Nom du blog :
ecrivainglacoste
Description du blog :
Lisez les observations, écrits et romans d'un aventurier sans frontières
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
18.09.2008
Dernière mise à jour :
15.11.2015
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Derniers commentairesune pensée magnifiquehttp ://penapena.ce nterblog.net
Par penapena, le 05.11.2013
comme si tout menait à l'ir'réalité ....... sauf l'ici et maintenant.... ...http://leel oochatana.cent erblog.
Par leeloochatana, le 01.09.2013
oui il est si enrichissant d'écouter de lire et même de dire la diversité des êtres et des opinions...... .. ;
Par leeloochatana, le 18.04.2013
qui vous demande de vous justifier? en ce qui concerne les activités discursives qui mène à la confusion, il n
Par imbecilitecrasse, le 11.04.2013
a mon avis, le devenir n'est pas une obsession de la pensée, mais c'est précisément parce que la pensée fait l
Par imbecilitecrasse, le 10.04.2013
La lumière intérieure ne se découvre pas par le biais de ce que les autres vous apprennent de vous-même mais par l’observation constante, lucide et sans choix de ce que vous êtes.
C’est lorsqu’on ne dit plus : « Je me connais ! » que l’intelligence parait. Et l’intelligence mène vers la Lumière intérieure, vers la Réalité. Celle-ci est indéfinissable et ne peut être mise en mots ni organisée en dogme.
En d’autres mots, le connu ayant disparu laisse place à l’Inconnu (qui n’est pas le fruit de la pensée) L’Inconnu est l’illimité. La pensée est limitée.
Pourquoi le temps semble-t-il passer de plus en plus vite lorsque nous prenons de l’âge ?
L’avez-vous remarqué ?
N’est-ce pas le résultat d’un processus simple : celui de la mémoire ?
Enfant, nos journées s’écoulaient lentement. Les jours étaient longs, très longs.
Nous n’avions pas encore enregistré beaucoup d’expériences et de mémoires dans notre cerveau. Puis, jour après jour, nous accumulions des faits et des expériences. De nombreuses années plus tard, notre cerveau s’est rempli de connaissances, de mémoires psychologiques (plaisir, blessures, heurts etc)
La pensée vagabonde s’est alors instaurée à un rythme grandissant. C’est ainsi qu’avec les années notre cerveau rejoue et réarrange les mémoires dans un processus sans fin. Nous choisissons celles qui ont un poids émotionnel ou sentimental le plus important et sommes alors constamment pris sous le jeu des pensées vagabondes.
Puis, de temps en temps, nous revenons sur terre, la conscience réapparait. Nous réalisons alors que nous avons passé les dernières 20 minutes ou davantage dans l’absence du présent, dans le mouvement des pensées du passé qui projettent les rêves du futur.
C’est ainsi qu’en fin de journée nous nous exclamons : « La journée est déjà finie ! C’est incroyable comme le temps passe vite ! »
Mais bien sûr, car nous étions absents pendant une grande partie de la journée ; nous étions hors du moment présent, hors de ce-qui-est, en plein vagabondage, chevauchant les pensées, remémorant le passé pour imaginer le futur.
Notre vie se déroule ainsi, prisonniers du processus de la pensée nourrie par les mémoires, jusqu’au jour où nous réalisons pleinement le fonctionnement de ce processus.
L’amour n’est présent que lorsque le moi, l’ego est absent. Il ne peut y avoir d’amour tant que le moi est actif.
Pour comprendre l’amour, il faut comprendre le moi, il faut observer sans jugement et continuellement le moi à l’œuvre dans toutes nos actions, pensées et paroles.
Tant qu’on ne comprend pas le moi-ego jusqu’à ses racines les plus profondes, ses motivations les plus cachées, ses objectifs secrets et qu’on n’a pas déjoué ses intentions les plus subtiles, on ne peut pas parler d’amour !
Depuis le début des temps, les fondateurs de toutes les religions ont compris cela et leurs successeurs ont mis au point des méthodes, des techniques les plus sophistiquées, extraordinaires ou douloureuses pour essayer de taire le moi. Cependant ceux-ci n’ont jamais réalisé que c’est le moi qui essaie de faire taire et de contrôler le moi ! Le résultat s’est toujours avéré être le renforcement de ce moi-ego en hiérarchies d’autorités de plus en plus couvertes de privilèges qui proclament toutes « Je sais ! Suivez-moi ! »…
Suivez leur moi, bien sûr !
En Extrême-Orient le même scenario s’est développé avec la méditation, mal comprise, qui consiste à s’efforcer de taire ou contrôler les pensées. Mais ils ne réalisent pas que c’est la pensée qui s’acharne à taire la pensée !
Celui qui comprend tout cela, qui comprend tous les agissements du moi s’en libère en un instant, sans méthode ni efforts. Et lorsque le moi-ego s’est dissout, l’amour, la compassion et la joie envahissent l’esprit.
C’est alors qu’avec la disparition du moi disparaissent le connu, le passé, les mémoires (psychologiques) ouvrant ainsi la porte à l’Inconnu, la Réalité, l’Innommable.
Pourquoi gobons nous farouchement et bêtement tout ce que nous font croire les politiciens, le marketing ou autorités de tout genre ?
Nous sommes abêtis, nous sommes des humains de 2eme ordre, emprisonnés dans le carcan des traditions, incapables d’entrevoir l’inédit. Très peu d’entre nous réalisent que la manière dont nous fumes conditionnés, programmés par la culture et religion dans lesquelles nous avons grandi, nous force à penser d’une certaine manière, a réagir d’une façon bien particulière. Cette programmation que nous n’avons pas choisie nous prive de liberté, de libre-choix, de discernement. Nous pensons et agissons selon les programmations génétiques, culturelles, religieuses et tant que nous ne le réalisons pas nous resterons toujours esclaves du passé, incapables de faire face à ce-qui-est et de le comprendre dans son intégralité.
Nous faisons la guerre pour des idées sans jamais questionner leur fondement. Nous maintenons des frontières politiques et religieuses car nous sommes incapables de voir plus loin que nos piètres opinions. Nous vivons limités dans une bulle qui ne contient que ce que nous connaissons (notre passé) et sommes incapables de nous en débarrasser, de nous libérer de ce conditionnement et de dépasser les limites de notre petit monde mesquin, incapables de rencontrer l’Illimité.
Nous osons nous plaindre de nos leaders, de nos gouvernants, des autorités diverses qui nous mènent comme des veaux à l’abattoir alors que ceux-ci n’ont de pouvoir que ceux que nous leur donnons.
Sans notre égoïsme, notre bêtise individuelle, notre manque de prise de conscience du mouvement global de notre existence, les autorités n’auraient aucune prise sur nous. Il n’y aurait aucun manipulateur à la tête des institutions.
Mais pour comprendre cela il faut comprendre le moi. Il faut l’observer avec passion et sérieux et non courir sans cesse après de nouvelles distractions
Aucune société ne peut survivre sans compassion ! La compassion dirigée, guidée, motivée par un objectif futur, un but à atteindre n’est qu’égoïsme, hypocrisie, culture du moi-ego.
La vraie compassion est sans but et sans mémoires. Elle est spontanée, intuitive et répond immédiatement sans que la pensée ne soit jamais impliquée.
Cette compassion est le seul amour qui soit : désintéressé, impulsif et libre de tout attachement.
Toute société dans laquelle la compassion est une réponse a un besoin nourri par la pensée en vue d’obtenir un bénéfice dans cette vie ou dans une autre est vouée à disparaitre.
Cette fausse compassion, cet altruisme motivé ne sont que le jeu subtil du moi-ego. Celui-ci s’en sert pour se renforcer sans cesse. Ce qui causera inévitablement le désastre !
Plus le moi prend d’importance, plus la société s’autodétruit (par les abus de consommation, d’accumulation, pollution, gaspillage, malhonnêteté…)
Il semble que la société actuelle soit parvenue aux portes de cet abime. Le nom donné a la nouvelle génération « moi-moi-moi » le confirme.
Mais cette fois-ci ce ne sera pas la chute d’une civilisation (telle que l’histoire a démontré avec Athènes, Rome, et bien d’autres…) mais le risque de désintégration de l’humanité toute entière.
La recherche du plaisir conduit toujours a la souffrance. La compréhension de ce-qui-est libère de la souffrance (psychologique)
Pauvres et riches
Il y a des pauvres parce qu’il y a des riches…et vice versa….Lapalissade ?
Non ! Dualisme…Yin / Yang!
Il n’y a pas de problème avec la richesse ou la pauvreté mais avec la haine de l’un ou de l’autre car ceci revient à s’attacher a un aspect des concepts contraires et donc bâtir un monde d'idee à partir du choix. Hors ce-qui-est n’est pas un choix. Cela est !
Ne voyez pas ici un laisser-aller, une acceptation muette d’un état de choses mais plutôt une observation d’un fait…de ce-qui-est.
Il revient à chacun de faire ce qu’il doit faire et tant qu’il y aura des moi-ego, il devra exister des ségrégations, des privilèges, des autorités…et donc de riches et des pauvres.
Ressasser sans cesse un problème psychologique, chercher désespérément une solution à un conflit psychologique démontre une profonde confusion. La confusion ne peut produire que davantage de confusion.
C’est en laissant le problème de coté, en ignorant l’entité qui souffre la difficulté que la compréhension soudaine pourra jaillir.
La compréhension n’est jamais le fruit de la recherche. Elle n’est pas progressive mais toujours soudaine.
L’absence d’entité, de moi-ego, de penseur est absence de problème. Tout problème psychologique découle des réactions du penseur à ce-qui-est pour chercher ce-qui-devrait-être.
La solution ne peut être dans ce-qui-devrait-être, dans les projections de la pensée, dans les idéaux mais tout simplement dans l’absence de l’entité qui réagit !
Lorsqu’il n’y a plus d’entité, plus de moi, de penseur, il n’y a plus que des actions intuitives et spontanées qui ne laissent aucune mémoire, aucune blessure, aucunes cicatrices.
Peut-on appeler ‘religieux’ celui ou celle qui prient avant chaque repas, qui assistent aux cérémonies, qui obéissent aux règles imposées par la croyance organisée, qui invoquent les saints et les anges pour intercéder en leur faveur auprès de leur autorité suprême afin d’obtenir grâces, privilèges, argent, santé, bonheur… ?
Est-ce religieux de désirer ce qu’on n’a pas, de comparer et de vouloir ? Est-ce religieux de suivre les règles des dogmes lorsque la motivation réelle de chaque disciple est d’obtenir des bienfaits pour lui (et sa famille peut être) ?
Est-ce religieux de vouloir fuir le monde de la souffrance et des difficultés pour s’échapper dans celui que la pensée a créé, de chercher à fuir le réel pour rêver d’un monde de plaisirs éternels ? Est-ce religieux de ne penser qu’à soi, s’agenouiller avec humilité contrainte devant les images ou statues de son seigneur et roi pour quémander ses bienfaits ?
Ou s’agit-il la simplement du comportement d’un courtier servile, d’un laquais, d’un égoïste hypocrite qui ne fait que frotter les manches imaginaires de celui que le ‘moi’ d’une collectivité a placé au plus haut dans l’échelle des valeurs humaines ?
Qu’y a-t-il donc de religieux dans les actes soi-disant altruistes motivés par l’obéissance servile et le désir de récompenses ?
Le vrai religieux n’est-il pas celui qui donne sans aucune pensée ou intention de récompense, celui qui donne puis poursuit sa route en oubliant totalement qu’il a donné ? Le vrai religieux n’est-il pas celui qui ne suit aucun dogme, aucune autorité (inclus l’autorité de son propre passé) et qui vit sa vie dans un ordre interne de vertu sans attachements, sans désirs, sans souhaits mais qui fait ce qu’il doit faire à chaque moment sans recherche de satisfaction future ?
Le désir n’est-il pas l’outil du moi-ego pour fuir ce-qui-est et la source de toutes les illusions ?
La solitude est un état d’être créé par la pensée.
Vous pouvez être a l’autre bout du monde et si je pense que vous y êtes heureux je ne me sentirais pas dans un état d’isolement.
Par contre, si ma pensée insuffle que vous me manquez c’est alors un mouvement de sa part pour s’apitoyer sur moi-même ! Ceci est pur égocentrisme.
C’est quand je pense à moi que je ressens la solitude non quand je pense aux autres !
Ceux qui prennent les objets pour réels souffrent par les sens.
Ceux qui prennent l’intellect pour réalité souffrent par le mental.
Ceux qui prennent les émotions pour réel souffrent par les humeurs du moi-ego nourris par la pensee.
Ceux qui imaginent un autre monde ne font que s’échapper a ce qui est et souffrent le désir et la spéculation.
Ceux qui ne s’attachent ni aux objets, ni aux sens, ni à l’intellect, ni aux émotions, ni à l’imagination sont comme le roseau qui s’adapte à la force du vent, sans résister, sans souffrir.