quinquina
Apparence
Étymologie
[modifier le wikicode]- (XVIIe siècle) De l’espagnol quinaquina[1], ce sont les Espagnols qui ont apporté cette écorce du Pérou en Europe en tant que fébrifuge.
Nom commun
[modifier le wikicode]| Singulier | Pluriel |
|---|---|
| quinquina | quinquinas |
| \kɛ̃.ki.na\ | |


quinquina \kɛ̃.ki.na\ masculin
- (Pharmacie) Écorce amère et fébrifuge qui est fournie par des arbres du genre Cinchona du Pérou.
Nous allons passer à l'examen de la cascarille qu'on a cru être un remède succédané du quinquina, vertu que le préjugé a beaucoup contribué à lui assigner et que l'expérience n'a pas encore confirmée.
— (Cours théorique et pratique de matière médicale-thérapeutique sur les remèdes altérans, par Paul-Joseph Barthez, mis au jour par Jean Seneaux, Montpellier : impr. de J.-G. Tournel, 1821, page 307)La poudre de quinquina mélangée de chaux, est agitée avec des huiles lourdes de pétrole qui dissolvent la quinine.
— (Cousin & Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)En tout cas, dans les débuts, le Roi, les princes, les visiteurs prenaient du quinquina avant d’aller contrôler les chantiers.
— (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 30)
- (Par extension) Vin dans lequel on fait macérer cette écorce.
On lui a fait prendre du quinquina.
Vin de quinquina.
Sirop de quinquina.
Quinquina rouge.
Un verre de quinquina.
« Porte cela chez le pharmacien, dit-il, celui qui est auprès de l’église, pas un autre. Tu donneras à ta mère le paquet no 1 ; tu lui feras boire d’heure en heure la potion no 2 ; le vin de quinquina en mangeant, car il faut qu’elle mange ; ce qu’elle voudra, surtout des œufs. Je reviendrai ce soir. »
— (Hector Malot, En famille, 1893)« Augustine, lui disait-elle j’ai trouvé la pauvre Une-Telle bien pâle sur sa porte. Vous lui apporterez demain une bouteille de mon vin de Bordeaux ou un rouleau de pièces de vingt sous pour qu’elle s’achète du quinquina. »
— (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, Le Livre de Poche, page 369)– Vous prendrez bien un petit quinquina, histoire de vous mettre un appétit ?
— (Charles Exbrayat, Au Trois Cassoulets, Librairie des Champs-Élysées, 1971, page 164)
- (Botanique) Arbre qui fournit cette écorce, il s’agit généralement du quinquina jaune (Cinchona calisaya).
Le fruit, les feuilles du quinquina.
Synonymes
[modifier le wikicode]Dérivés
[modifier le wikicode]- quinquina gris (Cinchona officinalis)
- quinquina jaune (Cinchona calisaya)
- quinquina officinal (Cinchona officinalis)
- quinquina rouge (Cinchona pubescens)
- Quintonine
Traductions
[modifier le wikicode]- Conventions internationales : Cinchona calisaya (wikispecies)
- Espéranto : kinkono (eo)
- Sicilien : china (scn) féminin
Prononciation
[modifier le wikicode]- (Région à préciser) : écouter « quinquina [Prononciation ?] »
- Somain (France) : écouter « quinquina [Prononciation ?] »
- Vendée (France) : écouter « quinquina [Prononciation ?] »
Voir aussi
[modifier le wikicode]- quinquina sur l’encyclopédie Wikipédia

Références
[modifier le wikicode]- ↑ « quinquina », dans TLFi, Le Trésor de la langue française informatisé, 1971–1994 → consulter cet ouvrage