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Date de création : 06.01.2010
Dernière mise à jour :
08.12.2015
74 articles
L’inflammation de l’os est essentiellement due à une infection. Lorsque l’inflammation touche la moelle osseuse, la terminologie change, pour être plus précis, mais le mécanisme est toujours le même. Si l’os est un tissu dure et dense, il n’est pas pour autant épargné par les infections…
Comment est structuré l'os ?
Les os sont des tissus conjonctifs solides, dont l'ensemble forme le squelette.
Ils interviennent essentiellement dans
- le support de tout le corps,
- la facilitation des mouvements,
- la production de cellules sanguines par la moelle osseuse,
- la régulation et le stockage des éléments minéraux comme le calcium, le phosphore,…
L'inflammation de l'os peut principalement concerner
- le tissu osseux, on parle d'une ostéite
- la moelle osseuse, c'est une ostéomyélite
L'ostéite
L'ostéite est une atteinte inflammatoire du tissu osseux, secondaire à une infection bactérienne, mycosique ou parasitaire. Les germes pathogènes atteignent généralement l'os à partir d'une fracture, lors d'une infection cutanée (furoncle, impétigo, abcès) ou au cours d'une quelconque maladie infectieuse(une angine par exemple). L'ostéite constitue souvent une complication tardive à des infections non ou mal traitées.
Les bactéries sont les plus fréquemment en cause : le Staphylocoque doré et l'Escherichia coli. Le Streptocoque et le bacille de Koch sont également dans la liste et s'avèrent être plus fréquents en Afrique. Les infections mycosiques et parasitaires sont moins courantes au cours d'une ostéite. Les signes rencontrés au cours d'une ostéite varient essentiellement en fonction du germe en cause. L'ostéite bactérienne est plus souvent rencontrée chez les enfants et les adolescents.
Cependant, d'autres facteurs peuvent également engendrer des réactions inflammatoires au niveau du tissu osseux.
- Fistule osseuse
- Extraction dentaire, à l'origine d'une inflammation des os de la mâchoire Le traitement d'une ostéite repose sur l'association d'un traitement médical par des antibiotiques (selon les germes en cause) et une intervention chirurgicale simple qui consiste à enlever les zones enflammées et infectée de l'os.
L'ostéomyélite
Le terme d'ostéomyélite est spécifiquement utilisée lorsque l'inflammation et l'infection atteint la moelle osseuse. Le mécanisme est le même que pour l'ostéite, l'infection bactérienne est la plus souvent en cause. Le germe le plus fréquemment rencontré au cours d'une ostéomyélite est le Staphylocoque doré.
La contamination de l'os par la voie sanguine est le mécanisme le plus souvent rencontré. L'ostéomyélite concerne essentiellement les os longs (tibia, humérus, fémur). C
ette infection bactérienne peut apparaître dans le cadre de :
- Un traumatisme (fracture ouverte, perforation ou plaie cutanée)
- Un foyer infectieuxou une septicémie (les germes sont véhiculés vers l'os par la circulation sanguine)
- Une maladie générale comme le diabète, au cours de laquelle il existe une mauvaise irrigation sanguine (ralentissement du flux sanguin).
- Une intervention chirurgicale
- Extension infectieuse à partir d'une infection au niveau du tissu mou de l'os La prise en charge d'une ostéomyélite dépend essentiellement de la cause et du mécanisme d'apparition de l'infection. Il s'agit souvent d'une urgence médico-chirurgicale.
Mais toujours est-il, que le traitement de la cause est associé à une forte dose d'antibiotiques administrée sur plusieurs semaines. Dans les cas graves, les antibiotiques sont généralement administrés par voie intraveineuse en début de traitement.
Le traitement chirurgicalpeut être associé en fonction de la cause. L'immobilisationet le repossont conseillés.
Prenez soin de vos articulations grâce à l’Ayurvéda
Les douleurs articulaires touchent un français sur trois
Rangées au chapitre des maux de civilisation, les douleurs articulaires sont qualifiées désormais de « nouveau mal des Français » ! Et pour cause : elles touchent plus d’un tiers de nos compatriotes. Ce ratio passe à plus d’un Français sur deux chez les plus de 50 ans. Bien sûr, selon la médecine moderne, les pathologies à l’origine de telles douleurs peuvent être très disparates : usure liée à l’âge, arthrite rhumatoïde, arthrose, ostéoporose, polyarthrite rhumatoïde, rhumatismes, …la liste est longue. En plus de prédispositions génétiques, le surpoids, les efforts inhabituels ou le manque d’activité physique seraient selon la médecine moderne les principaux facteurs susceptibles d’entraîner de telles douleurs. Avant d’aller consulter leur médecin traitant pour quelque crème ou préparation anti-inflammatoire, les français font de plus en plus appel aux compléments alimentaires. Relayés pas des campagnes de publicité plutôt convaincantes, ces compléments soulagent jusqu’à un certain point les douleurs articulaires. Un récent sondage affirme que 39% des français seraient prêts à en acheter en cas de douleurs. Aux Etats-Unis, la vente de ces suppléments représente déjà plus de 2 Md $ par an !
Les médecines alternatives mettent en cause l’alimentation, fortement carencée en vitamine D et en calcium. Le manque de cuivre – oligo-élément jouant un rôle essentiel dans la santé des articulations – est également incriminé. C’est pourquoi elles proposent une large palette de plantes afin de diminuer les douleurs articulaires. La phytothérapie représente une alternative intéressante aux médicaments allopathiques. De nombreux compléments alimentaires censés prévenir la dégénérescence du cartilage grâce à la glucosamine ou la chondroïtine sulfate sont en vente dans les boutiques diététiques. Certains compléments tentent de diminuer la production de substances favorisant l’inflammation. C’est le cas des insaponifiables d’huiles d’avocat et de soja, des acides gras oméga-3 et oméga-6 ainsi que du méthyl sulfonyl méthane. L’offre est si diversifiée que les autorités sanitaires européennes ont tenté d’y mettre un peu d’ordre en interdisant l’usage de messages de santé sur bon nombre de produits. Résultat ? Contrairement à ce qui se passe aux Etats-Unis, le marché européen s’est considérablement réduit.
Comment ces substances agissent-elles sur les douleurs articulaires? En comblant le déficit des constituants du cartilage. S’il est acquis que la glucosamine, produite par l’organisme, joue un rôle dans le maintien du cartilage et qu’elle freine l’évolution de la maladie, il subsiste neanmoins des doutes quant à son dosage. Principale raison ? Les effets secondaires. Elle produit des aigreurs d’estomac et des diarrhées. Les autorités sanitaires européennes interdisent désormais aux compléments à base de glucosamine d’affirmer être bénéfiques à la santé articulaire. Même topo avec la chondroïtine sulfate, autre constituant du cartilage. Elle en assure la structure et l’élasticité. Elle est en vente libre en pharmacie même si – business is business – les autorités européennes lui interdisent de prétendre soutenir la mobilité et la santé des articulations. La chondroïtine sulfate est déconseillée aux personnes hémophiles ou recevant un traitement anticoagulant. Un contrôle médical est conseillé pour toute utilisation de ce complément dont les effets secondaires ressemblent à ceux de la glucosamine.
D’autres substances produites par l’organisme sont dans cette même schizophrénie. C’est le cas du S-adénosyl-L-méthionine qui a démontré une certaine efficacité contre la progression de l’arthrose et que certains pays européens, à l’instar des Etats-Unis, vendent en tant que médicament. Les personnes souffrant de troubles bipolaires, de la maladie de Parkinson ou de dépression ne devraient pas en prendre. Cette substance n’est pas commercialisée en France. Les extraits d’huiles d’avocat et de soja censés soulager la douleur de l’arthrose sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Les oméga-3 issus des poissons et l’acide gamma-linolénique font aussi partie de l’arsenal des médecines alternatives contre les maladies inflammatoires bien que leurs bienfaits n’aient jamais été validés. Ajoutons à cette liste le méthyl sulfonyle méthane qui semble aussi soulager les douleurs liées à l’arthrose. C’est le complément le plus vendu aux Etats-Unis. Conclusion : la vigilance reste de mise car toutes ces substances ont des effets secondaires. Notons que pour les mêmes raisons de législation, certaines boutiques diététiques recommandent sous le manteau de prendre en plus de ces compléments du silicium (prêle) ou de l’huile de krill, source de caroténoïdes.
Pour sa part, l’Ayurvéda classe les caractéristiques des douleurs articulaires selon les trois doshas, Vata, Pitta et Kapha. La douleur Vata se manifestera dans les articulations comme une douleur sourde tendant à se déplacer dans une sorte de va et vient. Elle produit des fissures et des craquements en raison de la sécheresse du liquide synovial. Intense en hiver et par temps sec, la douleur articulaire Vata diminuera par temps chaud et humide. Les personnes de constitution Vata y seront plus sujettes. Après 60 ans, alors que commence la période de la vie appelée Vata Kala, ce type de douleur devient plus fréquent, notamment si le mode de vie de la personne aggrave Vata : stress, caféine, déplacements, peu de sommeil, etc. L’Ayurvéda recommande alors de suivre un régime alimentaire pacifiant Vata qui favorise les goûts doux, aigre et salé, les nourritures chaudes et onctueuses et limite les crudités et les fruits secs ainsi que les préparations glacées. Il est conseillé de boire de l’eau chaude tout au long de la journée. Le ghee et l’huile d’olive sont particulièrement recommandés. Eviter les stimulants tels que le sucre et la caféine. Le massage à l’huile de sésame chaude sur la partie du corps concernée tient une place importante dans le traitement de la douleur articulaire de type Vata car il favorise la lubrification interne du tissu conjonctif et des muscles. L’huile de sésame peut contenir des plantes comme l’Ashwagandha et le Bala, connues pour pacifier Vata. En outre, l’Ayurvéda conseille de prendre une préparation appelée Yogaraj Guggulu, mélange de plantes pacifiant Vata dans les articulations et les muscles. Il renforce également le tissu conjonctif. Précisons que Guggulu est une résine utilisée pour détoxifier et rajeunir le sang et le système digestif. Elle a la capacité de pénétrer profondément dans les tissus. Combinée avec d’autres plantes dans Yogaraj Guggulu, elle cible précisément les espaces articulaires en vue de la guérison.
La douleur articulaire de type Pitta se manifeste avec violence, comme un coup de poignard. Elle est facile à reconnaître car elle résulte d’une inflammation. La zone concernée est chaude au toucher, rouge à l’examen et parfois enflée à cause d’excès de feu et d’eau. Les sacs de glace et le temps sec et froid en diminuent l’intensité. La chaleur et le temps chaud l’aggravent. Elle est plus fréquente chez les personnes de constitution Pitta. Son traitement ayurvédique commence par un régime pacifiant Pitta qui favorise les goûts amer, doux et astringent, les aliments rafraîchissants comme les salades, les légumes à feuilles, le concombre ou les fruits doux comme le melon et le raisin, etc. Ce régime demande d’éviter alcool, graisses, sel, café, etc. Le massage à l’huile Mahanarayan apaise rapidement la douleur car elle agit à la fois comme un analgésique et un anti-inflammatoire. Ne pas la chauffer avant le massage. La préparation conseillée, Kaishore Guggulu, contient des plantes qui réduisent Pitta dans les articulations et les muscles.
Notons aussi qu’ama peut se loger au cœur des articulations, donnant les symptômes des trois types de douleurs, Vata, Pitta et Kapha : inflammation, douleur mobile et gonflement. Les personnes ont alors tous les signes d’un excès d’ama comme une langue chargée au réveil, une mauvaise digestion, une mauvaise élimination ainsi qu’un faible niveau d’énergie. Les douleurs de la polyarthrite rhumatoïde résultent d’un excès d’ama dont la présence dans l’articulation provoque une déformation structurelle dans la zone touchée. Dans ce cas, il faut réduire au plus vite ama grâce à un Panchakarma et suivre un régime à base d’aliments plus secs et plus légers et d’épices stimulantes comme le gingembre, le poivre noir et le fenugrec, tous trois connus pour réduire ama. Prendre aussi du Simhanad Guggulu, préparation d’huile de ricin et de Triphala pour déloger ama de la physiologie . Des massages locaux à l’huile de Mahanarayan sont adaptés aux articulations chargées d’ama.
Le Yoga protège les articulations
Et l’Ayurvéda Maharishi ? Elle identifie deux grands types de problèmes. Le premier provient d’articulations mal nourries, conduisant à une faible densité osseuse, d’où des craquements qui, s’ils ne sont pas pris en charge, provoquent une immobilisation complète des articulations. Ne recevant pas les nutriments dont il a besoin, l’os commence à dégénérer. La genèse de ce problème est liée à l’aggravation du sous-dosha Vyana Vata qui gouverne les impulsions du système nerveux et la circulation. L’aggravation de Vyana Vata crée un effet desséchant sur Shleshaka Kapha, le sous-dosha de Kapha qui gouverne la lubrification des articulations. Résultat : les articulations craquent et perdent leur flexibilité. Le second type de problème provient d’une surcharge d’ama dans les articulations. Sa nature collante favorise rigidité et lourdeur. Avec le temps, l’articulation enfle et devient douloureuse. L’Ayurvéda Maharishi conseille de pacifier le dosha Vata. En plus d’une alimentation appropriée, il est conseillé de pratiquer régulièrement la méditation transcendantale, quelques postures de Yoga, de l’exercice physique modéré, et de se coucher avant 22 heures. Au chapitre des préparations, l’Ayurveda Maharishi a développé une combinaison précise de plantes qui nourrit les os et les articulations et soutient Shleshaka Kapha. Son nom : Joint Soothe tablets . Elle peut être prise avec Calciocare. Ce traitement convient lorsque le problème est du premier type. Il est important d’éviter la caféine et toute alimentation très acide, car elles augmentent l’excrétion du calcium et du magnésium dans l’urine, appauvrissant du coup le taux de calcium dans l’organisme. Si le problème des douleurs articulaires persiste malgré ce traitement, il est important de consulter un médecin ayurvédique.
L’huile Maharayana
Si le problème articulaire est du deuxième type, avec raideurs et lourdeurs, il faut en priorité dissoudre ama. Car si rien n’est fait pour cela et qu’il s’accumule dans les articulations pendant une longue période, une forme plus toxique d’ama risque de se développer. Appelée amavisha, elle provoque des inflammations. Si elle se mélange aux fluides lubrifiants gouvernés par Shleshaka Kapha, elle finit par former une substance toxique extrêmement collante connue sous le nom Shleshma. Cette dernière restreint la mobilité et perturbe la circulation dans l’articulation. Si ama, amavisha et Shleshma séjournent dans les articulations pendant une longue période, la structure des articulations et l’os lui-même seront endommagés. Lorsque ces changements morphologiques se produisent, il devient extrêmement difficile de les corriger. C’est pourquoi il est important d’adopter au plus vite un mode de vie qui réduise ama avec des aliments légers et secs, faciles à digérer. Evitez le sommeil de jour et aller au lit tôt afin de vous lever avant 6h00. Faites une demi-heure d’exercice tous les jours ainsi que des étirements de Yoga. Un moyen efficace pour purifier l’articulation est de boire toute la journée du Pachana ama, une eau infusée avec des épices réduisant ama . Une pomme cuite aux pruneaux fera office de petit déjeuner. Certaines préparations aident à éliminer ama des articulations, il s’agit de Detox ou Detox Pitta. Sur les articulations raides, appliquer Ayurvedic Balm, conçu pour lubrifier les articulations ou encore l’huile Mahanarayana. En tout état de cause, si vous sentez un peu de raideur ou de lourdeur dans vos articulations, commencez à suivre au plus vite ces recommandations afin d’éviter l’accumulation de ama.
Jo Cohen
NB: UN SEUL ANTIBIOTIQUE SUFFIT DE MOINS EN MOINS, ET L'ASSOCIATION DE DEUX ANTIBIOTIQUES EST PLUS EFFICACE
Objectif. Mise au point du diagnostic et de la prise en charge des ostéites bactériennes des os longs chez l’adulte.
Méthodes. À partir de notre expérience et des données de la littérature.
Physiopathologie. L’ostéite des os longs de l’adulte est une infection le plus souvent post-traumatique ou survenant sur matériel étranger et qui est difficile à traiter. Les mécanismes physiopathologiques de la chronicisation de l’infection sont complexes et font intervenir des facteurs locaux (vasculaires, nécrose osseuse, présence de corps étrangers…), généraux (diabète, immunodépression…) et bactériens (virulence, protéines d’adhérences, mécanisme de résistance aux antibiotiques varié avec en particulier le développement de biofilm et de microcolonies…).
Diagnostic. L’ostéite chronique se manifeste par des fistules cutanées ou simplement des douleurs osseuses accompagnées ou non d’une fébricule. Le scanner et l’IRM visualisent l’étendue des lésions. Le diagnostic bactériologique est une étape capitale pour une prise en charge optimale en identifiant le ou les germes responsables.
Traitement. Il est en général médico-chirurgical. Le traitement chirurgical comprend une excision large des tissus infectés, l’obtention d’une consolidation et une couverture osseuse. L’antibiothérapie doit être active sur les germes isolés, diffusée dans l’os et bien tolérée. Elle nécessite une surveillance étroite et prolongée et une adaptation des posologies au cas par cas. Seule l’absence de récidive après un arrêt très prolongé des antibiotiques permet de parler de guérison.
Les traitements des Ostéites
MOYENS DIAGNOSTIC ETIOLOGIQUE INFECTIONS OSSEUSES
Infection hématogène: ostéomyélite
Infection de contiguité: sur matériel:
Au mieux
- 1 mois si traitement par VIBRAMYCINE ou FLUOROQUINOLONE
- 10 jours pour tous autres antibiotiques).
- Activité antibiotique
- Examen direct
- Culture aéro et anaérobie, BK et Sabouraud
- Antibiogramme sur tous les germes isolés
Sinon prélèvement par ponction sous scanner
Pr Champsaur, Hôpital de la Timone avec le « kit infections osseuses »
Au moins 3 prélèvements
prélèvements, 3 jours de suite, de compresses avec les modalités suivantes :
PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
Ostéomyélite communautaire à Staphylocoque aureus d’origine hématogene.
Traitement de référence : ORBENINE IV
Durée: 6 semaines (a)
STRATEGIE CHIRURGICALE
Hanche (b)
- Antibiotique pendant 1 mois
- Changement Prothèse avec ciment antibiotique(1)
- Antibiotique pendant 5 mois
- Antibiotiques 6 mois
Genou (c)
Quatre protocoles à discuter avec le chirurgien et le patient.
- Ablation de prothèse avec mise en place d’un spacer (Cale de ciment avec antibiotique$)
- Antibiotique pendant 3 mois maximum quel que soit le résultat de la VS
- Remise d’une nouvelle prothèse avec ciment antibiotique
- Antibiotique pendant 1 mois
- Antibiotique pendant 6 mois
- Changement Prothèse avec ciment antibiotique
- Antibiotique pendant 3 mois
- Ablation prothèse + fixateur externe ou attelle ou traction
- Antibiotique 3 mois
- Remise d’une nouvelle prothèse
- Antibiotique 3 mois
- Antibiotique 10 mois
Infections sur matériel divers (ex: plaques et clou centro-médullaire)
Durée: ATB au moins 1 mois avant et au moins 3 mois après ablation du matériel d’ostéosynthèse. Si l’ablation du matériel d’ostéosynthèse n’est pas possible ne pas dépasser 8 mois de traitement AU TOTAL.
Autres infections osseuses
Références
a: (Sanford guide to antimicrobial therapy Ed. 2002)
b: (DRANCOURT et AL A.A.C.)
c: Protocole en cours d’évaluation
1: Adapter le type d’antibiotique à mettre dans le ciment en fonction de la bactérie
CHOIX DES ANTIBIOTIQUES ET DES CIMENTS
- OFLOCET + RIFADINE
- Si possible RIFADINE + FUCIDINE :
- Sinon BACTRIM
- Sinon bithérapie utilisant la DALACINE
- Sinon TARGOCID ou VANCOMYCINE
- Si sensible FUCIDINE + RIFADINE :
+ faire FUCIDINE + RIFADINE + VANCOMYCINE 1 mois
+ puis FUCIDINE + RIFADINE (traitement habituel)
- Si FUCIDINE R RIFADINE R : BACTRIM
- Sinon TARGOCID ou VANCOMYCINE
Ciment ATB avec VANCOMYCINE
- Si possible
+ FORTUM IV + CIFLOX PO + NEBCINE IV : 3 semaines
+ Puis FORTUM IV + CIFLOX PO : 3 semaines
+ Puis CIFLOX
+ Si CIFLOX R, faire tester la RIFADINE
- Sinon
+ TIENAM IV + CIFLOX PO + NEBCINE IV : 3 semaines
+ Puis TIENAM IV + CIFLOX PO : 6 semaines
+ Puis CIFLOX
+ Si CIFLOX R, faire tester la RIFADINE
- Sinon
+ COLIMYCINE IM
Ciment ATB avec COLISTINE
- CIFLOX PO
Ciment ATB avec NEBCINE
- TIENAM IV + CIFLOX PO : 1 mois puis CIFLOX PO
Ciment ATB avec NEBCINE
- CLAMOXYL
- Si rechutes fréquentes : CLAMOXYL per os 2 g/j à vie
Ciment ATB avec VANCOMYCINE
MODALITES DE SUIVI
Une consultation doit être programmée:
- clinique (pour les effets indésirables)
- NFS + VS + PCR (pour les effets indésirables)
Suivi post-traitement (après l’arrêt)
ÉCHEC - SUCCÈS
SUCCÈS:
Conduite à tenir: finir le protocole, L’évaluation se fait à la consultation : N°1 à 6 semaines
1. Fermeture de la fistule à 6 semaines
2. Normalisation VS
3. Diminution de la douleur
4. Consolidation radiologique
Éléments devant être obtenus 1 et 3
Éléments dont l’évolution doit être bonne 2 et 4
ÉCHEC:
Conduite à tenir: STOP traitement et évaluation de l’échec.
DOCUMENTATION SUR L’ÉCHEC THÉRAPEUTIQUE A 6 SEMAINES
SCANNER A LA RECHERCHE DE SEQUESTRE, DE PSEUDARTHROSE, DE COLLECTION OU D’OSTÉITE (PR CHAMPSAUR)
PRÉLÈVEMENTS
FISTULE
3 prélèvements de compresses avec
Le mécanisme à l'origine de l'infection osseuse oriente le choix du traitement de l'ostéomyélite.
Si l'infection osseuse est hématogène (c.-à-d. que l'agent infectieux est disséminé par le sang) et récente, un traitement à l'aide de fortes doses d'antibiotiques est habituellement efficace. Le médecin prescrit des antibiotiques oraux contre le staphylocoque doré (comme de la cloxacilline* ou de la clindamycine), à moins qu'une autre bactérie ait été identifiée par les analyses de laboratoire.
Comme les bactéries sont de plus en plus résistantes aux antibiotiques d'usage courant, il se peut que votre médecin prélève un échantillon de la lésion infectée pour en faire une culture (faire proliférer la bactérie de l'infection dans un laboratoire). Cette analyse est essentielle pour choisir l'antibiotique le plus susceptible d'être efficace.
Si on soupçonne qu'une infection fongique est la cause de l'ostéomyélite, un médicament antifongique sera alors prescrit.
En cas d'ostéomyélite très grave, les antibiotiques doivent d'abord être administrés par voie intraveineuse, puis ensuite en comprimés, une fois que l'infection est maîtrisée. Le traitement aux antibiotiques dure en général de 4 à 6 semaines, sauf pour les infections récidivantes ou les infections des vertèbres, qui doivent être traitées durant 6 à 8 semaines.
En cas d'infection grave, la quantité de pus accumulé peut nécessiter un drainage chirurgical. Si l'infection a gagné l'os à partir des tissus mous adjacents, le chirurgien doit d'abord exciser les tissus et l'os nécrosés (morts), et remplir l'espace ainsi créé par une greffe de tissus sains (os, muscle ou peau), avant le traitement aux antibiotiques.
S'il s'agit d'une infection d'une articulation artificielle (prothèse), une intervention chirurgicale est nécessaire pour retirer la prothèse et la remplacer. En général, des antibiotiques sont administrés avant et après l'opération. Il se peut, dans de rares cas, que l'infection soit impossible à guérir et il qu'il faille alors amputer le membre infecté ou fusionner l'articulation au cours d'une opération.
Il arrive que les ulcères du pied (une infection causée par une mauvaise circulation) attribuables au diabète s'étendent aux os du pied. Ces infections sont souvent difficiles à guérir avec seulement des antibiotiques, et il est parfois nécessaire d'enlever les os malades par voie chirurgicale. Cette complication est l'une des raisons pour lesquelles les personnes atteintes de diabète doivent apprendre à prendre soin de leurs pieds et suivre leur régime alimentaire et leur plan de traitement afin que leur glycémie soit comprise dans des limites normales. Les ulcères et l'ostéomyélite peuvent ne pas guérir si le diabète n'est pas maîtrisé, ce qui peut rendre une amputation nécessaire.
*Tous les médicaments ont à la fois une dénomination commune (le nom générique) et un nom de marque ou marque. La marque est l'appellation qu'un fabricant choisit pour son produit (par ex. Tylenol®). Le nom générique est le nom du médicament en médecine (par ex. l'acétaminophène). Un médicament peut porter plusieurs noms de marque, mais il ne possède qu'un seul nom générique. Cet article répertorie les médicaments par leur nom générique. Pour de plus amples renseignements sur les noms de marque, consultez votre médecin ou un pharmacien.
On l’appelle Corossol, ou Graviola
Ce fruit tropical est bon pour la santé, il renforce votre système immunitaire, et accompagne une bonne antibiothérapie dans des cas d'ostéite chronique.
CLINIQUE FROT A YAOUNDE: SPECIALITE ORTHOPEDIE
tel: 22714292
Dr Menyem est le meilleur en la matière en Afrique pour soigner les questions d'ostéite.
le secret du traitement des ostéites réside dans les soins de pansément après l'opération.
OSTEITE
PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE
Ostéomyélite à Staphylocoque aureus d’origine hématogène.
Traitement de référence : ORBENINE IV
OSTEITE
Les infections osseuses chroniques et les infections de la moelle osseuse sont très douloureuses
L'une des causes d'une inflammation des os (ostéite) non guérie (chronique) ou de l'inflammation de la moelle osseuse (ostéomyélite) est souvent une circulation sanguine insuffisante dans les tissus osseux. Les personnes concernées souffrent souvent de douleurs fortes comme des élancements et des brûlures dans les os et ne peuvent plus contrôler les membres malades. L'extraction des dents peut également provoquer une inflammation des os de la mâchoire ainsi que l'ostéoporose ou des fistules osseuses. Des opérations chirurgicales des os devront suivre de façon à supprimer. Les zones in flammées et les fragments osseux seront ablatés et des chaînes antibiotiques seront installées.
En cas de l'ostéite et l'ostéomyélite : l'oxygénothérapie hyperbare active les ostéoblastes
Mais le traitement antibiotique n'est pas toujours efficace. Les douleurs peuvent réapparaître malgré tout après une longue période. L'OHB est alors un grand soutien et est capable d'empêcher des amputations possibles. L'activation de la constitution des cellules osseuses grâce à l'OHB est prouvée. L'oxygène respiré dans le caisson hyperbare agit aussi dans les os et les articulations. Même les infections osseuses et les infections de la moelle osseuse de longue date guérissent dans le caisson hyperbare.
Arrêter avec succès les infections osseuses et les infections de la moelle osseuse : l'application de l'OHB en collaboration étroite avec le chirurgien
La thérapie OHB intervient ici depuis longtemps, en coopération avec le médecin chirurgien traitant. L'oxygénothérapie hyperbare sera appliquée parallèlement aux traitements aux médicaments et aux méthodes de traitement opératives pour l'amélioration des chances de guérison. Dans le cas de 60 à 85% des patients, l'infection a pu être arrêtée avec succès. En collaboration avec votre médecin, le médecin pratiquant l'OHB élabore un programme de traitement adapté à vos douleurs. Le corps a besoin de temps, quand il s'agit de la régénération des cellules, des capillaires et des tissus. Pour cela, 20 à 30 traitements seront nécessaires, pour obtenir un succès de guérison satisfaisant. Une estimation précise des chances de guérison liées à l'OHB est possible à travers les images obtenues par l'IRM, avant le traitement.
Mon but de traitement
L’ OHB présente moins de risques et moins d’effets secondaires. Ses puissances régénératives peuvent aboutir en cas de plusieurs maladies à un résultat favorable. Pour savoir quel effet l’ OHB aura sur votre santé, nous vous conseillons de consulter un médecin spécialisé en application de l’ OHB. Cette consultation est aussi importante pour le choix du moment exact concernant le commencement du traitement.
Une première évaluation effectué pour vous par le médecin spécialisé aura lieu au moment du renvoi de l’anamnèse ci-jointe. En plus nous vous invitons à une consultation.
Nous aimerions vous informer personnellement en tenant compte de votre situation concrète.
Pour une évaluation réaliste par nos médecins, nous vous prions de remplir les cases marquées par les astérisques. Comme fichier vous pouvez ajouter Word, Excel, PDF ou JPEG.
CHERS VISITEURS,MERCI POUR VOS DONS POUR 2013
A LA FONDATION POUR LA LUTTE CONTRE LES OSTEITES
La fondation VOUS ET NOUS qui se consacre à la lutte contre les ostéites vous souhaite joyeux noël et bonne année 2013.
La fondation lance l’appel à contribution pour le budget 2013 ! Vos dons seront les bienvenus,
Adresser vos chèques au président du conseil d’administration de la fondation (Sismondi Barlev BIDJOCKA BP 04 Yaoundé- Cameroun), à l’ordre de la Fondation VOUS ET NOUS/
TEL:+237 77 85 89 19
Merci à tous, Joyeux Noel et Bonne année 2013
Les infections cutanées ne justifient qu'exceptionnellement un traitement par voie parentérale, et dans la plupart des cas un traitement per os suffit. L'oxacilline (Bristopen®) (30-40 mg · kg -1) en quatre prises peut être proposé en première intention. L'érythromycine (Erythrocine®) per os (15-20 mg · kg -1) peut être utilisée en cas d'allergie aux
-lactamines, ou ses dérivés plus récents (clarythromycine, Zeclar® ou azithromycine, Zithromax®). La pristinamycine (Pysotacine®) per os est une autre solution à la posologie de 1 g trois fois par jour. Il est bien sur indispensable de traiter localement l'infection par désinfection, détersion, voire chirurgie en cas de collection [3].
Elles doivent être traitées rapidement par une association d'antibiotiques rapidement bactéricide. Une association d'oxacilline (Bristopen®) à fortes doses par voie parentérale (200 mg · kg -1) en six prises par jour et de gentamicine (Gentalline®) à 3 mg · kg -1 en une seule prise peut-être proposée pendant 5 jours [84]. En cas de suspicion de résistance à la méticilline, l'ajout d'un glycopeptide comme la vancomycine (Vancocin®) peut être réalisé d'emblée en association aux autres antibiotiques après une dose de charge de 15 mg · kg -1 en 60 min puis une posologie journalière de 30 mg · kg -1soit administrée en continu à la seringue électrique, soit en discontinu en quatre à six fois par jour [101]. L'important est d'obtenir des taux résiduels de vancomycine entre 20 et 25 mg · L-1. En cas d'infection mixte, l'association amoxicilline-acide clavulanique (Augmentin®) peut-être utilisée avec succès [102] [103]. La durée de traitement est de 15 jours [3]. Comme pour toute bactériémie, la recherche et le traitement de la porte d'entrée et d'éventuelles métastases septiques, sont fondamentales pour espérer guérir le patient.
Le traitement antibiotique des endocardites fait appel à la voie parentérale, et une durée totale d'environ six semaines de traitement [47]. Les recommandations actuelles du traitement des endocardites sont résumées dans le tableau IV [104]. L'indication chirurgicale doit être discutée au cas par cas, en fonction de la présentation clinique du patient [105]. Le relais précoce per os a été proposé afin d'améliorer la compliance du traitement dans des endocardites du cœur droit chez les toxicomanes [106]. Le traitement antibiotique des médiastinites après circulation extracorporelle est très proche de celui des endocardites [62] [107]. Pour les staphylocoques sensibles à la méticilline, elles nécessitent une antibiothérapie par oxacilline (Bristopen®) ou céfamandole (Kéfandol®) à 100-150 mg · kg -1 intraveineux, pendant trois semaines avec une association à la gentamicine (Gentalline®) à 3 mg · kg -1 pendant 5 jours et un relais per os par rifampicine (Rifadine®) à 20-30 mg · kg -1 · j -1 plus péfloxacine (Péflacine®) à 800 mg · j -1 pendant trois semaines. Pour les staphylocoques résistant à la méticilline, la vancomycine (Vancocin®) reste le traitement de choix à 30 mg · kg -1 · j -1 en association avec un ou deux autres antistaphylococcique pour une durée totale de six semaines. Il est à noter que le traitement chirurgical de la médiastinite est un prérequis à toute prise en charge médicale. La technique de drainage par une forêt de drains de Redon a transformé la prise en charge de ces patients [61].
Les infections à staphylocoques, qu'elles soient communautaires ou nosocomiales concernent un très grand nombre de patients. Une prise en charge pluridisciplinaire médico-chirurgicale adaptée précocement doit permettre d'en limiter la mortalité attribuable qui reste élevée. Le dépistage des patients à risque de portage de SAMR et leur isolement doit permettre de limiter au maximum les transmissions croisées et le nombre d'infections des patients non colonisés. La place de l'antibiothérapie est prépondérante et répond à des critères pharmacodynamiques et pharmacocinétiques qu'il convient de respecter afin d'optimiser le traitement médical.
Les staphylocoques ont élaboré au cours du temps plusieurs mécanismes de défense pour lutter contre les antibiotiques qui sont utilisés pour les éradiquer. Le mécanisme le plus fréquent est la résistance aux
-lactamines qui peut se manifester par différents profils de sensibilité, mais surtout, la résistance à la méticilline permet de classer et surtout de choisir une option thérapeutique importante. Les autres molécules actives sur le staphylocoque peuvent être touchées par différents mécanismes : inactivation enzymatique, mutation spontanée, modification de la cible, efflux actif ou passif... [83]
Parmi les
-lactamines, les pénicillines antistaphylococciques (oxacilline, Bristopen®) et les céphalosporines de première génération (céfazoline, Kefzol®ou céfamandole, Kéfandol®) ont la meilleure activité, car elles sont stables vis-à-vis de la pénicillinase produite par 80 à 90 % des souches sauvages de staphylocoque [84] [85]. Parmi les souches non productrices de pénicillinase, la pénicilline G reste la molécule la plus active. Par ailleurs, celle-ci est inhibée par l'acide clavulanique (Augmentin®) ou le tazobactam (Tazocilline®). Les céphalosporines de 2e et de 3e générations sont actives, mais avec des concentrations minimales inhibitrices (CMI) plus élevées que celles des pénicillines. En ce qui concerne l'Hôpital Bichat Claude-Bernard pour l'année 1999, 1284 isolats de S. aureus ont été identifiés. Environ 70 % des souches étaient sensibles à la méticilline. Parmi ces souches, plus de 90 % produisaient une pénicillinase.
La résistance à la méticilline est de plus en plus fréquente, pouvant aller jusqu'à 68 % des SCN retrouvés dans des bactériémies et 28 % des S. aureus [86]. Le mécanisme principal de résistance passe par la modification d'une protéine de liaison à la pénicilline (PLP2a) qui confère une résistance croisée à toutes les bêta-lactamines [83] [87]. Le support génétique est le gène mecA, entraînant des phénotypes de résistance hétérogène ou homogène en fonction de son degré d'expression [88]. Que ce soit pour S. aureus ou pour SCN, aucune bêta-lactamine n'est utilisable dans ce cadre. Dans le tableau II, il est représenté différents antibiogrammes de staphylocoques présentant des phénotypes de résistance différents aux bêta-lactamines. En ce qui concerne l'hôpital Bichat Claude-Bernard pour l'année 1999, 30 % des souches étaient résistantes à la méticilline. Les phénotypes de résistance étaient les suivants : 21 % de souches mecA hétérogène (sensibles à la gentamicine) et 79 % de souches mecA homogènes (résistantes à la gentamicine).
Parmi les aminosides, la gentamicine (Gentalline®) est l'antibiotique de choix pour le traitement des infections à staphylocoques [84]. Les résistances aux aminosides sont dues à la production par les staphylocoques d'enzymes modificatrices des aminosides, codées par des gènes acquis plasmidiques ou transposables [89]. Trois enzymes principales différentes sont décrites, entraînant des phénotypes différents de résistance aux aminosides [83].
Les quinolones agissent en inhibant spécifiquement la synthèse de l'ADN. Les staphylocoques sont naturellement résistants aux quinolones de première génération, mais ils sont en revanche sensibles aux fluoroquinolones. La grande majorité des souches sensibles à la méticilline restent sensibles aux fluoroquinolones. En revanche, les staphylocoques résistant à la méticilline sont presque tous résistants (> 90 %) aux fluoroquinolones [84]. Les principaux mécanismes de résistance sont la mutation chromosomique avec modification de la cible et/ou de la perméabilité, et un mécanisme d'efflux actif [89]. La péfloxacine (Péflacine®) était la fluoroquinolone de première intention, mais elle n'est quasiment plus utilisée en raison de ses effets secondaires tendineux, surtout chez le sujet âgé. L'ofloxacine (Oflocet®) est le produit le plus utilisé, afin de réserver la ciprofloxacine (Ciflox®) au traitement de Pseudomonas aeruginosa. Sur les souches de l'hôpital Bichat Claude-Bernard pour l'année 1999, 94 % des SAMS sont sensibles à la péfloxacine et 6 % seulement des SAMR le sont.
Près de 90 % des souches de S. aureus ou S. epidermidis sensibles à la méticilline sont sensibles à l'ensemble des macrolides et apparentés. Ce sont des antibiotiques bactériostatiques. Il existe trois grands mécanismes de résistance aux macrolides, lincosamides et streptogramines (MLS) : a) modification de la cible constitutive (résistant à tous les MLS) ou inductible (seulement résistant à l'érythromycine) de loin le plus répandu ; b) inactivation enzymatique des antibiotiques ; c) mécanisme d'efflux actif touchant plus particulièrement les streptogramines [89]. Les streptogramines (pristinamycine par voie orale (Pyostacine®) et l'association quinupristine-dalfopristine par voie veineuse (Synersid®) ont une bonne activité sur les SAMR et les SAMS, mais ils sont réservés aux infections peu sévères [90].
Tous les staphylocoques sensibles à la méticilline le sont à la vancomycine (Vancocin®) ou à la téicoplanine (Targocid®). Mais leur activité est moins bonne que celle de l'oxacilline (Bristopen®). La quasi-totalité des S. aureus est sensible à la vancomycine et à la téicoplanine qui restent les traitements de référence des infections à staphylocoques résistant à la méticilline. En ce qui concerne les SCN, il a été décrit des diminutions de sensibilité surtout à la téicoplanine, mais aussi à la vancomycine [91]. Il est donc important d'effectuer des CMI du SCN en cause lorsqu'il est décidé de traiter un SCN par la téicoplanine. Cette dernière ne semble pas un antibiotique de choix à la phase initiale du traitement des infections graves à SCN. Récemment, il a été décrit des souches de S. aureus présentant une diminution de la sensibilité à la vancomycine [92] [93] [94]. L'antibiogramme peut être trompeur, et devant tout phénotype de type mecA homogène (tableau II), il faut effectuer des CMI à la vancomycine malgré l'aspect « sensible » de l'antibiogramme [83] [95]. Ce phénotype reste pour le moment exceptionnel car il n'était pas forcément recherché. À titre informatif, à l'hôpital Bichat Claude-Bernard pour l'année 1999, 37 souches ont été isolées, correspondant à 9 % des SAMR et 3 % de la totalité des S. aureus.
Ils ne doivent être utilisés qu'avec précaution et en fonction de l'antibiogramme du staphylocoque à traiter, en raison de l'apparition très fréquente de résistances sous traitement.
La rifampicine (Rifadine®) est un excellent antistaphylococcique, que ce soit pour les S. aureus et les SCN [84] [85]. Elle ne doit pas être utilisée seule en raison du risque élevé de mutants résistants. Elle est utilisable par voie orale avec une très bonne biodisponibilité. La résistance à la rifampicine se trouve essentiellement chez des souches résistant à la méticilline [89]. En ce qui concerne l'hôpital Bichat Claude-Bernard pour l'année 1999, 30 % des souches de SAMR étaient résistantes à la rifampicine.
La fosfomycine (Fosfocine®) est un antibiotique actif sur la plupart des staphylocoques. Elle est lentement bactéricide et a une très bonne diffusion tissulaire [84]. Les résistances rapportées à la fosfomycine sont le fait de mutations et touchent indifféremment S. aureus et SCN [89]. Le principal problème de cette molécule est constitué par l'apport massif de sodium qu'elle entraîne et qu'il faut contrôler (1 g de fosfomycine apporte 1 g de NaCl, pour des posologies quotidiennes de 12 à 16 g · j -1). En ce qui concerne l'hôpital Bichat Claude-Bernard pour l'année 1999, 48 % des souches de SAMR étaient résistantes à la fosfomycine.
L'acide fusidique (Fucidine®) est un antibiotique lentement bactéricide et un peu plus actif sur les souches sensibles à la méticilline que sur celles résistantes [96]. L'émergence de mutants sous traitement paraît élevée dans le traitement au long cours d'infections chroniques [84]. Le nombre de S. aureus résistant est encore faible, de 5 à 20 % en France [97]. Il est disponible per os avec une bonne biodisponibilité. Son activité sur les SCN est excellente [85]. En ce qui concerne l'hôpital Bichat Claude-Bernard pour l'année 1999, 22 % des souches de SAMR étaient résistantes à l'acide fusidique.
C'est une association de sulfaméthoxazole et de triméthoprime (Bactrim®), disponible à la fois sous forme orale et veineuse. Il est actif sur les souches de SAMS, mais bien qu'existe une fréquente sensibilité sur l'antibiogramme, les SAMR sont peu sensibles in vivo, avec des échecs cliniques décrits [97]. Le cotrimoxazole est très peu efficace sur les SCN [85]. Compte tenu de sa toxicité potentielle (agranulocytose, syndrome de Lyell), cet antibiotique n'est quasiment plus utilisé dans cette indication.
De nouvelles molécules prometteuses sont en cours de développement pour le traitement des infections à staphylocoque. Les nouvelles quinolones (trovafloxacine, moxifloxacine, clinafloxacine...) ont des CMI très basses en ce qui concerne les SAMS, un peu plus élevées pour les SAMR [98]. Une des molécules les plus prometteuses est probablement le linézolide, nouvelle classe d'antibiotique de la famille des oxazolidines, qui a des CMI très basses vis-à-vis des staphylocoques, et ce qu'ils soient résistants ou non à la méticilline, résistants ou non à la vancomycine. Cette molécule possède de plus l'avantage d'une forme orale avec une excellente biodisponibilité. Plusieurs succès cliniques sous traitement sont décrits dans la littérature [99].
Il existe plusieurs raisons théoriques de prescrire une association d'antibiotiques dans le traitement des infections à staphylocoque : obtention d'un effet synergique dans les infections sévères et prévention de l'émergence de mutants résistants dans les infections chroniques [100]. Le comportement in vitro des principales associations d'antibiotiques est présenté dans le tableau III. L'association vancomycine plus gentamicine est généralement synergique, mais il existe un certain nombre de souches mecA homogènes qui sont résistantes à la gentamicine rendant l'association caduque.