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Date de création : 11.06.2010
Dernière mise à jour :
05.09.2015
237 articles
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Dans le vacarme médiatique suscité pas des explosions ici, des décapitations là, et autres accords internationaux de grande importance, une déclaration majeure d’un chef d’état Africain est passée presque inaperçue. Après tout, il ne s’agit que d’une déclaration parmi tant d’autres, qui, de surcroît, n’a été faite que par un chef africain. Quelle importance ? C’est pourtant le signe d’un changement de l’ordre futur du monde et, pour ce qui concerne la France et l’Europe, l’annonce des grands bouleversements à venir.
Idriss Déby, le président tchadien, a fait cette semaine la déclaration suivante lors d’une conférence de presse à Abéché pour le 55ème anniversaire de l’indépendance de son pays.
« Nous ne pourrons pas continuer le système France-Afrique ou le système paternaliste qui est dépassé, que les Français eux-mêmes n’aiment pas. […] il y a aujourd’hui le FCFA qui est garanti par le trésor français. Mais cette monnaie-là, elle est africaine. C’est notre monnaie à nous. Il faut maintenant que réellement, dans les faits, cette monnaie soit la nôtre pour que nous puissions, le moment venu, faire de cette monnaie une monnaie convertible et une monnaie qui permette à tous ces pays qui utilisent encore le FCFA de se développer. Je crois que c’est une décision courageuse que nos amis français doivent prendre. […] Il faudra avoir le courage de dire que le moment est venu de couper un cordon qui empêche à l’Afrique de décoller. […] Nous avons la possibilité de frapper notre monnaie comme nous voulons. Le Franc CFA aujourd’hui c’est du papier. Dans deux ans, ça deviendra du chiffon qu’on ne pourra même pas l’utiliser ».
La déclaration, en elle-même, n’a rien de nouveau. Il y a longtemps que des intellectuels africains attirent l’attention sur son objet, qui découle d’une logique simple : un pays ou un continent sans monnaie propre ne peut être viable. A partir de là, tous les blablas sur le développement ne sont que du vent. D’autres Africains, qui ne sont pas des intellectuels mais des hommes politiques, ont à leur tour, essayé de faire entendre cette simple vérité. Ils ont été écartés sans ménagement, broyés dans la machine à éliminer le « dictateur ». Les Africains, tels les frères Dalton, doivent trainer leur boulet CFA, quoi qu’il arrive.
La nouveauté avec l’allocution de Idriss Déby, c’est que ce n’est pas un « dictateur » officiel qui parle, mais un des principaux alliés de la France en Afrique. Le discours du président Tchadien, qui reprend un des principes fondamentaux du colonel Mouammar Kadhafi, prend une coloration particulière quand on sait que le Tchad fut au cœur de tous les conflits politiques et militaires menés, depuis la fin des années 60 du siècle dernier, par la France et l’Occident conte la Libye et son guide, exception faite du dernier conflit où Déby fut un des rares chefs africains à s’opposer à l’intervention de l’OTAN.
C’est qu’aujourd’hui, le fruit semble plus mûr pour tenter d’aller de l’avant pour la libération des peuples. Auparavant, les chefs politique qui osaient s’aventurer sur cette voie étaient isolés, sans soutien durable de leur population souvent versatile, ni de leurs collègues placés dans la même situation. Thomas Sankara, comme Mouammar Kadhafi, pressentant ce qui les attendaient, l’avait clairement énoncé. Ces précurseurs de l’émancipation n’avaient aucune chance face à un adversaire qui clamait partout que le monde avait changé depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, mais qui n’était que le continuateur de l’impérialisme féroce de la fin du 19ème siècle. La forme avait certes changé, mais le fond et les objectifs étaient restés plus que jamais les mêmes, avec des moyens encore plus puissants, grâce au consentement obtenu par la tromperie.
Aujourd’hui, le consentement est en train de disparaitre, car la tromperie devient de plus en plus visible. Avec la globalisation, les esprits s’ouvrent et l’esprit de résistance grossit d’autant plus facilement que des moyens crédibles de résistance se dessinent grâce aux pays émergents. Les chefs qui commencent à entrevoir des possibilités de résistance s’enhardissent, se sentant désormais moins seuls, même s’il est encore trop tôt pour eux pour envisager des actions concrètes. L’Histoire récente de l’Afrique leur a appris qu’il ne sert à rien de jouer les « Cow-boys ». Aucun dissident africain n’est mort tranquillement de vieillesse dans son lit. Ils sont tous morts soit en exil, soit en prison, s’ils n’ont pas été purement et simplement assassinés. Selon Cameroon Voice, il y a eu en Afrique 89 coups d’État, 22 présidents assassinés et 75 conflits armés depuis 1945. L’installation du nouveau monde post-1945 et néocolonial a décapité le continent de ses élites qui avaient cru, naïvement, à leur libération. 70 ans après la guerre, un monde nouveau semble vouloir émerger.
Le fruit est mûr certes, mais le chemin est encore long. Il ne faut pas se voiler la face. L’Occident n’acceptera jamais de bon cœur l’émancipation totale des pays du tiers monde. L’équation est simple : la libération de ces pays signifie la mort de l’Occident tel qu’il est, avec sa prospérité et ses valeurs de riche. Malheureusement, les occidentaux, préoccupés par leurs préoccupations quotidiennes, ne sont pas du tout préparés à ce qui va arriver tôt ou tard.

Site Officiel de la Présidence de


Tchadiennes ;
Tchadiens ;
Mes Chers Compatriotes.
Il y a quelques minutes, les rideaux ont été définitivement tirés sur l'année 2012. Et partout des cris de joie continuent à être poussés: Bonne Année ! Bonne Année !
Ainsi, une Nouvelle Année 2013 commence.
Une année certes de toutes les incertitudes, mais aussi une année porteuse d'espérance pour nous tous, au regard des attentes légitimes qu'une situation nouvelle fait entretenir en tout être humain.
Je suis particulièrement heureux de m'adresser à vous tous, filles et fils du Tchad, de l'intérieur comme de la diaspora.
Que vous résidez dans l'une de nos 23 régions administratives ; que vous soyez à l'extérieur, dans un pays européen, américain ou asiatique ; c'est à chacun de vous que je m'adresse, en ces heures de début de l'année 2013.
Mes Chers Compatriotes ;
Après avoir été la risée des autres nations, nous sommes désormais un peuple béni de Dieu. L'année 2012 qui vient de s'achever, aura été certainement l'une de nos toutes premières années de concorde nationale, de paix et de stabilité totale et entière.
En votre nom à vous tous, je remercie le Ciel pour tous ces bienfaits qui nous font admirer par les autres peuples, comme le dispose, si justement, le refrain de notre hymne national.
Nous devons cette paix et cette stabilité à la clairvoyance de nos leaders, qu'ils soient acteurs politiques de la majorité ou de l'opposition ; qu'ils soient acteurs de la société civile ; qu'ils soient dignitaires religieux ou autorités traditionnelles. Bref, toute notre classe politique et sociale mérite d'être félicitée, et en même temps, d'être encouragée à maintenir le cap de la concertation, du dialogue et de l'entente en vue d'une vie publique apaisée.
J'invite tous les partis politiques, les syndicats, les associations de la société civile, à une plus grande ouverture et à la concertation. Les acquis comme l'Accord du 13 Août 2007 ou la trêve syndicale en cours, sont autant de conquêtes qui déstabilisent les prophètes de malheur et tous ceux qui pèchent en eaux troubles. Mais ces acquis sont des conquêtes essentielles de notre marche vers le progrès et je tiens à les préserver.
C'est ainsi que, fidèle à ma foi dans le dialogue, j'ai demandé aux partenaires syndicaux de reprendre leurs discussions avec le Gouvernement. Nous en étions arrivés là parce qu'il prévalait un dialogue de sourds entre les parties impliquées. J'attends les résultats de ces discussions qui doivent nous permettre de garantir la paix sociale. Mais d'ores et déjà, et vous me connaissez sur ce point, s'il y a quelque chose à se partager, ce n'est pas moi qui m'y opposerais. Je veux seulement que nous gérions notre partenariat dans la sincérité et le respect de l'intérêt du plus grand nombre de nos compatriotes.
Par rapport à ces compatriotes, ma pensée va, en ce moment, à tous ceux de l'extérieur, en particulier ceux qui continuent à aimer leur pays et qui agissent souvent dans des cadres organisés.
Mes Chers frères et Sœurs ;
En tant que diaspora tchadienne à l'étranger, votre part dans le Tchad de la Renaissance n'est pas négligeable.
Je me félicite de ce que, beaucoup d'entre vous s'engagent dans des actions d'autopromotion en faveur de notre pays. Le Gouvernement travaille lui-même en vue d'une meilleure exploitation de votre apport. Je vous exhorte à faire confiance à votre pays, qui est revenu de loin certes, mais qui est aujourd'hui décidé à prendre son destin en main.
Le Tchad de la Renaissance a besoin de tous ses enfants, et surtout des compétences constituées à l'étranger et qui ont été jusque-là tenues à l'écart de nos efforts de relance de la reconstruction du pays.
Venez au pays ; il y a de la place pour vous ; venez au pays car il y a de quoi mettre en valeur vos compétences.
Dans l'exécution de ce vaste chantier de la Renaissance, j'ai une pensée particulière pour tous ceux qui se sont fait violence pour que nous puissions en arriver-là.
Grâce à leur compréhension et leur disponibilité, patiemment, nous avons mis le pays sur le chemin d'un véritable décollage économique. Nous avons amorcé la transformation de notre pays après nous être battu pour la stabilité de nos institutions.
L'émergence que nous ambitionnons pour le pays, a besoin d'une claire définition de nos axes d'intervention. C'est ainsi que j'ai insisté pour que l'accès au cercle restreint des pays pétroliers ne nous fasse pas perdre la tête au détriment des atouts de notre développement.
Si le pétrole nous apporte des revenus additionnels, ceux-ci doivent nous aider à renforcer la base agricole et pastorale de notre développement. Si le pétrole nous apporte un peu plus d'argent, nous ne devons pas relâcher la discipline d'une consommation bâtie sur notre propre capacité à produire.
C'est ici que nous ne nous comprenons pas souvent avec mes frères et sœurs des syndicats et de certaines organisations des citoyens.
Je continue à croire que nous devons mettre à profit ces ressources additionnelles pour amplifier l'action des pouvoirs publics en faveur du plus grand nombre de nos concitoyens dont plus de 80 % vivent en milieu rural.
Chacun de nous sait que la satisfaction des besoins fondamentaux de nos compatriotes en milieu rural constitue notre souci permanent : la construction des routes, des centres de santé, des salles de classe ; la garantie de l'approvisionnement en médicaments et la gratuité de certains soins médicaux ; le lancement de la mécanisation agricole dans le cadre de la sécurité alimentaire ; l'intégration des éleveurs nomades dans les actions de développement en vue de la valorisation de la transhumance ;voilà autant d'interventions que notre ancrage politique dans la social-démocratie nous commande depuis notre accession à la magistrature suprême.
Tchadiennes ;
Tchadiens ;
Mes Chers Compatriotes ;
Au moment où notre pays goutte aux retombées de la stabilité et se consacre désormais à son développement, notre voisinage immédiat africain est entré dans une zone de turbulence. Cela nous rappelle une époque que nous avons expérimentée il y a plus d'une vingtaine d'années.
Les faiblesses qui nous ont fait caricaturer d'Etat néant sont observées. La certaine leçon que notre histoire tumultueuse nous a apprise: que la guerre n'a réglé aucun conflit de société. Oui, les armes n'ont résolu aucun problème politique. C'est ce qui nous a conduits dès le déclenchement de la crise libyenne en Février 2011 à en appeler à une solution négociée, si tant est que c'était le départ de feu Colonel MOUAMMAR KADAFI qui était le challenge. L'histoire nous donne raison. Et comme nous l'avons soutenu hier, nous répétons aujourd'hui que seul le dialogue franc et une médiation cohérente permettront de rétablir l'autorité de l'Etat provoquée par des gouvernances fragiles à BAMAKO et à BANGUI. En assumant la présidence de la CEEAC, le Tchad a pris les dispositions que cette responsabilité lui dictait.
Les belligérants doivent se retrouver autour d'une table de négociations et s'entendre sur la meilleure formule de règlement de leur conflit. En participant à la Force de la CEEAC, le Tchad se soumet aux décisions que prendra cette instance sous-régionale.
Comme je l'ai indiqué pour l'ordre interne, la Renaissance du Tchad implique aussi de notre diplomatie une présence effective partout où elle est nécessaire. Notre diplomatie occupera au sein de la communauté internationale la place qui est la sienne, à commencer par les moyens de travail dont nos ambassades et consulats doivent disposer pour accomplir leur mission. Notre diplomatie déclinera à toutes les conférences internationales notre vison du monde. Nous voulons un monde juste, équitable et animé par la vertu du dialogue et la résolution pacifique des conflits.
Le Tchad demeure un Etat souverain, ouvert sur le monde. Nous sommes conscients de notre position géographique qui en fait le nœud entre le monde arabe et l'Afrique Subsaharienne. Nous demeurons le passage obligé de l'Europe vers les autres continents. C'est pourquoi, je vous exhorte, chers compatriotes, à profiter de la paix et de la stabilité retrouvée depuis bientôt quatre ans pour faire de notre pays le carrefour du monde.
Je vous renouvelle mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de prospérité.
Vive le Tchad éternel.
Bonne et heureuse année 2013.
Le Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP) a tenu du 27 au 29 décembre2012, sa 5èmeconvention ordinaire dans la salle des conférences du Ministère des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine. C’est pour faire un bilan des réalisations et des difficultés rencontrées en vue d’en proposer des solutions adéquates que ladite convention aété convoquée.Placée sous le thème du « Raffermissement des acquis et des idéaux du parti, pour un Tchad juste et prospère », la 5ème convention a regroupé outre des délégués de la capitale, ceux venant des provinces et de l’étranger.
Dans son mot de bienvenue aux participants, le Président du Comité d’Organisation Mahamat Moustapha Merci a situé la place du RDP dans le paysage politique tchadien. « L’importance de notre parti dans l’échiquier politique national nous donne surtout une idée de notre grande responsabilité à œuvrer en permanence et avant toute chose pour la stabilité et le développement de notre pays, pour la consolidation de notre jeune démocratie. »
Dans son rapport moral, le Président National du RDP, M. Lol Mahamat Choua, a rappelé les réalisations de sa formation politique de juillet 2007, date de la 4ème convention ordinaire à nos jours. Pour lui, le RDP dans sa ligne de parti de liberté, de justice et de progrès a joué un rôle primordial dans la signature de l’accord du 13 août 2007 ainsi que sa mise en œuvre. L’autre fait marquant est la signature de l’alliance RDP/MPS en 2010. Cette alliance, en effet, a permis au RDP de faire partie du gouvernement avec 5 postes ministériels. Lol Mahamat Choua ajoute qu’il s’agit d’une alliance stratégique qui doit être consolidée et approfondie dans la confiance, la liberté et le respect mutuel. Il a souligné que cette alliance a porté ses fruits aux législatives avec des résultats appréciables car son parti a obtenu un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. Il a réitéré l’opposition de son parti à toute forme de violence et réaffirmé que le Tchad a besoin de sérénité. « La seule et vraie bataille qui vaille désormais à nos yeux est celle du développement du Tchad et cette noble bataille est bien entamée mais demandera encore plus de travail et d’intelligence », a-t-il précisé.
En évoquant l’utilité de la convention, il a indiqué qu’elle offre l’occasion aux participants de jeter un regard critique sur le parcours du RDP et réfléchir à son avenir afin de mieux le préparer. Même si le parti connait quelques problèmes de trésorerie, Lol Mahamat Choua a annoncé que les travaux du siège du parti, en construction, sont en voie d’achèvement et cela grâce aux contributions des militants.
La nouvelle Miss Tchad est connue depuis le 29 décembre 2012. Née le 19 avril 1992 à Massaguet, elle s’appelle Nesseline Brahim Baba et est licenciée en gestion.Ellereprésente la Région de Hadjer Lamis. La nouvelle Miss Tchad parle trois langues : le français, l’arabe et l’anglais.
Organisé chaque année, le festival Miss Tchad est une manifestation désormais bien installée. Cette année, 20 Régionssont représentées par une fille chacune. Les grands absents du rendez-vous cette année sont le Borkou, l’Ennedi/Est et l’Ennedi/Ouest.
La charmante fille de Hadjer, sacrée Miss Tchad 2013, évoque dans son projet, de faire l’honneur à toutes les femmes de sa région, en allégeant leurs peines et les rendre heureuses. Elle entend également lutter contre la pauvreté, les maladies et lutter pour la réduction de mortalité néonatale.
Le choix de Nesseline Brahim Baba n’est pas fait en raison de sa région mais pour son projet ; saprestation,la maitrise des langues et sa beauté. Son image d’intellectuelle pragmatique douée pour l’Import-export de conception l’a placée au-dessus de ses camarades. Cette MISS Tchad se devait d’être la plus grande de toutes les filles qui ont fleuri dans le podium de la Novotel qui a servi de cadre pour le défilé de mode.
Comme prix d’encouragement, la Miss a reçu une voiture RAV4, plus d’autres cadeaux que des sponsors lui ont remis. Le véhicule est acheté par le ministère de la Culture. La Miss Tchad est assistée de deux dauphines.La première est du Logone Occidental et la deuxième du Guéra : Ndilnaïssem Annie et Sarah Goudja. Elles bénéficient chacune d’une moto dame et d’autres cadeaux remis par les sponsors.
Le Secrétaire général du ministère de la Culture a indiquéque les lauréates de 2013 pourront se représenter l’année prochaine si elles répondent encore aux critères d’élection. Il a souligné que la tranche d’âge est fixée de 18 à 20 ans. Lescandidates de Hadjer-Lamis et du Logone Occidental, qui ont été élues cette année, se sont présentées l’année dernière. La Miss Tchad 2013 a indiqué, pour sa part, qu’elle est revenue cette année pour retravailler ses tactiques et faire tout pour gagner. Le rêve s’est réalisé.
Organiséeavec environ 70.millions de FCFA sur fonds propres du ministère de la Culture, la cérémonie d’élection de Miss Tchad 2013 s’est déroulée dans le jardin Novotel La Tchadienne, plein comme un œuf, le 29 décembre 2012, en présence du Premier Ministre,du Président de l’Assemblée Nationale, des membres du Gouvernement, des députés, et de nombreux autres invités.
Le moment tant attendu est arrivé. Les Biltinoises et les biltinois ainsi que toutes les délégations conviées à cette 22ème édition de la Journée de la Liberté et de la Démocratie se sont levés tôt, ce mercredi 19 Décembre 2012. Dès 8 heures, la place de l’indépendance de Biltine est bondée de monde. C’est une véritable marée humaine. Le vent et la poussière n’ont pas entamé l’ardeur militante et patriotique des participants à cette fête populaire qui commémore le 1er Décembre 1990, jour où les patriotes ont détrôné Hissein Habré, le Lionceau de l’Unir. Populations, autorités traditionnelles, administratives, politiques, diplomatiques, religieuses, les groupes folkloriques, les militaires, tout le monde est au rendez- vous pour cette fête.
La tribune officielle est pleine à craquer. Il y a le Premier Ministre, le Président de l’Assemblée nationale, les élus du peuple, les anciens Chefs d’Etat, les membres du Gouvernement. Il est 9 heures 42 minutes. Le couple présidentiel, sous escorte, arrive à la Place de l’indépendance. Le Président de la République est accueilli par le Chef d’Etat-major de l’Armée nationale Tchadienne, passe en revue les troupes dans un véhicule militaire, dépose les germes de fleur aux monuments aux morts, avant de prendre place à la tribune officielle.
Le maire de la ville de Biltine, Adoudou Habib, dans une brève intervention, accueille ses hôtes et souhaite la bienvenue au couple présidentiel, au Premier Ministre, au Président de l’Assemblée, aux autorités et représentants des grandes institutions de la République du Tchad. « La population se joint à lui pour adresser ses reconnaissances au Président de la République par rapport aux différentes réalisations en faveur de Biltine, devenue aujourd’hui une ville enviable, habitable et propre », déclare-t-il. « Cette fête est une occasion d’unité et de fraternité pour les filles et fils de la région. Que tous s’alignent dernière le Président pour l’accomplissement de sa vision », conclut-il.
Ni or ni argent, mais la liberté
Puis, le Président National du Comité des Festivités, le ministre Abdallah Ali Nassour, entre en scène. Il rappelle d’abord à la foule massée à la place de l’indépendance de Biltine, le contexte historique de l’avènement de la Journée de la Liberté et de la Démocratie, le 1er Décembre 1990. « Le Président Idriss Deby Itno n’a apporté ni or ni argent, mais la liberté », rappelle-t-il. Avant de citer quelques-unes de ses réalisations : eau potable, infrastructures, développement rural. « 22 ans après, le pari est tenu. Les idéaux de Bamina ne sont pas trahis », rassure Abdallah Mahamat Nassour, la voix pleine d’émotion
Avant de prononcer son discours de circonstance, le Président Idriss Deby Itno procède à la décoration de plusieurs personnalités, pour service rendu au Tchad. Parmi les décorés, 17 personnalités le sont à titre posthume. Dans son message, il rappelle, avec satisfaction, qu’en moins de trois mois, il est à son troisième séjour dans la région. « Une telle manifestation est l’occasion de faire le bilan », précise le Président qui, auparavant, sollicite et obtient de la foule une minute de silence à la mémoire des martyrs. Il « remercie du fond de son cœur la population pour sa sortie massive pour écouter le message ».
Goz- Beida, Bol, Bongor
Dans un discours plus court que d’habitude, le Président de la République rappelle les réalisations qui sont faites, et les défis qui restent à relever. Il insiste en particulier sur la paix, la cohabitation pacifique, l’amour de la patrie.
Le dernier acte des manifestations de la 22ème édition de la Journée de la Liberté et de la Démocratie : les défilés. Après le passage des aéronefs et le défilé des hommes en tenue, le Président décide d’épargner aux populations civiles de défiler à leur tour, certainement par souci de leur éviter les intempéries que pourrait occasionner la poussière soulevée par le vent. Sur un chameau, il passe lui-même devant les différentes populations massées à la place de l’indépendance.
Le Chef de l’Etat, comme à son habitude, annonce les prochaines villes qui abriteront la prochaine édition de la Journée de la Liberté et de la Démocratie : Goz-Beida, Bol et Bongor. Il annonce également quelques projets de développement en faveur de la localité ; notamment le bitumage de la route Abéché-Biltine - Am-Djarass.
Le couple présidentiel fortement accueilli à Biltine
Le couple présidentiel, arrivé le 18 Décembre 2012 à Biltine, chef-lieu de la région Wadi Fira, pour la célébration de la 22ème édition de la Journée de la Liberté et de la Démocratie, a été accueilli à l’aérodrome de Biltine, situé à environ 7 km du centre- ville. Le couple présidentiel a été accueilli à sa descente d’avion par le Gouverneur de la région, le Général Mahamat Danga Delyo, le maire de la ville Adoudou Habib, et le Président du comité national d’organisation des festivités, le ministre Mahamat Ali Abdallah Nassour, et chef d’état-major Général des Armées. Une foule massive, des membres du gouvernement, des députés, les différents groupes constitués, la population de Biltine dans son ensemble a pris d’assaut l’aérodrome de Biltine, pour réserver un accueil mérité au couple présidentiel.
Le Président et la Première Dame ont reçu deux colombes, symbole de la paix et de l’hospitalité. Après l’exécution de l’hymne national, le Président de la République a passé en revue les différents détachements de l’armée nationale. C’est sous les applaudissements des différents groupes présents que le couple présidentiel est monté dans son véhicule jusqu’à la résidence.
Inauguration de l’Aérodrome de Biltine
L’aérodrome de Biltine est l’un des importants projets retenus dans le cadre de la célébration de la Journée de la Liberté et de la démocratie. Le président de République l’a inauguré le jour même de son arrivée dans la ville, pour les manifestations de la fête du 19 Décembre. C’est le ministre du Transport et de l’Aviation civile, Hassan Touka, qui a donné la nouvelle, dans un point de presse, le 18 décembre 2012, à Biltine. « L’aérodrome permettra à la ville de Biltine, et partant à toute la région de Waddi Fira d’être reliée aux autres régions du pays », soutient le ministre de transport et de l’aviation civile. Selon le ministre, cet aérodrome pourra recevoir de nombreux touristes. Biltine, qui dispose désormais d’un hôtel cinq étoile et des grandes villas, constituera désormais un des points d’attraction de notre pays.. Cet aéroport peut accueillir les avions type joker 28 et 230 et tous autres avions de même envergure.
Ce projet a coûté à l’Etat Tchadien plus de 2 milliards de francs CFA. Il sera renforcé par la clôture de l’aérodrome, d’un bâtiment technique et d’une couche bitumée. « Cette politique du Chef de l’Etat de désenclaver le pays sur le plan aérien et terrestre », affirme le Ministre de transport et de l’aviation civile. Il n’a pas manqué de citer, entre autres, l’aérodrome de Koumra, de Moundou et d’Ati. Il rassure que son département restera mobiliser pour traduire dans les faits la vision incarnée par le Président de la République, celle de faire du Tchad un pays émergent.
La commémoration des cent ans d’existence de la ville de Moïssala aura bel et bien lieu du 27 au 29 décembre 2012, dans le département du Bahr Sara. L’annonce est faite le samedi 1er décembre 2012, à la Maison des Médias du Tchad, au cours d’une conférence de presse du Comité d’organisation des festivités.Selon le Président de ce comité, Dr Dangar Daniel, les préparatifs vont bon train. « Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, la fête se fera à la date indiquée », rassure-t-il. « Il n’est plus question de reporter une énième fois », martèle-t-il.
Dans sa déclaration liminaire, Dr Dangar Daniel fait remarquer que depuis le lancement des activités commémorant le centenaire de la ville de Moissala, le comité d’organisation travaille sans relâche, et que « cette rencontre avec les hommes des médias vise tout simplement à les informer sur l’état d’avancement des préparatifs et comment le comité entend organiser ce grand événement ».S’agissant des étapes franchies, Dangar Daniel rassure que les autorités administratives sont informées depuis longtemps de l’organisation de cet événement.
Le Président de la République, Chef de l’Etat, sous le patronage de qui sera célébré cetévénement, encourage les organisateurs, lors d’une rencontre, à tenir bon. Ceux-ci n’attendent que sa contribution pour que la fête soit belle.En ce qui concerne les ressortissants du Bahr Sara, le comité indique avoir contacté individuellement les personnalités identifiées dans les quatre grandes communautés du Bahr Sara (Daye, Mbaye, Nar et Ngama). Toutes,adhèrent au projet et beaucoup de contributionssont déjà encaissées.S’agissant de la diaspora, c’est le même son de cloche. Le comité n’attend que leurs contributions. Dr Dangar Daniel informe, par ailleurs, que des Tee-shirts, casquettes, pagnes scellés et logo du centenairesont déjà mis sur le marché, dans le but de renforcer la sensibilisation.
Dans le jeu des questions réponses, le comité d’organisation a apporté des éclairages aux préoccupations des journalistes par rapport au budget de la fête, aux contributions déjà encaissées, aux conditions de transport, d’hébergement et de restauration des invités. Par ailleurs, les journalistes ont cherché à savoir pourquoi, l’événement n’a pas eu lieu en 2011 comme initialement prévu, et pourquoi le Comité d’organisation est allé de report en report.
« C’est pour mieux organiser cette fête, et c’est surtout pour permettre au Ministère des Transports de baliser la route devant conduire les invités de marque à Moïssala que nous avons été obligés de reporter à chaque fois que c’est nécessaire », a conclu le Président du comité d’organisation.
Peu avant son retour au Benin, le Président en exercice de l’Union Africaine, Docteur Thomas Yayi Boni et son hôte tchadien, le Président Idriss Deby Itno, se sont prêtés aux questions de la presse nationale tchadienne et béninoise. Les deux hommes d’Etat et les journalistes ont évoqué plusieurs sujets de l’actualité africaine et internationale.
Quelles sont, Monsieur le Président, vos impressions sur la visite du Président de la République du Bénin au Tchad ? Quelle appréciation en faites-vous ?
Idriss Deby Itno :J’ai une forte appréciation pour le Président Yayi Boni. Vous suivez vous-mêmes, en tant que journaliste, les efforts qu’il mène depuis qu’il a été choisi par ses pairs pour présider à la destinée de notre continent, en tant que président en exercice de l’Union Africaine. Il a été toujours présent sur l’ensemble des foyers de tension que nous avions connus. Je pense que nous ne pouvons que le féliciter, l’encourager de continuer dans cette voie, la voie de la sagesse, de dialogue, la voie de conciliation, surtout de faire en sorte que les dirigeants africains sortent de ce carcan qui nous empêche d’avoir une stabilité totale au sein de notre continent.
Le continent africain est un continent riche. Comme le disait d’ailleurs le Président Yayi Boni, à juste titre, c’est un scandale géologique. Notre continent ne mérite pas d’être dans la pauvreté. Il s’agit simplement que nous nous mettions tous au travail et que le phénomène cyclique d’instabilité et de guerre qui touche, par moment, les pays africains, est un élément extrêmement négatif pour l’épanouissement et le développement de notre continent. Donc, j’ai une appréciation très forte de la minière dont mon frère exerce ses fonctions. En tant que président de l’Union Africaine, je le félicite, il a tout notre soutien, il a déjà beaucoup fait, il est au cœur de l’action et nous sommes donc à ses cotés. Mon soutien ne lui manquera pas dans tout ce qu’il entreprend dans le cadre des actions qu’il mène pour la stabilité de notre continent.
Messieurs les journalistes, mon appréciation, c’est aussi la coopération bilatérale entre nos deux pays. Comme je le disais tantôt, un nombre impressionnant des tchadiens, peut -être de ma génération, ont été enseignés par les béninois, des Dahomey qui s’appelaient en ce temps Wenon, Dossou … (Rire). Je dirais aussi qu’un bon nombre de médecins béninois ont apporté leurs contributions dans le domaine sanitaire pendant des moments les plus difficiles. Le Tchad n’avait pas assez de cadres compétents. Le rapport entre le Bénin et le Tchad est un rapport de renforcement et de rapprochement.
Les béninois et les tchadiens se connaissent et doivent être très satisfaisants de l’engagement que nous prenons chaque jour et davantage pour resserrer les liens entre ces deux peuples. La question de la CEN-SAD. Cette organisation est créée pour répondre à toutes les questions qui se posent à nous, dans nos différents pays. Certains peuvent penserqu’après la mort de Kadhafi, la CEN-SAD est morte. Non, la CEN-SAD est bien vivante. C’est pour ça que je voudrais, au sommet extraordinaire qui va se tenir à N’Djaména, au courant du mois de janvier 2013, et qui nous permettra de bâtir cette organisation sur des bases plus claires, objectives, dynamiques afin d’atteindre les objectifs de la sous-région et partant de toute l’Afrique.
2/ Monsieur le Président, que faire de la situation au Mali ? Quelles solutions ? Et votre visite en France à partir d’aujourd’hui ?
Idriss Deby Itno : Le premier Ministre malien, le Président de l’Union Africaine et moi-même, nous avons évoqué la question du Mali. Il n’y a pas de miracle. Il y a une situation qui est devant nous. Pendant que mon frère Yayi Boni est à N’Djamana en visite officielle, en même temps le Premier ministre malien, a également bien voulu nous rendre visite. Cela a été une occasion de discuter de la question. Face à cette crise, c’est la responsabilité de l’Afrique qui est en première ligne. Même si l’origine de la crise n’est pas le fait des africains. L’origine est de l’extérieur. Donc nous ne pouvons pas laisser, abandonner le peuple malien. Nos responsabilités sont engagées. Le Mali fait partie intégrante de l’Afrique.
Mais il appartient aux Maliens de nous dire de la manière la plus claire possible quel genre de soutien attendent-ils de l’Afrique.Au-delà de ce qui a été préconisé par la CEDEAO, la Communauté internationale, les experts se sont penchés sur la question, sous l’égide de l’Union Africaine. Je dirais que c’est aux Maliens, c’est à eux de nous dire quel genre de contribution ils attendent de l’Afrique et du Tchad. Le Tchad sera aux cotés de tous les pays africainsqui s’associent, dans le cadre de l’UA, dans la recherche des solutions définitives, non seulement à la crise qui touche le Mali, mais aussi les autres crises qui font trop de dégâts, trop de mal notamment la République Démocratique du Congo, le Sud et le Nord Soudan, le Darfour, la Somalie. Ce sont des situations extrêmement difficiles où nous ne pouvons ne pas yfaire face, et faire face à nos responsabilités historiques. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Nous devrions agir, je crois que c’est dans l’action que les choses se clarifieront quand les Maliens nous diront exactement ce qu’ils veulent faire.
Jepars en France pourune visite officielle. La question du Mali va être évoquée certainement avec le Président de la République de la France, François Hollande, comme nous l’avons évoqué avec le Président de l’Union Africaine.Le temps compte pour nous en ce qui concerne le Mali. Nous devrions agir. L’Afrique doit agir, la Communauté Internationale doit agir, l’ONU doit agir et le plus rapidement possible. Car nous avons trop perdu de temps. Mais à condition que la CEDEAO et le continent parlent d’une seule voix concernant le Mali et que les maliens eux-mêmes parlent d’une seule voix sur la question. Dans cette confusion actuelle, il est très difficile d’établir une ligne de conduite. C’est pourquoi, nous avons demandé au Premier Ministre malien, lors de nos entretiens, d’être plus précis et plus clair.
Monsieur le Président, comment se porte la relation le Benin et le Tchad ? Quel est l’objet de votre visite à N’Djaména ?
Yayi Boni : Je suis venu remercier le Président Idriss Deby Itno, pour tout ce qu’il a fait au Tchad, en tant qu’homme politique, homme d’Etat qui a su rassembler tous les fils et toutes les filles du Tchad. La Tchad vient de loin, vous le savez déjà ? C’est sous son leadership, je crois, comme vous confirmez que la paix détermine la prospérité, ceci est vrai au Tchad, ceci est vrai au niveau de tous les continents.
L’autre objet de mon arrivée ici à N’Djaména, c’est d’obtenir des conseils pour faire en sorte que l’Union Africaine puisse obtenir le prix de la paix, à l’instar de l’Union Européenne, qui a obtenu ou vient d’obtenir. Le prix de la paix, nous aurons réussi absolument à ramener la paix au sein de notre continent parce qu’elle détermine le développement de notre continent. Je dis bien que depuis que j’ai été désigné comme Président de l’UA, le Président Idriss Deby Itno a toujours été une référence pour moi de par son expérience, sa sagesse. C’est la nième fois que je viens au Tchad pour le consulter. Je dois le remercier absolument pour sa détermination en faveur de la renaissance de la CEN-SAD. Je suis venu lui dire qu’il a tout notre appui parce que nous croyons beaucoup au renforcement des communautés économiques régionales.
Je voudrais remercier le Président Idriss Deby Itno pour m’avoir élevé à l’ordre national du Tchad. Au-delà de mes épaules, de ma personne, c’est tout le continent qui en a été honoré. Le dernier point, c’est comment rapprocher les deux pays, les deux peuples, les deux économies donc à travers les infrastructures et sur le plan politique, économique, comment renforcer le partenariat stratégique entre le Bénin et le Tchad.
Propos recueillis par Payang Paul
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La politique du gouvernement axée sur la promotion l’Auto-Emploi des jeunes en cette ère de la Renaissance de la nation tchadienne est une réalité. En effet, sous le slogan : « Comment créer et gérer son Enterprise », l’Association Aide-Emploi en partenariat avec les mairies des communes du 2ème et 6ème arrondissement, organise une session de formation des jeunes dans divers métiers. Cette séance de formation regroupe 180 jeunes de deux sexes dans les domaines de l’informatique, de l’électricité bâtiment et de l’Energie solaire.
La cérémonie de lancement de cette session de formation a eu lieu le samedi 13 octobre 2012, au CEFOD en présence de nombreuses personnalités. Dans son adresse, le Président de l’AEE, Ousmane Djibrine Sakhair a salué la présence des personnalités ayant fait le déplacement du CEFOD. Lequel déplacement honore cette jeunesse qui a fait preuve de sa maturité intellectuelle. Il a rappelé que c’est un point de départ d’un vaste chantier initiée par son Association pour répondre en premier lieu aux besoins des jeunes diplômés à la recherche de l’emploi et de formation afin de traduire en acte la politique gouvernementale et celle du Président de la République Idriss Deby Itno qui fait de la jeunesse tchadienne le fer de lance de développement. « Le temps est venu pour nous jeunes de prendre notre destin à main à travers des initiatives porteuses de fruits et mobiliser notre force pour contribuer au développement socio-économique de notre pays », a-t-il ajouté.
La Directrice des microcrédits, Mme Habiba Djalla, représentant la ministre de microcrédits s’est appesantie sur les dispositifs mis en place par le gouvernement de la République du Tchad en matière de création d’Emploi et de renforcement des capacités des jeunes. Il s’agit notamment du Fonds National d’Appui à la Formation Professionnelle (FONAP) du Fonds National d’Appui à l’Entreprenariat et à la Microfinance (FNAEMF) et du projet « 1000 idées pour 3.000 emplois » (MITE), projet cher au Chef de l’Etat et dont l’objectif principal est de lutter contre le chômage des jeunes et des femmes, par la création et le développement des entreprises en faveur de la promotion de l’auto-emploi.
Habiba Djalla a rappelé que le Président de la République a placé la jeunesse au centre de son mandat actuel, car, elle constitue pour lui, le fondement même de la Renaissance. A cet effet, le gouvernement s’est engagé à construire des infrastructures universitaires et scolaires dans toutes les régions afin que la jeunesse puisse étudier à l’intérieur du pays à moindre cout.
La Directrice des microcrédits a émis le vœu le plus ardent que ces 180 jeunes qui seront formés puissent s’installer à leur propre compte sans attendre une improbable intégration à la Fonction Publique puisque celle-ci ne pourra plus accueillir tout le monde. Aussi, a-t-elle souhaité que les lauréats puissent s’installer dans les provinces surtout ceux formés en Energie solaire pour répondre aux besoins cruciaux de la population en matière de l’électrification.