Cémoi
| Cémoi | |
| Ancien nom | Chocolats Dauphins (1920-1922) |
|---|---|
| Création | 1920 à Grenoble |
| Disparition | 1976 |
| Fondateurs | Félix Cartier-Millon |
| Personnages clés | Félix Cartier-Millon Pierre Cartier-Millon |
| Siège social | Grenoble |
| Coordonnées | 45° 11′ 07″ N, 5° 42′ 19″ E |
| Activité | Chocolaterie |
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Cémoi était une chocolaterie française créée en 1920 dans la rue Ampère à Grenoble par Félix Cartier-Millon.
L'entreprise est déclarée en liquidation judiciaire le et les droits de la marque sont repris en 1981 par Cantalou.
Historique
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En 1920 à Grenoble, Félix Cartier-Millon rachète les Chocolats Dauphins[1], alors dans une situation financière délicate[2] à Aimé Bouchayer[3].
En 1922, Félix Cartier Millon change le nom de la chocolaterie et choisit alors les Chocolats Marquise. Il l’annonce à sa femme qui lui répond : « Qui a eu cette idée stupide ? » Il répond : « C'est moi. », et c'est ainsi que naît la marque Cémoi[4].
Le nom Cémoi fut utilisé pour le chocolat, Cénous pour les bonbons et confitures, et enfin Matina pour le petit déjeuner[2].
En 1955, Cémoi est l'une des quatre grandes marques françaises du secteur avec Chocolat Poulain, Chocolat Suchard et Lanvin, l'entreprise fabrique 4 000 tonnes de chocolat et emploie environ 500 salariés[4].
Pierre Cartier-Millon, le fils de Félix, et ses propres fils reprennent ensuite en main l'entreprise[2].
À la suite de la montée du cours de cacao[1], l’entreprise dépose le bilan en 1970[5]. Elle est rachetée deux ans plus tard par le groupe américain DiGiorgio Corporation (en)[6], qui la cède en à l'homme d'affaires Gaston Maulin. La chocolaterie est déclarée en liquidation judiciaire le [5].
Reprise de la marque
[modifier | modifier le code]En 1981, Georges Poirrier rebaptise la chocolaterie Cantalou - qu'il rachète en 1962 - en Cémoi[7]. La marque est utilisée depuis 1989 pour l'ensemble de la production[8]. Le groupe Cémoi possède aujourd'hui 15 usines, 4 entrepôts et 3 bureaux commerciaux dans le monde.
Reconversion du site
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Le site industriel a été racheté en 1979 par la ville de Grenoble, puis réhabilité par la Métropole de Grenoble qui l'a transformé en hôtel d'activité abritant les bureaux de petites entreprises autour du numérique[9]. Le nom de "Cémoi" est ainsi resté bien que le site n'ait plus de lien avec l'entreprise d'origine. La requalification du site Cémoi s'intègre dans le travail d'urbanisme plus large effectué sur l'ancien quartier industriel de Bouchayer-Viallet.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Pleins feux sur le chocolat CEMOI », sur ChocoClic.com (consulté le ).
- « Le Chocolat Cémoi », sur la-croix.com (consulté le ).
- ↑ « Chocolat Dauphin », sur lamalleapapa.com.
- « Les Grenoblois célèbres : Cémoi, l'aventure du chocolat grenoblois », sur www.grenoblemag.com
- « LA CHOCOLATERIE CÉMOI EST MISE EN LIQUIDATION JUDICIAIRE », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Deux groupes se disputent le contrôle total de la société des chocolats Cémoi », sur www.lemonde.fr
- ↑ Hubert Vialatte, « Patrick Poirrier, chocolatovore : Cémoi, c'est lui ! », sur Les Echos Executives, (consulté le ).
- ↑ « Cémoi Le plus grenoblois des chocolats », Captiv magazine Grenoble d'une guerre à l'autre, no HORS-SERIE, , p. 8-9.
- ↑ « Bouchayer-Viallet : De la requalification d’une friche à un nouveau quartier d’affaires », sur scot-region-grenoble.org, .
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Bouchayer & Viallet à Grenoble par Hervé Bienfait - Libris 2004 ;
- Bouchayer & Viallet pendant la guerre 1914-1918 par Robert Bouchayer - La Pierre et l'Écrit 1994 ;
- La fabrication du chocolat Cémoi (Grenoble), Libraire : Bibliothèque d'un amateur (HALLOY, PICAR, France).