Valentine Prax
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Henriette Valentine Jeanne Prax |
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Ossip Zadkine (à partir de ) |
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Valentine Prax, née le à Bône (actuelle Annaba) dans les départements français d'Algérie et morte le à Paris[1] en France, est une artiste-peintre française.
Biographie
[modifier | modifier le code]Valentine Henriette Jeanne Prax est la fille d'un père (Henry Enrique Prax) français d'origine catalane, vice-consul d'Espagne et du Portugal à Bône, et d'une mère (Valentine Henriette Prax, née Magliulo) marseillaise d'origine sicilienne[2]. Elle a grandi en Algérie française, où elle fait ses études artistiques à l'École des beaux-arts d'Alger.
En 1919, elle s'installe à Paris. Elle y rencontre Ossip Zadkine, un sculpteur d'origine russe, qui est son voisin rue Rousselet. À cette période, Valentine Prax se rend à l'académie de la Grande Chaumière, où elle dessine d'après modèle. Elle peint la campagne parisienne mais aussi des porcelaines pour subvenir à ses besoins. Ossip Zadkine lui fait connaître le petit monde de Montparnasse, et l'épouse le , avec le peintre japonais Foujita et Fernande Barrey pour témoins, à Bruniquel, lors d'une cérémonie modeste. La même année Valentine Prax fait sa première exposition personnelle, à la galerie Mouninou, et commence à se faire reconnaître sur la scène parisienne. Ses motifs récurrents sont alors les natures mortes et les oiseaux[3].
En janvier 1922, une première exposition personnelle lui est consacrée en Belgique, à la galerie Sélection. Cette même année, elle prend part à "Douze femmes peintres" à la galerie de La Licorne. Ses œuvres sont aussi exposées à l'Exposition internationale des arts de Düsseldorf et au Salon d'automne. C'est également cette année qu'une de ses peintures entre pour la première fois dans les collections publiques françaises, au Musée de Grenoble[3].
En 1926, elle signe un contrat pour la vente de ses toiles avec la galerie Barbazanges. Elle expose au Salon des Tuilleries. Elle réalise de nombreuses peintures sur verre[4].
Valentine Prax déménage au 100 rue d'Assas en 1928 avec Ossip Zadkine[5].
En 1930, le monde anglophone lui ouvre ses portes : elle expose pour la première fois aux États-Unis puis à Londres[5].
L'exposition de la peintre au palais des Beaux-arts de Bruxelles est marquée par le succès en 1934. Durant cette même année, elle et Ossip Zadkine achètent une maison aux Arques[5].
Elle est ensuite invitée à présenter ses œuvres aux côtés de Pablo Picasso pour l'exposition de 1937. À l’occasion de l'Exposition internationale des arts et techniques appliquées à la vie moderne, ayant lieu à Paris, Valentine Prax peint une verrière du musée d'Art moderne. Cette réalisation a pour thème l'aviation[6].
Durant la Seconde Guerre Mondiale, Valentine Prax cache les œuvres de son mari, qui a dû partir aux États-Unis en raison de ses origines juives. Elle se réfugie dans la maison des Arques[6].
En 1954, une exposition monographique lui est consacrée à Arnhem. Son travail est aussi présenté lors d'une exposition collective à Vienne. Elle est lauréate du premier prix au concours international des femmes peintres à Bolzano[7].
En 1963, environ cinquante de ses tableaux, représentant pour beaucoup la mer et les animaux, sont présentés à la galerie Katia Granoff, à Paris[8].
À la mort de Zadkine en 1967, et sur la volonté expresse de l'artiste, elle travaille à la création d'un musée parisien, dans la maison où l'artiste a vécu et travaillé de 1928 à 1967. Le musée est constitué d'un fonds d'environ 300 œuvres de Zadkine qui souhaitait les léguer à la ville de Paris. En 1978, le musée Zadkine ouvre ses portes rue d'Assas. Valentine Prax meurt en 1981 et lègue l'ensemble de ses biens au musée.
Œuvres
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Parmi ses peintures, peuvent être mentionnées :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Archives de Paris, 14e arrondissement, année 1981, acte de décès no 1168, cote 14D 636, vue 18/31
- ↑ Ossip Zadkine, à propos de sa femme Valentine Prax (1899 - 1981) sur le site du Centre de recherche Zadkine.
- 1 2 Cécilie Champy-Vinas et Pauline Créteur, Ossip Zadkine: de l'atelier au musée, Paris-Musées, (ISBN 978-2-7596-0535-4), p. 162
- ↑ Cécilie Champy-Vinas et Pauline Créteur, Ossip Zadkine: de l'atelier au musée, Paris-Musées, (ISBN 978-2-7596-0535-4), p. 163
- 1 2 3 Cécilie Champy-Vinas et Pauline Créteur, Ossip Zadkine: de l'atelier au musée, Paris-Musées, (ISBN 978-2-7596-0535-4), p. 164
- 1 2 Cécilie Champy-Vinas et Pauline Créteur, Ossip Zadkine: de l'atelier au musée, Paris-Musées, (ISBN 978-2-7596-0535-4), p. 1966
- ↑ Cécilie Champy-Vinas et Pauline Créteur, Ossip Zadkine: de l'atelier au musée, Paris-Musées, (ISBN 978-2-7596-0535-4), p. 169
- ↑ Cécilie Champy-Vinas et Pauline Créteur, Ossip Zadkine: de l'atelier au musée, Paris-Musées, (ISBN 978-2-7596-0535-4), p. 170
- ↑ Visible sur Osenat
- ↑ Visible sur Auction
- ↑ Visible sur Papillongallery
- ↑ Visible sur Artprecium
- ↑ Visible sur Artcurial
- ↑ Cité par Aware, Archives of Women Artists, Research and Exhibitions
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Valentine Prax, Avec Zadkine, souvenirs de notre vie, éditions Bibliothèque des arts, Paris, 1973, rééd. 1995 et 2001 (ISBN 2850472611)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives aux beaux-arts :