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Cuesmes

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Cuesmes
Cuesmes
Monument aux morts de Cuesmes.
Blason de Cuesmes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Commune Mons
Code postal 7033
Code INS 53053C
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Cuesmois(e)[1]
Population 10 055 hab. (1/1/2025[2])
Densité 1 066 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ 10″ nord, 3° 55′ 14″ est
Superficie 943 ha = 9,43 km2
Localisation
Localisation de Cuesmes
Localisation de Cuesmes au sein Mons
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Cuesmes
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Cuesmes
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Cuesmes
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Cuesmes

Cuesmes est une section de la ville belge de Mons, située en Wallonie dans la province de Hainaut.

C'était une commune à part entière avant qu'elle ne fusionne le avec Mons.

Le village vu du Mont Héribus.
Le Mont Héribus.

Le nom de l’entité « Cuesmes » (en Wallonie, [kwɛm][3]; en picard [kɥɛm]) tient son origine de plusieurs orthographes : Coesmes, Kuesmes, Quesmes, Quemmes, Quesnes, Quennie, Comis.

Quesnes signifie « chêne » : la ville de Cuesmes est nommée ainsi en référence aux grandes forêts qui occupaient la ville durant l'Antiquité et le Moyen Âge.

Géographie

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Cuesmes est située au sud-est de Mons, dont elle est contiguë, et s’étend sur 944 hectares. Au nord, se situe Jemappes. Au sud, se situent Frameries, dont l’altitude s’élève à 40 m, et la Malogne, site géologique, dont les hauteurs crayeuses s’élèvent à 81 m. À l’est, se situent Mons, Hyon et Ciply, dont les altitudes varient de 40 à 60 m. Le Terril de l'Héribus, s'élevant à une altitude de 107 mètres, s'y trouve aussi. À l’ouest, le sol s’élève vers Flénu et le sommet du terril sur le site du charbonnage du Levant[4].

Cuesmes fait partie, et forme la limite, du pays du Borinage, elle limite également le Vieux Borinage, qui est constitué des anciennes agglomérations industrielles de Wasmuel, Quaregnon, Jemappes, Flénu, Hornu, Wasmes, Pâturages, La Bouverie et Frameries[4].

Évolution démographique

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  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Les hommes s’établissent le long de la Trouille (Dechelette de Meaux), qui est différente de la rivière actuelle. La faune abondante procure à la population sa subsistance, et les terres voisines lui apportent de petits gisements de silex avec lequel elle façonne ses premières armes et ses premiers outils.

Cuesmes est un des plus anciens villages de la région[5]. Des outils de l'Âge de pierre y ont été découverts.

Période belgo-romaine

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Les Celtes ont fait souche, et la population s'est développée rapidement ; d'après César, elle atteint un million d'habitants, disséminés sur un vaste territoire couvert de halliers.

Dans des tombes celtiques, sur les pentes de l’Héribus, on a retrouvé des bijoux, des monnaies et des armes[6].

En 1856, une tombe romaine du Bas-Empire a été mise à jour à la limite de Cuesmes et de Jemappes[6]. D'autres vestiges gallo-romains sont attestés à Cuesmes[6].

La domination franque

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Pendant la période franque, pour la première fois, par les chroniqueurs du temps, Cuesmes est cité sous le nom de « Cömoe »[réf. nécessaire].

Au VIIe siècle, la commune était une dépendance de Sainte-Waudru de Mons. Elle s’étendait même jusqu’à Cantimpret.

En 650, sainte Ave (dans les vieux textes : sainte Aye ou Aya) a fait élever un couvent, sur le versant Nord du mont Genestroit. Autour, de nombreuses familles vivaient, cachées au creux des marais ou de la profondeur des bois couvrant Cuesmes.

Un cimetière mérovingien a été découvert au « Tir à Pigeon » : plus de 150 tombes ; elles ont été fouillées, de 1958 à 1966, par Dominique de Gennaro, Charles Leblois, Yves Leblois et Claude Meunier[6].

La période féodale

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Le , Jean d’Avesnes, comte de Hainaut, a promis d’acheter le Cantimpret pour l’incorporer à la cité de Mons et le mettre sous le jugement des échevins de cette ville. Ce projet n'a pas abouti. Cuesmes jouit de franchises communales, accordées par une charte du .

Période espagnole (1555-1714)

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En 1572, Mons est assiégé par Ferdinand Alvare de Tolède, duc d'Albe. La ville est tenue par l'armée des Gueux, sous le commandement de Louis de Nassau. À court de vivres, le commandant de la place décide une sortie, pour récolter du froment et du seigle dans les campagnes. Attaqués par les Espagnols, ses hommes battent en retraite, et sont poursuivis jusqu'aux remparts de Mons.

En 1615, Mons est touché par une épidémie de peste. 500 habitants meurent. Les autorités de la ville font déverser dans les eaux de la Trouille les cadavres de chiens et de chevaux, sans ouvrir la grille de la porte à eau. Les chairs pourrissent et forment un amas pestilentiel. Des inondations surviennent et les eaux infectées se répandent à travers la campagne cuesmoise, propageant la maladie.

À l'avènement du XVIIe siècle, le pays, toujours sous la domination espagnole, est ravagé en permanence par les guerres de Religion. Une prospérité relative naît grâce aux Archiducs Albert et Isabelle, qui encouragent le développement du commerce et des arts.

En 1672, est fondée la première société sportive du village : Les Archers St-Sébastien. Son siège se situe dans l'actuelle rue Neuve (rue des Berceaux).

Le Quinquet (lampe de mineur).

En 1691, Louis XIV assiège Mons ; il installe de l'artillerie et deux bataillons du Poitou sur les hauteurs de l'Héribus. À la suite de la capitulation, les Français occuperont la ville pendant une courte période.

XIXe siècle

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Charles Le Hardy découvre de la roche phosphatée à Cuesmes en 1858. L'exploitation démarre en 1873, elle sert à la production d'engrais. L'exploitation souterraine, les carrières de la Malogne, s'étend sur environ 67 hectares de chambres et piliers (3 kilomètres de long pour un maximum de 450 mètres de large). L'exploitation prend fin entre 1921 et 1925, avec une faible reprise en 1934. Le site est sous la protection de l'ASBL Projet Malogne.

Par un arrêté royal, le , Cuesmes fusionne avec Mons[7].

Le , Valentina Terechkova, la première femme cosmonaute, est l’invitée des Amitiés belgo-soviétiques, trois ans après son exploit. Elle prend un bain de foule à Bruxelles et à Cuesmes, où elle est accueillie par René Noël.

Liste des bourgmestres de 1830 à 1972

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Patrimoine et culture local

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Patrimoine architectural

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L'église Saint-Rémy est construite en 1996, en remplacement de l'église construite en 1858 qui s'est effondrée en 1986. Cette église abrite un petit musée consacré aux collection de la paroisse[8].

La nouvelle église Saint-Rémy (construite en 1996), abrite le musée Saint-Rémy.

Enseignement

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Le quartier de l'arsenal de la SNCB vu du Mont Héribus

Cuesmes est le point de départ d'un Ravel (rue de Ciply) à destination d'Hornu, en passant par Flénu, Quaregnon et Colfontaine.

Le bois de « La Malogne » est un lieu historique et reste un lieu de loisir : un sentier tracé permet de s'y promener.

Le « Terril » est le symbole historique du village.

Vie associative et sports

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Personnalités

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La maison Van Gogh.
  • Vincent van Gogh. Ce peintre néerlandais, né le à Groot-Zundert (Pays-Bas), s'installe à Cuesmes (rue du Pavillon n°3) afin d'y peindre. Ilvit dans cette maison d' à octobre 1880. De cette époque, datent ses premiers dessins et ses lettres à son frère Théo. Il lui écrira ensuite régulièrement. Sa traversée du Borinage commence à Pâturages (Colfontaine), en 1878. Le jeune homme, âgé de 25 ans, est accueilli par un pasteur qui l'installe chez un colporteur au 39, rue de l'Église. Il part ensuite pour Wasmes (Colfontaine), dans une maison, puis une cabane. Il occupe un poste d'évangéliste, se consacre aux mineurs et leurs familles, descend à 700 mètres dans les fosses. Lors d'un coup de grisou, il sauve un mineur. Mais il est mal considéré, son rôle de pasteur ouvrier choque. Il viendra alors s'installer à Cuesmes.
Plaque de la rue du Commandant Lemaire.

Notes et références

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  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
  2. https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  3. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters, (lire en ligne), p. 105.
  4. 1 2 Michel Gaupin, Projet de plan d’animation sociale pour une commune fusionnée : Cuesmes, , p. 15
  5. « mons.be/decouvrir/mons/village… »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?).
  6. 1 2 3 4 Leblois et Pacyna 1994.
  7. Arrêté royal du 18 février 1971 portant fusion des communes de Mons, Cuesmes, Ghlin, Hyon, Nimy et Obourg.
  8. « Eglise Saint-Remy à Cuesmes - Découvrez cet édifice ouvert et accueillant », sur openchurches.eu (consulté le )

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Bibliographie

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  • Éric Leblois et Daniel Pacyna, « Cuesmes, notes d'archéologie préhistorique, protohistorique, gallo-romaine et mérovingienne », Annales du Cercle archéologique de Mons, no 76, , p. 3-72.

Liens externes

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