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Signal Spam

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Signal Spam
Logo de l'association.
Histoire
Fondation
Cadre
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité
Conseil en systèmes et logiciels informatiquesVoir et modifier les données sur Wikidata
Objectif
Siège
Pays
Coordonnées
Organisation
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
OpenCorporates
Carte

Signal Spam est une association loi de 1901 qui regroupe plusieurs acteurs français et internationaux concernés par la lutte contre le spam, qu'il s'agisse des pouvoirs publics ou des professionnels de l'Internet, dans le but de fédérer les efforts de tous dans ce domaine.

L'association est fondée en [1] grâce aux travaux de la plateforme de concertation publique-privée pilotée par la direction générale des Médias et des Industries culturelles (rattachée au ministère de la Culture et de la Communication).

Signal Spam permet aux internautes de signaler tout ce qu'ils considèrent être un spam dans leur messagerie. Les signalements sont ensuite assignés aux autorités publiques ou aux professionnels concernés pour entreprendre les mesures nécessaires.

Signal Spam est mandaté par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) pour recueillir des signalements des internautes et lui transférer les informations nécessaires permettant de procéder à des contrôles.

Objectifs de l'association

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L'association a pour objet la lutte contre les abus sur les messageries, notamment le spam (courrier électronique non sollicité) et ses effets, auprès des utilisateurs et des professionnels, en France comme à l'international.

Elle conduit toutes les actions nécessaires à la réalisation de cet objet, et plus particulièrement :

  • la définition, la mise en œuvre et le suivi d'un système de traitement informatisé des spams signalés par les utilisateurs de l'Internet ;
  • l'analyse, le classement et le transfert des signalements reçus dans la perspective d'alertes, d'actions de médiation comme de transmission aux autorités chargées du traitement des plaintes en matière de spam ;
  • l'information du public sur les moyens de lutte contre les spams ;
  • la contribution aux actions engagées par les pouvoirs publics au niveau international en matière de lutte contre le spam ;
  • la formulation de recommandations, prises après consultation et concertation des autorités compétentes, aux pouvoirs publics comme aux représentants des acteurs et utilisateurs du courrier électronique.

Signal Spam met à disposition des internautes des modules de signalement pour les navigateurs Web (Chrome, Firefox, Safari et Opera) ou les logiciels de messagerie (Mail pour macOS, Thunderbird et Outlook pour Windows)[source secondaire souhaitée].

Sous la forme d'un bouton dans lequel figure un hibou, le module permet de signaler :

  • un e-mail, lorsqu'il est perçu comme un spam par l'internaute ;
  • une URL, lorsque l'internaute estime que la page sur laquelle il navigue est dangereuse.

Ces signalements permettent à Signal Spam de consolider des données techniques (telles que les adresses IP, les noms de domaine des émetteurs et les empreintes des messages) qui sont partagées avec les fournisseurs d'accès à Internet (FAI) et les gestionnaires de messagerie partenaires. Ces acteurs peuvent ainsi alimenter leurs boucles de rétroaction (feedback loops) afin de bloquer les flux malveillants à la source, ou notifier leurs propres clients lorsque leur connexion ou leur serveur a été compromis (ordinateurs zombies)[2].

Contrairement à des organisations internationales de listes noires réactives comme Spamhaus, qui fournissent des blocages automatisés en temps réel à l'échelle mondiale, Signal Spam agit comme un tiers de confiance national. Sa spécificité repose sur son modèle public-privé, associant la remédiation technique par les professionnels de l'Internet à l'action publique menée par les autorités de contrôle. Les données partagées permettent notamment à la CNIL d'instruire collectivement des dossiers afin de mener des actions de contrôle et de sanctionner les principaux émetteurs de spams[3].

Ces signalement permettent également d'indiquer aux diffuseurs de contenus publicitaires par mail que l'internaute qui a cliqué sur le bouton de signalement ne souhaite plus recevoir ce contenu[4].

Lors de leur adhésion, les membres s'engagent à respecter une charte de déontologie[5] sous peine d'exclusion. Ce document fixe les obligations techniques et éthiques des partenaires en matière de lutte contre le spam.

Interconnexion avec les services de l'État

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L'action de Signal Spam s'inscrit en complémentarité avec les autres dispositifs étatiques de lutte contre la cybercriminalité :

  • La plateforme PHAROS : Gérée par le ministère de l'Intérieur, la plateforme officielle de signalement des contenus illicites sur Internet délègue explicitement le traitement des courriels indésirables à Signal Spam. Les usagers tentant de signaler un spam ou un démarchage abusif sur PHAROS sont automatiquement réorientés vers l'association afin d'éviter les doublons opérationnels et d'accélérer le traitement technique[6].
  • L'ANSSI : L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information référence l'association au sein de ses guides de bonnes pratiques et de ses points de contact officiels pour la gestion des incidents de sécurité numérique et la protection contre le harcèlement électronique publicitaire[7].

Lutte contre l'hameçonnage

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Les modules de signalement de Signal Spam intègrent également une fonction de protection contre l'hameçonnage (phishing)[source secondaire souhaitée] : tout e-mail ou URL malveillante signalé par des internautes et référencé par Signal Spam ne pourra être affiché sans que l'internaute soit averti du risque encouru.

S'il s'agit d'une page hébergeant une tentative d'hameçonnage ou une arnaque, l'URL sera placée sur une liste noire et bloquée rapidement pour tous les utilisateurs de Signal Spam, et dans un délai propre à chaque navigateur pour le reste des internautes. Une demande de retrait peut également être faite auprès de l'hébergeur du contenu. Les membres de l'association (autorité publique ou entreprise) peuvent également alimenter la liste noire avec les URL identifiées et qualifiées ciblant leur marque, pour une action centralisée et rapide[source secondaire souhaitée].

Membres et partenaires ()

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Les acteurs concernés par la lutte contre le spam sont présents dans l'association : la CNIL, la Police nationale, la Gendarmerie nationale, les FAI, expéditeurs de messages, hébergeurs, éditeurs de solution de sécurité (contre le spam, l'hameçonnage, les botnets, etc.).

En , Signal Spam compte parmi ses membres les entités suivantes (la liste complète des membres de Signal Spam est disponible sur le site web de l'association)[8] :

Membres actifs

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Entreprises privées

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Autorités publiques

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Organisations professionnelles

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Anciens membres

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Controverses

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Début , un rapport réalisé par des députés révèle que le dispositif « n'est pas à la hauteur des enjeux », prenant un exemple en durant lequel une personne était chargée de trier 4 millions de signalements[11].

Fin , l'efficacité de la plateforme est mise en doute par l'April, qui s'en retire en [10].

Le spam via messagerie électronique étant à l'origine à destinée publicitaire, il peut être intéressant de se pencher sur ce mouvement social :

Notes et références

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  1. Annonce no 1408 du  : création de l'association Signal Spam, Journal officiel Associations, no 50, .
  2. GIP ACYMA, « Signal Spam », sur cybermalveillance.gouv.fr, (consulté le ).
  3. CNIL, « Que faire contre les spams », sur cnil.fr (consulté le ).
  4. « Signal-Spam, l'association française qui lutte contre les spams », sur Warning Trading, (consulté le ).
  5. « Charte de déontologie ⋆ Signal Spam » (consulté le )
  6. Ministère de l'Intérieur, « Signaler un contenu illicite », sur internet-signalement.gouv.fr (consulté le ).
  7. ANSSI, « Signalement d'un contenu inadéquat », sur cyber.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Partenaires », sur signal-spam.fr (consulté le ).
  9. Frédéric Couchet, « Groupe de travail « SPAM CISI » », sur april.org, (version du sur archive.org).
  10. 1 2 Frédéric Couchet, « Rapport moral sur l'activité de l'April en  », sur april.org, (consulté le ).
  11. Marc Rees, « Signal Spam : une personne pour trier 4 millions de spams », sur nextinpact.com, (version du sur archive.org).

Articles connexes

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Liens externes

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