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Grand équipement national de calcul intensif

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Grand équipement national de calcul intensif
illustration de Grand équipement national de calcul intensif
Vue du supercalculateur Adastra installé par GENCI au CINES à Montpellier (2022)

Création
Forme juridique Société civile
Siège social Paris
Coordonnées 48° 50′ 44″ N, 2° 16′ 44″ E
Activité Recherche-développement en autres sciences physiques et naturelles (d)[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
SIREN 494686975Voir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne FR28494686975Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.genci.fr

GENCI (acronyme de Grand Équipement National de Calcul Intensif) est une infrastructure de recherche française (TGIR devenue IR*)[2] créée en janvier 2007 sous la forme d'une société civile. Sa mission est de mettre à disposition des communautés de recherche scientifique, académique et industrielle des moyens performants de calcul intensif et de traitement de données massives, d’intelligence artificielle (IA) et des technologies de calcul quantique, aux niveaux national et européen.

Opérateur public de niveau national, GENCI démocratise l’usage de la simulation numérique par le calcul haute performance, associé à l’IA et aux technologies de calcul quantique. En 2025, elle cumule 237 pétaflops/s (PFlop/s) de puissance, hébergés et opérés dans les trois centres nationaux de calcul (CINES, IDRIS, TGCC - Très Grand Centre de Calcul du CEA). Les trois centres apportent également des services de support et d’assistance aux utilisateurs. GENCI est propriétaire des trois supercalculateurs nationaux - Adastra (CINES), Jean Zay (IDRIS-CNRS) et Joliot-Curie (TGCC-CEA).

GENCI a également acquis les trois premiers systèmes de calcul quantique de la plateforme HQI (Ruby- produite par Pasqal[3], Lucy - produite par Quandela[4] et Kity - produite par Alice & Bob[5]) avec pour certains un cofinancement issu de la co-entreprise européenne EuroHPC Joint Undertaking.

Partenaire de EuroHPC Joint Undertaking GENCI pilote l'arrivée du futur supercalculateur exascale européen Alice Recoque, dont le fournisseur (EVIDEN/Bull) a été sélectionné le 18 novembre 2025[6] par EuroHPC pour une production fin .

Depuis , GENCI coordonne également le projet européen AI Factory France (AI2F), guichet unique de ressources et de services pour la recherche et l'industrie en intelligence artificielle, sélectionné par EuroHPC en mars 2025[7] dans le cadre de la stratégie européenne AI Continent.

  • Forme juridique : Société civile (Infrastructure de Recherche – IR*)
  • Création :
  • Siège : 6 bis, rue Auguste-Vitu, 75015 Paris, France
  • Président-directeur général : Mickaël Krajecki (depuis , succédant à Philippe Lavocat qui a succédé à Catherine Rivière en )
  • Associés : État français (49 %), CEA (20 %), CNRS (20 %), France Universités (10 %), Inria (1 %)
  • Puissance de calcul cumulée () : plus de 237 PFlop/s, répartis dans 3 centres de calcul
  • Effectif () : 21 salariés

GENCI a été fondée en pour renforcer la place de la France dans la course mondiale au calcul haute performance[8], et à cette fin, doter ce pays de moyens avancés de calcul intensif et de traitement de données massives, au service des communautés académiques et industrielles, en France et en Europe, dans le cadre de la recherche ouverte.

Outre l’acquisition et l’attribution d’heures de calcul sur les trois supercalculateurs nationaux au bénéfice des communautés scientifiques, GENCI participe également à la mise en œuvre du plan AI for Humanity, initié en 2018, et de la Stratégie Nationale Quantique annoncée par le Président de la République en 2021.

En effet, depuis , GENCI accompagne le déploiement des technologies quantiques hybrides en France via la plateforme HQI et depuis , via le réseau des Maisons du Quantique.

Sur le plan européen, GENCI a représenté la France de à au sein de l'infrastructure européenne PRACE (Partnership for Advanced Computing in Europe) en tant que membre fondateur. Depuis, GENCI participe à l'entreprise commune EuroHPC Joint Undertaking, qui structure désormais la stratégie européenne de calcul haute performance.

L'année , déclarée «année internationale du quantique» par l'ONU, a constitué pour GENCI, une étape structurante : signature du marché de fourniture du supercalculateur Exascale Alice Recoque, mise en service de deux premiers systèmes quantiques (Ruby et Lucy). a également vu le lancement d'AI Factory France et l’inauguration de la 4ᵉ extension de Jean Zay.

En effet, GENCI assure la coordination du projet européen AI Factory France (AI2F), point d'entrée national pour les entreprises, le monde académique et les services publics souhaitant bénéficier de ressources en IA, de services (formation, support, expertise), de moyens de calcul et de jeux de données.

GENCI a pour missions de[9] :

  • mettre en œuvre la stratégie nationale d'équipement en moyens de calcul intensif, stockage et de traitement de données massives associé aux technologies de l’IA et aux futures technologies quantiques au bénéfice de la recherche scientifique ouverte française et Européenne en lien avec les trois centres nationaux de calcul ;
  • soutenir la réalisation d'un écosystème intégré du calcul intensif, de l’IA et du quantique à l'échelle nationale et européenne ;
  • promouvoir la simulation numérique par le calcul intensif auprès de la recherche ouverte académique et des industriels, dont les startups.

Organisation

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GENCI est une société civile détenue par cinq associés, représentant l'État et la recherche publique française[10] :

Les ressources nationales de calcul et de stockage appartiennent à GENCI et sont hébergées et opérées dans trois centres de calcul nationaux :

  • CINES (France Universités), à Montpellier : héberge le supercalculateur Adastra
  • IDRIS (CNRS), à Orsay : héberge le supercalculateur Jean Zay
  • TGCC (CEA), à Bruyères-le-Châtel : héberge le supercalculateur Joliot-Curie et la plateforme quantique HQI, et accueillera le futur supercalculateur Exascale Alice Recoque

Gouvernance et instances

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GENCI est dirigée par un comité de direction réunissant notamment le président-directeur général (Mickaël Krajecki depuis février 2026), un secrétaire général, un directeur technique et innovation, ainsi que les responsables des opérations, du calcul quantique et des programmes en intelligence artificielle. Plusieurs instances accompagnent la gouvernance et les choix stratégiques et techniques de l'organisme :

  • Conseil de GENCI : représentants de l'État/MESRE, du CEA, du CNRS, des Universités et d'Inria.
  • Comité technique (CT) : réunit les représentants des associés et des centres de calcul (IDRIS, TGCC, CINES) pour les orientations techniques.
  • Comité d'orientation stratégique des investissements (COSI) : conseille GENCI sur sa stratégie d'investissement pluriannuelle.
  • Commission des marchés (CM) et Comité consultatif administratif et financier (CCAF) : encadrent les procédures d'achat et la gestion financière, dans le respect de la commande publique.
  • Comité d'évaluation, présidé en par Marjorie Bertolus (CEA), et 11 Comités thématiques (CT1 à CT10), organisés par grands domaines scientifiques (environnement, mécanique des fluides, biologie et santé, astrophysique et géophysique, physique des plasmas, mathématiques et calcul quantique, chimie et modélisation moléculaire, matériaux, intelligence artificielle...), qui évaluent les projets de recherche candidats à l'accès aux ressources de calcul.

En 2025, l'effectif de GENCI s'élevait à 21 salariés.

Présidence

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Arrivé à la présidence-direction générale de GENCI en , Mickaël Krajecki succède à Philippe Lavocat, PDG sortant après dix années à la tête de l'organisme. Mickaël Krajecki présidait auparavant le comité thématique de GENCI consacré à l'intelligence artificielle (CT 10). Il a annoncé la préparation d'un nouveau plan stratégique - pour GENCI, qui prévoit de renforcer la synergie entre les trois centres de calcul nationaux et les partenaires européens[11].

Fonctionnement

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GENCI acquiert et attribue les ressources nationales de calcul intensif - supercalculateurs, moyens de stockage et, ressources quantiques - répartis dans les trois centres nationaux.

Ces ressources sont acquises par GENCI dans le cadre de la commande publique.

L'accès à ces moyens est gratuit pour les équipes de recherche françaises ou internationales, académiques comme industrielles, dès lors qu'elles s'engagent à publier leurs résultats dans le cadre de la recherche ouverte.

Les demandes de ressources et de comptes se font via le portail commun aux trois centres, www.edari.fr. L'ensemble du processus d'attribution des ressources par GENCI est certifié ISO 9001[12].

Types d'allocations

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  • Allocations régulières : ouvertes deux fois par an, pour des projets nécessitant des volumes importants (plus de 50 millions d'heures cœurs CPU ou 50 000 heures GPU), après évaluation scientifique et technique. Réservées aux personnels permanents des structures de recherche.
  • Allocations dynamiques : disponibles toute l'année, pour des projets nécessitant moins de ressources ; accessibles également aux doctorants et étudiants de Master 2.
  • Allocations stratégiques : nouveau type d'allocation introduit en avec l'arrivée de la partition H100 sur Jean Zay, destiné à des projets de grande envergure et de fortes retombées sociétales : des volumes d'heures de calcul accéléré très importants (plusieurs centaines de milliers d'heures) sont accordés sur une durée courte (deux à trois mois). Six projets pilotes ont été sélectionnés en , parmi lesquels l'entraînement d'un modèle de diarisation par la startup pyannote.AI (aujourd'hui intégré à La Suite numérique de la DINUM) et l'entraînement de modèles de langage français par Linagora dans le cadre du projet OpenLLM France.

Ressources de calcul

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GENCI met à disposition une nouvelle génération de supercalculateurs, succédant à des systèmes comme Occigen au CINES, Curie au TGCC ou Turing à l’IDRIS pour le calcul intensif, l'intelligence artificielle et, depuis , le calcul quantique.

En , les capacités de calcul de GENCI (exprimées en PFlop/s) sont apportées à plus de 90 % par les partitions équipées d'accélérateurs GPU ; s'y ajoutent d'importantes partitions CPU et, pour la première fois, des QPU (partitions quantiques).

Jean Zay (IDRIS, CNRS)

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Mis en service en en remplacement de son prédécesseur Turing, Jean Zay a plusieurs extensions permettant de quadrupler sa puissance pour atteindre maintenant 126 pétaflops crête grâce notamment aux 1 456 GPU NVIDIA H100. Jean Zay est le supercalculateur IA au service de la recherche le plus utilisé en Europe[13].

Son architecture consiste en une partition scalaire (720 nœuds Intel Cascade Lake, 2,5 PFlop/s) et trois partitions accélérées GPU (Nvidia V100, A100 et H100), totalisant la majorité de la puissance de la machine.

Depuis l'automne , l'IDRIS héberge également DALIA[14], un système NVL72 GB200 de Nvidia (2,9 PFlop/s), première architecture Nvidia NVL72 Grace Blackwell installée en Europe pour la recherche académique, préfigurant les futures architectures de calcul/inférence.

Plus de 1 700 projets scientifiques dans des domaines variés (biomédecine, astronomie, industrie) utilisent ce calculateur. En , les demandes d'accès liées à l'IA représentaient 76 % des heures de calcul GPU consommées par GENCI.

La phase de qualification « Grands Challenges » de Jean Zay 4 a mobilisé plus de 3,8 millions d'heures GPU H100 sur dix projets emblématiques (astronomie, biologie, chimie quantique, santé, conduite autonome, modèles de langage souverains francophones tels que Lucie-7B[15] ou Pleias 1.0[16]).

Jean Zay est hébergé et exploité par l'IDRIS (CNRS) qui apporte un support dédié IA via le programme PNRIA (Programme national de recherche en IA)[17].

Joliot-Curie (TGCC, CEA)

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Installé fin par Atos/Bull, puis ayant bénéficié d'extensions en - notamment, Joliot-Curie[18] offre une puissance crête de 13 PFlop/s, répartie entre une partition scalaire principale (2 292 nœuds AMD Rome, 12 PFlop/s, 293 376 cœurs), une partition accélérée (32 nœuds Nvidia V100) et une partition prototype ARM (8 nœuds Nvidia Grace) destinée à préparer le portage des codes vers l'architecture exascale.

Joliot-Curie est hébergé et exploité par le TGCC (Très Grand Centre de Calcul du CEA[18]).

Le TGCC héberge aussi la plateforme quantique HQI, avec les calculateurs Ruby (Pasqal, 100+ qubits analogiques à atomes froids, inauguré le ) et Lucy (Quandela, 12 qubits photoniques, installé à partir du ). Il hébergera en une troisième machine nommée Kity fournie par Alice&Bob basée sur les qubits de chat, cette machine étant à l'instar de Ruby et Lucy, couplée au supercalculateur Joliot-Curie.

Adastra (CINES, France Universités)

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Inauguré en , Adastra est un calculateur HPE installé au CINES (Montpellier), d'une puissance de 91 PFlop/s en , avec une partition scalaire (544 nœuds AMD EPYC Genoa, 104 448 cœurs) et deux partitions convergées à base d'accélérateurs AMD MI250X et MI300A.

Le système accompagne plus de 1 200 utilisateurs,

Fin , GENCI a confirmé une extension d'Adastra : ajout de 84 nœuds équipés de processeurs MI300A, portant le nombre d'APU de 112 à 448, pour une capacité totale dépassant 2 000 accélérateurs (GPU et APU).

Adastra est hébergé et exploité par le CINES (Centre informatique national de l'enseignement supérieur).

Au total, les trois centres comptaient plus de 6 000 utilisateurs actifs en (recherche académique et privée), pour 2 489 dossiers de demande de ressources traités dans l'année, soit plus de 4,6 milliards d'heures cœurs CPU et 171 millions d'heures GPU demandées, répartis sur 11 comités thématiques.

Le futur supercalculateur Exascale : Alice Recoque

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GENCI est l'entité hôte du futur supercalculateur exascale européen nommé Alice Recoque, qui sera installé et exploité au TGCC (CEA). Il s'agira du deuxième supercalculateur Exascale d'Europe après Jupiter, en Allemagne.

Le , lors du salon SuperComputing (SC25), EuroHPC et le consortium Jules Verne (GENCI, CEA, et les organismes néerlandais et grecs SURF et GRNET) ont annoncé la sélection de la société EVIDEN(groupe Atos, devenu Bull) pour la fourniture de la machine. La Grèce, représentée par GRNET, a rejoint le consortium Jules Verne en .

La machine sera fabriquée dans l'usine Bull d'Angers (Maine-et-Loire) ; le coût complet du projet est chiffré à 554 millions d'euros sur cinq ans, cofinancé par EuroHPC (Programme Europe Numérique) et par le consortium Jules Verne.

Son architecture devrait reposer sur une partition unifiée à base de CPU AMD EPYC « Venice » et de GPU AMD Instinct MI430X, complétée par une partition scalaire dédiée de plus de 100 000 cœurs basée sur les processeurs européens SiPearl Rhea2 (ARM). Elle devraient être toutes deux fédérées par un réseau rapide de calcul Bull BXIv3. Composé de 94 racks BullSequana XH3500 pour la partie unifiée, le système doit dépasser le seuil de l'exaflop/s avec 25 % de racks et de composants en moins que les autres systèmes Exascale existants.

Le supercalculateur est nommé en hommage à Alice Recoque (-), informaticienne française pionnière, spécialiste de l'intelligence artificielle. Son logo associe une sphère bleue (symbole atomique et terrestre) et une étoile en forme de boussole, évoquant à la fois la figure d'Alice Recoque et la promesse de découvertes scientifiques portée par la machine.

Ressources de calcul quantique

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Depuis , GENCI met également à disposition, via la plateforme HQI (Hybrid HPC Quantum Initiative), les premiers systèmes de calcul quantique installés au TGCC :

  • Ruby : calculateur quantique analogique à atomes froids fourni par Pasqal, plus de 100 qubits, acquis via le projet européen HPCQS. Mis en service et inauguré le en triplex avec son jumeau JADE, hébergé au Forschungszentrum Jülich (Allemagne)[19].
  • Lucy : calculateur quantique photonique de Quandela, 12 qubits, acquis par EuroHPC Joint Undertaking et installé au TGCC à partir du (un accès distant à une technologie similaire avait été ouvert par Quandela dès )[20].
  • Kity (à venir) : système à 18 qubits de chat, basé sur une technologie de Alice & Bob, dont l'acquisition a été annoncée en . La livraison et l’installation au TGCC sont prévues début [21].

Un appel d'offres complémentaires a par ailleurs été lancé à l'automne  : EuroSSQ-HPC (piloté par EuroHPC, qubits de spin, hébergé par SURF aux Pays-Bas) avec un cofinancement français via HQI.

Le TGCC s'affirme ainsi comme l'une des rares plateformes en Europe à intégrer simultanément plusieurs technologies quantiques en environnement de production, à l'interface des trois grandes familles technologiques structurant le calcul scientifique : haute performance, intelligence artificielle et quantique.

Écosystème et projets

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GENCI s'inscrit dans un écosystème national et européen du calcul intensif, de l'intelligence artificielle et du quantique, structuré en plusieurs niveaux (les « Tiers » européens) et plusieurs grands programmes.

Les différents niveaux de calcul

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  • Supercalculateurs de classe européenne/mondiale, notamment les machines EuroHPC (dont, à terme, Alice Recoque).
  • Supercalculateurs nationaux, catégorie dans laquelle se situent Jean Zay, Joliot-Curie et Adastra, opérés par GENCI au bénéfice de la recherche ouverte française.
  • Supercalculateurs régionaux dans les mésocentres et universités, avec lesquels GENCI collabore notamment via le projet MesoNET (voir ci-dessous), pour compléter l'offre nationale de calcul intensif.

EuroHPC Joint Undertaking

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GENCI est un acteur central de l'entreprise commune européenne EuroHPC JU, qui vise à doter l'Europe de capacités numériques souveraines de classe mondiale. Au-delà du projet Alice Recoque, GENCI est notamment représenté au sein de l'Infrag (groupe consultatif Infrastructure) d'EuroHPC, et coordonne ou participe à plusieurs projets européens :

  • EuroQHPC-Integration : lancé le à Cracovie en marge de l'EuroHPC Summit, ce projet rassemble 30 partenaires de 17 pays européens, coordonnés par GENCI, pour fédérer les stratégies d'intégration HPC-quantique de six systèmes hébergés dans six centres de calcul européens (dont EuroQCS-France, au TGCC).
  • EPICURE (Eurohpc aPplICation sUpport pRojEct) : projet de support applicatif distribué à l'échelle européenne pour le calcul haute performance ; en , ses experts ont accompagné plus de 90 projets de portage ou d'optimisation de codes. La France y est représentée par GENCI et le CINES.
  • EUPEX (EUropean Pilot for EXascale) : projet visant à développer des technologies souveraines pour les futures architectures exascale européennes, autour du processeur Rhea1 de SiPearl ; le retard du processeur (tape-out en ) a conduit le consortium à réorienter le projet vers une approche logicielle renforcée sur plateformes Grace Hopper et Grace-Grace.
  • AI Factory France (voir ci-après)

AI Factory France (AI2F)

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Initié par la Commission européenne dans le cadre de la stratégie AI Continent et sélectionné par EuroHPC en , AI Factory France est coordonné par GENCI, associé à Inria au titre de l'Agence de programmes numérique. Lancé fin à Station F, le projet dispose d'un budget de 30 millions d'euros sur trois ans et fédère 16 partenaires académiques et d'innovation (CNRS, CEA, AMIAD, CINES, HubFranceIA et universités porteuses des IA Clusters). Il est intégré à un réseau européen de 19 AI Factories et 13 antennes (dont l’antenne irlandaise associé à AI2F).

AI2F structure des communautés dans 12 secteurs (robotique, défense, santé, spatial, énergie, agriculture...) et s'appuie notamment sur le futur supercalculateur Alice Recoque pour l'entraînement de modèles d'IA de nouvelle génération.

Un partenariat a été noué avec les programmes NVIDIA Inception et Connect pour faciliter l'accès des startups et PME à des ressources, des services et des données en IA.

HQI : France Hybrid HPC Quantum Initiative

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Le programme HQI structure le déploiement national des technologies de calcul quantique hybride. En 2025, il s'est traduit notamment par :

Le projet MesoNET (-)[22] est une fédération de mésocentres régionaux à laquelle GENCI est associé, visant à renforcer la structuration des offres nationales et régionales en simulation numérique (HPC, IA, quantique), avec un principe d'accompagnement de proximité. En , environ 160 personnes étaient impliquées dans les différents groupes de travail du projet, et plus de 720 utilisateurs, dans toutes les régions de France, avaient bénéficié des équipements MesoNET au travers de plus de 160 projets de recherche.

Le projet CLUSSTER (Cloud Unifié Souverain de Services, de Technologies et d'infrastructuRes), mené dans le cadre de la stratégie d'accélération Cloud de la Direction Générale des Entreprises (financement BPI France) et achevé le 31 décembre 2025, visait à démontrer la capacité de mise en œuvre d'un Cloud souverain fédérant des services pour l'IA, le HPC et le calcul quantique, en partenariat public-privé unique en Europe. Le calculateur DALIA a été installé à l'IDRIS dans ce cadre.

Autres projets et initiatives notables

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  • NumPEx : programme national de préparation logicielle à l'Exascale (piloté par Inria, le CEA et le CNRS), qui a financé en 2025 quatre projets (DAIMOS, SAGE-HPC, Koktails, ASTRA) et lancé son réseau de jeunes chercheurs YoungPE.
  • Cellule de Veille Technologique (CVT) : laboratoire d'expérimentation de GENCI destiné à l'identification et au test des technologies émergentes (Exascale, IA, stockage), notamment le prototype ARM Kelly et des partenariats avec des startups françaises (Arago pour les accélérateurs photoniques, Biomemory pour le stockage de données sur ADN).
  • Mésocentres et clusters thématiques : au-delà de MesoNET, GENCI collabore avec différents centres régionaux et communautés scientifiques pour compléter l'offre nationale de calcul intensif.

Notes et références

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  1. ↑ Sirene (registre national des sociétés).Voir et modifier les données sur Wikidata
  2. ↑ Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, « Stratégie Nationale des Infrastructures de Recherche - Edition 2021 » [PDF] (consulté le ).
  3. ↑ CEA, « Inauguration des calculateurs quantiques Jade et Ruby : une étape majeure vers une infrastructure européenne hybride de calcul haute performance et de simulation quantique », sur CEA/Presse & Médias, (consulté le ).
  4. ↑ CEA, « Quandela livre Lucy, l’ordinateur quantique photonique le plus puissant au monde, à EuroHPC et au GENCI, et l’installe au TGCC du CEA », sur CEA/Presse & Médias, (consulté le ).
  5. ↑ CEA, « La France acquiert auprès d’Alice & Bob un premier calculateur quantique basé sur la technologie de qubits de chats, dans le cadre du programme HQI (France Hybrid HPC Quantum Initiative) », sur CEA/Presse & Médias, (consulté le ).
  6. ↑ (en) « Contract Signed for Alice Recoque, Europe's New Exascale Supercomputer - The European High Performance Computing Joint Undertaking (EuroHPC JU) », sur www.eurohpc-ju.europa.eu (consulté le ).
  7. ↑ « Le projet AI Factory France lauréat du programme européen EuroHPC | economie.gouv.fr », sur www.economie.gouv.fr (consulté le ).
  8. ↑ « Calcul stratégique : Le calcul haute performance et l’informatique quantique dans la quête de puissance technologique de l’Europe | Ifri », sur www.ifri.org, (consulté le ).
  9. ↑ Frédérique Vidal (dir.) (préf. Alain Beretz), « E-Infrastructures : Grand Équipement National de Calcul Intensif (GENCI) », Stratégie nationale des infrastructures de recherche, Paris, Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, no 2,‎ , p. 162–165 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  10. ↑ GENCI, « Rapport d'Activités  » [PDF], sur genci.fr, .
  11. ↑ Arthur Devient et Manon Lamoureux, « Genci : le plan stratégique en construction pour 2027 ; cinq grands axes de travail (Michaël Krajecki) » Accès limité.
  12. ↑ GENCI, « ISO 9001 : GENCI obtient la certification du processus d’attribution des ressources de calcul ».
  13. ↑ Guillaume Belfiore, « Un an plus tard, Jean Zay est le supercalculateur IA le plus utilisé d'Europe, mais déjà saturé », sur clubic.com, (consulté le ).
  14. ↑ « Présentation de Dalia | IDRIS », sur your-docusaurus-site.example.com (consulté le ).
  15. ↑ « LUCIE - Le modèle de langage Open Source », sur lucie.chat (consulté le ).
  16. ↑ « Grands Challenges Jean Zay 4 : la révolution des LLM », Canal-U, (consulté le ).
  17. ↑ « Réseau PNRIA | IDRIS », sur your-docusaurus-site.example.com (consulté le ).
  18. 1 2 « CEA DAM - HPC - Joliot-Curie », sur www-hpc.cea.fr (consulté le ).
  19. ↑ « Inauguration des calculateurs quantiques Jade et Ruby : une étape majeure vers une infrastructure européenne hybride de calcul haute performance et de simulation quantique | GENCI », sur genci.fr (consulté le ).
  20. ↑ « Souveraineté numérique : inauguration de l’ordinateur quantique photonique « Lucy » au Très Grand Centre de calcul du CEA | GENCI », sur genci.fr (consulté le ).
  21. ↑ « France  : la France accélère sa stratégie quantique pour renforcer sa souveraineté technologique | Direction générale des Entreprises », sur entreprises.gouv.fr (consulté le ).
  22. ↑ « MesoNET - le mésocentre des mésocentres », sur mesonet.fr (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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