Vanessa Terral
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- Vanessa Arraven
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Deux frères tamiseurs, empêcheurs de l'entrée dans notre monde de choses surnaturelles. L'un Etienne est malade et condamné à brève échéance, l'autre Matthias décide alors d'invoquer un ange et de lui voler son cœur pour sauver son frère, se condamnant ainsi à mourir à sa place. Mais l'ange invoqué n'est pas n'importe qui, c'est Nolan, un ange déchu...
C'est mignon, c'est très bien écrit, j'avais l'impression de lire un épisode de Supernatural (Dean, mon sucre d'orge) avec les frères Winchester et Castiel. Et puis j'aime lire les nouvelles de Noel en été... :-)))
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Une excellente anthologie dédiée au Japon, ses croyances, ses traditions, ses yokaï, yureï et autres créatures fantastiques, voici 15 nouvelles qui nous font passer d’un aspect à un autre du pays du Soleil Levant. Des notes de bas de page expliquent les termes japonais (et elles sont les bienvenues) et certaines nouvelles contiennent une petite partie explicative à leur fin, ce qui permet de prolonger un peu le plaisir de la lecture.
L’Empereur solitaire et le Cadeau du Corbeau rouge – Anthony Boulanger
Intrigue : Ryu, Dragon-Empereur, recherche une compagne et demande conseil à Yatagarasu, le Corbeau-Soleil.
À travers le périple de Ryu, ce sont diverses créatures que le lecteur est amené à rencontrer et découvrir. On se prend au jeu et on se demande vraiment quelle créature conviendrait comme compagne à Ryu. Très beau texte, très bien écrit.
De soie et de fourrure – Dola Rosselet
Intrigue : La favorite de l’empereur ordonna une jeune femme enceinte d’emporter un kimono dans le nord-est.
Ce texte, tiré d’une légende, se déroule au XIIe siècle et met en scène une femme renarde manipulatrice traquée par les soldats de l’empereur. En parallèle, on suit Namiko, une servante à qui la femme renard a confié le kimono. Le suspense est au rendez-vous.
L’Esprit des pivoines – Églantine Gossuin
Intrigue : Un yokaï (ubume) surgit dans un village. Haruki, apprentie herboriste, enquête sur ce que cache cette apparition.
Une bonne intrigue qui nous présente l’ubume, l’esprit d’une femme morte en couches. Les deux herboristes, la petite-fille et la grand-mère, ont d’autres atouts qu’elles mettent à profit pour résoudre une injustice. J’ai bien aimé le petit côté policier.
8 – Rodolphe Le Dorner
Intrigue : Izanami demande l’aide des huit shikome pour se venger d’Izanagi.
Basée sur la légende d’Izanami et Izanagi, cette histoire s’intéresse davantage à la vengeance d’Izanami et aux shikome (Solitude, Haine, Faim, Peur, Mutiliation, Froid, Insomnie et Espoir). Intrigant et bien mené, on plonge dans l’horreur jusqu’à la vengeance et l’apaisement d’Izanami.
So Leng et le Pouvoir venu du Levant – Laurent Combaz
Intrigue : Le seigneur Nazai souhaite rappeler l’esprit d’un grand guerrier pour l’incarner dans son fils. Les prêtres qui officient divisent ce pouvoir en cinq pour l’incarner dans cinq enfants et contrer Nazai.
De bons personnages fouillés et travaillés que l’on prend plaisir à suivre, on regrette juste que la nouvelle s’arrête au beau milieu de l’intrigue, ce qui laisse un sentiment d’inachevé. Cette nouvelle fait office de prequel de la web-série Kaliderson, mais il n’est pas nécessaire de l’avoir vue pour la savourer.
Les Trois Coups du spectre – Louise Roullier
Intrigue : Un maître accompli du jeu de go se retrouve mis en difficulté par un jeune garçon d’un moindre niveau.
Une partie de go captivante inspirée par un fait réel. Les deux joueurs cachent bien des secrets que l’on découvre petit à petit. Cette histoire est menée avec brio et sans temps mort. Une de mes préférées.
Haha Naru Shizen – Nimu
Intrigue : Revenu d’un voyage au Japon où il a été témoin d’événements surnaturels, Sir Evan Goodman est la risée de ses collègues de Londres. Mandy, une jeune fille, tombe sur ses notes de voyage et part à l’aventure.
On découvre énormément de coutumes et de yokaï dans cette nouvelle, que ce soit à travers les notes de Sir Evan Goodman ou lors du périple de Mandy. Un très bon texte et une chute sympathique à la fin.
L’Enfer de Tomo – Élodie Greffe
Intrigue : Propulsé en enfer, le jeune Tomo doit affronter ses peurs et ses désirs.
Magnifique, terrifiante et bouleversante ! On parcourt l’enfer japonais au côté de Tomo tiraillé par la peur et le doute. L’enfer n’est pas celui qu’on croit, mais il faut attendre la chute pour le découvrir. Une de mes préférées.
Le Pays des yokaï – Audrey Calviac
Intrigue : Jun se perd dans la forêt et est aidé par des kitsune.
Ce texte commence comme un conte et prend un tour très inattendu (et qu’on ne voit absolument pas venir) vers la fin. La plume de l’auteure passe de l’émerveillement à l’horreur avec fluidité.
Huit pattes, sept queues – Vérène Devanthéry
Intrigue : Un nogitsune (renard à cinq queues) doit distraire un nekomata (chat à deux queues) toute une nuit afin de récupérer son âme.
Nous suivons ce nogitsune, maître des illusions, dans ses amusements nocturnes jonchés de cadavres. Une nouvelle horrifique avec une chute très plaisante.
En l’honneur de Sobo – Henri Bé
Intrigue : Après avoir vidé la maison de leur grand-mère défunte, trois cousins sont invités à une réception en son honneur.
Une nouvelle moins horrifique que les précédentes, mais qui laisse planer l’inquiétude. Ici, nous faisons connaissance avec les tsukumogami, ces objets qui acquièrent une vie passé cent ans. Une histoire riche en yokaï.
L’Héritage de Susanoo – Vanessa Arraven
Intrigue : Un groupe de Guerriers dotés de pouvoirs divins a pour mission de repousser des démons venus en masse semer le chaos.
Très riche en vocabulaire japonais, cette nouvelle m’a parfois un peu perdue, car je ne suis pas familière de tous ces termes. Heureusement qu’il y a des notes de bas de page ! Bonne intrigue, des personnages travaillés dans leurs relations les uns aux autres, on a l’impression de lire un roman tellement c’est dense.
Les Maléfices de Maijo – Frédéric Gobillot
Intrigue : Maijo répand ses hordes de goules dans une entreprise. Un groupe de combattants spéciaux se dressent contre elle.
Une écriture fluide et prenante, quelques flash-backs qui éclairent la situation, on est très vite pris dans l’engrenage et on s’attache facilement au groupe de combattants aux pouvoirs spéciaux. Une intrigue bien ficelée.
Le Yureï – Maud Wlek
Intrigue : Un yureï (fantôme) a pris possession du corps de Hiro. Celui-ci cherche un moyen de s’en libérer.
Une nouvelle qui mêle la légende urbaine de la forêt d’Aokigahara (aussi appelée « forêt des suicidés ») aux yureï. Une bonne fin qu’on ne voit pas venir et qui renverse l’intrigue.
Kaiju eiga – Clémence Chanel
Intrigue : Gaël, passionné de films anciens, se voit offrir une bobine de film par un ami tout juste rentré du Japon. Depuis, cette bobine l’obsède…
Étant l’auteure de cette nouvelle, je ne me permettrai pas d’en faire la critique.
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Solange est morte il y a trois semaines. A peine reçu au ciel, qu'on lui apprend qu'elle est un ange de bas étage et qu'elle passera sa vie dans les fosses, à combattre les larves qui essayent de dévorer l'univers. En plus, comme il y a un manque de personnel, elle devra travailler seule lorsque tous les autres sont en duo. Bref, il y a des anges pas nette au paradis et on veut clairement sa mort.
Solange se pose beaucoup de questions alors lorsqu'elle rencontre deux démons étonné de son pouvoir, le feu des ténèbres qui est, apparemment, tout sauf angélique, elle décide de prendre la poudre d'escampette. Accompagné des deux démons, Solange découvre les secrets qu'a voulu lui cacher certains anges et se réfugie chez le troisième camp.
J'ai beaucoup aimé cette lecture. J'adore les histoires d'anges et de démon et celle-ci est originale. Les anges comme les démons sont pas tout blanc ou tout noir. Et l'ajout des autres religions, surtout la religion nordique, que j'aime beaucoup, apportent de la profondeur à l'histoire. La plume est fluide et se lit facilement. J'espère bientôt lire le second tome
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Recueil de trois grosses nouvelles sur le thème de la magie Africaine. J'ai eu le tort de lire ce livre étant enceinte, ce qui ne m'a sans doute pas permis d'apprécier comme il le faut ces trois histoires, notamment les deux premières qui m'ont mises très mal à l'aise. J'aurais aimé savoir avant que le meurtre de bébé faisait manifestement partie du cahier des charges...
Dans les trois histoires, il y a des scènes dures, voire très dures, et peu d'optimisme.
L'ivresse du Djinn décrit beaucoup de souffrances, avec un peu trop de précisions pour moi, mais se termine de façon presque onirique, ce qui m'a semblé peu réaliste vu tout ce qu'il se passe avant (notamment avec le bébé !).
La danse éternelle des roseaux a été la plus pénible à lire, probablement aussi parce qu'on sait qu'elle décrit, à peu de choses près, la réalité. Je comprends l'importance d'être honnête sur les horreurs perpétrées, mais les scènes glauques s’enchaînant sans "respiration" et sans l'ombre d'un espoir, j'ai eu l'impression de complaisance, et de voyeurisme, dont je me serais bien passée.
Bizarrement (quand on connait le style cru de Morgane Caussarieu), la plus "légère" est Les enfants de samedi, qui, malgré quelques scènes chocs et le style toujours direct de l'autrice, a un second degré (vis à vis de son personnage) et une prise de recul qui donne l'impression d'être dans une histoire imaginaire, contrairement aux deux autres, où la magie noire n'est qu'un prétexte à peine effleuré. Elle est plus longue, l'ambiance et le décor mieux posés, et les personnages semblent nettement plus développés, au-delà de ce qu'on voit en direct dans l'histoire qu'on lit. Moins de stéréotypes et, j'ai trouvé, plus de finesse dans la dernière histoire, bien construite et particulièrement bien écrite.
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Alors, je ne sais pas comment modifier les ajouts d'éditions.
L'édition existante vaudrait mieux être modifier avec ces infos :
Anthologiste : Cécile Guillot
Auteur(s) : Ambre Dubois, Angélique Ferreira, Bettina Nordet, Cécile Guillot, Céline Guillaume, Marianne Gellon, Stéphane Soutoul, Vanessa Terral
Illustrateur : Azylis
Date de sortie : Septembre 2011
Nombre de pages : 300
ISBN 9791090627000
Mon avis n'a pas changer depuis que je l'ai lu en 2011.
De bons scénarii avec ces nouvelles assez surprenantes.
Très originale, je l'avais dévoré avec sa créativité d'enfer.
Beaucoup de magie par moment.
Je l'ai adoré.
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L'Afrique est un continent bien mystérieux, berceau de l'humanité où d'étranges croyances et pratiques subsistent à travers les âges.
Black Mambo, publié aux éditions du Chat Noir, nous offre trois romans courts chacun prenant place en Afrique et enveloppé de magie blanche ou... noire.
L'ivresse du Djinn, écrit par Vanessa Terral, prend place au Maghreb et nous conte l'histoire de Leila. Cette dernière s'apprête à célébrer la cérémonie du henné pour son mariage avec Idriss. Mais un Djinn, esprit né d'un feu sans fumée, ne semble pas approuver cette union.
La danse éternelle des roseaux, écrit par Sophie Dabat, débute à Marseille où nous faisons la rencontre du capitaine Hlengiwe Dilaniti. Tout commencera par un meurtre pour le moins...inhabituel, mais un meurtre qui ressemble étrangement à ceux recenser sur les terres du Swaziland. Hlengiwe n'aura d'autres choix que renouer avec un passé sombre et ses racines afin d'enquêter dans un pays sous dictature militaire où règnent encore les traditions Muti, culte tribal qui vampirise la population.
Les enfants de Samedi, écrit par Morgane Caussarieu, nous fait découvrir la Nouvelle-Orléans en pleins Mardi-Gras. Mika, jeune punk français venu rencontrer sa grand-tante, fera la connaissance de la séduisante et mystérieuse Ghilane, une Mambo très puissante, qui va l'initier malgré lui aux secrets du vaudou. Il fera également la connaissance de divers Loas très puissants, dont le très célèbre et effrayant Baron Samedi et de ses enfants.
Black Mambo nous fait découvrir les légendes africaines, ces cultes et ses croyances les plus sombres à travers ses trois romans courts, des histoires sombres, emplies de violences et de cruautés sans concessions.
Une lecture mitigée qui reste tout de même en tête. Ce n'est pas à mettre entre les mains d'âmes trop sensibles car on trouve de nombreuses scènes de viols et de violences diverses. C'est très crus, très direct et cela peut choquer car il n'y a aucun trigger warning.
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L’âge..
🦦🦦🦦
Maladroite et boum malédiction sur sa petite tête. No stress mistinguette. A quel prix on arrange ça ?
Mère et fille en plein bal croisent Lazare, baron d’Oppedette. Mystérieux et à la réputation aussi noire que la nuit, il va se sentir attiré par la jouvencelle. Mais dites-moi, ca vous arrive souvent d’avoir mal dans votre chair quand vous touchez quelqu’un ?
🦦🦦🦦
En 1815, les coutumes sont de mises (oui, je sais ca vous étonne), entrainant un côté assez procédurier. C’est quelque chose que j’aime beaucoup !
L’autrice a pris une plume plus soutenue pour se coller à l’époque. Certains passages sont alourdis par du vocabulaire et des tournures qui m’ont parfois perdues. Heureusement, ce n’était pas très récurent donc j’ai pu profiter de ma lecture
Le côté fantastique est très léger mais bien balancé. Bien qu’il soit assez superficiel, on ne cherche pas après. On sait quel moment est fantastique et je ne me suis pas demandé : euh, c’est censé être fantasy/fantastique ca ?
Anne-Hélène m’a assez plu, elle galère parfois un peu mais qui n’aurai pas des difficultés à sa place ? Sa santé n’est pas toujours des plus coopérantes et les scandales sont proches ! Elle a parfois des capacités et des comportements qui m’ont fait dire : ooh joli !
Par contre, un point m’a dérangé même si cela s’est plus ou moins arrangé après. Je vais dire quoi mais sans dire qui pour ne pas spoil, donc au cas où, va aux 🦦 suivantes : l’âge.Spoiler(cliquez pour révéler) La différence d’âge n’est un trope qui me tente de base mais n’en ayant jamais lu, j’ai été curieuse. Mais ce qui m’a dérangé était le fait qu’on voyait Anne-Hélène parfois comme une femme-objet, caractérisée par sa beauté et mariable alors qu’elle n’avait pas la majorité (parlons de cette de maintenant et pas celle de l’époque – 30 ans). Pour moi et ma morale (surement mes études), c’est pas possible qu’on visualise ainsi une gamine n’ayant pas 18 ans par des hommes de plus de 30 ans. J’ai donc eu du mal à m’accrocher à ce loveinterest.
🦦🦦🦦
Le côté fantasy m’a plu et aurait pu être plus investi que cela ne m’aurait pas dérangé !
J’ai passé une bonne lecture mais quelques petits points font que ce n’est pas THE lecture 🤗
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Une courte nouvelle fantastique qui change. Lecture sympathique, malgré la brièveté du récit on se laisse prendre facilement par l'histoire.
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Le vaudou et tout ce qui s’y rapporte est un univers qui me plaît. Pourtant, je ne lis pas assez de livres sur ce thème. Avec cette nouvelle, eh bien, j’ai envie de me lancer, de trouver des histoires qui parlent de vaudou, de me faire un peu peur :p
Cette nouvelle nous emmène à Bordeaux, au cœur de la communauté vaudou. Des meurtres sacrificiels ont lieu et attire l’attention de Rimah qui demande l’autorisation à la Mambo du coin d’enquêter. Elle est accompagnée dans ses investigations par une jeune initiée, Alice, qui se révèle bien plus impliquée dans le monde vaudon qu’elle ne le pensait.
On est sur un format nouvelle. De ce fait, l’histoire va vite. On n’est pas plongé à fond dans l’univers et, même si les nombreuses notes de bas de pages et les explications qu’on reçoit (qui sont d’ailleurs mal intégrées au récit : on sait que c’est fait pour ne pas nous perdre, mais ça ne fait pas « réel » dans les dialogues des personnages) nous aident à mieux comprendre l’univers, eh bien le vocabulaire lié au vaudou est complexe et on est parfois paumé. Eh oui, entre le loa, l’hounfour, le boko, la mambo, les pot-têt , etc… j’avoue que j’avais du mal à me souvenir de ce que chaque mot voulait signifier.
Au début du livre, tu as énormément de notes de bas de page pour t’aider à comprendre où tu mets les pieds. Même si elles sont indispensables (et que tu n’es pas obligé de les lire), je n’en suis pas fan car je trouve que ça casse la lecture (oui, je les ai toutes ouvertes). Heureusement, nous ne les avons que dans les premières pages du livre.
J’ai rapidement été prise dans l’histoire qui m’a plu. La pratique vaudou est fascinante et mystérieuse. Elle me plaît et j’ai pris plaisir à avancer, même pour quelques pages seulement (la nouvelle ne fait qu’une soixantaine de pages) avec Rimah et Alice.
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Voici un ouvrage qui fera aussi bien le bonheur des étudits et amateurs de culture japonaise, que des profanes pris d'une envie de découvrir le folkore animant le Pays du Soleil Levant. Dans les deux cas, Contes Nippon est une anthologie que je qualifierais d'indispensable, tant elle permet de découvrir différentes légendes et fragments de culture japonaise, traditionnelle ou moderne. Mis à l'honneur par la plume de différents auteurs aux styles variés mais toujours fluides, à l’imagination dévouée et débordante de passion pour le Japon, les Yokais, Yurei, contes, fables et légendes contemporaines parsèment ce livre. C'est donc avec grand plaisir que j'ai effectué ce voyage littéraire, moi qui fais partie des grands amateurs du pays du soleil levant et notamment de son cinéma. Bien sûr, ces récits sont l'œuvre d'auteurs francophones, apportant un regard étranger à la culture de ce pays. Mais la passion qu'ils éprouvent pour ces contes transparaît dans leurs nouvelles et se fait sentir d'une page à l'autre. On passe, d'un récit au suivant, de fable dragonique à hommage aux mangas, de l'Ère Édo aux histoires de fantômes modernes, de regardes maléfiques à montagne vivante, en passant par Godzilla. C'est donc un florilège d'émotions variées qui attendent le lecteur, étant donné le style et l'approche spécifique de chaque auteur qui aboutit à une anthologie hétérogène et jamais redondante.
On est émerveillé par l'exotisme de L'empereur solitaire et l'esprit du Corveau Rouge ; on ressent de l'angoisse dans Le Yurei (logique) et dans Kaju Eiga ; on est intrigué et captivé par Le Pays de Yokai ou par L'enfer de Tomo.
Chaque nouvelle réserve son lot de surprises sur lesquelles je resterai muet comme un spectre vengeur, mais je tiens à dire que j'ai plus d'une fois été scotché par certaines révélations. Dans 8, j'ai découvert une facette inédite d'Izanami et Izanagi, divinités dont je n'avais que de vagues connaissances. Dans So Leng et le Pouvoir du Soleil Levant, on suit le fils tyrannique d'un empereur qui l'est tout autant. J'ai eu une impression d'inachevé avant de réaliser qu'il s'agit du prequel d'une Webserie médiévale. Les trois coups du spectre est un récit qui m'a beaucoup tenu en haleine du début à la fin ! Tout comme L'enfer de Tomo, récit terrifiant qui se passe pendant la guerre. Le Pays des Yokai a une fin géniale, brillante ! En l'honneur de Sobo prend une tournure assez déchaînée et originale. Pendant ma lecture de l'héritage de de Susanoo, j'étais assez sceptique car je trouvais que l'héroïne faisait assez Marie Sue, mais le récit prend une tournure épique qui le rend très captivant dans son ensemble et les personnages sont intéressants, sans compter qu'ils ont des pouvoirs spéciaux. Les maléfices de Maijo a titillé le fan de manga que je suis. Ce récit de pacte avec un démon et d'intervention dans un immeuble est fluide, chargé de tension et d'action, et sait très bien choisir son moment pour révéler des informations cruciales sur le pourquoi du comment on en est arrivé là. Le Yurei est un archétype parfaitement représentatif des histoires de fantômes japonais (mon sous-gdnre préféré) et sait parfaitement jouer sur l'aspect à la fois tragique et effrayant de ce genre d'histoire, ainsi que sur les codes du genre. L'angoisse et le surnaturel sont bien dosés et efficaces ; la trame est solide. On suit avec intérêt (et inquiétude) les péripéties d'un jeune garçon tourmenté par un revenant, jusqu’à une conclusion inattendue... Bel hommage à la Forêt des Suicidés, incontournable lieu hanté, connu des amateurs du genre. Comme souvent, le drame familial est au cœur de la hantise. Meme si Kaiju Eiga est la première nouvelle que j'ai lu, cette histoire est le choix parfait pour conclure cette anthologie, étant donné la tournure dantesque qu'elle prend. Un recueil intitulé Contes Nippon n'aurait pas été complet sans un hommage aux films de monstres géants japonais et à sa figure emblématique, l'un des personnages les plus représentatifs des tourments de l'histoire du Japon et la fierté de son cinéma.
Bref, ce recueil tient ses promesses en étant une lettre d'amour au folklore japonais dans son ensemble. Je voulais énoncer ma nouvelle préférée mais c'est très difficile étant donné la constance de cette anthologie en terme de qualité des récits, tous étant excellents et bien écrits. Vos coups de cœur dépendront de vos affinités avec tels ou tels types d'histoire. Celles qui m'ont personnellement le plus parlé sont : L’Empereur solitaire et le Cadeau du corbeau rouge, Les trois coups du spectre, L'enfer de Tomo, Le pays des Yokai, Le Yurei et Kaiju Eiga.
Un dernier mot sur les superbes illustrations accompagnant chaque récit, signées Romane Gobillot, ainsi que la couverture stylisée de Julia Pinquié. La cerise sur le gâteau.
Afficher en entierLes gens aiment aussi
Editeurs
Éditions du Chat Noir : 9 livres
Editions du Petit Caveau : 6 livres
Les soupirs de Ligeia : 2 livres
Éditions Laska : 2 livres
Voy'el : 2 livres
editions du riez : 1 livre
Pygmalion : 1 livre
Auto-Édition : 1 livre








Biographie
Depuis son enfance, vécue sous la lumière écrasante de Provence, Vanessa Terral tente d’enchanter les esprits à la tresse des mots. Devenue étudiante à Valence, ville de vent et d’eau, elle y suivit pendant deux ans l’enseignement de l’écrivain et critique Pierre Jourde. Cet apprentissage lui donna de meilleures billes pour le jeu du récit.
Vint ensuite le temps de Paris, où les ombres gouttant, miellat sanglant, des lampadaires et des murs sans fin lui apprirent la magie citadine. Son écriture muta. Son imaginaire s’immergea dans l’ « urban fantasy », une évolution renforcée par les œuvres de Neil Gaiman. Celles-ci complétèrent à merveille l’éducation offerte par les « Grandes Encyclopédies » de Pierre Dubois.
En 2007, Vanessa s’aventura parmi les maisons spécialisées dans l’Imaginaire. Au fil de ses nouvelles, des thèmes se démarquèrent : l’inscription du merveilleux dans des lieux réels (en France tout particulièrement) ; la recherche d’une harmonie et l’acceptation des différences ; l’inspiration puisée dans les mythologies, les légendes et les contes. Son écheveau se composait de folklores et des multiples formes de magies et de croyances. Elle prit pour leitmotiv son envie de remythifier le monde d’aujourd’hui.
Sa découverte de la série « Mercy Thompson », de Patricia Briggs, fut une révélation et, surtout, une confirmation : Vanessa s’engagea plus résolument dans des récits de femmes qui prennent leur destin en main.
En 2009, elle rassembla quelques-uns de ses intérêts – la création, la promotion de jeunes artistes ainsi que la diffusion de textes bons et de belles illustrations – au creux d’un projet d’édition : l’association Transition. Le flambeau a depuis été repris et continue de briller.
En 2016, l’autrice parfait la fusion des genres avec son roman « Le Gardien de la Source », lequel entremêle courant gothique, romance historique et substrat mythologique.
Source : http://www.editionsduchatnoir.fr/terral-vanessa/
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