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Pierre Costabel

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Pierre Costabel
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Fonctions
Secrétaire perpétuel
Académie internationale d'histoire des sciences
-
Secrétaire général
Comité national français d'histoire et de philosophie des sciences (d)
-
Suzanne Delorme (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Père
Armand Costabel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Lucie Gobillot-Costabel (d)
André Costabel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
Membre de

Pierre Costabel, né le à Draguignan (département du Var)[1], mort le à Saint-Maur-des-Fossés (département du Val-de-Marne)[2], père de l'Oratoire, est un historien des sciences français, spécialisé dans le cartésianisme et le mécanisme.

Pierre Costabel est issu d'une famille d'enseignants, originaires de Milhaud, dans le département du Gard[3],[4],[5].

Son grand-père maternel, Pierre Guérin, est enseignant ; en 1890, il est reçu, le premier, à l'agrégation de littérature[6].

Son père, Armand André Costabel, est né en 1884, et mort en 1969. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 159e régiment d'infanterie ; en 1916, il est fait prisonnier au Mort-Homme (Meuse) et détenu à Mayence. À la fin de la guerre, il est élevé au grade de lieutenant et reçoit la croix de guerre[7],[8]. En 1920, il est reçu, le cinquième, à l'agrégation de mathématiques[9]. En 1931, il est élevé au grade de chevalier de la Légion d'honneur[10].

En 1932, Pierre Costabel est admis au sein de la promotion scientifique de l'École normale supérieure[11]. En 1935, il est admis, le douzième, à l'agrégation de mathématiques[12].

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Pierre Costabel est mobilisé comme officier. Durant la bataille de France, il est fait prisonnier et détenu à l'Oflag VI A à Soest, il fut profondément marqué pendant ses cinq années de captivité par la ferveur religieuse que des aumôniers français surent organiser autour d'une chapelle qu'ils avaient installée dans le camp. À la Libération, Costabel entra dans l'ordre des oratoriens.

Dans les années 1950, il se consacra à l'histoire du cartésianisme et du mécanisme, dont il devint une sommité. De 1964 à 1974, il révisa, en collaboration avec Bernard Rochot, l'édition Adam-Tannery des œuvres complètes de René Descartes. Il édita également les œuvres du père Malebranche.

Pierre Costabel était directeur d'études à l'École pratique des hautes études[2] et fut le cinquième secrétaire perpétuel de l'Académie internationale d'histoire des sciences[13].

  • Leibniz et la dynamique : les textes de 1692, Hermann, collection Histoire de la pensée, 1960, VIII + 120 pages.
  • L’oratoire de France et ses collèges in Enseignement et diffusion des sciences en France, ouvrage collectif dirigé par René Taton, Paris, Hermann, 1964.
  • En collaboration avec Bernard Rochot, Œuvres de Descartes (11 vol.), Paris, Vrin, 1964-1974.
  • Démarches originales de Descartes savant, Paris, Vrin, 1982.
  • René Descartes Exercices pour les éléments des solides : Progymnasmata de solidorum elementis - Essai en complément d'Euclid, Edition critique avec introduction, traduction, notes et commentaires par Pierre Costabel, Paris, 1987.
  • Œuvres [lire en ligne]

Références

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  1. ↑ Archives départementales du Var, « État civil de Draguignan, registre des naissances de 1910 à 1914, acte n°148, vue 149 / 260, 7 E 53/ 133 » Accès libre, sur https://archives.var.fr (consulté le )
  2. 1 2 D'après la notice nécrologique de René Taton, « Pierre Costabel (1912-1989) », Revue d'histoire des sciences, vol. 43, nos 2-3,‎ , p. 297-324 (DOI 10.3406/rhs.1990.4166, lire en ligne, consulté le )
  3. ↑ Taton, René, « Pierre Costabel (1912-1989). Liste des publications de Pierre Costabel », Revue d'histoire des sciences, Persée, vol. 43, no 2,‎ , p. 297–324 (DOI 10.3406/rhs.1990.4166, lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ Lucie Gobillot-Costabel et Mirjana Ilic, « Pierre Costabel, une figure marquante de l’histoire des sciences au XXe siècle », Archives Internationales d'histoire des Sciences, Brepols, vol. 59, no 162,‎ , p. 273-308 (ISSN 0003-9810 et 2507-038X, DOI 10.1484/J.ARIHS.5.101834).Voir et modifier les données sur Wikidata.
  5. ↑ « Armand Costabel : un mathématicien courageux », sur Europeana 1914-1918
  6. ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  7. ↑ Archives départementales du Gard, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement de Nîmes, classe 1904, matricule n°2184, 1 R 926 » Accès libre, sur https://archives.gard.fr (consulté le )
  8. ↑ Comité international de la Croix Rouge, « Prisonniers de la Première Guerre mondiale » Accès libre, sur https://grandeguerre.icrc.org/fr (consulté le )
  9. ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  10. ↑ Base Léonore, « Dossier COSTABEL Armand André » Accès libre, sur https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
  11. ↑ Lucienne - Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1932 » Accès libre, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le )
  12. ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  13. ↑ « Brève histoire de l’Académie, 1974 - 2005 | Académie Internationale d'Histoire des Sciences », sur www.aihs-iahs.org (consulté le )

Liens externes

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