous vraiment de lui ? Et que savons-nous de nous-mĂȘmes ?
Notre libertĂ© dâhommes est avant tout une libertĂ© de parcours : à chacun de construire son mode de frĂ©quentation du monde, dâinventer sa trace, de rĂȘver sa mesure. Aujourdâhui, plus encore quâhier peut-ĂȘtre, il paraĂźt essentiel de rĂ©inventer un rapport avec notre terre qui ne soit pas celui dont nous usons depuis trop longtemps et qui nâa conduit quâĂ lâexploiter, la souiller, saccager la plupart de ses beautĂ©s, mettre en pĂ©ril ses Ă©quilibres.
Gravir des montagnes, dessiner des lignes Ă©phĂ©mĂšres sur des parois de rocher ou de glace, mesurer lâespace Ă lâaune de ses doigts, de chacune de ses foulĂ©es, devenir infiniment petit, et le savoir, face Ă la grandeur originelle du lieu, Ă la puissance dâĂ©lĂ©ments qui nâont que faire de nous, qui nous ignorent, tout cela compose un chemin Ă mille lieues de lâefficacitĂ© marchande.
Câest parce quâau fond elles ne servent Ă rien, sinon Ă nous creuser et nous laisser encore plus seuls et fourmillant de questions face Ă la complexitĂ© de notre nature, que la poĂ©sie, la philosophie, les arts sont les plus magnifiques des crĂ©ations de lâhomme. Et câest parce quâil apprend, dans le paysage qui lâenglobe, que la terre est un sublime et fragile prĂ©sent, que câest elle seule qui dicte les lois majeures, le tolĂšre et souvent le comble, que levoyageur de montagnes, inutile arpenteur aux yeux de beaucoup, se sait en son for intĂ©rieur un homme riche, disposĂ© Ă partager ses trĂ©sors avec celles et ceux qui voudront bien le suivre.
Lievin / Lievin : Randonnée nocturne
Départ Minuit   Hotel de ville .
http://www.tracegps.com/fr/parcours/circuit8123.htm
Un grand salut, des fĂ©licitations Ă toute lâĂ©quipe dâorganisation qui a effectuĂ© un remarquable travail pour cette Ă©dition 2013. Pour ma part ,en mode course a pied et connaissant le moindre chemin proposĂ© par le tracĂ©, ce fut un rĂ©gal, le temps sec et froid y Ă©tait pour beaucoup dans le plaisir de contourner lâantenne de Bouvigny boyeffles et ses environs. (52.9km et 700 D+ ). Lâaccueil Ă chaque ravitaillement et la gentillesse des bĂ©nĂ©voles apportent un plus et de la chaleur sur les chemins de lâArtois. Surtout ne changer rien, peut-ĂȘtre le balisage ou il mâa Ă©tĂ© parfois mis en doute en rapport des Ă©ditions prĂ©cĂ©dentes ,mais lâensemble reste dâun niveau bien supĂ©rieur a des grandes manifestations ou le denier prime. A faire absolument pour tous traileurs avertis ! 
« L'aventure est un engagement de l'ĂȘtre tout entier et sait aller chercher dans les profondeurs ce qui est restĂ© de meilleur et d'humain en nous. Quand le paquet de cartes n'a pas Ă©tĂ© truquĂ© pour gagner Ă tous les coups existent encore le jeu, la surprise, l'imagination, l'enthousiasme de la rĂ©ussite et le doute de l'Ă©chec. L'aventure. » walter bonatti