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Maison d'Ivrée

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La maison d'Ivrée ou Anscarides (latin : Anscarii), appelée aussi parfois famille des marquis d'Ivrée, de Bourgogne-Ivrée, de Bourgogne-Comté, ou encore maison des comtes palatins de Bourgogne, est une dynastie issue de Anschaire Ier d'Ivrée (860-902), comte d'Oscheret (867-887), dans le royaume de Bourgogne, et premier marquis d'Ivrée (margrave), en Italie (888 à 902).

On appelle parfois les membres de la maison d'Ivrée les Anscarides, du nom d'Anschaire Ier d'Ivrée (860-902). Ce dernier émigra à la fin du IXe siècle en Italie, où il est nommé marquis ou margrave d'Ivrée de l'Empire carolingien dans la région du Piémont, fonction qui fut celle de plusieurs de ses descendants, d'où le nom de la famille.

La dynastie remonte au comte bourguignon Amédée/Amadée (v. 830), comte d'Oscheret, dont les deux fils  selon les auteurs contemporains Christian Settipani (1994)[1], Thierry Le Hète (1995)[2] ou encore le projet Internet Medieval Lands[3].  ou les petits-fils  selon les auteurs anciens comme Maurice Chaume (1922)[4] , Anschier/Anschaire et Guy/Gui partent en Italie faire fortune et obtiennent marquisat d'Ivrée[1].

Roi d'Italie

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L'un des marquis d'Ivrée, Bérenger II, fils d'Adalbert Ier et de Gisèle de Frioul (880-910), fille du roi d'Italie Bérenger Ier, parvint à devenir roi d'Italie en 950. Néanmoins, il fut destitué l'année suivante par le roi de Germanie Otton Ier. Essayant en vain de reprendre le pouvoir, Otton le fit enfermer à Bamberg où il mourut en 966.

À la mort d'Otton III, le marquis Arduin d'Ivrée se fit couronner roi d'Italie, le en l'église Saint-Michel de Pavie. Cependant, l'empereur Henri II prit la route de l'Italie en et se fit couronner roi d'Italie[5]. Vaincu, après un bref intermède à l'été 1014 pendant lequel il essaya de reprendre son trône, il déposa finalement sa couronne royale sur l'autel du monastère de Fruttuaria qu'il avait comblé de ses bienfaits avant d'y devenir moine et d'y mourir le [5].

Comtes de Bourgogne

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La Bourgogne des XIe et XIIe siècles.

À la suite de l'éviction de Bérenger II, les membres de la Maison d'Ivrée se fixèrent dans le comté de Bourgogne, dont ils devinrent comtes palatins de Bourgogne.

En effet, Otte-Guillaume de Bourgogne, le petit-fils de Bérenger II, devint en 982 le premier comte palatin de Bourgogne de la Maison d'Ivrée.

Rois de Castille

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Une branche cadette de la famille accéda aux trônes de Castille au XIe siècle avec Raymond de Bourgogne (1059-1107), comte de Galice par mariage avec Urraque Ire de Léon (fille du roi de Léon Alphonse VI de Léon). Son fils, Alphonse VII, fut proclamé empereur par les Espagnols. La Maison de Trastamare est issue d'un bâtard de la Maison d'Ivrée en la personne du roi Henri II de Castille. Par la suite, la maison de Trastamare accéda au trône d'Aragon. La lignée agnatique des Anscarides s'éteignit avec Jeanne Ire, mère de l'empereur Charles Quint.

Premiers degrés

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Présentation des premiers degrés issus d'Anchier/Anschier/Anschaire Ier, à partir des travaux de Maurice Chaume (1922, 1925)[4],[6], amendés et corrigés par les auteurs contemporains, notamment Christian Settipani (1994)[7], Thierry Le Hète (1995)[2] et le projet en ligne MedLands[8],[9].

Certains auteurs ont considéré le comte Amédée d'Oscheret (vivant en 830) comme étant le grand-père d'Anchier/Anschier/Anschaire[4],[10]. Il semble plus probable qu'il soit son père selon d'autres travaux : Georges de Manteyer (1899)[11], Maurice Chaume[6], Christian Settipani (1994)[7], Thierry Le Hète[2] ou encore le projet Internet Medieval Lands[3].

Branche des comtes de Bourgogne, Mâcon et Vienne

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Généalogie reposant notamment les travaux du Europäische Stammtafeln, Maurice Chaume (1925)[6], Constance Brittain Bouchard (1987)[12], Christian Settipani (1994)[7] ou encore le projet en ligne MedLands[13],[14]. Voir également la « Généalogie des comtes de Bourgogne » proposée par Éliane Vergnolle (2001)[15].

Branche castillane des comtes de Bourgogne

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Présentation de la filiation de la branche castillane de Bourgogne à partir de Medieval Iberia (2003)[18] et complété avec le projet en ligne MedLands[19].

Personnalités

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Italie (marquis d'Ivrée)

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Arduin d'Ivrée (955-1014), roi d'Italie de 1002 à 1004.
Béatrice Ire de Bourgogne, comtesse de Bourgogne, puis épouse de l'empereur du Saint-empire germanique Frédéric Barberousse.

Issus des comtes de Bourgogne

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France (reines de France)

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Notes et références

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  1. 1 2 Settipani 1994, p. 6.
  2. 1 2 3 Le Hète 1995.
  3. 1 2 MedLands, p. Anschier (des comtes d'Atuyer).
  4. 1 2 3 Maurice Chaume, « Le sentiment national bourguignon de Gondebaud à Charles le Téméraire. Essai de synthèse sur l'histoire de la Bourgogne », Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, Imprimerie Jobard, , p. 303.
  5. 1 2 Carlrichard Brühl, Naissance de deux peuples, Français et Allemands (IXe – XIe siècle), Fayard, août 1996, p. 276-277.
  6. 1 2 3 Chaume 1925, p. 539.
  7. 1 2 3 Settipani 1994.
  8. MedLands, p. Burgundy Duchy - Atuyer.
  9. MedLands, p. Northern Italy C. Marchesi d'Ivrea.
  10. François Demotz, La Bourgogne, dernier des royaumes carolingiens (855-1056). Roi, pouvoirs et élites autour du Léman, Lausanne, Société d’histoire de la Suisse romande, , 764 p. (ISBN 978-2-940066-06-3), p. 252.
  11. Georges de Manteyer, « Les origines de la maison de Savoie en Bourgogne (910-1060) », Mélanges de l'École française de Rome, no 19, , p. 495-496 (lire en ligne)
  12. Bouchard 1987.
  13. MedLands, p. Chapter 1. Comtes Palatins de Bourgogne A. Comtes de Bourgogne 1026-1200 (Ivrea).
  14. MedLands, p. B. Comtes de Mâcon (Ivrea).
  15. Éliane Vergnolle, La création architecturale en Franche-Comté au XIIe siècle du roman au gothique, Presses Universitaires de Franche-Comté, coll. « Annales littéraires », , 320 p. (ISBN 978-2-84627-006-9, lire en ligne), p. 18.
  16. Jean-Yves Mariotte, « "Othon Sans Terre", comte palatin de Bourgogne et la fin des Staufen en Franche-Comté », Francia, no 14, , p. 83-102.
  17. d'après le chroniqueur Hériman de Tournai. Repris notammet par Bouchard (1987).
  18. Medieval Iberia, p. 185.
  19. MedLands, p. Chapter 2. B. Kings of Castile and Léon 1112-1217 (Bourgogne-Comté).

Bibliographie

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Publications sur les Anscarides

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  • (it) Margherita Giuliana Bertolini, « Anscario », dans Dizionario biografico degli Italiani, t. III, Roma, Treccani, , p. 373-375.
  • (de) Eduard Hlawitschka (de), Franken, Alemannen, Bayern und Burgunder in Oberitalien, 774-962 : Zum Verständnis der fränkischen Königsherrschaft in Italien, Freiburg im Breisgau, E. Albert, , p. 128-130.
  • (it) G. Sergi, « Anscarici, Arduinici, Aleramici : elementi per una comparazione fra dinastie marchionali », dans Formazione e strutture dei ceti dominanti nel medioevo : marchesi, conti e visconti nel regno italico (secc. IX-XII). Atti del primo convegno di Pisa, 10-11 maggio 1983, t. III, Roma, Istituto storico italiano per il medio evo, nuovi studi storici, , p. 11-28.

Publications sur la branche comtale de Bourgogne

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  • Marie-Thérèse Allemand-Gay, Le pouvoir des comtes de Bourgogne au XIIIe siècle, vol. 368, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Cahiers d'études comtoises », , 495 p. (ISBN 978-2-251-60368-1, lire en ligne).
  • Constance Brittain Bouchard, Sword, Miter and Cloister. Nobility and the Church in Burgundy, 980-1198, Ithaca/Londres, Cornell Univers. Pres., , 463 p. (lire en ligne).
  • Maurice Chaume, Les origines du duché de Bourgogne, t. 1, Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, (lire en ligne).
  • Thierry Le Hète, Les comtes palatins de Bourgogne et leur descendance agnatique, histoire et généalogie d'une dynastie sur 8 siècles, IXe – XVIIe siècle, , 416 p..
  • Ernest Petit, Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne avec des documents inédits et des pièces justificatives, vol. 9, Paris, Lechevalier, 1885-1905.
  • Christian Settipani, « Les origines maternelles du comte de Bourgogne Otto-Guillaume - Nouvelle synthèse », Annales de Bourgogne, t. 66, nos 261-263, , p. 5-63 (lire en ligne [PDF]).

Publications sur la branche espagnole

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  • E. Michael Gerli et Samuel G. Armistead, Medieval Iberia : An Encyclopedia, vol. 8 : Routledge encyclopedias of the Middle Ages, New York, Taylor & Francis, , 920 p. (ISBN 978-041593-918-8, lire en ligne), dont les articles :
    • Bernard F. Reilly « Alfonso VII, Kinf od Léon-Castille », pp. 59-60 ([PDF] lire en ligne).
    • Bernard F. Reilly « Burgundy, House of », pp. 184-186 ([PDF] en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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