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France-IX

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France-IX
logo de France-IX
Logo de France-IX (à partir de 2026)

Création 30/06/2010
Forme juridique Société par Actions Simplifiée
Slogan La référence française de l'interconnexion
Siège social Paris 75008
Drapeau de la France France
Direction Franck Simon
Activité Traitement de données, hébergement et activités connexes
Produits Services de peering: Unicast IPv4, Unicast IPv6, Multicast IPv4, Closed User Groupe, Routes servers
Effectif Entre 20 et 49 salariés (donnée 2026)
SIREN 523 968 873
Site web franceix.net

Chiffre d'affaires 9,07 millions € (2024)[1]
7,98 millions € (2023)
Résultat net 570 k€ (2024)
2,03 millions € (2023) perte

France-IX est un point d'échange internet (IXP) français. Il permet aux réseaux qui y sont connectés (opérateurs, fournisseurs de contenu, hébergeurs et entreprises) d'échanger leur trafic directement par peering. Selon l'entreprise, plus de 600 réseaux y sont membres en 2026, ce qui en fait le plus important point d'échange internet de France, par le nombre de réseaux connectés comme par le trafic échangé[2]. Son trafic atteint un pic de l'ordre de 3,5 Tbit/s.

Outre le peering, France-IX propose des services d'interconnexion privée et d'hébergement, ainsi qu'une interconnexion directe avec des fournisseurs de cloud comme Outscale et Scaleway. Il participe également à des programmes de peering avec les grands fournisseurs de cloud, comme le Microsoft Azure Peering Service (MAPS) et le programme Google VPP, dont il prévoit d'atteindre le niveau « Gold » en 2026. Des services de transit IP, fournis par ses partenaires et revendeurs, complètent l'offre. Ces différents services peuvent être souscrits directement auprès de France-IX ou via sa place de marché en ligne.

France-IX exploite des points de présence à Paris, Marseille, Lyon, Grenoble, Toulouse, Lille et Bordeaux. Les villes sont reliées entre elles et permettent un échange à l'échelle nationale grâce au service Multipass.

L'entreprise est française. Son actionnaire unique est associatif (l'association FRNIX).

France-IX a été créée en [3]avec pour objectif de consolider et d'élever la France au rang de place de peering internationale[4].

France-IX est né d'une discussion entre Raphael Maunier (travaillant alors pour Neo Telecoms) et Maurice Dean (travaillant alors pour Google) lors de l'European Peering Forum[5] 2008 à Dublin.

Le projet a été officiellement lancé lors d'une première présentation du projet PheonIX qui a été faite en lors du FRnOG 13[6] exchanging traffic in Paris a new proposal[7].

Afin de les accompagner dans leurs démarches, ils firent appel à Christian Kaufmann (travaillant alors pour Akamai) et à Nicolas Strina (travaillant alors pour Jaguar Network).

Un sondage est alors lancé auprès de la communauté, dont les résultats[8] ont été publiés lors du FRnOG 14 en [9]. C'est également lors de ce meeting que le groupe de travail Pheon-IX devint un projet ayant le support officiel logistique et financier de Jaguar Network, Google, Akamai, Interxion et Neo Telecoms et il fut alors baptisé France-IX.

La première présentation internationale eut lieu lors du RIPE 59 à Lisbonne[10]

En , le PaNAP, ancien point d'échange de Club Internet puis de Bouygues Telecom, a été migré vers France-IX. Le point d'échange FreeIX (du groupe Iliad) a dans le même temps cessé son activité[11].

Début 2021, France-IX fusionne[12] avec[13] Rezopole[14], qui opère notamment les points d'échanges Lyonix (Lyon) et GrenoblIX (Grenoble).

Le point d'échange Toulousain, le TOUIX fait désormais partie du réseau de France-IX.

Gouvernance

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France-IX est dirigée par Franck Simon.

France-IX a pour actionnaire unique une association loi de 1901, FRNIX, dont chaque membre dispose d'un droit de vote en assemblée générale. Ce modèle associatif est présenté comme un gage de neutralité et de pérennité : n'ayant pas d'actionnaire à rémunérer, l'association réinvestit ses revenus dans l'infrastructure et n'a pas vocation à être rachetée par un opérateur ou un hébergeur, ce qui limite les risques de conflit d'intérêts.

datacenters and cities where France-IX operates

Avec 35 Tbit/s de capacité installée et un trafic dont le pic dépasse 3,5 Tbit/s, les infrastructures de France-IX comportent 6 points d'échange au travers de ses 22 points de présence, tous interconnectés via le service de peering national Multipass.

France-IX se présente comme un point d'échange neutre, indépendant des opérateurs et des exploitants de centres de données. Il opère par ailleurs une seconde plateforme de peering, baptisée « Peering Essentiel », indépendante et décorrélée de sa plateforme historique ; France-IX indique être le seul IXP français à proposer une telle architecture, destinée à offrir une résilience par décorrélation plutôt que par simple redondance.

  • DATA4 Paris-Saclay, Marcoussis ;
  • Equinix PA6, Aubervilliers
  • Equinix PA7, Courbevoie
  • Digital Realty PAR2, Aubervilliers
  • Digital Realty PAR5, Saint-Denis
  • KDDI Léon Frot, Paris
  • OPCORE DC2, Vitry-sur-Seine
  • OPCORE DC3, Vitry-sur-Seine
  • Telehouse 2, Paris
  • Telehouse 3, Magny-les-Hameaux
  • Digital Realty MRS1 (ancien Netcenter SFR[15]), Marseille ;
  • Digital Realty MRS2, Marseille ;
  • Free Pro (Jaguar Network), Marseille[16] ;
  • ETIX Lyon #1, Lyon
  • IN2P3, Villeurbanne
  • Free Pro, Limonest
  • UltraEdge, Vénissieux
  • Eurofiber TLS00, Toulouse
  • Cogent Grenoble ;
  • Orange Business « La Fabrique », Grenoble ;
  • ETIX Lille #2, Sainghin-en-Mélantois
  • Equinix BX1, Bordeaux

Réduction de la fracture numérique

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Pour rapprocher les distances entre les fournisseurs de contenus et les consommateurs, France-IX a déployé :

  • Multipass : accès à toutes les villes de France-IX depuis un port unique, quelle que soit la distance, ce qui facilite l'accès à sa couverture réseau nationale.
  • Accès aux « commodity clouds » et interconnexion directe avec des fournisseurs de cloud souverains, le premier connecté étant Scaleway.
  • Caches : les principaux fournisseurs de contenu n'étant pas connectés dans chaque ville, un service de caches rapproche les contenus d'acteurs tels que Google, Meta, Microsoft ou Apple de leurs utilisateurs.

Coopération internationale

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Pour consolider la communauté de peering en France et en Europe, France-IX a conclu des partenariats avec d'autres points d'échange Internet (IXP). Les effets de réseau démontrent la pertinence de coopérer entre acteurs homologues pour offrir la plus grande communauté possible.

Cela se traduit par des interconnexions avec:

  • LU-CIX - point d'échange Luxembourgeois
  • TOP-IX - point d'échange Italien basé à Turin
  • ESpanix - point d'échange Espagnol basé à Madrid.

Les prestations de France-IX se font au travers de :

  • différents types de ports de connexion Ethernet fibre (notamment 10 GE LR, 100 GE LR4, 100 GE LR1 et 400GE LR4 sur certains sites)
  • différentes options de débit sur ce ou ces ports (un port physique avec débit limité, un port physique avec plein débit, agrégation de plusieurs ports physiques pour un débit supérieur...)

Concurrence

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À Paris, le principal point d'échange concurrent est Equinix-IX Paris[17].

À Marseille, le principal concurrent est DE-CIX Marseille[18].

Il est possible de s'interconnecter au France-IX et à un point d'échange alternatif.

Articles connexes

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Liens externes

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Références

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  1. https://www.pappers.fr/entreprise/france-ix-services-523968873
  2. « France-IX Paris », sur PeeringDB (consulté le )
  3. France-IX, un nouveau point d’échange Internet consolidé à Paris, itchannel.info, 21 juin 2010
  4. France IX : une ambition mondiale dans le peering, linforaticien.com, 11 février 2011
  5. European Peering Forum
  6. (en) « FRnOG », sur FRnOG (consulté le ).
  7. « Project PheonIX, exchanging traffic in Paris » [PDF], sur frnog.org (consulté le )
  8. Project Pheon-IX Exchanging traffic in Paris, a new proposal, FRNOG 14
  9. Réunions FRNOG
  10. RIPE 59
  11. Alexandre Laurent, « Free annonce la fermeture de Freeix, son point d'échange Internet », sur Clubic.com, (consulté le )
  12. « Internet : le lyonnais Rezopole étend son maillage en fusionnant avec France IX », sur La Tribune, 2021-01-15cet13:00:00+0100 (consulté le )
  13. Sébastien Gavois, « Points d’Échange Internet : France-IX absorbe Rezopole et veut étendre son empreinte en France », sur Next, (consulté le )
  14. « Infrastructures Internet : France-IX fusionne avec Rezopole », sur LeMagIT (consulté le )
  15. « Interxion a finalisé l'acquisition du NetCenter SFR à Marseille » (consulté le )
  16. « France-IX Marseille: ouverture du second site », sur lafibre.info (consulté le )
  17. « PeeringDB », sur www.peeringdb.com (consulté le )
  18. « PeeringDB », sur www.peeringdb.com (consulté le )