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第一哲学のための省察

Méditations sur la philosophie première, Méditations métaphysiques

René Descartes (1648), by Frans Hals (1581?-1666)/ Page de titre de la première édition des Méditations métaphysiques.

池田光穂

☆『形而上学的瞑想』(あるいは『第一哲学に関する瞑想』日本語では『省察(せいさつ)』で知られるもの)[Les Méditations métaphysiques]は、ルネ・デカルトによる哲学書 であり、1641年にラテン語で初めて出版された。哲学史の観点から見れば、これは古典的合理主義の最も影響力のある表現の一つである。 原題『第一哲学に関する瞑想』をフランス語に訳したこのタイトルは、本書が当時大学で教えられていた第一哲学に対する批判として部分的に書かれただけでな く、その代わりに新たな哲学を提案する目的でも執筆されたことを示している。多くの古典的著作がそうであるように、『瞑想』も時代を経て、非常に多様な解 釈が加えられてきた。 デカルトは『第一哲学に関する省察』において、真実や確実性に対する懐疑論の主張にもかかわらず、正当な知識は存在すると主張している。また、人間を本質 的に思考する実体(コギト)として描き、それとは対照的に、身体は物質的な実体であると位置づけている(実体の二元論を参照)。

Les Méditations métaphysiques (ou Méditations sur la philosophie première) sont une œuvre philosophique de René Descartes, parue pour la première fois en latin en 1641. Du point de vue de l'histoire de la philosophie, elles constituent l'une des expressions les plus influentes du rationalisme classique.

Le titre original traduit en français de Méditations sur la philosophie première indique que cet ouvrage a été écrit en partie comme une critique de la philosophie première qui était alors enseignée dans les universités, mais aussi pour en proposer une nouvelle à la place. Comme pour la plupart des ouvrages classiques au fil du temps, les Méditations ont reçu des interprétations très différentes.

Dans ses Méditations, Descartes soutient qu'en dépit des arguments sceptiques contre la vérité et la certitude, il y a des connaissances légitimes. Aussi, il présente l'homme comme ayant une substance essentiellement pensante (cogito), qui s'oppose à son corps, qui lui est une substance matérielle (voir dualisme de substance).
『形而上学的瞑想』[Les Méditations métaphysiques](あるいは『第一哲学に関する瞑想』日本語では『省察(せいさつ)』で知られるもの)は、ルネ・デ カルトによる哲学書であり、1641年にラテン語で初めて出版された。哲学史の観点から見れば、これは古典的合理主義の最も影響力のある表現の一つであ る。

原題『第一哲学に関する瞑想』をフランス語に訳したこのタイトルは、本書が当時大学で教えられていた第一哲学に対する批判として部分的に書かれただけでな く、その代わりに新たな哲学を提案する目的でも執筆されたことを示している。多くの古典的著作がそうであるように、『瞑想』も時代を経て、非常に多様な解 釈が加えられてきた。

デカルトは『第一哲学に関する省察』において、真実や確実性に対する懐疑論の主張にもかかわらず、正当な知識は存在すると主張している。また、人間を本質 的に思考する実体(コギト)として描き、それとは対照的に、身体は物質的な実体であると位置づけている(実体の二元論を参照)。
Présentation générale

Contexte
Article détaillé : Révolution copernicienne.
On ne peut bien comprendre les Méditations sur la philosophie première qu'en les resituant dans leur contexte.

Descartes considère que la métaphysique telle qu'elle est décrite par la scolastique à partir de la philosophie première d'Aristote, n'est plus à même de fonder les sciences nouvelles. Dès l'automne 1627/8, il était intervenu lors d'une espèce de colloque philosophique chez le nonce du pape, Guidi di Regno pour soutenir la philosophie qui sous-tendait ses travaux en physique. Le cardinal de Bérulle, présent à cette réunion, lui fit une « obligation de conscience » de publier ses idées philosophiques[1]. Durant les neuf premiers mois de son séjour en Hollande, en 1629-1630, Descartes a esquissé un traité de la divinité[2].

En juin 1633, Galilée est condamné par l'Inquisition pour son ouvrage Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo (Dialogue sur les deux grands systèmes du monde), dans lequel il fait dialoguer un aristotélicien, partisan du géocentrisme, et un homme sans a priori partisan de l'héliocentrisme.

Vers novembre 1633, René Descartes est informé de la condamnation de Galilée, et, en 1634, il reçoit de son ami Beeckman, un exemplaire du Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo. Par sincère soumission aux autorités ecclésiastiques, Descartes renonce à publier son Traité du monde et de la lumière dans lequel il défend la thèse de l'héliocentrisme[3] ; mais, par prudence envers la censure, il « avance masqué » (larvatus prodeo), en dissimulant partiellement ses idées nouvelles sur l’homme et le monde dans ses pensées métaphysiques[4]. Descartes pense que Galilée a manqué de méthode pour défendre la nouvelle représentation du monde qu'il proposait. Il publie alors, en 1637, trois extraits du Traité du monde : la Dioptrique, les Météores et la Géométrie, accompagnés d'une préface, le célèbre Discours de la méthode (1637). Il décide de poursuivre le projet philosophique engagé avec l'esquisse du traité de la divinité, en publiant les Méditations Métaphysiques, dans le but de montrer que la philosophie soutenue par les autorités en place, la scolastique, est inapte à décrire le monde tel que le conçoit la science nouvelle[5].


概要

背景
詳細記事:コペルニクス的革命。
『第一哲学に関する瞑想』を正しく理解するには、その背景を踏まえて読み解く必要がある。

デカルトは、アリストテレスの第一哲学に基づいてスコラ学が記述する形而上学は、もはや新しい科学の基礎を築くには適さないと考えていた。1627年から 1628年にかけての秋、彼は教皇の教皇使節グイディ・ディ・レグノの邸宅で行われた一種の哲学シンポジウムに登壇し、自身の物理学研究の根底にある哲学 を擁護した。この会合に出席していたベリュール枢機卿は、彼に対し、自身の哲学的見解を公表するよう「良心の義務」を課した[1]。1629年から 1630年にかけてのオランダ滞在の最初の9ヶ月間、デカルトは神論の論考の草案を執筆した[2]。

1633年6月、ガリレオは著作『世界の二つの主要な体系に関する対話』(Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo)により異端審問所から有罪判決を受けた。この著作では、地動説を支持するアリストテレス派の学者と、先入観を持たない太陽中心説の支持者との 対話が描かれている。

1633年11月頃、ルネ・デカルトはガリレオの有罪判決を知らされ、1634年には友人のベックマンから『世界の二つの主要な体系に関する対話』の写本 を受け取った。教会当局への誠実な服従から、デカルトは地動説の立場を擁護した『世界と光に関する論考』の出版を断念した[3]。しかし、検閲への警戒か ら、彼は「仮面を被って進む」(larvatus prodeo)という姿勢を取り、人間と世界に関する新たな思想を、自身の形而上学的な考察の中に部分的に隠蔽した [4]。デカルトは、ガリレオが自身が提唱した新しい世界像を擁護する上で、方法論を欠いていたと考えていた。そこで1637年、『世界論』から『屈折 論』、『気象論』、『幾何学』の3つの抜粋を、序文である有名な『方法序説』(1637年)を添えて出版した。彼は、『神性論』の草稿で着手した哲学的プ ロジェクトを継続し、『形而上学的瞑想』を出版することを決意した。その目的は、権威者たちが支持する哲学、すなわちスコラ哲学が、新しい科学が捉えるよ うな世界を記述するには不適格であることを示すことにあった[5]。


Objectifs
Ces méditations sont une expérience philosophique. L'usage du terme « méditation », peu courant en philosophie, ne s'est pas fait par hasard : il s'agit d'une introspection, il s'agit de narrer le cheminement d'une réflexion plutôt que d'exposer un traité qui constituerait un ensemble de raisonnements déductifs. Un philosophe nous présente son expérience, il nous appartient de refaire la même, et non pas seulement de lire l'œuvre comme un simple manuel[6].

Le but de cette réflexion est de trouver des fondements solides à la connaissance. Qu'est-ce qui me permet de croire que je connais des vérités ? La première étape consistera à rejeter tout ce qui est douteux, afin de trouver quelque chose qui ne le soit pas. La conséquence de cela sera que tout se trouvera rejeté, à l'exception d'une chose : moi comme sujet pensant, donc existant (le fameux cogito cartésien). S'ensuit la reconstruction de la connaissance, sur la base de la certitude. On découvrira comme première certitude notre propre existence, puis celle de Dieu, puis celle des essences et enfin celle des existences.

Il s'agit donc dans cette œuvre de balayer les anciens préjugés et de repartir sur des choses certaines, pour lesquelles le doute n'est plus possible.
目的
これらの瞑想は哲学的な体験である。「瞑想」という用語は哲学ではあまり一般的ではないが、これを用いたのは偶然ではない。これは内省であり、演繹的な推 論の集まりとなるような論考を提示するのではなく、思考の過程を語るものである。哲学者が自らの経験を提示する。私たちには、単にその著作を単なる教科書 として読むだけでなく[6]、同じ経験を自ら再現する責任がある。
この考察の目的は、知識の確固たる基盤を見出すことにある。私が真理を知っていると信じる根拠は何なのか。第一段階は、疑わしいものをすべて排除し、疑い の余地のないものを見つけ出すことにある。その結果、一つのものを除いてすべてが排除されることになる。それは、思考する主体として、すなわち存在する主 体としての「私」である(有名なデカルトの「コギト」)。続いて、確実性を基盤として知識の再構築が行われる。最初の確実性として自らの存在が明らかにな り、次に神の存在、さらに本質の存在、そして最後に個々の存在が明らかになる。

したがって、この著作の目的は、古い偏見を一掃し、もはや疑う余地のない確実な事柄から再出発することにある。
Genèse de l'œuvre
La première édition latine paraît à Paris en 1641, avec six séries d'Objections et Réponses, sous le titre de Meditationes de Prima Philosophia, in quibus Dei existentia et animae humanae immortalitas demonstrantur (Méditations sur la philosophie première, dans lesquelles sont démontrées l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme); en 1642 paraît à Amsterdam la deuxième édition, avec des corrections, la septième série d' Objections et Réponses et un titre modifié:... in quibus Dei existentia, et animae humanae a corpore distinctio demostrantur (dans lesquelles sont démontrées l'existence de Dieu et la distinction de l'âme humaine dans le corps).

Une version française, rédigée par Louis Charles d'Albert de Luynes sous la supervision de Descartes paraît à Paris en 1647.

Cette œuvre, conduite à la première personne, décrit un parcours de réflexion que le lecteur est invité à suivre à son tour. Il se divise en six étapes ou méditations, chacune étant consacrée au traitement d'un ensemble particulier de problèmes. L'emploi du terme de méditation et le choix de ce mode de composition distinguent les Méditations d'un simple traité philosophique. Descartes, qui fut instruit chez les Jésuites au Collège de la Flèche, a vraisemblablement emprunté cette méthodologie aux Exercices Spirituels d'Ignace de Loyola, dont les divisions marquent de manière analogue les étapes successives du travail de conversion.

Les Méditations restent conformes aux grandes articulations conceptuelles de la métaphysique, telles que le théologien jésuite Francisco Suarez les a thématisées dans ses Disputationes Metaphysicae : Descartes, comme ses prédécesseurs, s'interroge ici sur la nature de l'âme et sur son immortalité, propose de nouvelles démonstrations de l'existence de Dieu, et s'efforce de déterminer l'essence commune des objets matériels. Mais l'œuvre est également porteuse d'exigences et de problèmes nouveaux, dont les prolongements sont facilement repérables dans les œuvres de Malebranche, Spinoza et Leibniz. Tout d'abord, les Méditations donnent sa pleine mesure au rationalisme déductif, d'inspiration mathématique, qu'avaient théorisé les Règles pour la Direction de l'Esprit et le Discours de la Méthode. Dès les premières pages, Descartes se donne pour objectif la détermination des fondements sur lesquels doit reposer l'édifice de nos connaissances. Ces fondements ou principes sont les vérités ultimes - elles ne doivent pas être connues par inférence - dont doivent dépendre toutes les autres, notamment celles qu'établissent les sciences. Descartes est ainsi conduit, dans la Première Méditation, à mettre ses croyances à l'épreuve du doute jusqu'à ce que sa quête de certitude absolue aboutisse, au début de la Méditation suivante, à la formulation de la certitude de son existence. Ce résultat philosophique, qui accorde de nouveaux droits théoriques au critère de la certitude, a souvent été interprété comme l'irruption du sujet « moderne » au cœur du discours philosophique. En effet, la subjectivité n'est plus ici simplement comprise comme obstacle à la connaissance : le sujet pensant qui emprunte le chemin du doute cartésien est amené à découvrir en lui-même, par ses propres forces (et non à la faveur d'une révélation venue du dehors), le fondement de toute vérité.
著作の成立
ラテン語版初版は1641年にパリで刊行され、6つの「反論と回答」のシリーズを収録し、『Meditationes de Prima Philosophia, in quibus Dei existentia et animae humanae immortalitas demonstrantur』(『第一哲学に関する瞑想――神の存在と魂の不死が証明されるもの』)という題名で出版された; 1642年にはアムステルダムで第2版が刊行され、訂正に加え、7番目の「反論と回答」のシリーズが追加され、タイトルも次のように変更された:... in quibus Dei existentia, et animae humanae a corpore distinctio demostrantur(『神の存在と、肉体から区別される人間の魂について論証されたもの』)。

デカルトの監修のもと、ルイ・シャルル・ダルベール・ド・リュイヌが執筆したフランス語版が、1647年にパリで出版された。

この作品は一人称で綴られており、読者がその思考の軌跡をたどるよう誘う。全6つの段階、すなわち「瞑想」から成り、それぞれが特定の問題群の考察に捧げ られている。「瞑想」という用語の使用と、この構成形式の選択こそが、『瞑想録』を単なる哲学論考とは一線を画すものである。ラ・フレッシュ学院でイエズ ス会から教育を受けたデカルトは、おそらくイグナチオ・デ・ロヨラの『霊操』からこの方法論を借用したものであり、その区分は、回心の過程における一連の 段階を同様に示している。

『瞑想録』は、イエズス会の神学者フランシスコ・スアレスが『形而上学論争(Disputationes Metaphysicae)』で論じたような、形而上学の主要な概念的枠組みに則っている: デカルトは、先人たちと同様に、ここで魂の本質とその不死について考察し、神の存在に関する新たな証明を提示し、物質的対象の共通の本質を明らかにしよう と努めている。しかし、この著作は同時に新たな要求や問題も提起しており、その影響はマレブランシュ、スピノザ、ライプニッツの著作において容易に確認で きる。まず第一に、『瞑想録』は、『精神の指導に関する規則』や『方法序説』で理論化された、数学にインスピレーションを得た演繹的合理主義の真価を余す ところなく示している。冒頭のページから、デカルトは、我々の知識という建造物が築かれるべき基礎を特定することを目標としている。これらの基礎、すなわ ち原理とは、推論によって知られるべきではない究極の真理であり、他のすべての真理、とりわけ科学によって確立される真理は、これらに依存しなければなら ない。こうしてデカルトは、『第一瞑想』において、自らの信念を疑いの試練にさらすことになり、絶対的な確実性を追求した末、次の瞑想の冒頭で、自身の存 在の確実性を定式化するに至った。この哲学的成果は、確実性の基準に新たな理論的根拠を与えるものであり、しばしば「近代的」主体が哲学的言説の核心に突 如として現れたものと解釈されてきた。実際、ここでは主観性はもはや単に認識の障害として理解されるものではない。デカルト的な疑いの道をたどる思考する 主体は、外部からの啓示に頼ることなく、自らの力によって、あらゆる真理の根拠を自らの内面に見出すことになるのだ。
Plan des Méditations

1. Méditation première : Des choses que l'on peut révoquer en doute.
2. Méditation seconde : De la nature de l'esprit humain ; et qu'il est plus aisé à connaître que le corps.
3. Méditation troisième : De Dieu ; qu'il existe.
4. Méditation quatrième : Du vrai et du faux.
5. Méditation cinquième : De l'essence des choses matérielles ; et, derechef de Dieu, qu'il existe.
6. Méditation sixième : De l'existence des choses matérielles ; et de la réelle distinction entre l'âme et le corps de l'homme.

L'ouvrage comporte en outre sept ensembles d'objections adressées à Descartes par divers philosophes et théologiens contemporains (parmi lesquels figurent Thomas Hobbes, Antoine Arnauld et Pierre Gassendi) auxquelles sont jointes les réponses de l'auteur.
『瞑想録』の目次

1. 第一の瞑想:疑いを抱くことのできる事柄について。
2. 第二の瞑想:人間の精神の本質について;そして、精神は身体よりも認識しやすいということ。
3. 第三の瞑想:神について;神は存在するという点。
4. 第四の瞑想:真と偽について。
5. 第五の瞑想:物質的なものの本質について;そして、改めて神について、神は存在するという点。
6. 第六の瞑想:物質的なものの存在について;そして、人間の魂と身体の間の実在的な区別について。

本書にはさらに、当時の様々な哲学者や神学者(トマス・ホッブズ、アントワーヌ・アルノー、ピエール・ガッセンディなどが含まれる)からデカルトに向けら れた7つの反論集が収録されており、それに対して著者の回答が添えられている。
Les six méditations
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Première : Des choses que l'on peut révoquer en doute
Les préjugés de l'enfance
Cette première méditation est ce qu'on a appelé la « tabula rasa » (tabula rasa). Il s'agit de rejeter tout ce qui est douteux. Descartes n'étant pas un sceptique, il considère que cette mise en doute ne doit être pratiquée « qu'une seule fois en sa vie », et non pas de manière permanente. La première étape pour faire table rase est de s'attaquer aux préjugés issus de l'enfance, car le philosophe remarque que beaucoup de ses certitudes lui viennent de l'enfance. Or l'enfance est un âge où la raison est mal formée[7].

Les arguments en faveur du doute
Lors de sa première méditation, Descartes va successivement se servir de plusieurs arguments qui l'amèneront à douter. Chaque argument lui permettra de restreindre le champ de ce qui est connaissable. La première partie de ces arguments (jusqu'à l'argument du rêve) sont appelés « doute naturel ». La deuxième partie est celle du doute « hyperbolique » (car il s'étend exagérément à tout).

Les arguments soulevés par Descartes trouvent chacun des objections, à l'exception du dernier :
六つの瞑想(→省察)
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第一:疑うことのできる事柄について
幼少期の先入観
この第一の瞑想は、いわゆる「タブラ・ラサ」(tabula rasa)と呼ばれるものである。これは、疑わしいものをすべて排除することである。デカルトは懐疑論者ではないため、この疑いの作業は「生涯に一度だ け」行うべきであり、恒常的に行うべきではないと考えている。白紙の状態にするための第一歩は、幼少期に由来する先入観に立ち向かうことだ。というのも、 哲学者自身、自身の確信の多くが幼少期に由来していることに気づいているからである。しかし、幼少期とは理性が未熟な時期である[7]。

懐疑を支持する論拠
第一瞑想において、デカルトは懐疑に至るためのいくつかの論拠を順次用いていく。それぞれの論証によって、彼は認識可能な範囲を狭めていく。これらの論証 の最初の部分(夢の論証まで)は「自然な疑い」と呼ばれる。第二の部分は「誇張された」疑いである(すべてに過度に拡大されるため)。

デカルトが提起した論証には、最後のものを除いて、それぞれ反論が存在する:
Argument    Objection
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Argument des sens trompeurs
(il m'est arrivé que mes sens me trompent parfois. Je ne puis donc être certain de ce dont ils m'informent.)

Mes sens me trompent quant aux objets lointains. Je ne peux donc douter des choses trop évidentes : j'ai des mains, il y a un ciel, etc.
論拠    反論
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感覚の誤りに関する論拠
(私の感覚が時折私を欺くことがある。したがって、感覚が伝えることを確信することはできない。)

私の感覚は、遠くにある物体に関しては誤りを犯す。したがって、あまりにも明白な事柄――私には手がある、空がある、など――については疑うことはできな い。
Argument de la folie
(certaines personnes, dites folles, se trompent quant à la nature même de leurs corps : ils pensent être des carafes, être vêtu d'habits de roi lorsqu'ils sont en guenilles, etc.)

Mais ces gens là sont fous donc irrationnels. Il serait absurde de raisonner sur de l'irrationnel.
狂気の論証
(「狂人」と呼ばれる一部の人々は、自らの身体の本質について誤った認識を抱いている。例えば、自分がカラフェだと思い込んだり、ぼろ服を着ているのに王 様の衣装を身にまとっていると思い込んだりするなどである)

しかし、こうした人々は狂っているため、非合理的な存在だ。非合理的なものについて論じるのは不条理である。
Argument du rêve
(lorsque je rêve, les choses me paraissent aussi réelles que lorsque je suis éveillé. Il se peut donc que quelque chose qui me paraisse réel soit en fait une illusion.)

Mais bien que je puisse être en train de rêver, certaines choses, universelles, ne changent pas : les vérités mathématiques, l'étendue, la durée, etc.
夢の論証
(夢を見ているとき、物事は目覚めているときと同じくらい現実的に感じられる。したがって、現実のように思えるものが、実は錯覚である可能性もある。)

しかし、たとえ夢を見ているとしても、普遍的な事柄、すなわち数学的真理や広がり、時間などは変わらない。
Argument du Dieu trompeur
(peut-être Dieu a-t-il fait de telle sorte qu'il n'y a aucune terre, aucun ciel, aucune étendue, durée, etc., et que les vérités mathématiques sont fausses (les côtés d'un carré, l'addition de 2 et de 3, etc.)

Mais Dieu est bon. À défaut de faire que je puisse me tromper toujours, il a pu faire que je me trompe parfois. Si des personnes nient l'existence d'un tel dieu, si puissant, qui créa toutes choses, ils devront expliquer avec d'autant plus de peines qu'ils accorderont à ma nature de faiblesses dans la création : plus mon créateur est faible, plus j'ai de chances de me tromper.
「欺く神」の論証
(もしかすると、神は、大地も天も、広さも時間も存在しないように仕組んでおり、数学的真理(正方形の辺の長さ、2と3の足し算など)がすべて誤りである ようにしたのかもしれない)

しかし、神は善である。私が常に誤るよう仕向けることはできなくとも、時折誤るよう仕向けることはできただろう。もし人々が、万物を創造したほどに強力な そのような神の存在を否定するならば、彼らは、創造における私の弱さという性質を認めるほど、その説明に一層苦労することになるだろう。私の創造主が弱け れば弱いほど、私が誤る可能性は高くなるのだ。
Argument du Malin génie
(je supposerai que mes certitudes les plus établies sont en fait un mauvais tour joué par un être tout puissant qui aurait décidé de me tromper.)

Aucune.
「悪の天才」の論法
(私は、自分の最も確固たる確信さえも、実は私を欺こうと決めた全能の存在による悪戯に過ぎないと仮定する。)

なし。
Seconde : De la nature de l'esprit humain, et qu'il est plus aisé à connaître que le corps

Trouver un point fixe
Dans cette méditation, Descartes cherche à trouver « un point fixe et assuré » pour se mettre hors de doute : je vais trouver une certitude qui est le résultat du doute ; d'où la métaphore de la noyade. Le premier paragraphe de sa méditation est un récapitulatif de sa première méditation. Descartes récapitule l'ensemble de ses doutes et les causes de ces doutes sont au nombre de trois :

l'ensemble des corps qui me sont extérieurs et que j'identifie comme étant faux,
mes sens sont trompeurs,
la suspicion de mon propre corps
Descartes démontre qu'il existe en tant que chose pensante, en affirmant « je suis, j'existe ». Il se demande après cela ce qu'il est. Il veut alors obtenir sur lui-même davantage de connaissances que la seule conscience de son existence. Il note que les sens semblent d'abord plus distincts que l'esprit mais l'exemple du morceau de cire démontre que l'esprit est le fondement de toute connaissance et qu'il est plus aisé à connaître.
第二:人間の精神の本質について、そしてそれが身体よりも認識しやすい ということ

確固たる拠り所を見つける
この瞑想において、デカルトは疑いを払拭するための「確固たる拠り所」を見つけようとしている。すなわち、疑いから生まれる確信を見出そうとしているの だ。これが「溺れる」という比喩の由来である。この『省察』の最初の段落は、第一の『省察』の要約である。デカルトは自身の疑いのすべてを総括しており、 その疑いの原因は三つある。

私にとって外部にあるすべての物体であり、私がそれらが偽りであると見なしていること、
私の感覚は欺くものであること、
私自身の身体に対する疑い
デカルトは、「私はある、私は存在する」と断言することで、思考する存在として自分が存在することを証明する。その後、彼は自分が何者なのかを自問する。 そして、単に自分が存在するという自覚以上の、自分自身に関するさらなる知識を得ようとする。彼は、感覚は一見、精神よりも明瞭に見えるが、蝋の塊の例 が、精神こそがあらゆる知識の基盤であり、かつ認識しやすいものであることを示していると指摘する。
L'exemple du morceau de cire
Descartes procède en premier lieu à la description de l'appréhension sensible d'un morceau de cire. Cette perception est très riche, elle contient la couleur, l'odeur, la température, la figure, le poids, le son que fait l'objet lorsqu'on le tape... Mais dès qu'on introduit le morceau dans le feu il fond de sorte que tous les attributs sensibles que l'on avait identifiés changent. Seul l'entendement peut concevoir l'existence du morceau de cire après qu'il a fondu. Après l'examen rationnel du morceau on est donc passé d'une connaissance imparfaite à une connaissance évidente, c'est-à-dire claire et distincte, de l'objet. C'est donc l'entendement qui est l'organe de la connaissance des objets.

Descartes démontre également par cet exemple l'intitulé de la méditation : l'esprit est plus aisé à connaître que le corps. Conformément à la première méditation en effet, il reste méfiant de toute réalité sensible, le morceau de cire peut être une manipulation du dieu trompeur. Par conséquent ce que je connais dans mon examen du morceau c'est mon esprit davantage que l'objet lui-même. Je connais le fait de ma pensée du morceau. Le morceau de cire me permet de connaître mon esprit et ses attributs.
蝋の塊の例
デカルトはまず、蝋の塊に対する感覚的把握について記述する。この知覚は非常に豊かで、色、匂い、温度、形状、重さ、叩いた時の音などが含まれている…… しかし、その蝋の塊を火にかけるとすぐに溶けてしまい、それまで識別されていたすべての感覚的属性が変化してしまう。溶けた後の蝋の塊の存在を把握できる のは、理性だけである。その蝋の塊を理性的に検討した結果、我々は不完全な認識から、その対象に関する自明な、すなわち明晰かつ明瞭な認識へと移行したの だ。したがって、対象を知る器官とは、理解力である。

デカルトはこの例を通じて、この瞑想の題名である「精神は身体よりも認識しやすい」という主張も立証している。実際、第一瞑想に従えば、彼はあらゆる感覚 的現実に対して疑念を抱き続けている。その蝋の塊は、欺く神による仕掛けである可能性もあるからだ。したがって、私がその蝋の塊を考察する中で認識してい るのは、対象そのものというよりむしろ自分の精神である。私は、その蝋の塊について思考しているという事実を認識しているのだ。その蝋の塊は、私が自分の 精神とその属性を認識することを可能にしてくれる。
Troisième : De Dieu, qu'il existe

On arrive donc à cette méditation en étant sûr de notre existence, mais en devant rejeter toute forme de sensibilité. Pourtant, le but est de rejoindre le monde, de s'assurer de certitudes concernant le monde. Il faut donc trouver ce qui rend la connaissance de moi aussi certaine et tenter de l'appliquer à d'autres choses.


第三:神の存在について

こうして、我々は自らの存在を確信しつつも、あらゆる感覚を排除しなければならないという立場から、この思索にたどり着く。しかし、その目的は世界と結び つき、世界に関する確信を得ることに他ならない。したがって、自己に関する認識をこれほど確かなものにしている要因を見つけ出し、それを他の事柄にも適用 しようと試みなければならない。


Le critère de vérité
Ce qui permet la certitude de mon existence, c'est le fait d'en avoir une idée claire et distincte. On peut donc considérer que si j'ai une idée claire et distincte d'une chose, elle est sûre. Les évidences mathématiques, comme le fait que 2 + 3 = 5 sont de telles évidences claires et distinctes. Seulement, une idée ne peut être claire et distincte qu'au moment même où je la pense. Dès que j'arrête d'y penser, que je tente de la lier à d'autres choses, le dieu trompeur peut intervenir. Il est donc indispensable de supprimer l'hypothèse du dieu trompeur.
真理性基準
私の存在を確信できるのは、それについて明確かつ鮮明な観念を持っているからだ。したがって、ある事柄について明確かつ鮮明な観念を持っているならば、そ れは確実であると考えられる。「2 + 3 = 5」といった数学的な自明性は、まさにそのような明確かつ鮮明な自明性である。ただ、ある観念が明晰かつ鮮明であるのは、私がそれを考えているその瞬間だ けだ。考えをやめたり、他の事柄と結びつけようとしたりした途端、欺く神が介入する可能性がある。したがって、欺く神という仮説を排除することが不可欠で ある。
L'analyse des pensées
Descartes va y parvenir en analysant les pensées. Il distingue trois types de pensées : les idées, les volontés et les jugements. Les jugements sont des actes. Le mauvais génie peut donc les fausser. Les idées et les volontés, ne sont que des représentations (une idée sera toujours vraie tout comme un désir...). Descartes les distingue entre idées innées, idées adventices (venant de l'extérieur) et idées factices (créées par moi). Les idées adventices sont intéressantes, car elles ne dépendent pas de moi. Elles peuvent donc me permettre de faire un lien avec le monde.

Le contenu de l'idée (la chose extérieure qu'elle représente) n'existe peut-être pas, mais il n'en reste pas moins que cette idée a une forme dans mon esprit. Cette forme, j'ai pu la produire moi-même, sans qu'elle ne soit liée à un contenu réel. Il s'agit donc de trouver une forme claire et distincte que je n'aurais pu construire moi-même.
思考の分析
デカルトは、思考を分析することでこれに到達する。彼は思考を三つのタイプに分類する。すなわち、観念、意志、そして判断である。判断は行為である。した がって、悪霊はそれを歪めることができる。観念と意志は、単なる表象に過ぎない(観念は、欲望と同様に、常に真実である……)。デカルトは、これらを「生 得的観念」、「外生的観念(外部から来るもの)」、「人為的観念(自分によって作り出されたもの)」に区別している。外生的観念は、自分には依存しないと いう点で興味深い。それゆえ、それらは私が世界とのつながりを築くことを可能にしてくれるのだ。

その観念の内容(それが表す外部の事物)は存在しないかもしれないが、それでもなお、その観念は私の精神の中に形として存在している。この形は、現実の内 容と結びついていなくても、私自身が作り出すことができたものだ。したがって、私が自ら構築することのできなかった、明晰かつ区別可能な形を見出すことが 重要となる。
La certitude de l'existence de Dieu
Cette forme, c'est l'infinie perfection, c'est Dieu. J'aurais pu former toute autre idée en la composant depuis les diverses idées qui m'habitent, y compris les idées obscures et confuses. Mais l'idée d'infini est claire et distincte, et pourtant me dépasse. Il faut donc qu'elle ait une réalité objective. À savoir : le contenu de l'idée, c'est la réalité objective ; le fait que ce soit mon esprit qui la forme, c'est la réalité formelle de l'idée. Or, l'idée d'infini a une réalité objective supérieure à la réalité formelle. C'est-à-dire que, je ne peux pas produire une idée dont la réalité objective (l'infini, la perfection, Dieu) dépasse ma condition, qui est d'être fini. Par ce principe de causalité « il y a au moins autant de réalité dans l'effet que dans sa cause ». De là, la présence de cette idée s'explique : seul un être effectivement infini (cause) peut produire cette idée (effet). Seul Dieu lui-même a donc mis en moi cette idée.

De plus, la volonté de tromperie est une imperfection. Or Dieu a toutes les perfections. Il ne peut vouloir me tromper. L'hypothèse du dieu trompeur est levée.
神の存在の確実性
この形こそが、無限の完全性であり、神そのものだ。私は、自分の中に存在する様々な観念――曖昧で混乱した観念も含めて――からこれを組み立てることで、 他のどんな観念も形成できたはずだ。しかし、「無限」という観念は明瞭かつ鮮明であり、それにもかかわらず、私の理解を超えるものである。したがって、そ れには客観的実在がなければならない。すなわち、観念の内容こそが客観的実在であり、私の精神がそれを形成しているという事実こそが、その観念の形式的実 在である。しかし、無限という観念は、形式的な実在性を超える客観的な実在性を持っている。つまり、私は、その客観的な実在性(無限、完全性、神)が、有 限であるという私の状態を超越するような観念を生み出すことはできない。この因果律の原則によれば、「結果には、その原因と同等かそれ以上の実在性があ る」のである。ここから、この観念の存在が説明される。すなわち、実際に無限である存在(原因)のみが、この観念(結果)を生み出すことができるのだ。し たがって、神ご自身が私の内にこの観念を植え付けたのである。

さらに、欺こうとする意志は不完全さである。しかし、神はあらゆる完全性を備えている。神が私を欺こうとするはずがない。欺く神という仮説は否定される。
Quatrième : Du vrai et du faux

Ayant prouvé hors de tout doute que Dieu existe, Descartes entame une quatrième méditation dans l’optique de discerner l’origine des erreurs. Or, il tient comme indubitable la bonté de Dieu ; pourquoi donc aurait-Il conçu l’homme de telle manière qu’il se trompe ?


第四(省察):真と偽

神の存在を疑いようのないほどに証明したデカルトは、誤りの起源を見極めるべく、第四の瞑想に着手する。しかし、彼は神の善性を疑いようのないものと見なしている。それならば、なぜ神は、人間が誤りを犯すような存在として人間を創造したのだろうか。


Le but de Dieu
Entendu que Descartes se place quelque part entre la divinité et le néant sur l’échelle de l’existence, il rejette la possibilité qu’il y ait quelque chose en lui d’une telle imperfection qu’il se fourvoie involontairement, tout en admettant qu’il soit sujet à quelques manquements dans la connaissance. À savoir pourquoi Dieu ne l’a pas créé parfait en tous points, Descartes rétorquerait que cela constitue une question à laquelle notre entendement fini ne peut point répondre[8]. Nous reprochons à Dieu nos erreurs en pensant qu'il aurait dû nous faire parfaits, mais son but n'est pas de faire l'homme le plus parfait possible, c'est de faire le monde le plus parfait possible[9]. L'imperfection de l'humain est peut-être nécessaire à la perfection du monde. Nous avons tout de même en nous des traces de la perfection divine.
神の目的
デカルトは、存在の階梯において神と無の間のどこかに位置づけられると見なしているため、知識において多少の過ちを犯すことは認めつつも、自らの内に、意 図せず誤った道に迷い込むほどの不完全性が存在するという可能性を否定している。なぜ神が彼をあらゆる点で完全な存在として創造しなかったのかという問い に対し、デカルトは、それは我々の有限な知性では到底答えられない問いであると反論するだろう[8]。我々は、神が我々を完全な存在として造るべきだった と考え、自らの過ちを神のせいにしがちだが、神の目的は人間を可能な限り完全な存在にすることではなく、世界を可能な限り完全なものにすることにある [9]。人間の不完全さは、世界の完全性にとって必要なのかもしれない。それでもなお、我々の中には神の完全さの痕跡が残されているのだ。
La perfection de la volonté

Ainsi notre volonté, cette « puissance d’élire », étant, elle, infinie, relève de cette perfection. Aussi, le fait que nous puissions nier ou affirmer n’importe quelle chose nous confère une liberté de choix sans équivoque. Néanmoins, Descartes voit en cette même amplitude de volonté la source même de l’erreur humaine, puisqu’elle se heurte inévitablement à notre entendement limité. En effet, ce que notre entendement perçoit est hors de tout doute vrai, puisque Dieu est bon ; notre volonté nous permet d’affirmer toute chose qui est vraie, mais aussi d’affirmer tout ce qui est faux. Il faut retenir notre volonté dans les bornes de l'entendement.
意志の完全性

このように、私たちの意志、すなわち「選択する力」は、それ自体が無限であるため、この完全性に属する。したがって、私たちがあらゆる事柄を否定したり肯 定したりできるという事実は、私たちに紛れもない選択の自由を与えている。しかし、デカルトは、この意志の広大さそのものを、人間の誤りの根源と見なして いる。なぜなら、それは必然的に私たちの限られた理解力と衝突するからである。実際、神は善である以上、私たちの理解が捉えるものは疑いようもなく真実で ある。私たちの意志は、真実であるあらゆることを肯定することを可能にする一方で、虚偽であるあらゆることも肯定してしまう。したがって、意志を理解の範 囲内に留めておく必要がある。
La source des erreurs

De ce fait, toute chose affirmée ou niée à l’intérieur du spectre des connaissances indubitables[10] est elle-même vraie. Or, notre imagination, tel que son nom l’indique, a la capacité de concevoir l’imaginaire, l’irréel, et ainsi passer outre aux limites finies de notre entendement[11]. À partir de ce moment, il est de l’avis de Descartes que l’on doit s’abstenir de tout jugement, c’est-à-dire de tout exercice de la volonté, puisqu’il n’y a aucune raison qui puisse nous persuader d’affirmer plutôt que de nier une proposition. Voilà donc un bon usage du libre arbitre; les mauvais usages, eux, sont plus nombreux. Par exemple, si l’on perçoit un arbre au loin, il est de l’issue de notre volonté d’affirmer qu’il y ait un arbre ou de croire que ce fut un rêve. Or, dans un cas comme dans l’autre, notre entendement ne se trompe jamais, puisqu’il est vrai qu’il perçoit un arbre ; il est également vrai que Dieu nous ait donné la puissance d’élire une possibilité ou l’autre ; il peut cependant se révéler faux qu’il s’agisse bel et bien d’un arbre.

En définitive, Descartes réitère sa croyance que Dieu est bon, puisqu’il a fait de l’homme un libre arbitre de la connaissance. Il lui est donc possible d’affirmer tout ce qui est vrai et d’infirmer tout ce qui est faux, quoiqu’en vérité il faille davantage qu’il s’abstienne de jugement, selon Descartes.
誤りの源

したがって、疑いようのない知識[10]の範囲内で肯定され、あるいは否定されるあらゆる事柄は、それ自体が真実である。しかし、想像力とはその名の通 り、想像上のものや非現実的なものを構想する能力を持ち、それによって我々の理解力の有限な限界[11]を超越することができる。この時点から、デカルト によれば、いかなる判断、すなわち意志の行使も控えるべきである。なぜなら、ある命題を否定するよりも肯定するよう説得しうる理由は何一つないからであ る。これこそが自由意志の正しい使い方である。一方、誤った使い方は数多い。例えば、遠くに木が見えた場合、そこに木があると断言するのも、それが夢だっ たと信じるのも、いずれも我々の意志によるものである。しかし、どちらの場合においても、私たちの知性は決して誤らない。なぜなら、木を認識していること は事実であり、神が私たちにどちらの可能性も選択する力を与えてくださったことも事実だからだ。とはいえ、それが実際に木であるということは、誤りである 可能性もある。

結局のところ、デカルトは、神が人間に知識に関する自由意志を与えた以上、神は善であるという自身の信念を改めて表明している。したがって、人間には真実 であるものをすべて肯定し、虚偽であるものをすべて否定することが可能である。もっとも、デカルトによれば、実際には、単に判断を控える以上のことが求め られるのだが。
Cinquième : De l'essence des choses matérielles; et, derechef de Dieu, qu'il existe

Désormais, nous sommes parés pour avoir des connaissances indubitables. Je possède un critère de vérité : le fait qu'une idée soit claire et distincte. Je suis assuré de la fiabilité et de la permanence de ce critère : Dieu existe et il est vérace. Il s'agit maintenant de produire des connaissances. Nous avions vu que les essences (ce qui se trouve dans l'esprit, i.e. les idées) sont plus faciles à connaître que les existences (ce qui se trouve dans le monde, dans la réalité, i.e. les corps). Il est temps de s'intéresser à l'essence des choses matérielles, c'est-à-dire aux idées qui prétendent relever de quelque chose qui nous est extérieur.
第五省察:物質的な事物の本質について、そして、改めて神の存在について

これで、我々は疑いのない知識を得る準備が整った。私には真実の基準がある。それは、ある観念が明晰かつ鮮明であるという事実だ。私はこの基準の信頼性と 不変性を確信している。神は存在し、神は真実である。あとは知識を生み出すだけだ。我々は、本質(精神の中に存在するもの、すなわち観念)は、存在(世界 や現実の中に存在するもの、すなわち物体)よりも認識しやすいことを見てきた。今こそ、物質的なものの本質、すなわち、我々の外部にある何かに由来すると される観念に注目すべき時である。
L'essence des choses matérielles, c'est l'étendue

La première idée claire et distincte concernant les choses matérielles est que ces choses sont de l'étendue. Elles occupent un certain espace. Elles sont donc mesurables. L'essence des choses matérielles est cette étendue. Cette étendue a plusieurs modes d'expressions : la profondeur, la durée, la figure, le mouvement. Ces diverses caractéristiques constituent la forme des idées matérielles, au sens de forme que nous avions vu dans la seconde méditation. Nous disposons donc d'éléments mesurables des essences des choses matérielles, ce qui nous permet d'exercer une science physique mathématique a priori (précédent l'expérience sensible de ces choses).

Ce qui est intéressant, c'est de s'attacher aux idées innées de l'étendue. Si, partant de la définition : « un triangle est une figure à trois côtés », je me représente le triangle, j'en ai une idée claire et distincte sans que je ne l'aie moi-même créée (toute personne la possède) et sans qu'elle ne me vienne de l'extérieur. La physique va donc étudier ces idées nécessaires (qui ne peuvent pas ne pas être) concernant l'étendue.
物質的なものの本質とは、広がりである

物質的なものに関する最初の明確かつ鮮明な考えは、それらが広がりであるということだ。それらは一定の空間を占めている。したがって、それらは測定可能で ある。物質的なものの本質は、この広がりである。この広がりには、深さ、持続、形状、運動といった、いくつかの表現様式がある。これらの多様な特徴は、第 二瞑想で見た「形式」の意味において、物質的観念の形式を構成する。したがって、我々は物質的事物の本質に関する測定可能な要素を手にしており、それに よって(それらの事物の感覚的経験に先立って)先験的な数学的物理学を実践することができる。

興味深いのは、広がりに関する生得的な観念に注目することだ。「三角形とは三つの辺を持つ図形である」という定義に基づき、私が三角形を思い描くとき、私 はそれを自ら創造したわけでもなく(誰もがそれを有している)、また外部から与えられたわけでもないのに、明確かつ区別可能な観念を持っている。したがっ て、物理学は、広がりに関するこれらの必然的な(存在せざるを得ない)観念を研究することになる。
La preuve ontologique

Article détaillé : Argument ontologique exposé par Descartes.
Avec cette connaissance des idées innées, Descartes pose une nouvelle preuve de l'existence de Dieu. Il s'agit cette fois de démontrer que Dieu existe selon une perspective scientifique. Par cette originalité, c'est cette démonstration qui sera retenue, bien que celle de la troisième méditation reste la démonstration fondamentale pour Descartes.

Dieu a toutes les perfections. Or l'une de ces perfections est l'existence. Il s'agit bien ici d'une idée innée : je n'ai jamais vu Dieu et je n'ai pu créer l'idée d'infinie perfection. Il s'ensuit de cela que Dieu existe nécessairement.


存在論的証明

詳細記事:デカルトが提示した存在論的論証。
先天的な観念に関するこの知見に基づき、デカルトは神の存在に関する新たな証明を提示する。今回は、科学的な観点から神の存在を立証しようとするものであ る。この独創性ゆえに、この証明が広く受け入れられることになるが、デカルトにとって『第三瞑想』における証明が依然として根本的なものであることに変わ りはない。

神はあらゆる完全性を備えている。そして、その完全性の一つが存在である。これはまさに先天的な観念である。私は神を見たことがなく、無限の完全性という観念を自ら生み出すこともできなかった。したがって、神は必然的に存在する。


Sixième : De l'existence des choses matérielles; et de la réelle distinction qui est entre l'âme et le corps de l'homme

Maintenant que nous pouvons connaître l'essence des choses matérielles, il ne nous reste plus qu'à démontrer leur existence.


第六省察:物質的なものの存在について、および人間の魂と肉体との間に存在する実質的な区別について

物質的なものの本質を知ることができるようになった以上、あとはその存在を証明するのみである。


Distinction de l'âme et du corps
Quand j'imagine des choses, cela peut être créateur ou reproductif. Lorsque c'est reproductif, ce n'est pas ma volonté qui produit la spatialité de l'idée. Il se peut donc qu'elle me vienne de l'extérieur. Il faut donc, pour pouvoir sortir du doute sur les choses extérieures, étudier la sensibilité.

Descartes commence par distinguer l'âme du corps. Les idées et les choses matérielles sont des choses distinctes, or mon corps est une chose matérielle et mon esprit relève des pensées.
魂と身体の区別
私が物事を想像するとき、それは創造的な場合もあれば、再現的な場合もある。再現的な場合、その考えの空間性を生み出しているのは私の意志ではない。した がって、それは外部から私にもたらされている可能性がある。ゆえに、外部の事物に関する疑いを晴らすためには、感覚を研究しなければならない。

デカルトはまず、魂と身体を区別することから始める。観念と物質的なものは別物であり、私の身体は物質的なものであり、私の精神は思考に属するものである。
Vérité des pensées et vérité des sens
De la même manière que Dieu, puisqu'il est vérace, garantit que les choses claires et distinctes dans l'esprit sont vraies, il garantit que les sensations qui s'imposent fortement à moi sont vraies. Il y a donc deux formes de vérités : celle de l'esprit et celle du corps. Il convient néanmoins de ne pas les mélanger, car les vérités du corps sont obscures et confuses.

Or, mélanger les deux, c'est justement ce qui fait que mes sens me trompent, ou plutôt : que je me trompe sur mes sens. Mes sens eux-mêmes ne mentent jamais ; c'est lorsque je les interprète que je tombe dans l'erreur.
思考の真理と感覚の真理
神は真実なる存在である以上、精神において明晰かつ鮮明な事柄が真実であることを保証するのと同様に、私に強く迫ってくる感覚が真実であることを保証す る。したがって、真理には二つの形態がある。すなわち、精神の真理と身体の真理である。しかし、身体の真理は曖昧で混乱を招くものであるため、これらを混 同してはならない。

さて、この二つを混同することこそが、私の感覚を欺く原因であり、むしろ、私が自分の感覚について誤った判断を下す原因となる。私の感覚そのものは決して嘘をつかない。私がそれを解釈する際に、誤りに陥るのである。
L'union de l'âme et du corps

Dans les cinq méditations précédentes, il y a toujours deux substances différentes, qui n'entretiennent pas de véritable rapport : la substance pensante (l'âme) et la substance étendue (le corps). Jusqu'à la Ve méditation, un homme n'est rien de plus qu'une substance pensante. L'analyse de sentiments tels que la douleur nous permet de savoir qu'un homme ne se réduit pas à un pur sujet pensant : il possède aussi un corps, auquel il est intimement lié.

Notre âme ne peut être indifférente au corps dans lequel elle s'incarne. Je suis comme un pilote en son navire, mais je ne suis pas seulement ça. C'est-à-dire qu'il y a bien un rapport de sujet à objet entre le corps et l'âme : le pilote a intérêt à ce que le navire ne prenne pas l'eau, de même je dois veiller à l'entretien et à la préservation de mon corps, mais lorsque mon corps est affecté, mon âme l'est aussi, l'âme et le corps font tous deux partie du sujet. La douleur est une façon de vivre son corps : je suis un corps qui souffre, je n'ai pas simplement un corps-objet que je possède, et dont les détériorations ne m'affectent pas.

Il est impensable par le biais des idées claires et distinctes, par l'entendement, que de la pensée s'unisse à de l'étendue, mais par la voie du sentiment, nous faisons l'expérience de cette union. Il y a donc deux types de connaissances, la connaissance par la clarté et la distinction des idées, et la connaissance par sentiment. La cohérence de ces deux connaissances est incompréhensible pour l'homme, mais nous savons par contre que les deux sont vraies.
魂と身体の結合

これまでの五つの瞑想において、常に二つの異なる実体があり、それらは真の意味での関係を持たない。すなわち、思考する実体(魂)と、広がりを持つ実体 (身体)である。第五の瞑想に至るまで、人間は単なる思考する実体に過ぎない。痛みといった感情を分析することで、人間は単なる思考する主体に還元される ものではないことが分かる。人間は身体も持ち、それと密接に結びついているのだ。

私たちの魂は、それが宿る身体に対して無関心ではいられない。私はまるで船の船長のような存在だが、それだけではない。つまり、身体と魂の間には確かに主 体と客体の関係がある。船長が船に水が入らないように気をつけるのと同様に、私も自分の身体の維持と保全に気を配らなければならない。しかし、私の身体が 影響を受けると、魂もまた影響を受ける。魂と身体はともに主体の一部なのだ。痛みとは、自分の身体を生きる一つの方法である。私は苦しむ身体そのものであ り、単に所有している「身体という客体」を持つわけではなく、その劣化が自分に影響を及ぼさないようなものではないのだ。

明晰かつ区別された観念、すなわち理性を通じて、思考が広がりと結びつくなどとは考えられないが、感覚を通じて、私たちはこの結びつきを経験する。した がって、知識には二種類ある。すなわち、観念の明晰さと区別による知識と、感覚による知識である。これら二つの認識の一致は人間には理解できないが、一方 で、その両方が真実であることはわかっている。
Sortie définitive du doute
Finalement, tous les doutes de la première méditation ont été levés, à l'exception d'un seul : le rêve. Or, dans le rêve, mes idées ne sont jamais liées de façon méticuleuse, donc, chaque fois que je peux lier exactement mes idées entre elles, je sais que je suis éveillé. Le monde autour de nous est une construction de notre pensée, c'est la liaison entre nos idées. Aucun monde ne s'est jamais donné à contempler, c'est le sujet qui le construit.

Descartes achève les méditations sur la finitude et la faiblesse de notre connaissance. Le monde n'est jamais fini, il est toujours à construire, on peut parler de développement indéfini de nos connaissances du monde.


疑いの完全な解消
結局、第一瞑想におけるあらゆる疑いは、ただ一つを除いて解消された。それは「夢」である。しかし、夢の中では、私の観念は決して緻密に結びつけられてい ない。したがって、観念同士を正確に結びつけることができるときはいつでも、私は目覚めていると分かる。私たちを取り巻く世界は、私たちの思考によって構 築されたものであり、それは観念同士の結びつきそのものである。自らを観察の対象として提示する世界など存在しない。世界を構築するのは主体そのものだ。

デカルトは、私たちの知識の有限性と脆弱性についての瞑想を締めくくる。世界は決して完成することはなく、常に構築され続けている。世界に対する私たちの知識は、無限に発展し続けると言える。


Objections
Descartes, qui était en Hollande vers 1640, avait chargé Mersenne de communiquer les Méditations sur la philosophie première pour recueillir des commentaires des meilleurs esprits.
異論
1640年頃オランダに滞在していたデカルトは、メルセンヌに『第一哲学に関する省察』を公表し、優れた知性たちからの批評を集めるよう依頼していた。
Premières objections, faites par M. Caterus, savant théologien des Pays-Bas
Les premières objections sont faites par Johan (Johannes) de Kater, plus connu sous le nom latin « Caterus », un prêtre et théologien d'Alkmaar. Elles sont transmises à Descartes via deux amis communs, Bannius et Bloemaert[12]. Caterus y apporte ses objections relatives principalement aux preuves de l'existence de Dieu avancées par Descartes.

Caterus montre cependant son accord avec certaines thèses cartésiennes, principalement : le cogito par lequel on arrive à l'idée d'un « être parfait et infini » en nous. Il bute cependant sur l'idée selon laquelle cette idée de l'infinie perfection et sa réalité objective soit produite par un être effectivement infini, Dieu (agissant comme cause de l'effet qu'est l'idée en question). Pour le théologien, cette idée (de Dieu) ne requiert point de causes[13]. Ainsi, l'idée ne pourrait être mise hors de l'entendement, et elle n'aurait pas d'existence objective.

Descartes répond à cette objection que « l'existence nécessaire » (et non « possible ») est comprise dans l'idée de Dieu[14], et qu'ainsi, il ne peut qu'exister hors de l'entendement, l'idée de Dieu étant causée par Dieu également[15].
オランダの神学者カテルス氏による最初の反論
最初の反論は、アルクマールの司祭であり神学者であるヨハン(ヨハネス)・デ・カテル、通称ラテン名の「カテラス」によってなされた。これらは、共通の友 人であるバニウスとブローマートを通じてデカルトに伝えられた[12]。カテラスは、主にデカルトが提示した神の存在証明に関して反論を述べている。

しかしカテラスは、デカルトのいくつかの主張、とりわけ「コギト」――それによって我々の内にある「完全かつ無限の存在」という観念に到達する――には同 意を示している。ただ、この無限の完全性という観念とその客観的実在が、実際に無限である存在、すなわち神(当該の観念という結果の原因として作用する) によって生み出されるという考えについては、難色を示している。神学者にとって、この(神の)観念は原因を一切必要としない[13]。したがって、その観 念は知性から切り離すことはできず、客観的な存在も持たないことになる。

デカルトはこの反論に対し、「必然的な存在」(「可能な存在」ではない)が神の観念に含まれている[14]と答え、したがって、神の観念は神自身によっても引き起こされている以上[15]、理解の外に存在せざるを得ないと主張する。
Secondes objections, recueillies par la P. Marin Mersenne
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P. マリン・メルセンヌがまとめた第二の反論
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Troisièmes objections, faites par M. Hobbes et réponses
Apprenant la présence de Thomas Hobbes à Paris, Mersenne s'adressa à lui, et Hobbes écrivit les Troisièmes Objections, qui sont un témoignage précieux pour l’étude de sa philosophie première. Ses objections furent transmises à Descartes en janvier 1641. Après d'autres objections de Hobbes, contre la Dioptrique cette fois, Descartes finit par refuser d'avoir encore affaire à « cet Anglais ».
ホッブズによる第三の反論とそれに対する回答
トマス・ホッブズがパリに滞在していることを知ったメルセンヌは彼に接触し、ホッブズは『第三の反論』を執筆した。これは彼の第一哲学を研究する上で貴重 な資料となっている。彼の反論は1641年1月にデカルトに伝えられた。その後、ホッブズから『光学』に対するさらなる反論が寄せられたが、デカルトは最 終的に「あのイギリス人」とはこれ以上関わりを持たないことを決めた。
Quatrièmes objections, faites par Arnauld
Dans la troisième Médiation, Descartes introduit la doctrine de la fausseté des idées[16]. Dite autrement c’est la notion d’idée vraie et d’idée fausse. Descartes répond aux diverses objections, mais les critiques d’Arnauld sur ses travaux feront que, par la suite, la fausseté matérielle disparut des ouvrages de Descartes[16].
アルノールによる第四の反論
『第三の省察』において、デカルトは「観念の虚偽性」という教義を導入している[16]。言い換えれば、それは「真の観念」と「虚偽の観念」という概念で ある。デカルトは様々な反論に答えているが、アルノールによる彼の著作への批判により、その後、デカルトの著作からは「物質的虚偽性」という概念が消え去 ることとなった[16]。
Cinquièmes objections, faites par Gassendi
Pierre Gassendi (1592-1655), dans les Disquisitio metaphysica ([1644] Paris, Vrin, 1986), reprend point par point les Méditations Métaphysiques et propose des doutes qui sont autant de réfutations. On peut voir notamment, dans le 4e doute contre la 6e méditation, que Gassendi cherche à réfuter la thèse de Descartes selon laquelle le sujet est une chose pensante et sans étendue, à l’opposé du corps qui est une chose étendue et non-pensante. Pour Gassendi, on ne peut pas établir une telle distinction, puisque l’idée du corps appartient à l’esprit, mais pour exprimer le corps elle doit avoir une étendue. Ainsi il y a de l’étendue dans l’esprit. Car qu’est-ce que l’idée du corps ? C’est une représentation, une image (ce dont Descartes lui-même convient), donc selon Gassendi elle s’étend dans l’espace. Gassendi appelle, avec ironie, son adversaire ''esprit'' (mens), tandis que Descartes, excédé lui répond en l'appelant ''ô chair''.

Pour plus d'éléments sur les cinquièmes objections, voir Sophie ROUX, Les Recherches métaphysiques de Gassendi : vers une histoire naturelle de l’esprit (2013).
ガッセンディによる第五の反論
ピエール・ガッセンディ(1592-1655)は、『形而上学論考』([1644] パリ、ヴリン、1986年)において、『形而上学的瞑想』を一点ずつ取り上げ、反駁となる疑問を提示している。特に、第6瞑想に対する第4の疑いにおい て、ガッセンディは、主体は思考するものであり、広がりを持たないものであるというデカルトの主張を、広がりを持つが思考しないものである身体とは対照的 に、反駁しようとしていることが見て取れる。ガッセンディによれば、身体の観念は精神に属するものの、身体を表現するためには広がりを持たなければならな いため、そのような区別を確立することはできない。したがって、精神には広がりがあることになる。なぜなら、身体の観念とは何だろうか。それは表象であ り、イメージである(デカルト自身もこれを認めている)から、ガッセンディによれば、それは空間に広がっているのだ。ガッセンディは皮肉を込めて、論敵を 「精神」(mens)と呼ぶ一方、苛立ったデカルトは「おお、肉体よ」と呼び返した。

第5の反論に関する詳細は、ソフィー・ルー『ガッセンディの形而上学的研究:精神の自然史へ向けて』(2013年)を参照のこと。
Sixièmes objections, faites par divers théologiens et philosophes
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第6の反論:さまざまな神学者や哲学者によるもの
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Septièmes objections, faites par le P. Bourdin, et remarques de Descartes
Descartes répond aux objections du père Bourdin par la métaphore du panier de pommes :

« Je me servirai ici d'un exemple fort familier pour lui faire ici entendre la conduite de mon procédé, afin que désormais il ne l'ignore plus, ou qu'il n'ose plus feindre qu'il ne l'entend pas. Si d'aventure il avait une corbeille pleine de pommes, et qu'il appréhendât que quelques-unes ne fussent pourries, et qu'il voulut les ôter, de peur qu'elle ne corrompissent le reste, comment s'y prendrait-il pour le faire ? Ne commencerait-il pas tout d'abord à vider sa corbeille, et après cela, regardant toutes ces pommes les unes après les autres, ne choisirait-il pas celles-là seules qu'il verrait n'être point gâtées, et, laissant là les autres, ne les remettrait-il pas dedans son panier ? Tout de même aussi, ceux qui n'ont jamais bien philosophé ont diverses opinions en leur esprit qu'ils ont commencé à y amasser dès leur bas âge ; et, en appréhendant avec raison que la plupart ne soient pas vraies, ils tâchent de les séparer d'avec les autres, de peur que leur mélange ne les rende toutes incertaines? Et, pour ne point se tromper, ils ne sauraient mieux faire que de les rejeter toutes ensemble, ni plus ni moins que si elles étaient toutes fausses et incertaines, puis, les examinant par ordre les unes après les autres, reprendre celles-là seules qu'ils reconnaîtront être vraies et indubitables. »
ブルダン神父による第七の反論と、デカルトの所見
デカルトは、ブルダン神父の反論に対し、リンゴの入ったかごという比喩を用いて次のように答えている:

「ここで、私の推論の進め方を彼に理解してもらうために、ごく身近な例を挙げることにする。そうすれば、今後彼はそれを知らないふりをしたり、理解してい ないふりをしたりすることはなくなるだろう。もし、彼がリンゴでいっぱいの籠を持っていて、その中に腐ったものがいくつかあるのではないかと懸念し、残り のリンゴを傷めぬようそれらを取り除こうとしたとしたら、彼はどのようにするだろうか。まずカゴの中身を空にし、その後、リンゴを一つひとつ確認して、傷 んでいないものだけを選び出し、残りのものはそのままにして、それらだけを再びカゴに戻すのではないだろうか。それと同様に、これまでまともに哲学を考え たことのない者たちの心の中には、幼い頃から蓄積されてきた様々な意見がある。そして、その大半が真実ではないと正しく察知しているため、それらが混ざり 合うことですべてが不確かなものになってしまうのを恐れて、他の意見からそれらを分離しようと試みるのだ。そして、誤りを犯さないためには、それらをすべ て、あたかもすべてが偽りであり不確実であるかのように、多すぎず少なすぎず、まとめて捨て去り、その後、一つずつ順番に吟味して、真実であり疑いようの ないものと認めたものだけを取り戻すのが、最善の方法である。」
Notes et références
01. Henri Gouhier, La pensée religieuse de Descartes, Vrin, p. 60
Henri Gouhier, La pensée religieuse de Descartes, Vrin, p. 75
Ferdinand Alquié, « DESCARTES (R.) [archive] », sur l’Encyclopædia Universalis (consulté le 1er juillet 2013) : « Dès 1629, il entreprend l'étude des météores. En 1631, à propos du problème de Pappus, que lui avait proposé Golius, il découvre les principes de la géométrie analytique. Il étudie l'optique. Et, en 1633, il a terminé son grand ouvrage : le Traité du monde ou de la lumière (dont faisait partie ce que nous appelons aujourd'hui le Traité de l'homme). Il y soutient le mouvement de la Terre ».
Descartes, créateur d’un nouveau style métaphysique. Réflexions sur l’introduction du primat de la subjectivité en philosophie première, In: Revue Philosophique de Louvain. Troisième série, Tome 60, N°67, 1962. p. 369-393. (texte en ligne) [archive] : « Avec Descartes — et malgré les indéniables attaches qui le relient à la scolastique - il faut cependant parler d’une orientation vraiment nouvelle et dont les conséquences, en métaphysique, seront incalculables ».
05. Descartes, créateur d’un nouveau style métaphysique, Réflexions sur l’introduction du primat de la subjectivité en philosophie première, In: Revue Philosophique de Louvain. Troisième série, Tome 60, N°67, 1962. p. 369-393, (texte en ligne) [archive] : « Descartes lui-même n’a-t-il d’ailleurs pas avoué le but qu'il poursuivait, dans une lettre à Mersenne, du 28 janvier 1641 : « Je vous dirai, entre nous, que ces six méditations contiennent tous les fondements de ma physique. Mais il ne faut pas le dire, s’il vous plaît ; car ceux qui favorisent Aristote feraient peut-être plus de difficulté de les approuver ; et j’espère que ceux qui les liront s’accoutumeront insensiblement à mes principes, et en reconnaîtront la vérité avant que de s’apercevoir qu’ils détruisent ceux d’Aristote ».
Descartes, André Vergez et Christine Thubert, Intégrales de Philo - DESCARTES, Méditations métaphysiques, Nathan, 25 septembre 2014 (ISBN 978-2-09-814037-0, lire en ligne [archive])
Odette Barbero, Le thème de l'enfance dans la philosophie de Descartes, Harmattan, 2005 (ISBN 978-2-7475-7873-8, lire en ligne [archive])
Une référence à la chrétienté : « Les voies du Seigneur sont impénétrables. »
argument repris par Leibniz
10. Ce que Descartes qualifie d’« idées claires et distinctes ».
Eden Glaise (d) (Descartes disait dans ses Méditations métaphysiques que la « volonté étant beaucoup plus ample et plus étendue que l'entendement », l'erreur apparaît.), Demain, la société : L'équilibre dynamique des valeurs (essai), Paris, Le lys bleu éd., octobre 2018 (ISBN 978-2-37877-744-9), chap. 1, p. 23
Theo Verbeek, « Caterus, Johannes (Johan Kater or de Kater) (ca.1590–1655) », dans The Cambridge Descartes Lexicon, Cambridge University Press, 2015, 89–91 p. (ISBN 978-0-521-19352-8, lire en ligne [archive])
René Descartes, Michelle Beyssade et Jean-Marie Beyssade, Méditations métaphysiques Objections et réponses: suivies de quatre lettres, Flammarion, coll. « GF », 2011 (ISBN 978-2-08-126536-3), p. 219 :
« Donc j'ai des idées, mais il n'y a point de causes de ces idées ; tant s'en faut qu'il y en ait une plus grande que moi et infinie. »
« Méditations Métaphysiques/Réponses de l’auteur aux premières objections - Wikisource [archive] », sur fr.wikisource.org (consulté le 22 février 2025) : « Mais, pour ôter la première partie de cette difficulté, il faut faire distinction entre l’existence possible et la nécessaire ; et remarquer que l’existence possible est contenue dans la notion ou dans l’idée de toutes les choses que nous concevons clairement et distinctement, mais que l’existence nécessaire n’est contenue que dans l’idée seule de Dieu. »
15. « Méditations Métaphysiques/Réponses de l’auteur aux premières objections - Wikisource [archive] », sur fr.wikisource.org (consulté le 22 février 2025) : « Et par la même raison, puisque nous avons en nous l’idée de Dieu, dans laquelle toute la perfection est contenue que l’on puisse jamais concevoir, on peut de là conclure très évidemment que cette idée dépend et procède de quelque cause qui contient en soi véritablement toute cette perfection, à savoir de Dieu réellement existant. »
16.  Emanuela Scribano, « Descartes et les fausses idées », Archives de Philosophie, n°64,‎ février 2001, p. 259-278 (lire en ligne [archive]) : « La fausseté des idées est dite matérielle, dans la mesure où elle s’oppose à la fausseté proprement ou formellement dite, qui ne se trouve que dans le jugement ; la fausseté matérielle indique, donc, une fausseté sans jugement ».
注釈および参考文献
01. アンリ・グイエール『デカルトの宗教思想』、ヴラン社、60頁
アンリ・グイエ、『デカルトの宗教思想』、ヴラン、75頁
フェルディナン・アルキエ、「デカルト(R.)[アーカイブ]」、Encyclopædia Universalis(2013年7月1日閲覧):「1629年、彼は気象現象の研究に着手した。1631年、ゴリウスが提示したパップスの問題に関し て、解析幾何学の原理を発見した。光学の研究にも取り組んだ。そして1633年、大著『世界論、あるいは光論』(今日『人間論』と呼ばれる部分もこれに含 まれていた)を完成させた。その中で彼は「地球の運動」を主張している」。
デカルト、新たな形而上学のスタイルの創始者。『第一哲学における主観性の優位性の導入に関する考察』、掲載:『ルーヴァン哲学雑誌』。第3シリーズ、第 60巻、第67号、1962年。p. 369-393。(オンラインテキスト)[アーカイブ]: 「デカルトにおいては――彼とスコラ哲学とを結ぶ紛れもない結びつきがあるにもかかわらず――真に新しい方向性について語らねばならず、その形而上学にお ける影響は計り知れないものとなるだろう」。
05. デカルト、新たな形而上学の様式を創出した人物、『第一哲学における主観性の優位性の導入に関する考察』、掲載:『ルーヴァン哲学雑誌』。第3シリーズ、 第60巻、第67号、1962年。p. 369-393、(オンラインテキスト)[アーカイブ]:「そもそもデカルト自身、1641年1月28日付のメルセンヌへの手紙の中で、自身が追求してい た目的を次のように認めていないだろうか: 「内緒の話だが、この6つの瞑想には私の物理学のすべての基礎が含まれている。しかし、どうかこれを口外しないでほしい。なぜなら、アリストテレスを支持 する者たちは、これらを承認することにさらに難色を示すかもしれないからだ; そして、これらを読む人々が、知らず知らずのうちに私の原理に慣れ、アリストテレスの原理を覆していることに気づく前に、その真実を認めてくれることを 願っている」。
デカルト、アンドレ・ヴェルジェ、クリスティン・テュベール編、『フィロ全集 - デカルト、形而上学的瞑想』、ナタン、2014年9月25日 (ISBN 978-2-09-814037-0、オンラインで読む [アーカイブ])
オデット・バルベロ、『デカルト哲学における幼年期というテーマ』、アルマタン、2005年 (ISBN 978-2-7475-7873-8、オンラインで読む [アーカイブ])
キリスト教への言及: 「主の道は測り知れない。」
ライプニッツが引用した論点
10. デカルトが「明晰かつ区別された観念」と呼ぶもの。
エデン・グレイズ (d) (デカルトは『形而上学的瞑想』の中で、「意志は知性よりもはるかに広大で広範囲である」ため、誤りが生じると述べていた。)、 『明日、社会:価値の動的均衡』(エッセイ)、パリ、ル・リス・ブルー社、2018年10月(ISBN 978-2-37877-744-9)、第1章、23ページ
テオ・ヴェルベーク、「カテルス、ヨハネス(ヨハン・カテルまたはデ・カテル)(ca.1590–1655)」、『The Cambridge Descartes Lexicon』所収、ケンブリッジ大学出版局、2015年、89–91頁(ISBN 978-0-521-19352-8、オンラインで読む [アーカイブ])
ルネ・デカルト、ミシェル・ベイサード、ジャン=マリー・ベイサード編、『形而上学的瞑想 反論と回答:4通の手紙を付す』、フラマリオン、『GF』叢書、2011年(ISBN 978-2-08-126536-3)、219ページ:
「したがって、私には観念があるが、それらの観念の原因は存在しない。ましてや、私よりも偉大で無限な原因などあるはずがない。」
「『形而上学的瞑想/最初の異議に対する著者の回答』 - ウィキソース [アーカイブ]」、fr.wikisource.org(2025年2月22日閲覧): 「しかし、この難点の第一の部分を取り除くためには、可能な存在と必然的な存在とを区別しなければならない。そして、可能な存在は、我々が明晰かつ明確に 把握するあらゆる事物の概念や観念に含まれているが、必然的な存在は神の観念にのみ含まれていることに留意すべきである。」
15. 「形而上学的瞑想/著者による最初の反論への回答 - ウィキソース [アーカイブ]」、fr.wikisource.org(2025年2月22日閲覧): 「そして同じ理由から、私たちの中には、想像しうるあらゆる完全性が含まれている神の観念があるのだから、そこから、この観念は、その完全性を真にすべて 内包する何らかの原因、すなわち実在する神に依存し、そこから生じていると、極めて明白に結論づけることができる。」
16. エマヌエラ・スクリバーノ、「デカルトと誤った観念」、『哲学アーカイブ』、 第64号、2001年2月、p. 259-278(オンラインで読む [アーカイブ]):「観念の虚偽性は、判断の中にのみ見られる、厳密にあるいは形式的に言われる虚偽性とは対照的であるという点で、物質的虚偽性と呼ばれ る。したがって、物質的虚偽性とは、判断を伴わない虚偽性を指す」。
Bibliographie secondaire
Arbib, D. (éd.), Les Méditations métaphysiques, Objections et réponses de Descartes, Paris, Vrin, 2019.
Arbib, D., Descartes, la métaphysique et l'infini, Paris, PUF, 2017.
Beyssade, J.-M., Études sur Descartes, Seuil, 2001.
Beyssade, J.-M., Descartes au fil de l'ordre, PUF 2001.
Beyssade, J.-M., La philosophie première de Descartes, Flammarion 1979.
Beyssade, J.-M. et J.-L. Marion (sous la direction de), Descartes. Objecter et répondre PUF 1994.
Kambouchner, D. Les Méditations métaphysiques de Descartes, I: Introduction générale, Première Méditation, PUF 2005.
Marion, J.-L. (et alii), Index des Meditationes de prima Philosophia de R. Descartes, Besançon, Annales Littéraires de l'Université de Franche-Comté, 1996.
二次文献
アービブ, D. (編), 『形而上学的瞑想、デカルトの反論と回答』, パリ, Vrin, 2019年.
アービブ, D., 『デカルト、形而上学、そして無限』, パリ, PUF, 2017年.
ベイサード, J.-M., 『デカルト研究』, Seuil, 2001年.
ベッサード, J.-M., 『秩序のなかのデカルト』, PUF, 2001年。
ベッサード, J.-M., 『デカルトの第一哲学』, フラマリオン, 1979年。
ベッサード, J.-M. および J.-L. マリオン(編), 『デカルト:異議と反論』, PUF, 1994年。
カンブシュネル、D. 『デカルトの『形而上学的瞑想』』、I:総論、第一瞑想、PUF、2005年。
マリオン、J.-L.(ほか)、『R. デカルトの『第一哲学の瞑想』索引』、ブザンソン、フランシュ=コンテ大学文学年報、1996年。
Articles connexes
Sur le contexte historique
Révolution copernicienne
Galilée
Sur Descartes et le rationalisme
Descartes
Cogito
Argument ontologique
Rationalisme
Cartésianisme
Méditations cartésiennes de Husserl
Sur les relations entre foi et raison
Relation entre science et religion
Raison
Foi
Métaphysique
Scolastique, Philosophie première
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Liens externes
Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Universalis [archive]
Notices d'autorité : VIAFBnF (données)LCCNGNDIsraël
Fac-similé de 1647 : Méditations métaphysiques
Meditationes de prima philosophia, éd. de Amstelodami, ex typographia Blavania, 1685 (Vicifons)
Texte intégral des œuvres de Descartes. [archive]
Méditations métaphysiques,  [archive]
外部リンク
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1647年の複製版:『形而上学的瞑想』
『Meditationes de prima philosophia』、アムステルダム版、Blavania印刷所、1685年 (Vicifons)
デカルトの著作の全文。[アーカイブ]
『形而上学的瞑想』、[アーカイブ]
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ditations_m%C3%A9taphysiques

☆ウィキペディア(フランス語)のデカルトに関するエントリー一覧


以下は、デカルトの第二省察

解説

デカルトの『省察』は、アリストテレスの霊魂、ある いは「魂」概念の概念を完全に葬り去ったと言われる。その根拠となると言われるのが、『省察』のうち、第二省察と呼ばれる部分である。アルキメデスの不動 のポイントを彼は、私は考える(cogito)の中に発見したと宣言する。考える私は、身体をもち、栄養を摂取し、動き、そして感覚することができる。し かし、それらの要素や動態は、私から切り離すことができる——確実な根拠をもって本質がそこにあるとは信じられない。しかしながら、私と考えることは、私 が考えているかぎり、この2つは不可分で切り離すことはできない。私は、考えるもの(res cogitance)であり、これが精神(mens) だ。身体は、延長するもの(es extensa)として、精神と切り離 すことができる。これが有名な、デカルトの心身二元論である。この2つの実体か ら構成される、自我観、身体観、さらには宇宙観には、アリストテレス的な魂の概念が入る余地がない。

さらに、状況を複雑にするのは、アリストテレスによ る魂と身体に関する「理論」(らしきもの)の曖昧さと、それを正典とみて、夥しい解釈が齎されてきたことにもある。古代ギリシャによって、魂の崇高さと不 滅性は、ソクラテスにおいて最初に力づよく指摘された。それを受け継いだプラトンは魂に欲求・気概・理知に3つの部分を与えた。しかしながらアリストテレ スの考察は、観察に基づいた考察や、独特の目的論や運動論的解釈がもとになったより総合的な観点で、魂と肉 体の区分をおこなう二元論的な解釈というよりも一元論的なものだった。さらに複雑化するのは、中世におけるキリスト教解釈との「共存」の問題だった。アリ ストテレスの霊魂観では、どう考えても、個々の魂は身体=肉体が終わる以上、死後は消滅してしまうことが明白だったからだ。1513年ラテラノ公会議は哲 学者に対して「魂の不死性を自然理性に基づいて証明せよ」と命じるものだったという[中畑 2006:216]。

デカルトの『省察』も、このラテラノ公会議の要請に 応え るものであり、第二 省察に関する記述でも魂の不死は、私は考える(cogito)の確実性とは対照的に、ほとんど無条件に当たり前のものとしてされている。この設問というか 課題は、我々の常識からみて全く馬鹿馬鹿しいものであるが、逆に、下記にみるような理性の(再)出発を「私は考える=私は在る・有る」というラディカリズ ムを今更ながら感じる。林達夫(1896-1984)は「デカルトのポリティーク」で、デカルトの 著述が彼がおかれていた歴史的背景を考慮する彼自身の修辞戦略の意味について考 えることを強調している(ということは、応用問題としてジョルダーノ・ブルーノ(Giordano Bruno, 1548-1600)やガリレオ・ガリレイの著述と彼らの命運にも思いを馳せる必 要があるという ことだ)。

***

序文の部分で……

「第二省察においては、自己の有する自由を使用する 精神は、その存在について極めて少しでも疑い得る一切は存在しないと仮定するが、自身はしかし存在せざるを得ないことに気づくのである。そのことはまた、 このようにして、自己に、すなわち思惟する本性に属するものと、身体に属するものとを容易に区別するからして、極めて大きな効用を有している。しかしおそ らく或る者は、その箇所において霊魂の不死についての根拠を期待するであろうから、ここで彼等に告げておかねばならぬと思う、私は厳密に論証しない何物も 書かないことに努めたので、幾何学者たちの間で慣用せられている順序、すなわち何かを結論する前に、求められた命題が依繁する一切を前もって提論するとい う順序よりほかの順序に従うことができなかった、と。しかるに霊 魂の不死をよく認識するために前もって要求せられる第一の何より重要なことがらは、霊魂に ついてできるだけ分明な、そして身体のあらゆる概念からまったく区別せられた概念を作るということである。これはそこでなされている。しか しそのほかに、 我々が明晰に判明に理解する一切は、我々がそれを理解する通りに、真であるということを知ることがまた要求せられるのである。これは第四省察以前には証明 せられることができなかった。さらに、物体的本性の判明な概念を有しなければならないのであって、かかる概念は一部分この第二省察において、また一部分は 第五及び第六省察において作られている。なおまたこれら一切のことから、精神と身体とがまさにそのように把握せられるごとく、別個の実体として明晰 に判明 に把握せられるものは、全く実在的に互に区別せられた実体であることが結論せられねばならないのである。そしてこれは第六省察においてその 通り結論せられ ている。これはしかも、同じ第六省察において、我々はいかなる物体も可分的としてでなければ理解せず、反対にいかなる精神も不可分的としてでなければ理解 しないということによって、確かめられている。すなわち我々はどのように小さい物体でもその半分を考えることはできるが、いかなる精神についてもその半分 を考えることはできぬ。かようにして両者の本性は単に別であるのみでなく、また或る点で相反することが認められる。しかしながらこのことについてはこの書 物の中ではそれ以上立ち入って論じなかった。というのは、一方それだけで、身体の消滅から精神の死が帰結しないことを示し、そしてかようにして人間に来世 の生の希望を与えるには、十分であるからであり、他方またこの精神の不死を結論し得るもろもろの前提はあらゆる自然学からの説明に依繁しているからであ る。すなわちまず、およそあらゆる実体、詳しく言うと、存在する ためには神によって創造せられねばならぬものは、自己の本性上不滅であり、その同じ神に よって、そのものに神の協力が拒まれることによって、無に帰せしめられるのでなければ、決してあることをやめ得ないということが知られねばならぬ。 そして 次に、一般的に見られた物体は実体であり、それがために決してま た滅びないということ、しかし人間の身体は、余の 物体と異なる限り、ただ単にもろもろの器 官の或る一定の布置、及びこの種の他の偶有性から組立てられたものであり、しかるに人間の精神はかように何らかの偶有性から成るのではなく、純粋な実体で あるということ、に着目せられねばならぬ。というのは、たといその一切の偶有性が変化せられ、その結果、別のものを思惟し、別のものを意欲 し、別のものを 感覚し、など、するにしても、そのために同じ精神が別のものにならないが、人間の身体はしかし、ただ単にその何らかの部分の形体が変化せられることによっ て、別のものになる。そのことから身体はきわめて容易に滅亡し、精神はしかし自己の 本性上不死であるということが帰結せられるのである。」

本文で……

「人間の精神の本性について。精神は身体よりも容易 に知られるということ。

 昨日の省察によって私は懐疑のうちに投げ込まれた。それは私のもはや忘れ得ないほど大きなものであり、しかも私はそれがいかなる仕方で解決すべきもので あるかを知らないのである。かえって、あたかも渦巻く深淵の中へ不意に落ち込んだように、私は狼狽して、足を底に着けることもできなければ、泳いで水面へ 脱出することもできないというさまであった。しかしなおも私は努力し、昨日進んだと同じ道を、もちろん、極めてわずかであれ疑いを容れるものはすべて、あ たかもそれが全く偽であることを私がはっきり知っているのと同じように、払い除けつつ、改めて辿ろう。そして何か確実なものに、あるいは、余のことが何も できねば、少くともまさにこのこと、すなわち、確実なものは何もないということを確実なこととして認識するに至るまで、さらに先へ歩み続けよう。アルキメ デスは、全地球をその場所から移動させるために、一つの確固不動の点のほか何も求めなかった。もし私が極めてわずかなものであれ何か確実で揺るがし得ない ものを見出すならば、私はまた大きなものを希望することができるのである。

 そこで私は、私が見るすべてのものは偽であると仮 定する。また、私はひとを欺く記憶が表現するものはいかなるものにせよかつて存在しなかったと信じるこ とにする。私はまったく何らの感官も有しないとする。物体、形体、延長、運動及び場所は幻想であるとする。しからば真であるのは何であろうか。たぶんこの 一つのこと、すなわち、確実なものは何もないということであろう。

 しかしながらどこから私は、いましがた数え上げたすべてのもの とは別で、少しの疑うべき余地もない或るものが存しないことを、知っているのであるか。何 か神というもの、あるいはそれをどのような名前で呼ぶにせよ、何か、まさにこのような思想を私に注ぎ込むものが存するのではあるまいか。しかし何故に私は このようなことを考えるのであるか、たぶん私自身がかの思想の作者であり得るのであるのに。それゆえに少くとも私は或るものであるのではあるまいか。しか しながら既に私は、私が何らかの感官、または何らかの身体を有することを否定したのであった。とはいえ私は立ち止まらされる、というのは、このことから何 が帰結するのであるか。いったい私は身体や感官に、これなしには存し得ないほど、結いつけられているのであろうか。しかしながら私は、世界のうちに全く何 物も、何らの天も、何らの地も、何らの精神も、何らの身体も、存しないと私を説得したのであった。従ってまた私は存しないと説得したのではなかろうか。 否、実に、私が或ることについて私を説得したのならば、確かに私 は存したのである。しかしながら何か知らぬが或る、計画的に私をつねに欺く、この上なく有 力な、この上なく老獪な欺瞞者が存している。しからば、彼が私を 欺くのならば、疑いなく私はまた存するのである。そして、できる限り多く彼は私を欺くがよ い、しかし、私は或るものであると私の考えるであろう間は、彼は決して私が何ものでもないようにすることはできないであろう。かようにして、一切のことを 十分に考量した結果、最後にこの命題、すなわち、私は有る、私は存在する、という命 題は、私がこれ を言表するたびごとに、あるいはこれを精神によって把握するたびごとに、必然的に真である、として立てられねばならぬ

 しかし、いま必然的に有る私、その私がいったい何 であるかは、私は未だ十分に理解しないのである。そこで次に、おそらく何か他のものを不用意に私と思い 違いしないように、かくてまたこのすべてのうち最も確実で最も明証的であると私の主張する認識においてさえ踏み迷うことがないように、注意しなければなら ない。かるがゆえにいま、この思索に入った以前、かつて私はいったい何ものであると私が信じたのか、改めて省察しよう。このものから次に何であれ右に示し た根拠によって極めてわずかなりとも薄弱にせられ得るものは引き去り、かくて遂にまさしく確実で揺がし得ないもののみが残るようにしよう。

 そこで以前、私はいったい何であると考えたのか。 言うまでもなく、人間と考えたのであった。しかしながら人間とは何か理性的動物と私は言うでもあろう か。否。何故というに、さすれば後に、動物とはいったい何か、また理性的とは何か、と問わねばならないであろうし、そしてかようにして私は一個の 問題から 多数の、しかもいっそう困難な問題へ落ち込むであろうから。またいま私はこのような煩瑣な問題で空費しようと欲するほど多くの閑暇を有しないのである。む しろ私はここで、私は何であるかと私が考察したたびごとに、何が以前私の思想に、おのずと、私の本性に導かれて、現われたか、に注意しよう。そこに現われ たのは、もちろん、まず第一に、私が顔、手、腕、そしてこのもろ もろの部分の全体の機械を有するということであって、かようなものは死骸においても認めら れ、そしてこれを私は身体と名づけたのである。なおまた、そこに現われたのは、私が栄養をとり、歩行し、感覚し、思惟するということであって、これらの活 動を私は霊魂に関係づけたのである。しかしながらこの霊魂が何であるかに、私は注意を向けなかったか、それともこれを風とか火とか空気とか に似た、私の いっそう粗大な部分に注ぎ込まれた、何か知らぬが或る微細なものと想像した。物体については私は決して疑わず、判明にその本性を知っていると思っていた。 これをもしおそらく、私が精神によって把握したごとくに、記述することを試みたならば、私は次のように説明したであろう。曰く、物体とはすべて、何らかの 形体によって限られ、場所によって囲まれ、他のあらゆる物体を排するごとくに空間を充たすところの性質を有するもの、すべて、触覚、視覚、聴覚、味覚、あ るいは嗅覚によって知覚せられ、そして実に多くの仕方で、決して自己自身によってではなく、他のものによって、そのどこかに触れられて、動かされるところ の性質を有するものである、と。すなわち、自己自身を動かす力、 同じように、感覚する、あるいは思惟する力を有することは、決して物体の本性に属し ないと 私は判断したのであり、のみならずかような能力が或る物体のうちに見出されることに私はむしろ驚いたのである[引用者註→アリストテレスの「魂」批判、あるいはその存在の否定?]。

 しかし現在、或る極めて有力な、そして、もしそう いうことが許されるならば、悪意のある、欺瞞者が、あらゆる点において、できる限り、私を欺くことに、 骨を折っていると仮定する場合、どうであろうか。私は、物体の本性に属するとさきほど言ったすべてのものうち極めてわずかなものであれ私が有することを確 認し得るものがあろうか。私は注意し、考え、また考える。私が有すると言い得るものには何も出会わない。私は同じことを空しく繰り返すことに疲れる。しか らば霊魂に属するとしたものは、どうであろうか。栄養をとるとか歩行するとかいうことは? 実にいま私は身体を有しないのであるから、これもまた作りごと 以外の何ものでもない。感覚することは? もちろんこれも身体がなければ存しないものであり、また私は夢において、後になって実際に感覚したのではないと 気づいた非常に多くのことを感覚すると思ったのである。思惟することは? ここに私は発見する、思惟がそれだ、と。これのみは私から切り離し得ないの であ る。私は有る、私は存在する、これは確実だ。しかしいかなる間か。もちろん、私が思惟する間である。なぜというに、もし私が一切の思惟をや めるならば、私 は直ちに有ることを全くやめるということがおそらくまた生じ得るであろうから。いま私は必然的に真であるもののほか何も許容しない、そこで私はまさしくた だ思惟するもの、言い換えれば、精神、すなわち霊魂、すなわち悟性、すなわち理性である、これらは私には以前その意味が知られていなかった言葉である。 し かし私は真のもの、そして真に存在するものである。だがいかなるものなのか。私は言った、思惟するもの、と。

 そのほかに何か。想像を働かせてみよう。私は人体 と称せられるかのもろもろの部分の集合ではない。私はまたこれらの部分に注ぎ込まれた或る微妙な空気で もなく、風でも、火でも、蒸気でも、気息でも、その他私の構像するような何ものでもない。というのは、このようなものは無であると私は仮定したのであるか ら。けれどそれにもかかわらず、私は或るものである、という立言は動かないのである。しかし、たぶん、私に知られていないとのゆえをもって、無であると仮 定するこれらのものそのものが、ものの真理においては私が知っている私、その私と別のものでないということが生じないであろうか。これについて私は何も知 らない。このことについては私はいま争わない。ただ私に知られていることについてのみ、私は判断を下し得るのである。私は私が存在することを知っている。 そして、私の知っている私、その私は何であるか、と問うている。この、かように厳密な意味における知識が、その存在を私が未だ知っていないものに依繋しな いということ、従って私が想像力によって構像する何ものにも依繋しないということは、極めて確かである。そしてこの構像するとい う語が私の誤謬を私に告げるのである。なぜなら、もし私が何かであると私が想像したならば、私は実際に構像するであろうから。というのは、想像するとは物 体的なものの形体、あるいは像を見ることにほかならないのであるから。しかるに既に私は、私は有るということ、同時にまた一切このような像、そして一般に 物体の本性に関係づけられるあらゆるものは、夢幻以外の何ものでもないことがあり得るということ、を確かに知っている。このことに気づいた場合、私はいっ たい何であるかをさらに判明に知るために想像力を働かそうと言うのは、いまたしかに私は目覚めており、そして真なるものをいくらか見るが、しかし未だ十分 に明証的に見ないからして、夢がこのものをさらに真にさらに明証的に表現するように、努力して眠りに入ろうと言うのに劣らず、道理に反すると思われるので ある。かようにして私は、想像力の助けを藉りて捉え得るいかなるものも、この、私が私について有する知識に属しないこと、精神が自己の本性をまったく判明 に知覚するためには、極力注意して精神をそのようなものから遠ざけねばならぬこと、を認識するのである。

 しからば私は何であるか。思惟するもの、であるこれは何をいうのか。言うまでもなく、疑い、理解し、肯定し、否定し、欲 し、欲せぬ、なおまた想像し、 感覚するものである。

 まことにこれは、もし全部が私に属するならば、僅 少ではない、しかしなぜ属してはならないであろうか。いまほとんど一切のものについて疑い、しかしいく らかのものは理解し、この一つのことは真であると肯定し、余のことを否定し、いっそう多くのことを知ろうと欲求し、欺かれることを欲せず、多くのことを意 に反してであれ想像し、なおまたいわば感覚からきた多くのものを認めるものは、私そのものではないのか。たとい私がつねに眠るにしても、たといまた私を創 造したものが、できる限り、私を欺くにしても、私は有るということと同等に真でないものは、これらのうち何であるか。私の思惟から区別せられるものは、何 であるか。私自身から分離せられていると言われ得るものは、何であるか。というのは、疑い、理解し、欲するものが私であることは、これをさらに明証的に説 明する何物も現われないほど、明白である。しかし実にまた私は想像する私と同じ私である。なぜなら、たといおそらく、私が仮定したように、想像せられたも のがまったく何一つ真でないにしても、想像する力そのものは実際に存在し、そして私の思惟の部分をなしているからである。最後に、私は、感覚する、すなわ ち物体的なものをいわば感覚を介して認める私と同じ私である。いま私は明かに、光を見、噪音を聴き、熱を感じる。これらは偽である、私は眠っているのだか ら、といわれるでもあろう。しかし私は見、聴き、暖くなると私には思われるということは確実である。これは偽であり得ない。これが本来、私において感覚す ると称せられることなのである。そしてこれは、かように厳密な意味において、思惟すること以外の何物でもないのである

 これらのことによってともかく私は、私はいったい 何であるかを、いくらかよく知り始める。しかしながらこれまでのところ、その像が思惟によって形作ら れ、そして感覚そのものが検証する物体的なものは、この何か知らぬが、想像力の支配下に入り来らぬ、私に属するものよりも、遥かに判明に認知せられると私 には思われ、また私はそう考えざるを得ないのである。とはいえ、実際、疑わしくて、知られていないで、私に関係がないと私の認めるものが、真であるもの、 認識せられているもの、要するに私自身よりも、いっそう判明に、私によって理解せられるということは、奇異なことであろう。しかし私はこれがどういうこと であるかを看取する、すなわち、私の精神はさ迷い歩くことを好み、そして未だ真理の限界内に引き留められることを甘受しないのである。それならそれで宜し い。我々はさらにひとたびこの精神に手綱を極度に弛めてやり、かくして、やがて適当な時に再び引き締める場合、それがいっそう容易に統御せられ得るように しよう。

 そこで我々はかの普通にすべてのもののうち最も判 明に理解せられると思われているもの、すなわち、言うまでもなく、我々が触れ、我々が見る物体を考察し よう。しかし物体一般ではない。というのは、この一般的な知覚はむしろいっそう不分明であるのがつねであるから。かえって我々は特殊的な一つのものを考察 する。我々は、例えば、この蜜蝋をとろう。それは今しがた蜜蜂の 巣から取り出されたばかりで、未だ自己の有する蜜のあらゆる味を失わず、それが集められた 花の香りのいくらかを保っている。その色、形体、大きさは明白である。すなわち、それは堅くて冷たく、容易に掴まれ、そして指で打てば音を 発する。要する に或る物体をできるだけ判明に認識し得るために要求せられ得ると思われる一切が、この蜜蝋に具わっている。しかしながら、見よ、私がこう言っている間に、 それを火に近づけると、残っていた味は除き去られ、香は散り失せ、色は移り変わり、形体は毀され、大きさは増し、流動的となり、熱くなり、ほとんど掴まれ ることができず、またいまは、打っても音を発しない。それでもなお同じ蜜蝋は存続しているのか。存続していると告白しなければならぬ。誰もこれを否定しな い。誰もこれと違って考えない。しからばこの蜜蝋においてあのように判明に理解せられたものは、何であったのか。それは確かに私が感官によって捉えたとこ ろのいかなるものでもない。なぜなら味覚、あるいは嗅覚、あるいは視覚、あるいは触覚、あるいは聴覚によって感知したあらゆるものは、いまは変化している からである。しかもなお蜜蝋は存続している。

 たぶんそれは私が現在思惟するものであったのであ ろう、すなわち、疑いもなく、蜜蝋そのものは、かの蜜の甘さで も、花の香りでも、かの白さでも、形体で も、音でも、あったのではなく、かえって少し前にはかの仕方で分明なものとして私に現われ、現在は別の仕方で現われるところの物体であったの である。しか しかように私が想像するこのものは、厳密に言えば、何であるか。我々は注意しよう、そして、蜜蝋に属しないものを遠ざけることによって、何が残るかを見よ う。疑いもなく、延長を有する、屈曲し易い、変化し易い或るもの以外は何も残らない。しからばこの屈曲し易い、変化し易いとは、どういうこ とであるか。そ れは、この蜜蝋が円い形体から四角な形体に、あるいはこの四角な形体から三角の形体に転じられ得ると私が想像することであろうか。決してそうではない。な ぜなら、私は蜜蝋がこの種の無数の変化を受け得ることを理解するが、しかし私はこの無数のものを、想像することによってはことごとく辿り得ず、従ってこの 理解は想像する能力によっては仕遂げられないからである。さらに延長を有するとは、どういうことであるか。蜜蝋の延長そのものもまた知られていないのでは あるまいか。なぜならそれは、溶解しつつある蜜蝋においていっそう大きくなり、煮沸せられるときにはさらにいっそう大きくなり、そして熱が増されるなら 従ってまたいっそう大きくなるからである。そして蜜蝋が何であるかは、このものがまた延長において私がかつて想像することによって把握するよりも多くの多 様性を容れると考えるのでなければ、正しく判断せられないであろう。従って私は、この蜜蝋が何であるかを実に想像するのではなく、ただ単に精神によって知 覚する、ということを認めるのほかはないのである。私はこの特殊的な蜜蝋を言っている、なぜなら蜜蝋一般については、そのことはさらに明瞭であるから。し からば精神によってのほか知覚せられないこの蜜蝋は、いったいどういうものであるのか。疑いもなく、私が見、私が触れ、私が想像するものと同じもの、要す るに私が始めからこういうものであると思っていたのと同じものである。しかしながら、注意すべきことは、この蜜蝋の知覚は、視覚の作用でも、触覚の作用で も、想像の作用でもあるのではなく、また、たとい以前にはかように思われたにしても、かつてかようなものであったのではなく、かえってただ単に精神の洞観 である、そしてこれは、これを構成しているものに私が向ける注意の多少に応じて、あるいは以前そうであったように不完全で不分明であることも、あるいは現 在そうあるように明晰で判明であることもできるのである。

 しかるに一方私はいかに私の精神が誤謬に陥り易いものであるかに驚く。 というのは、たとい私がこのことどもを自分において黙って、声を上げないで考察す るにしても、私は言葉そのものに執着し、そしてほとんど日常の話し方そのものによって欺かれるからである。すなわち我々は、蜜蝋がそこにあるならば、我々 は蜜蝋そのものを見る、と言い、我々は色あるいは形体を基として蜜蝋がそこにあると判断する、と我々は言わないのである。そこから私は直ちに、蜜蝋はそれ ゆえに眼の視る作用によって、ただ単に精神の洞観によってではなく、認識せられると結論するであろう。ところで、もしいま私がたまたま窓から、街道を通っ ている人間を眺めたならば、私は彼等についても蜜蝋についてと同じく習慣に従って、私は人間そのものを見る、と言う。けれども私は帽子と着物とのほか何を 見るのか、その下には自動機械が隠されていることもあり得るではないか。しかしながら私は、それは人間である、と判断する。そしてかように私は、私が眼で 見ると思ったものでも、これをもっぱら私の精神のうちにある判断の能力によって把捉するのである。

 しかしながら自己の知識を一般人を超えて高めよう と欲する者は、一般人が発明した話の形式から懐疑を探し出したことを恥じるであろう。我々は絶えず先へ 進もう。いったい私が蜜蝋の何であるかをいっそう完全にいっそう明証的に知覚したのは、最初私が蜜蝋を眺め、そしてこれを外的感覚そのものによって、ある いは少くとも人々のいわゆる共通感覚によって、言い換えると想像的な力によって、認識すると信じた時であるか、それとも実にむしろ現在、すなわち一方蜜蝋 が何であるかを、他方いかなる仕方で認識せられるかを、いっそう注意深く探究した後であるか、に注目しよう。このことについて疑うのは確かに愚かなことで あろう。最初の知覚において何が判明であったか。どんな動物でも有し得ると思われないものは何であったのか。しかるにいま私が蜜蝋をその外的形式から区別 し、そしていわば着物を脱がせてその赤裸のままを考察する場合、た とい未だ私の判断のうちに誤謬が存し得るにしても、私は実際、人間の精神なしには、かよ うに蜜蝋を知覚することはできないのである。

 しかしこの精神そのものについて、すなわち私自身 について、私は何と言うべきであろうか。というのは、私は精神のほか未だ他の何物も私のうちに存すると 認めないのである。しからば、この蜜蝋をかくも判明に知覚すると思われる私、その私について、私は何と言うべきであろうか。私は私自身を単に遥かにいっそ う真に、遥かにいっそう確実に認識するのみでなく、また遥かにいっそう判明にいっそう明証的に認識するのではあるまいか。なぜというに、もし私が蜜蝋を見 るということから、蜜蝋が存在すると判断するならば、確かに遥かにいっそう明証的に、私がそれを見るということそのことから、私自身がまた存在するという ことが、結果するからである。すなわち、この私の見るものが実は蜜蝋ではないということはあり得る、私が何らかのものを見る眼を決して有しないということ はあり得る、しかし、私が見るとき、あるいは(いま私はこれを区別しないが)私は見ると私が思惟するとき、思惟する私自身が或るものでないということは、 まったくあり得ないのである。同様の理由で、もし私が蜜蝋に触れ るということから、蜜蝋が有ると判断するならば、同じことがまた、すなわち私は有るという ことが結果する。もし私が想像するということから、あるいは他のどんな原因からであっても、蜜蝋が有ると判断するならば、やはり同じことが、すなわち私は 有るということが結果するのである。しかも蜜蝋について私が気づくまさにこのことは、私の外に横たわっている余のすべてのものに適用するこ とができる。そ してさらに、もし蜜蝋の知覚が、単に視覚あるいは触覚によってのみでなく、いっそう多くの原因によって私に明瞭になった後、いっそう多く判明なものと思わ れたならば、今やいかに多くいっそう判明に私自身は私によって認識せられることか、と言わなければならぬ。というのは、蜜蝋の知覚に、あるいは何か他の物 体の知覚に寄与するいかなる理由も、すべて同時に私の精神の本性をいっそうよく証明するはずであるからである。しかしながらまた精神そのもののうちにはそ の本性の知識をいっそう判明になし得るものがこれ以上他に極めて多く存するのであり、かくてこれらの物体から精神の本性に推し及ぶものは、ほとんど数える にあたらぬと思われる。

 かくて、見よ、遂に私はおのずと私の欲したところに帰って来たので ある。すなわち、今や、物体そのものも本来は感覚によって、あるいは想像する能力に よってではなく、もっぱら悟性によって知覚せられるということ、触れられることあるいは見られることによってではなく、ただ理解せられることによって知覚 せられるということ、が私に知られたのであるから、私は何物も私の精神よりもいっそう容易に、またいっそう明証的に私によって知覚せられ得ないということ を明瞭に認識するのである。しかしながら古い意見の習慣はそんなに速かに除き去られ得ないからして、私の省察の時間の長さによってこの新し い認識がいっそ う深く私の記憶に刻まれるように、ここで立ち停まることが適当であろう。」

出典

青空文庫 「ルネ・デカルト 省察(せいさつ)」(三 木 清・訳)

文献

おまけ

当時(1973年)新訳のデカルト著作集(4巻)が 白水社から出版さ れる時に初回配本の時に挟まれていたチラシがある。格安古書で手に入ったがこれまで30数年間誰にも読まれた経緯がないようだ。そのチラシに天文対話の邦 訳者の故・青木靖三さんがエッセーを書いている。真贋不明なデカルトと称される頭骨の望まざる土地=フランスへの帰郷と、当時鬼の首をとったように学者ど ころか「女子供や猿まで」(←当時はまだこの蔑称が赦されたが、これは青木の言葉ではなく私の言葉)がデカルト批判の唱和をしていた社会状況を絡みあわせ て『デカルトの責任を(時代と事由を事後的に好き勝手に操作できる)俺達は追求できるのか?』という、あまり論理的にはシャープではないけど、批判という か皮 肉を書いている。僕は生前会ったことのない、ガリレオヲタの青木靖三先生だが、この教授の生涯がどんなものだったのかについて興味をもった(→descartes130213.pdf)。




Copyleft, CC, Mitzub'ixi Quq Chi'j, 1996-2099

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