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フランスへの再適応:帰国後のショック

海外生活からの帰国は、しばしば「第二の旅」と言われますが、時には最初の旅よりも過酷なものになることがあります。ワーキングホリデー(visa vacances-travail)で日本にどっぷりと浸かった生活を送った後、フランスの地に戻った私を待っていたのは、一連のショックや誤解、そして痛みを伴う調整の連続でした。これは、目には見えないけれど深い、ある転換期の記録です。

空港での強烈な洗礼

いわゆる「逆カルチャーショック」の最初の記憶は、空港に到着して数分のうちに私の心に深く刻まれました。荷物を受け取って外に出た途端、荒々しい現実が私を直撃したのです。郊外の「ラカイユ(racaille / 不良、ならず者)」風の若者が私に近づいてきて、タバコはないかと聞いてきました。日本の極めて丁寧な礼儀作法と治安の良さに慣れきっていた私は、本能的な恐怖に襲われました。震えながら何度も謝り、そのまま一番近い電話ボックスへと走りました。パニック状態で母に電話をかけ、「もう空港に着いた?」「お願いだから急いで!」と懇願しました。自分の生まれ育った環境が、あまりにも攻撃的に感じられ、恐ろしくてたまらなかったのです。

現実に立ち向かえない日々

アパートに入ると、今度は外の世界が脅威に感じられるようになりました。結局、丸一週間、ドアの外へ一歩も出られずに閉じこもってしまいました。フランス的な生き方が、まるで見知らぬ国のもののように、理解不能に思えたのです。体はパリにあっても、精神は日本のまま。完全に断絶していました。海外生活で身につけた習慣が、この新しい現実と全く響き合わず、心理的に現実を受け入れられない状態に陥っていました。

フランの亡霊とユーロの難問

日本へワーキングホリデーに出発した時期は、フランスにとって大きな転換期である「フランからユーロへの移行期」と重なっていました。フランスにいた人々は、数ヶ月間の併記期間を経て徐々に慣れていったのでしょうが、私はその重要なステップをまるごと逃してしまいました。私の中での計算は、「5フラン=約100円」という単純なもので止まっていました。20で割ればいい、それだけだったのです。

ところが帰国してみると、誰もが戸惑いもなくユーロで話していました。私にとっては、それは数学的な悪夢でした。コーヒー一杯の値段を理解するのにも、まずユーロからフランに換算(当時は1.52ユーロ=10フラン)し、ようやく自分の基準に戻るという作業が必要でした。自国にいながら「通貨の異邦人」となってしまった私は、経験し損ねたこの過渡期に翻弄されていました。

春の儚い詩情

帰国して気づいたもう一つの違いは、季節に対する感性です。日本に滞在していた際、微細な季節の移ろいを大切にする文化に深く感銘を受けました。それを初めて知ったのは、春のことです。コンビニに入ると、棚が突然ピンク色に染まっているのを目にしました。そこで出会ったのが、期間限定の「いちごのシュークリーム」でした。それは私にとって単なるお菓子ではなく、「春が来た」ということを告げる大切な合図だったのです。

一方、フランスの日常生活では、こうした季節の詩情がどこか欠けているように感じます。スーパーの棚は一年中あまり変化がなく、時の移ろいを祝うような小さな楽しみも少ない。日本で体験したあの鮮やかな季節の合図が、今ではとても恋しく感じられます。

アスファルトに「植わる」

私はよく、通りの真ん中で突然立ち止まってしまうことがありました。フランス語には、木を植えるときや、人が突っ立っている様子を指す「プランテ(se planter)」という動詞がありますが、私はこの言葉が持つイメージがとても気に入っています。私はただそこに立ち尽くし、パリのアスファルトを突き破って咲く一輪の小さな野生の花を、子供のような驚きを持って眺めていました。都会の速いリズムの中で生きる友人たちは、そんな私の突然の執着が理解できず、ひどく奇妙に思ったようです。彼らにとってはただの花でも、私にとっては灰色の砂漠の中に現れた「生命の力」そのものでした。

個人の意見の消失

日本での生活は、私から「集団のために自分を消す」という術を教えてくれました。日本では、はっきりとした意見を持つことは、時に無作法であったり、調和を乱すものと見なされるからです。議論と自己主張の国であるフランスに戻った私は、途方に暮れました。何かを提案されるたびに、「わからないな、君は?」「何がいいと思う?」といった曖昧な返事ばかり繰り返していたのです。

典型的なブルターニュ気質の強い性格を持つ私の母は、ついに私の優柔不断さにしびれを切らし、響き渡るような声でこう言いました。「ウィ・ウ・メルド?(Oui ou merde ?)」。これはフランス語で、怒っている時に「はいなのか、クソ(いいえ)なのか」と明確な返答を迫るための決まり文句です。私は、自分の個人的な欲求を口にするという、かつては当たり前だった行為を、多大な苦労を伴いながら再学習しなければなりませんでした。それはもう、決して自然なことのようには感じられなくなっていたのです。

「開封容易」という悪夢

日本のパッケージはどれも明快さのモデルのようで、イラスト付きで開封の手順を一歩ずつ導いてくれます。対してフランスでは、私はパッケージと格闘の日々を送っていました。「ウベルチュール・ファシル(Ouverture facile / 開封容易)」という表記は、私には残酷な冗談のように思えました。なぜなら、そこにはユーザーを助ける説明など一切なかったからです。あまりのフラストレーションに、私はそれらを「ウベルチュール・ディフィシル(Ouverture difficile / 開封困難)」と呼び変えていたほどです。中身をボロボロにせず、中身に辿り着くことすら困難だったのですから。

道路の危険:逆方向を見てしまう癖

道を渡る習慣を学び直すことは、あやうく命に関わるところでした。日本は左側通行ですから、まず右を見るのが反射的な動作です。しかし、不注意で攻撃的な運転をする「ショファール(chauffards)」が多く、交通量も激しいパリにおいて、この反射的なミスは致命的でした。脳がようやく「まず左を見る」という習慣を再構築するまで、私は何度も車に轢かれそうになったのです。

失われた無防備さとパリの治安

パリの治安は日本に比べるとはるかに悪いです。スリが多く、私は地下鉄に乗る時や街を歩く時にバッグをガードする習慣をすっかり忘れてしまっていました。日本で感じるあの独特の「完全な安全」という感覚、つまり日本的な「アンスーシアンス(insouciance / 楽観、無頓着)」が抜けていなかったのです。盲目的な信頼から絶え間ない警戒心へと切り替えることは、再適応の中でも最も心身を消耗させる側面の一つでした。

清潔さ:「悪い不誠実さ」とヴィジピラート計画

なぜパリという街がこれほど汚いのかも、すぐに理解しました。東京にはいたるところにゴミ箱があり、地面にゴミを捨てるには、よほどの「モーヴェーズ・フォア(mauvaise foi / 悪い不誠実さ、しらじらしさ)」が必要でしょう。ところがパリでは、テロ対策(ヴィジピラート計画)によって多くのゴミ箱が封鎖されていることを知りました。ゴミ箱を見つけること自体が難しくなっており、それが路上にこれほど多くのゴミが散乱している理由の一つなのだと感じました。

永遠の二面性

noteでフォローしている方々の記事を読んでいると、彼らの物語に自分を重ね合わせることがよくあります。彼らが日本に帰国した時に経験していることの、ちょうど真逆のことを私はフランスで経験しているからです。日本という国は、私の中に消えることのない痕跡を残しました。私はこの、決して消えることのない「二面性」を抱えて生きています。

私の日本の生徒さんたちが、私と一緒にいて心地よく感じてくれるのは、おそらくこれが理由でしょう。彼らは目に見えない絆や、一般的なフランス人のイメージとは異なる深い理解を感じ取ってくれています。普通のフランス人なら「奇妙だ」と感じるようなことでも、私はその社会の仕組み(ルーアージュ / rouages)を知っているからこそ、ごく自然なこととして受け止めることができるのです。

今ではもう、どちらか一方を選ぼうとは思いません。私の心は、ブルターニュの海岸線と日本の山々を併せ持つ「群島」になったのだと受け入れています。かつて私を立ちすくませたあの「ショック」は、今では私の羅針盤となりました。自国の文化を異邦人のような新鮮な驚きで見つめ、同時に、異邦人を兄弟のような温かさで迎え入れる。

どこにも完全には「適応できない」ということは、もしかすると、最も美しく自由な生き方なのかもしれません。


(以下は、私が執筆したフランス語の原文です)

Mes difficultés à me réadapter à la vie en France : le choc du retour

Le retour d'une expatriation est souvent décrit comme un second voyage, parfois plus éprouvant que le premier. Après avoir vécu l'immersion totale au Japon lors d'un visa vacances-travail, mon retour sur le sol français a été marqué par une série de chocs, de malentendus et d'ajustements douloureux. Voici le récit de cette transition invisible mais profonde.

Le choc brutal de l'atterrissage

Mon tout premier souvenir de ce que l'on appelle le « choc culturel inversé » s'est gravé en moi dès les premières minutes à l'aéroport. À peine avais-je récupéré mes bagages qu'une réalité brutale m'a percuté. Un jeune homme, au look de « racaille » de banlieue, s'est approché de moi pour me demander une cigarette. Sortant de l'extrême courtoisie et de la sécurité japonaise, j'ai été saisi d'une véritable terreur. Je me suis confondu en excuses, presque tremblant, avant de courir vers la première cabine téléphonique venue. Dans un état de panique totale, j'ai supplié ma mère au téléphone de se dépêcher, d'arriver au plus vite, tant l'agressivité perçue de mon propre environnement me terrifiait.

L'incapacité d'affronter le réel

Une fois installé dans mon appartement, le monde extérieur est devenu une menace. Je me suis cloîtré pendant une semaine entière, incapable de franchir le pas de ma porte. La manière de vivre française me semblait étrangère, incompréhensible. Mon corps était à Paris, mais mon esprit était resté figé au Japon. Je vivais une déconnexion totale, une incapacité psychologique à affronter cette nouvelle réalité qui ne résonnait plus avec mes habitudes acquises durant mon expatriation.

Le spectre du Franc et le casse-tête de l'Euro

Mon départ en vacances-travail au Japon avait coïncidé avec une période charnière pour la France : la transition du franc à l'euro. Alors que mes compatriotes avaient bénéficié de mois de double affichage pour s'habituer, j'avais manqué cette étape cruciale. Pour moi, le calcul était resté simple et figé : 5 francs valaient environ 100 yens. Il me suffisait de diviser par 20 pour m'y retrouver.

À mon retour, tout le monde parlait en euros avec une aisance déconcertante. De mon côté, c'était un cauchemar mathématique. Pour comprendre le prix d'un café, je devais faire la conversion : passer de l'euro au franc (où 1,52 € valait 10 francs à l'époque) pour enfin retrouver mes repères. J'étais un étranger monétaire dans mon propre pays, handicapé par cette période transitoire que je n'avais pas vécue.

La poésie éphémère du printemps

Mon retour a aussi mis en lumière une différence frappante dans notre rapport au temps. Durant mon séjour au Japon, j'avais été émerveillé par l'attention portée aux moindres changements de saison. Je me rappelle avoir découvert cela au printemps, en entrant dans un konbini : tout, soudain, se parait de rose. J'y avais découvert des choux à la crème à la fraise, une édition limitée que j'ai adorée. Pour moi, ce n'était pas qu'une simple friandise, c'était un repère visuel et gustatif qui annonçait fièrement : « le printemps est là ».

En France, cette poésie du quotidien me semble cruellement absente. Les étals des supermarchés restent désespérément statiques et on oublie de célébrer ces petits cycles éphémères qui rendent le passage du temps plus doux.

« Se planter » au milieu du bitume

Il m'arrivait souvent de m'arrêter brusquement en plein milieu de la rue. J'aime beaucoup l'image que renvoie le verbe « se planter » en français, comme on le ferait pour un arbre. Je restais là, immobile, à observer avec un émerveillement presque enfantin une petite fleur sauvage qui avait réussi l'exploit de percer le bitume parisien. Mes amis, pressés par le rythme de la capitale, ne comprenaient pas cette fascination soudaine et me trouvaient profondément bizarre. Ils ne voyaient qu'une fleur, je voyais une force de vie dans un désert de grisaille.

L'effacement de l'opinion individuelle

Le Japon m'avait appris l'art de l'effacement au profit du groupe. Avoir une opinion tranchée y est souvent perçu comme impoli ou perturbateur. De retour en France, pays du débat et de l'affirmation de soi, j'étais perdu. À chaque proposition, je répondais par des formules vagues : « Je ne sais pas, et toi ? », « Qu'est-ce que tu préfères ? ».

Ma mère, dotée de ce caractère fort typique de la Bretagne, a fini par s'emporter face à mon indécision chronique en me lançant un sonore « Oui ou merde ? ». C'est une formule que l'on utilise en français quand on est en colère et que l'on veut obtenir une réponse claire et immédiate. J'ai dû réapprendre, avec une grande peine, à exprimer mes envies personnelles, même si cela ne me semblait plus du tout naturel.

Le cauchemar des « Ouvertures Faciles »

Au Japon, chaque emballage est un modèle de clarté, guidant l'utilisateur étape par étape avec des illustrations. En France, je me battais contre les emballages. La mention « Ouverture facile » me semblait être une plaisanterie cruelle, car aucune explication ne venait jamais épauler l'utilisateur. Dans ma frustration, j'avais fini par les rebaptiser « Ouverture difficile », tant je peinais à accéder au contenu sans tout déchirer.

Le danger de la route : regarder du mauvais côté

Réapprendre à traverser la rue a failli me coûter la vie. Au Japon, on roule à gauche ; le réflexe est donc de regarder à droite d'abord. À Paris, avec ses « chauffards » (conducteurs imprudents et agressifs) et sa circulation dense, ce mauvais réflexe était mortel. J'ai manqué de me faire renverser à plusieurs reprises avant que mon cerveau ne réintègre l'automatisme de regarder à gauche en premier.

L'insouciance perdue et l'insécurité parisienne

Paris est bien moins sûr que le Japon. Les pickpockets sont nombreux et j'avais perdu l'habitude de protéger mon sac quand je prenais le métro ou que je me promenais dans la rue. J'avais gardé cette insouciance japonaise, ce sentiment de sécurité totale que l'on éprouve là-bas. Cette transition entre la confiance aveugle et la vigilance constante a été l'un des aspects les plus épuisants de ma réadaptation.

La propreté : entre mauvaise foi et plan Vigipirate

J'ai aussi vite compris pourquoi la ville de Paris était aussi sale. À Tokyo, il y avait des poubelles presque tous les cinq mètres ; il fallait vraiment faire preuve de « mauvaise foi » pour jeter ses détritus par terre. À Paris, j'ai découvert que de nombreuses poubelles avaient été condamnées suite au plan Vigipirate. Il était devenu difficile d'en trouver, et je pense que c'est une des raisons pour lesquelles il y avait autant de détritus au sol.

Une dualité éternelle

Souvent, quand je lis les articles des personnes que je suis sur Note, je me retrouve dans leurs histoires. Ce qu’ils vivent lors de leur retour au Japon est exactement le miroir de ce que j'ai traversé en France. Ce pays a laissé une trace indélébile en moi ; j’habite désormais cette dualité permanente qui ne me quittera jamais.
C’est sans doute pour cette raison que mes élèves japonais se sentent si bien avec moi. Ils perçoivent cette connexion invisible, cette compréhension profonde qui ne correspond pas vraiment au profil type d'un Français. Là où un Français typique ressentirait une bizarrerie, je ressens un sentiment naturel car je connais les rouages de cette société.
Aujourd'hui, je ne cherche plus à choisir entre l'un ou l'autre. J'ai accepté que mon cœur soit devenu un archipel, composé aussi bien des côtes bretonnes que des montagnes japonaises. Ce « choc » qui m’avait autrefois paralysé est devenu ma boussole. Il me permet de regarder ma propre culture avec l’étonnement d'un étranger, tout en accueillant l'autre avec la chaleur d'un frère.
Au fond, ne jamais être tout à fait « adapté », c’est peut-être la plus belle façon d’être libre.


この「二つの世界の狭間で生きる」という経験が、今の私のフランス語教授法の根幹にあります。言葉を教えることは、単に文法を教えることではなく、その裏側にある文化的な戸惑いや、時には「痛み」さえも共有することだと信じているからです。

私のレッスンでは、こうした「教科書には書かれていないフランス」のリアルな姿も大切にしています。もし、あなたが言葉の背景にある深い文化や、フランス人の本当の気質に興味があれば、ぜひ一度公式サイトを覗いてみてください。

完璧なフランス語よりも、体温の宿った「あなたの言葉」を一緒に見つけていきましょう。


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