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Le 17 février 1963 ?

Et oui je suis née le 17 février 1963 et j’ai 48 ans aujourd’hui… Je pense que c’est la première fois ou je me suis levé du pied droit le jour de mon anniversaire,  pourquoi ? Je ne sais pas ! Peut-être que j’apprends à grandir et à guérir petit à petit… C’est drôle, pour la première fois de ma vie j’aime mon âge, et je le dis sans arrière pensé, avant j’essayai de me le persuadé, et là je suis heureuse…

Peut-être a cause d’une petite histoire que j’ai lu a ma fille hier et qui m’a faite réfléchir à se que je suis et l’importance de ma vie, dans celle des autres…  Avec la petite histoire du papa Hérisson Kycétou et de la maman Hérisson Kycétouf je me retrouve a 100 pour 100 dans le rôle du papa qui m’a vraiment attendri et fait comprendre que chaque instant de notre vie n’est jamais une fin… Mais un commencement sans fin… Merci Mr Salomé !!!

Une autre petite histoire de ce monsieur qui est formidable et que je vais vous mettre sur mon blog car elle n’est pas très longue mais très vraie (comme quoi avec peu de mot on peu toucher beaucoup de monde) et j’espère que cette petite histoire vous touchera !!!

Le conte des maux de tête :

« Dans ce pays-là, que je connais bien pour l’avoir visité, tous les enfants naissaient avec une graine d’amour, qui ne pouvait germer que dans leur cœur.
Ce qu’il faut savoir, c’est que cette graine avait une particularité… très originale, en ce sens qu’elle était constituée de deux moitiés de graines. Une moitié de graine d’amour pour soi et une moitié de graine d’amour pour autrui.
Vous allez tout de suite me dire : « Ce n’est pas juste, c’est disproportionné, ça ne peut pas marcher ! Une moitié pour un, d’accord, car il faut s’aimer. Mais une seule moitié de graine d’amour pour autrui, pour tous les autres, ah non alors ! Cela va bien au début de la vie, quand un enfant n’a pas beaucoup de personnes à aimer, seulement sa mère, son père, un ou deux grands-parents… Mais plus tard, vous y pensez, plus tard, quand devenu adulte chacun est susceptible d’aimer beaucoup de personnes, cela est déséquilibré. Une seule moitié de graine d’amour à partager entre tant d’amours… Cela est invivable ! ».
Oui, vous me diriez tout cela avec passion, mais c’était ainsi dans ce pays ! Et d’ailleurs, ceux qui savaient laisser germer et laisser fleurir chacune de leurs moitiés de graine d’amour, avec intensité, avec passion, avec enthousiasme et respect, ceux-là découvraient plus tard qu’ils pouvaient à la fois s’aimer et aimer, aimer et être aimés.
Ceux qui ne développaient qu’une moitié de graine, soit en s’aimant trop, soit en n’aimant que les autres, soit encore en n’aimant qu’une seule personne au monde, ceux-là avaient des mi-graines qui durcissaient, qui durcissaient tellement leur cœur… que parfois leur tête éclatait de douleur.
Ah ! Vivre seulement avec une mi-graine d’amour, cela doit être terrible ! D’autant plus qu’il n’y a aucun remède à ces migraines et qu’elles sont susceptibles de durer des années.

Joyeuse saint Valentin a tous les amoureux !

Cher Didier,

Je te remercie pour les magnifiques poèmes que tu m’envoies !!!

Et je suis fière que tu me laisses les publier sur mon blog.

Tu es mon auteur de poème préfère, et j’espère que ton imagination nous

emmènera encore très loin…

LES GENS SIMPLES

J’aime les gens simples
Les humbles
Les tous petits
Les ouvriers
Aux mains désargentées
Tous ces loqueteux
Ces traine-savates
Aux caniveaux
En guise d’avenues.

J’aime le peuple
Quand il se fâche
Quand c’est le temps des barricades
Ou que les larmes
Deviennent des armes
Au mois de mai ou de juillet;
Les sans-logis
Ces artistes de la rue
Aux mains calleuses
Un peu coupantes,
Les déglingués du bocal
A la recherche de leur couvercle.

J’aime les petits vieux
Les laborieux
Aux paumes qui saignent
Aux yeux désenchantés,
Les ramoneurs dans les mariages
Dans leurs costume du dimanche
Un peu trop court
Tout enfumé.

J’aime la vieille toute courbée
Toute ridée
Par la fatigue et les années,
Rentrant le soir pour regarder
Ses souvenirs « papier glacé »
Sans aucune ride.

J’aime les gens quand ils n’ont rien
Que leur amour à me donné;
Un thé à boire dans une tasse
Toute ébréchée
Quelques gâteaux un peu durcis.
Maison pas très rangée
Ou dort le chien
Un peu corniaud.

Je suis un peu de tout cela;
Tu l’es peut-être aussi.
Issus d’une source
De n’importe quelle couleur,
Que l’on ne connait pas.

C’est pour cela aussi
Que lorsque tu me parles
Je ne te répond pas;
Je pense à ces gens là,
Ces gens que tu méprises
Mais qui me donnent tant,

Et que tu ne vois pas.

Didier Pesnel

 

Mon authentique à moi !

Camomille


Ma petite Lou

 

Tu es née avec un violon dans les mains…

Ton morceau préféré qui te va si bien

 

 

joyeux noël a tous

Camomille

 

Final Song

A toutes les fins de concerts
Les mers traversées
Aux crayons à papier
Tombés sur le plancher
Aux poètes méconnus
Et leurs révoltes vaines
Aux tiroirs plein de mots
Rangés et inutiles
A vos rêves d’enfant,
Je veux lever mon verre !

No one is on line…

A tes cris
Que le silence refuse
Aux petits pas d’oiseaux
Imprimés dans la neige
A nos chocolats chauds
Des froids matins d’hiver
A nos torts partagés
Brisés sur le trottoir
A mes poches qui se vident
Pour ton regard bleu,
Je veux lever mon verre !

No one is on line…

A nos amis perdus
A ceux qui sont restés
Aux phrases guillotines
Souvent sans majuscules
A vos coffres à bijoux
Brillant à ciel ouvert
A mes fenêtre claquant
Au gré des courant d’air
Votre peau qui m’efface
Mes souvenirs de chien
A la maison de pierres
Que j’ai enfin trouvé
A mon cœur inutile
A mon corps défendant
A ton cœur assassin
Je veux lever mon verre !

No one is on line…

A mes voyages sans fin
Aux femmes meurtrières
De mon château de sable
A mes « je ne sais pas »
Qui trainent dans les rues
Et qui ne dorment pas
A toutes les gueules cassées
Du grand jeu de massacre
A ces tas de mensonges
Qui ne disent pas leurs noms
Aux paquebots accostés
Tout au long de mes rêves
Pour tes cris de révolte
Au mot fin qui s’écrit
Sur un écran géant
Pour toi
Pour seulement toi
Mon amour
Je veux lever mon verre !

But…
No one is on line…

Extrait de « L’espace de rien » 2010/2011. Didier Pesnel.

Jill Caplan – Nathalie Wood

Pour ma « petite » jill

lorsque tu es née j’écoutai Jil Caplan et j’adorai la chanson « Nathalie Wood »,  je te laisse la découvrir.

J’espère que tu l’aimeras autant que moi…

Saute dans le vide mais, ressaisis-toi dans l’air
Et retombe sur tes pieds, retombe toujours par terre
Tes amis t’ont trahie, poignardée en douceur
Si t’en a réchappé, c’est qu’c’était pas l’heure 

Les coups de marteau que tu donnes sur la tête
T’aiderons pas à comprendre l’existence est si bête
Que certains en veulent plus, parfois sautent par la f’nêtre
Si t’y a réchappé, c’est qu’t’étais pas prête

[Refrain] :
Et tu r’vois Nathalie Wood
Tu r’vois Nathalie Wood
Sans la fièvre et dans le sang
Chaqu’ jeu a son perdant
Mais tu lui r’ssembles pas vraiment
Même si t’as beaucoup l’goût d’désespoir en toi
Comme Nathalie Wood x2

T’en veux à tout le monde de tes sales coups manqués
Tu vois leur philosophie, c’est de pas écouter
Et en toi c’est gravé, tu finis par souhaiter
Etre comme eux un jour, avoir rien à donner

Il faudrait qu’tu comprennes, j’suis la seule à comprendre
Il faudrait que tu prennes tout c’qui est bon à prendre
Et quand là on t’assomme, tu cries  » tout m’abandonne  »
On y échappe pas, personne même pas moi

[Refrain]

Et quand des fois t’es heureuse
Alors tu veux tout gâcher, tout détruire, tout tuer
Juste histoire de prouver qu’la vie est vraiment affreuse

 

 

Nathalie Wood

Ma fille :

pour te dire que dans la vie il y a des hauts et des bas et que savoir se remettre en question est déjà un pas vers le bonheur.

Camomille


Pour toi ma Tery

Pour la petite histoire :

-Tu es née en 1988 et la chanson est sortie en 1987 et toute ma grossesse je l’ai écouté et je l’ai adoré. C’est peut-être pour cela qu’aujourd’hui tu es aussi battante.

Il faudra que tu sois douce
Et solitaire aussi
Il te faudra gagner pouce à pouce
Les oublis de la vie
Oh, tu seras jamais la reine du bal
Vers qui se tournent les yeux éblouis
Pour que tu sois belle, il faudra que tu le deviennes
Puisque tu n’es pas née jolie 

Il faudra que tu apprennes
A perdre, à encaisser
Tout ce que le sort ne t’a pas donné
Tu le prendras toi-même
Oh, rien ne sera jamais facile
Il y aura des moments maudits
Oui, mais chaque victoire ne sera que la tienne
Et toi seule en sauras le prix

C’est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y a tant d’envies, tant de rêves qui naissent d’une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C’est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où tu viendras puiser la force et l’impertinence
Qui t’avance un peu plus loin

Toi, t’es pas très catholique
Et t’as une drôle de peau
Chez toi, les fées soi-disant magiques
Ont loupé ton berceau
Oh, tu seras jamais notaire
Pas de privilège hérité
Et si t’as pas les papiers pour être fonctionnaire
Tout seul, apprends à fonctionner

C’est ta chance, ta force, ta dissonance
Faudra remplacer tous les « pas de chance » par de l’intelligence
C’est ta chance, pas le choix
C’est ta chance, ta source, ta dissidence
Toujours prouver deux fois plus que les autres assoupis d’evidence
Ta puissance naîtra là

C’est ta chance, le cadeau de ta naissance
Y a tant d’envies, tant de rêves qui naissent d’une vraie souffrance
Qui te lance et te soutient
C’est ta chance, ton appétit, ton essence
La blessure où ti viendras puiser la force et l’impertinence
Qui t’avance un peu plus loin

C’est ta chance

Camomille


Le privé et le publique

Le publique ayant manifesté toute l’année,

Se trouva fort dépourvu quand la retraite fut venue :

Plus de sécurité sociale, plus de chaumage,

Plus de RSA, et enfin plus de retraite.

Il alla crier asile chez le Privé son voisin,

Lui pria de lui prêter quelques deniers,

Pour pouvoir voyager et s’éclater comme il l’avait toujours fait.

Je vous rembourserai lui dit-il !

Mais avec quoi ? Répliqua le Privé L’argent de l’état

Vous avez tout bouffé a trop vouloir manifester.

Le Privé n’est plus préteur,

Car le Publique l’a trop pompé.

Que faisiez vous vous l’an dernier quand je bossé

Comme un forcené pour manger.

Je manifestais et je m’éclatais à empêcher les gens de bosser

Ne vous déplaise !

Vous manifestiez j’en suis fort aise :

Et bien pleurez aujourd’hui pendant que je profite de

De mon labeur durement gagné !

Camomille (avec l’aide de la Fontaine)



Me reste-t-il encore quelque chose à quoi me raccrocher ?

Je suis fatiguée, vidée, perdu, angoissée, écorchée…

Ou sont passé ces envies, ces besoins, cette créativité ?

Que mon adolescence  et ma fougue m’avait dictée…

Elles se sont envolées avec le temps et ma jeunesse,

Elles se sont envolées avec mes peurs et mes faiblesses…

La réussite d’une vie c’est quoi ?

Gagner ! Pour qui pour quoi ?

Pour moi ! Me direz-vous…

Mais moi, je suis une partie de vous !

Et comme je n’existe plus à vos yeux…

Ma vie est inutile en ce lieu…

Pour exister il faut être aimé !

Et pour être aimé il faut exister !

Je ne suis ni l’un ni l’autre, et pour en terminer…

De mon cœur et de mon être, là !… Tout doit s’arrêter…

Camomille


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