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Jules Luquet

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Jules Luquet
Portrait de Jules Luquet (1866), eau-forte de Charles Jacque.
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Joseph Jules Luquet (1824-1904), est un éditeur d'estampes, de revues, et un marchand d'art français.

Joseph Luquet est né à Paris au 18, rue Royale, quartier de la Madeleine, le , de Joseph Marcel Luquet et de Claude Françoise Caroline Masson[1]. Jules Luquet (comme on le prénomme dans la vie courante) se dit collectionneur d'art, et est le propriétaire de l’Hôtel de Grande-Bretagne à Paris, 14 rue de Caumartin[2].

Il épouse le à Paris Euphrasie Adélaïde Hamel (1834-1898), la fille du graveur Victor Hamel, dont deux enfants, un garçon, Louis-Joseph (1857-1911) et une fille Jeanne-Caroline (1861-1934) .

Il s'associe en à Alfred Cadart dans le cadre de la Société des aquafortistes sise au 79 rue de Richelieu. L'association dure jusqu'en [3],[4].

Vers la même époque, Luquet devient l'un des principaux marchands de Gustave Courbet, pour lequel il va même aux États-Unis, afin de démarcher des galeries et aussi participer à la création du French Etching Club, qui reste la première association consacrée à l'eau-forte du continent américain[5]. Il organise dans la foulée une exposition à la Leonard's Room de Boston, qui rassemble une centaine d'estampes[6]. Il en profite pour montrer Le Retour de conférence (une toile à ce jour disparue)[7],[8]. En , Luquet parvient à vendre La Curée, un grand format qu'il possédait depuis 1862, à l'Alston Club de Boston[9].

Courant 1878 il est toujours mentionné comme marchand d'art : en octobre, il achète plusieurs toiles à Claude Monet peintes à Vétheuil[10].

En , il se sépare de son épouse[11].

En , il devient le gérant d'une nouvelle revue illustrée, L'Art de la mode, fondée par Ernest Hoschedé avec la complicité de l'illustrateur Henri de Montaut et Marie Biard[12].

En 1898, il prend sa retraite, pensionnaire de la fondation Galignani, à Neuilly-sur-Seine où il meurt en 1904[13].

Deux artistes l'ont représenté : Théodule Ribot (portrait peint, s.d., Fitzwilliam Museum)[14] et Charles Jacque (eau-forte, 1866)[15]. Le portrait peint par Courbet figurant un homme barbu reste supposé représenter Luquet sans aucune certitude (Portrait of a Man, vers 1862, Metropolitan Museum of Art)[16].

Notes et références

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  1. « Actes de l'état civil reconstitué », sur archives.paris.fr (consulté le )
  2. France Auteur du texte, « Gazette nationale ou le Moniteur universel », sur Gallica, (consulté le )
  3. « Les Marques de collections de Dessins & d’Estampes », sur www.marquesdecollections.fr (consulté le )
  4. « Les Marques de collections de Dessins & d’Estampes », sur www.marquesdecollections.fr (consulté le )
  5. Introduction à Janine Bailly-Herzberg, L'Eau-forte de peintre au XIXe siècle : la Société des aquafortistes (1862-1867), Laget, 2 tomes, 1972.
  6. (en) French Etching Club, First Exhibition in Boston of Pictures: The Contributions of Artists of the French Etching Club ... at Leonard's Room, Le Messager Franco-Americain printing office, (lire en ligne)
  7. Pierre Aimar, « Le retour de la conférence, un tableau disparu, Musée Gustave Courbet, Ornans, du 12 décembre 2015 au 18 avril 2016 », sur arts-spectacles.com (consulté le )
  8. Malika Bauwens, « Gustave Courbet face à la nature puissante de la vallée de la Loue », sur Beaux Arts, (consulté le )
  9. Petra P. Ten-Doesschate Chu, Correspondance de Courbet, Paris, Flammarion, 1997, p. 250, note 5.
  10. Daniel Wildenstein, Claude Monet: Biographie et catalogue raisonné, Volume I, (lire en ligne)
  11. « Figaro : journal non politique », sur Gallica, (consulté le )
  12. « Annuaire de la presse française / par Émile Mermet », sur Gallica, (consulté le )
  13. « E_NUM_NEU_D1904 - 1904 - 1904 », sur Archives départementales des Hauts-de-Seine (consulté le )
  14. « Jules Luquet (b.1824) », sur artuk.org (consulté le )
  15. (en) « print; book | British Museum » [archive du ], sur The British Museum (consulté le )
  16. Notice œuvre, catalogue en ligne de The MET.

Bibliographie

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  • Janine Bailly-Herzberg, L'Eau-forte de peintre au XIXe siècle : la Société des aquafortistes (1862-1867), Paris, éd. Léonce Laget, 1972, vol. I et II.

Liens externes

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