Pintade domestique
La pintade domestique est une volaille originaire d'Afrique. Elle est la forme domestiquée de la pintade de Numidie (Numida meleagris) et est apparentée à d'autres gibiers à plumes tels que les faisans, les dindes et les perdrix. Bien que la période de sa domestication ne soit pas connue, il existe des preuves que la pintade domestique était présente en Grèce au Ve siècle av. J.-C.[1].
Élevage amateur
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La pintade ponds 25 à 30 œufs dans un nid profond et effilé. Les œufs sont petits, foncés et munis d'une coquille épaisse[4]. Les poules ont l'habitude de cacher leurs nids et de les partager avec d'autres poules jusqu'à ce qu'un grand nombre d'œufs se soient accumulés. Cette différence de comportement rend plus difficile la collecte des œufs à des fins alimentaires ou d'incubation[5]. La période d'incubation est de 26-28 jours, et les poussins sont appelés pintadeaux. Tant qu'ils sont pintadeaux, ils sont très sensibles à l'humidité (ils sont indigènes aux régions plus arides de l'Afrique) et peuvent mourir en suivant la mère à travers l'herbe empreinte de rosée. Après leurs deux à six premières semaines de croissance, cependant, elles peuvent compter parmi les vola((illes domestiques les plus rustiques.
Distinguer le mâle (pintard) de la femelle n'est pas aussi aisé que reconnaître un coq d'une poule : la crête osseuse et les barbillons du mâle sont plus grands que chez la femelle, et seule celle-ci émet un cri sur deux notes que rendent les onomatopées Buck-wheat!" ou "Pot-rack!" en anglais. Les deux sexes sont sinon identiques. En élevage, on compte un coq pour 5-6 poules[5]. En tant qu'animaux domestiques, les pintades sont de précieuses alliées contre les nuisibles, car elles se nourrissent de nombreux insectes . Elles sont particulièrement efficaces pour lutter contre la tique du cerf, porteuse de la maladie de Lyme , ainsi que contre les nids de guêpes. Bien qu'elles soient rarement élevées en grand nombre, quelques-unes sont parfois gardées avec d'autres volailles pour assurer la sécurité contre les rapaces. Elles émettent des cris aigus et perçants si elles sont menacées par des intrus. Ce sont des oiseaux très sociables qui ont tendance à s'ennuyer lorsqu'ils sont seuls.
Chez les pintades domestiquées, de nombreuses variations de couleur ont été obtenues par sélection, outre la couleur « perle » ou naturelle de la pintade casquée. On trouve ainsi des individus blancs, lilas, ardoise, chocolat, lavande, bleu corail, bronze, gris étain, fauve dundotte, blonds et divers panachés.
Les pintades domestiques permettent de limiter parasites et maladies.
Élevage commercial
[modifier | modifier le code]La pintade est élevée pour sa chair, principalement en France et en Italie. Comme pour la plupart des autres volailles l'élevage commercial utilise des hybrides F1 issus du croisement de lignées sélectionnées. Seules subsistent en 2026 les lignées Galor et un seul sélectionneur Grimaud Fréres à Amboise. Il existe quatre entreprises de multiplication (couvoirs) en France et deux en Italie. Le sexage des poussins à la naissance est rendu possible par la sélection de caractères distinctifs liés au sexe (Système ZW de détermination sexuelle chez les oiseaux). Les élevages producteurs sont 1200 en France[6]. En multiplication, les mères de ces variétés hybrides produisent environ 165 œufs du début de la ponte à 60 semaines[7].
Cet élevage est caractérisé par la prépondérance du label rouge « Pintade fermière entière et découpes LA 11/97 »[8],[9] du fait du positionnement festif de cette viande. Les bâtiments d'une taille maximum de 400 m2 doivent contenir 13 pintades/m2 au maximum assortis de 2 m2/pintade minimum de parcours extérieur ; les pintades Label Rouge sont abattues à 94 jours minimum au poids en prêt à cuire de 1 à 1,4 kg[9].
Gastronomie
[modifier | modifier le code]La pintade bénéficie d'une image de gibier, ce qui la démarque du poulet ; c'est une viande peu grasse[6].
Elle peut être cuite selon n'importe quelle recette qui contient du poulet, mais est considérée comme étant plus savoureuse et, en raison de son coût plus élevé, elle est généralement servie lors d'occasions spéciales. Elle est particulièrement courante dans les recettes françaises et italiennes.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Domestic guineafowl » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) Roger Blench et Kevin C. MacDonald, The Origins and Development of African Livestock, Londres, UCL, (ISBN 1-84142-018-2), p. 10
- ↑ Steve Madge, Norman Arlott, Robin Budden et Daniel Cole, Pheasants, Partridges and Grouse: Including Buttonquails, Sandgrouse and Allies, Bloomsbury Publishing PLC, coll. « Helm identification Guides », (ISBN 978-0-7136-3966-7 et 978-1-4081-3565-5)
- ↑ Jeannette S. Ferguson, Gardening with guineas: a step-by-step guide to raising guinea fowl on a small scale, FFE Media, (ISBN 978-0-7392-0250-0)
- ↑
- 1 2 C Fracanzani, Allevamento familiare degli animali da cortile, Bologne, ed agricole, 1981
- 1 2 « Sélection de la pintade : Forces et Faiblesses », sur Grimaud frères, (consulté le )
- ↑ « Reproducteurs », sur Grimaud Frères (consulté le )
- ↑ Qualicnor, « Pintades fermières entières et découpes »,
- 1 2 « Pintades », sur Synalaf (consulté le )

