EDITORIAL
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Ecoute des Podcasts, rappel Vos rapports d'écoute détaillés sont toujours les bienvenus à
notre adresse email, que ce soit pour
les ondes courtes ou pour une écoute en ligne. Concernant l'écoute des Podcasts, n'oubliez
pas de préciser le jour et l'heure réels de votre écoute, ainsi que le
matériel utilisé (ordinateur, tablette, téléphone, etc…) ainsi que le type de connexion (fibre optique,
ADSL, 5G, 4G…). En effet, ces renseignements nous sont toujours très utiles, et
sont nécessaires pour obtenir la carte QSL. Pour tout savoir sur les rapports d'écoute, c'est ici. |
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Emission spéciale :
Radio Andorre, 80 ans La Principauté d'Andorre a connu un
rayonnement international grâce à la radio. Radio Andorre a commencé officiellement ses
émissions le 7 août 1939. En hommage à la station légendaire de la
Principauté, Atlantic 2000 a réalisé une émission
spéciale consacrée aux 80 ans de la naissance de Radio Andorre. Cette émission a été diffusée le samedi 10
août 2019 sur 6070 kHz et sur Internet, de 08:00 à 09:00 TU. L'émission est
disponible en Podcast. Ce programme a été très écouté. Sa diffusion
a entraîné un grand nombre de connexions. Nous avons reçu 2 fois plus de rapports
d'écoute que d'habitude. Le Podcast a été très
sollicité, et continue à l'être longtemps après la diffusion. Il est remarquable de constater que même
parmi les auditeurs qui ne comprennent pas le français, presque tous
connaissent Radio Andorre, et ceci plus de 40 ans après la fin de ses
émissions. Un auditeur japonais nous a fait parvenir la
copie d'une carte QSL qu'il avait reçue après avoir écouté Radio Andorre en
ondes courtes depuis le Japon en 1980, alors que la puissance des émetteurs
ondes courtes de Radio Andorre ne dépassait pas 10 kilowatts ! Le 13 septembre 2009, nous avions diffusé une
émission spéciale à l'occasion des 70 ans de la naissance de Radio Andorre.
Cette émission est toujours disponible en Podcast. |
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départ
A la fin des années 70, aucune radio privée n'était autorisée
en France. Radio France était la seule radio à pouvoir émettre depuis
l'hexagone. C'était le monopole d'état, qui durait depuis la seconde guerre
mondiale. De ce fait, les radios privées françaises émettaient depuis les
pays frontaliers : RTL au Luxembourg, Europe 1 en Allemagne, Sud-Radio et
Radio Andorre en Principauté d'Andorre, et RMC, théoriquement depuis Monaco. Cette dernière bénéficiant d'une dérogation, ses émetteurs étaient en réalité sur le sol français. Comme elles
étaient situées à la périphérie du territoire, on les appelait les radios
"périphériques". Sur la radio publique concurrente France Inter, on les appelait
les "marchands de soupe", terme peu élogieux, qui faisait allusion
aux très nombreux spots publicitaires diffusés à l'antenne. En effet, pour écouter de la musique pendant dix minutes
consécutives sur RTL, Europe 1 ou RMC, c'était mission impossible. Entre 7
heures et 9 heures du matin, vous deviez subir sur ces trois radios, souvent
à la même heure, les revues de presse, horoscope, chronique économique,
l'invité politique du jour, les jeux téléphoniques, les informations, le
rappel des titres, la météo, les informations routières… Et parfois, un petit bout de chanson que l'on coupait très vite
pour passer la publicité qui envahissait l'antenne toute la journée. Heureusement, dans le nord, on recevait les radios de haute mer
: Caroline, Mi Amigo, puis, dans les années 80, Laser 558 et Monique. Dans le sud, on pouvait écouter de la musique sur Radio Andorre
et Sud Radio. Et le soir, Radio Luxembourg 208 couvrait toute l'Europe. Puis arriva la fameuse libération des ondes. Au début des
années 80, des centaines de stations firent leur apparition sur la bande FM. Mais contrairement à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, où les
ondes ont été libérées par des radios de haute mer à dominante musicale, la
France a choisi d'autres voies. Bon nombre de radios étaient à caractère politique ou
associatif, avec des programmes sans grand intérêt. Quant aux radios musicales, c'était surtout la quantité, mais
pas la qualité. En 1981, une radio libre française, c'était un émetteur relié
à un magnétophone autoreverse, diffusant toute la journée la même bande
musicale. Passé l'amateurisme du début, de véritables radios musicales
sont apparues. Certaines d'entre elles se sont constituées en réseaux : NRJ,
FUN, Europe 2, Nostalgie, RFM, Pacific FM, Chic FM,
Kiss FM, Maxximum, etc… Ainsi, au milieu des années 80, il était enfin possible en
France d'écouter de véritables radios musicales privées. Puis Europe 1, RMC, RTL et Sud Radio ont été autorisées sur la
bande FM. Beaucoup de radios locales ont cessé leurs émissions, faute de
ressources suffisantes. Du côté des réseaux, certains ont disparu, d'autres ont changé
de propriétaire, rachetés pour la plupart par RTL, Europe 1, et par le
nouveau venu dans la cour des grands, NRJ. Peu à peu, les réseaux musicaux se sont transformés en radio
généralistes, introduisant de nouvelles rubriques : météo, horoscope, informations
routières, jeux et chroniques diverses, sans oublier les interminables
conversations téléphoniques avec les auditeurs, la fameuse "libre antenne", qui permet à quelques uns de
s'écouter dans le poste, tout en payant un numéro surtaxé ! A tout cela s'ajoute une très grande quantité de spots
publicitaires : les affaires sont les affaires ! Malheureusement, les radios de haute mer ont disparu. Radio
Andorre s'est arrêtée en 1981, Sud Radio, Europe 1 et RMC ont perdu leur âme, transformées en
"talk radios". Ainsi, plus de 40 ans après la fin du monopole, trois ou quatre
groupes contrôlent la quasi-totalité des radios privées françaises. A
certaines heures de la journée, comme dans les années 70, il est de nouveau impossible d'écouter dix minutes de
musique sans interruption. Retour à la case départ… |