Aller au contenu

John Graham Nicholls

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
John Graham Nicholls
John Graham Nicholls en 2007.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
TriesteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
University College de Londres
Berkhamsted School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinction
G L Brown Prize Lecture (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

John Graham Nicholls ( - ) est un physiologiste et neuroscientifique britannique, américain et suisse.

Nicholls était jusqu'à sa mort professeur émérite de physiologie. Il fait ses études à la Berkhamsted School (en) puis au King's College de Londres. Il obtient son doctorat en médecine à l'hôpital Charing Cross et un autre doctorat au département de biophysique de l'University College de Londres en 1955. Il a travaillé à l'University College de Londres et dans les universités d'Oxford, Harvard, Yale et Stanford. En 1983, il devient professeur de pharmacologie au Biozentrum de l'Université de Bâle. À sa retraite, il devient professeur émérite en 1998, et il est professeur de neurobiologie à l'École internationale supérieure d'études avancées de Trieste, en Italie, où il réside jusqu'à sa mort. Il était membre de la Royal Society.

Nicholls est décédé le , à l'âge de 93 ans[1],[2],[3],[4]. Certains des étudiants et chercheurs postdoctoraux qu'il a formés sont répertoriés sur sa page Neurotree[5]. L'Organisation internationale de recherche sur le cerveau a créé une bourse nommée en son honneur[6].

Nicholls est surtout connu pour ses recherches dans le domaine de la neurobiologie. Dans le système nerveux des invertébrés et des mammifères, il a étudié la transmission synaptique[7] ainsi que le fait que les neurones du cerveau et de la moelle spinale des mammifères ne parviennent pas à se régénérer après une blessure, contrairement à la régénération des connexions synaptiques qu'il a été le premier à démontrer sur la sangsue[8],[9]. Pour ses études, il a développé un nouveau type de préparation du système nerveux central (SNC) des mammifères qui a permis d'étudier les mécanismes impliqués dans la croissance des neurites et la régénération du SNC[10],[11]. Ses dernières études concernent la régulation du rythme de la respiration par le système nerveux[12].

Nicholls est l'auteur du livre From Neuron to Brain[13] dont il a dirigé les cinq éditions et dont il a écrit une introduction pour la sixième.

Prix et distinctions

[modifier | modifier le code]
  • 1988 : Membre de la Royal Society
  • 2003 : Création de la bourse John Nicholls
  • 2007 : D. Sc. Honoris Causa, Université de Trieste
  • 2010 : Prix de la Society for Neuroscience pour l'éducation en neurosciences[14]
  • 2011 : Conférence John G. Nicholls[15].

Les éditions du livre From neuron to brain sont :

  • Kuffler S., Nicholls JG. From neuron to brain. Sinauer Associates Inc[16], 1re édition (), 2e édition ()
  • Nicholls JG., Martin R. From neuron to brain. Sinauer Associates Inc, 3e édition (), 4e édition () 5e édition ().

Références

[modifier | modifier le code]
  1. ↑ « Obituary for Prof. John G. Nicholls », Biozentrum.unibas.ch, (consulté le )
  2. ↑ « Dr. John Graham Nicholls, FRS », SfN.org, (consulté le )
  3. ↑ « Obituary for Professor John G Nicholls », IBRO.org, (consulté le )
  4. ↑ Jonathan Ashmore et Alasdair Gibb, « Obituary: John Nicholls (1929-2023) », Physiology News, The Physiological Society,‎ , p. 46–47 (DOI 10.36866/pn.132.46, lire en ligne, consulté le ).
  5. ↑ « John G Nicholls », Neurotree.org, (consulté le ).
  6. ↑ « NEW! THE JOHN G. NICHOLLS IBRO FELLOWSHIP » [archive du ], International Brain Research Organization, (consulté le )
  7. ↑ John G. Nicholls et D. Purves, « A comparison of chemical and electrical synaptic transmission between single sensory cells and a motoneurone in the central nervous system of the leech », J Physiol, vol. 225, no 3,‎ , p. 637–56 (PMID 4342522, PMCID 1331135, DOI 10.1113/jphysiol.1972.sp009961, S2CID 32192574)
  8. ↑ J. K. S. Jansen et J. G. Nicholls, « Regeneration and changes in synaptic connections between individual nerve cells in the central nervous system of the leech », Proc Natl Acad Sci U S A, vol. 69, no 3,‎ , p. 636–639 (PMID 4501577, PMCID 426524, DOI 10.1073/pnas.69.3.636, Bibcode 1972PNAS...69..636J)
  9. ↑ P. A. Fuchs, L. P. Henderson et John G. Nicholls, « Chemical transmission between individual retzius and sensory neurons of the leech in culture », J Physiol, vol. 323,‎ , p. 195–210 (PMID 6124633, PMCID 1250352, DOI 10.1113/jphysiol.1982.sp014068, S2CID 44874264)
  10. ↑ Z.M. Varga, J. Fernandez, S. Blackshaw et A. R. Martin, « Neurite outgrowth through lesions of neonatal opossum spinal cord in culture », J Comp Neurol, vol. 366, no 4,‎ , p. 600–12 (PMID 8833112, DOI 10.1002/(SICI)1096-9861(19960318)366:4<600::AID-CNE4>3.0.CO;2-8, S2CID 22919657)
  11. ↑ Francisco F. De-Miguel, Kenneth J. Muller, William B. Adams et John G. Nicholls, « Axotomy of single fluorescent nerve fibers in developing mammalian spinal cord by photoconversion of diaminobenzidine », J Neurosci Methods, vol. 117, no 1,‎ , p. 73–9 (PMID 12084566, DOI 10.1016/s0165-0270(02)00078-x, S2CID 34628467).
  12. ↑ Kenneth J Muller, Gavriil Tsechpenakis, Ryota Homma et John G Nicholls, « Optical analysis of circuitry for respiratory rhythm in isolated brainstem of foetal mice », Philos Trans R Soc Lond B Biol Sci, vol. 364, no 1529,‎ , p. 2485–91 (PMID 19651650, PMCID 2865113, DOI 10.1098/rstb.2009.0070).
  13. ↑ John G. Nicholls, From Neuron to Brain, Sinauer Associates, Inc., (ISBN 978-0878936090, lire en ligne [archive du ]), p. 621.
  14. ↑ « Award for Education in Neuroscience Presented to John Nicholls », Society for Neuroscience, (consulté le )
  15. ↑ « The John G. Nicholls Endowed Lectureship in Neural Systems and Behavior: "Growth Factors and Memory Formation" » [archive du ], Marine Biological Laboratory, (consulté le ).
  16. ↑ Sinauer Associates est une maison d'édition d'Oxford University Press

Liens externes

[modifier | modifier le code]