HANBIT-Nano
| HANBIT-Nano Lanceur spatial | |
| Données générales | |
|---|---|
| Pays d’origine | Corée du Sud |
| Constructeur | Innospace |
| Premier vol | 23 décembre 2025 |
| Statut | Actif |
| Lancements (échecs) | 1(1) |
| Hauteur | 21,7 mètres |
| Diamètre | 1,4 mètres |
| Étage(s) | 2 |
| Poussée au décollage | 25 tonnes |
| Base(s) de lancement | centre de lancement d'Alcântara |
| Motorisation | |
| Ergols | Paraffine / Oxygène liquide |
| 1er étage | Moteur hybride 245 kiloNewtons |
| 2e étage | Moteur hybride 34 kiloNewtons |
| modifier |
|

HANBIT-Nano (coréen : 한빛-나노) est un petit lanceur spatial capable de placer une charge utile de 90 kilogrammes en orbite héliosynchrone. Développé par la start-up sud-coréenne INNOSPACE, son vol inaugural est prévu fin 2025. Ce lanceur de deux étages présente la particularité d'utiliser une propulsion hybride. La fusée décolle depuis la centre de lancement d'Alcântara au Brésil. La société prévoit de développer des lanceurs plus puissants (HANBIT-Micro capables de placer 170 kg et HANBIT-Mini 1,3 tonnes) utilisant le même type de propulsion.Le premier vol, qui a eu lieu le , a été un échec.
Développement
[modifier | modifier le code]La fusée HANBIT-Nano est développée par le société Innospace créée en 2017 pour développer des lanceurs spatiaux légers utilisant une propulsion hybride. Entre 2019 et 2021 la société a levé des fonds à hauteur de 27,76 millions US$. Ayant signé un accord avec le Brésil pour l'utilisation du centre de lancement d'Alcântara[1], la société a d'abord testé la technologie hybride, qu'elle met en œuvre, en tirant la fusée-sonde Hanbit-TLV en 2023 depuis ce site (vol suborbital). Cette fusée mono-étage de 9,2 tonnes était propulsée par un moteur hybride de 15 tonnes de poussée. Le vol a été annoncé comme un succès sans toutefois que l'altitude atteinte soit fournie. La société a alors entamé les développements du lanceur léger HANBIT-Nano capable de placer 90 kilogrammes sur une orbite héliosynchrone de 500 kilomètres. En la société a été introduite en bourse[2].
En , des tests de vérification de séparation du premier et second étage ont été menés avec succès[3] dans l'usine de Cheongju de la société (province du Chungcheong du Nord)[4].
Le premier lancement était initialement prévu pour depuis le Centre de lancement d'Alcantara au Brésil[3]. En , INNOSPACE a annoncé son report à en raison de problèmes techniques liés à la pompe électrique du premier étage et à la propulsion hybride[5],[6]. Le 20 Octobre 2025, Innospace a obtenu l’autorisation de la KASA pour réaliser son premier vol orbital, baptisé Spaceward[7].
Caractéristiques techniques
[modifier | modifier le code]HANBIT-Nano est un lanceur spatial léger comportant deux étages. Il est haut de 21,7 mètres et son diamètre est de 1,4 m de diamètre. Il est capable de placer une charge utile de 90 kg sur une orbite héliosynchrone à une altitude de 500 km[8]. Le vol inaugural est prévu le fin .
Il présente la particularité d'utiliser une motorisation hybride comportant un bloc de propergol solide constitué de paraffine qui est brûlé avec de l'oxygène. Le moteur du premier étage a une poussée de 245 kiloNewtons et celui du deuxième étage de 34 kiloNewtons. Le deuxième étage est conçu pour permettre l'utilisation d'un moteur-fusée à ergols liquides (LiMER) brûlant un mélange méthane/oxygène et ayant une poussée de 3 tonnes[9],[8].
La séparation des deux étages est réalisée à l'aide de la méthode de l'écrou fendu à la place des charges pyrotechniques utilisées traditionnellement qui présentent l'inconvénient de générer des accélérations parasites[4]. La coiffe est réalisée en composite carbone multicouche pour réduire sa masse. Un revêtement est appliqué pour garantir sa résistance à la chaleur[9].
Sites de lancement
[modifier | modifier le code]Outre la base de lancement d'Alcantara, Innospace a passé des contrats avec plusieurs centres spatiaux à travers le monde pour y lancer sa fusée. Ainsi en , Innospace a signé un accord pluriannuel et multi-lancements avec Equatorial Launch Australia (ELA), propriétaire et exploitant australien de spatioport commercial, pour utiliser le Centre spatial d'Arnhem[10]. Afin de satisfaire la demande mondiale croissante de lancement de petits satellites Innospace envisage de lancer sa fusée depuis l'Europe, notamment depuis centre spatial d'Andøya en Norvège, ainsi qu'à partir du centre spatial de Naro en Corée du Sud[10].
Historique des lancements
[modifier | modifier le code]Le vol inaugural qui a eu lieu le a été un échec. La fusée explose lorsqu'elle passe Max Q et s'est écrasée au sol environ 1 minute après avoir décollé[11].
| Numéro de vol | Nom | Date / heure ( UTC ) | Site de lancement | Charge utile | masse de la charge utile | Orbite | Clients | Résultat |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| F1 | « Spaceward » | Centre spatial d'Alcantara | 5 CubeSats, 3 dispositifs expérimentaux restant solidaires du lanceur[7] | 22 kg | Orbite basse, 300 km | Échec [12] |
Futurs développements
[modifier | modifier le code]La société INNOSPACE prévoit de développer des lanceurs plus puissants utilisant le même type de propulsion :
- HANBIT-Micro capable de placer 170 kg sur une orbite héliosynchrone de 500 kilomètres. Le lanceur comprend trois étages et est haut de 22,5 mètres pour un diamètre de 1,4 mètres. Le premier étage est propulsé par un moteur hybride de 245 kiloNewtons de poussée, le second par deux moteurs hybrides ayant une poussée unitaire de 29 kN. Le moteur-fusée à ergols liquides qui propulse le troisième étage brûle un mélange de méthane et d'oxygène liquide[13].
- HANBIT-Mini capable de placer 1,3 tonnes sur une orbite héliosynchrone de 500 kilomètres. Le lanceur comprend trois étages et est haut de 39,6 mètres pour un diamètre de 3,7 mètres. Le premier étage est propulsé par 9 moteurs hybrides de 245 kiloNewtons de poussée, le second par un moteur hybride ayant une poussée unitaire de 245 kN kN. Le troisième étage est propulsé par deux moteurs-fusées à ergols liquides qui brûlent un mélange de méthane et d'oxygène liquide[14].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Park Si-soo, « South Korea’s Innospace schedules December test launch carrying Brazilian military payload », sur SpaceNews.com,
- ↑ (en) Jeff Foust, « Innospace gets license for first orbital launch attempt », sur SpaceNews.com,
- 1 2 « 이노스페이스 "발사체 한빛-나노 단분리 시험 성공" », Yonhap News, (lire en ligne)
- 1 2 « 국내 우주기업 이노스페이스, 발사체 ‘1·2단 분리 시험’ 성공 », Kyunghyang Shinmun, (lire en ligne)
- ↑ (pt-BR) « INNOSPACE anuncia nova data do primeiro lançamento comercial do HANBIT-Nano », Agência Espacial Brasileira, (lire en ligne [archive], consulté le )
- ↑ (ko) « INNOSPACE News », 이노스페이스 (consulté le )
- 1 2 « INNOSPACE Obtains Launch Authorization for First Commercial Launch Mission ‘SPACEWARD' » (consulté le )
- 1 2 (ko) « INNOSPACE HANBIT – Nano Hyper », 이노스페이스 (consulté le )
- 1 2 « 韓 최초 상업용 로켓 내년 3월 쏜다…핵심기술 '페어링 분리'도 성공 », Newsis, (lire en ligne)
- 1 2 « INNOSPACE Signs a Multi-Launch Contract with Equatorial Launch Australia for Commercial Orbital Launches from Arnhem Space Centre » (consulté le )
- ↑ (en) « South Korean startup Innospace fails on its 1st orbital launch attempt », sur space.com, Mike Wall,
- ↑ (en) Launch Heaven, « Innospace failure »,
- ↑ (ko) « HANBIT – Micro », INNOSPACE (consulté le )
- ↑ (ko) « HANBIT – Mini », INNOSPACE (consulté le )