Speak and Spell
| Sortie |
(réédition) |
|---|---|
| Enregistré | Décembre 1980—août 1981 Blackwing Studios (Londres) |
| Durée | 44 min 58 s |
| Genre | Pop[1], synthpop[2] |
| Format | LP, CD, Cassette |
| Auteur | Vince Clarke, Martin L. Gore |
| Producteur | Daniel Miller, Depeche Mode |
| Label | Mute Records |
Albums de Depeche Mode
Singles
- Dreaming of Me
Sortie : - New Life
Sortie : - Just Can't Get Enough
Sortie :
Speak and Spell est le premier album studio du groupe anglais Depeche Mode, sorti le 5 ou [note 1] au Royaume-Uni sous le label de leur producteur Daniel Miller, Mute Records, et le de la même année aux Etats-Unis sous le label Sire Records. Il s'agit du seul album du groupe contenant le membre fondateur Vince Clarke, qui écrit la quasi-totalité des chansons présentes dessus, à l'exception de Tora! Tora! Tora! et l'instrumental Big Muff, écrites par Martin Gore.
L'album contient entre autres les chansons New Life et Just Can't Get Enough, qui firent connaître le groupe à ses débuts, permettant à l'album de se classer à la 10ème place du UK Albums Chart[3], et être classé 991ème dans le livre de 2000 All Time Top 1000 Albums[4].
Formation du groupe et premiers singles
[modifier | modifier le code]Avant Speak & Spell, les musiciens britanniques Vince Clarke et Andrew Fletcher avaient formés un premier groupe de rock nommé Composition of Sound, et ont vu Martin Gore jouer de son synthétiseur Mood Prodigy lors d'un concert dans un pub local. Les trois musiciens décident de se mettre ensemble, et font de Composition of Sound un groupe utilisant principalement le synthétiseur comme instrument[5], une des raisons étant également le fait que cela était moins cher et moins encombrant à utiliser pour les membres[6]. Vince dira que « [Martin] avait là un instrument qui n'avait pas besoin de son propre ampli - il suffisait de le brancher sur les enceintes ! »[5]. Pour leurs concerts locaux, le groupe arrivait souvent en portant leurs claviers, le seul équipement requis, sous leurs bras en arrivant[7].
Ils jouent leur premier concert ensemble le à Basildon, au Royaume-Uni[8]. Vince Clarke s'y occupe du chant, mais ressent vite que le groupe a besoin d'un vrai chanteur pour rendre les concerts plus intéressants, étant donné que Vince était toujours derrière son clavier[8]. Le groupe a auditionné différentes personnes pour ce faire, et sélectionnent Dave Gahan, qui commence à chanter avec le groupe durant leur deuxième concert le , qui fut le premier avec les quatre membres performant ensemble[8]. Martin Gore dira de l'engagement de Gahan que « Ce n'est pas comme s'il était un total étranger. En fait, on se connait tous depuis l'école. C'est bien mieux comme ça. Tu ne peux pas t'entendre aussi bien avec des nouveaux que tu as recruté depuis une annonce dans la presse musicale »[note 2],[9]. Ils changèrent aussi le nom du groupe en Depeche Mode après quelques concerts, et en août, obtinrent leurs premiers concerts réguliers dans un club de la ville de Rayleigh dans l'Essex, le Croc's[8], dans lequel ils jouèrent, entre autres concerts au Royaume-Uni, jusqu'à une prestation du Nouvel An le [10]. Dave affirmera que Depeche Mode était le premier groupe à jouer au Croc's, disant que « Le DJ de l'endroit, Rusty Egan, nous appréciait, et c'est ainsi que nous avons décroché une place dans l'une des soirées du jeudi qu'il organisait dans cette salle »[9]. Etant donné que Martin et Andrew devaient travailler et que Dave avait des engagements universitaires, le groupe devait parfois refuser des opportunités de concerts lorsque leurs emplois du temps ne leur permettaient pas de jouer[11]. Les premiers concerts du groupe incluaient un mix de chansons originales, comme Photographic et Ice Machine, et de reprises de chansons par les Beach Boys, Lieutenant Pigeon, les Everly Brothers ou Gerry and the Pacemakers[12].
Depeche Mode reçoit ensuite une proposition pour apparaître dans une compilation de synthpop alors en production et appelée Some Bizzare Album. Le groupe accepte alors, et enregistre une cassette démo avec trois de leurs chansons, Ice Machine, Photographic et Radio News[13]. Photographic, qui a la particularité d'avoir été la première chanson de Depeche Mode enregistrée dans un studio[note 3],[14], sera incluse dans Some Bizzare Album, sorti en .
Le premier single officiel de Depeche Mode, Dreaming of Me, sort un mois plus tard, le [15]. Le groupe a ensuite pris quelques mois pour faire des concerts en tournée avant de revenir en studio en pour enregistrer leur second single, New Life, et sa face B Shout![12], qui sort le [16]. Le groupe est plus tard invité à jouer New Life dans l'émission Top of the Pops (TOTP) de la BBC le [17], faisant grimper le single à la 11ème place des charts anglais quelques semaines après[18]. Après la performance dans TOTP, le groupe a commencé à enregistrer le reste des pistes du futur Speak & Spell dans les studios Blackwing à Londres[13].
Arrivée chez Mute Records
[modifier | modifier le code]Durant leur tournée de 1980, le propriétaire du label Some Bizzare, Stevo Pearce, approche Depeche Mode pour à la fois leur inclusion dans la compilation susmentionnée, mais également pour les signer, n'ayant cependant aucun contrat en tant que tel à leur proposer, Daniel s'en expliquant par le fait que « Je ne voyais pas pourquoi on aurait dû avoir un contrat. Je pensais que si tu étais juste envers un artiste - si tu le payes - et que tu lui donnes de la liberté, [et] que tu fais de ton mieux pour promouvoir ses disques, [alors] pourquoi voudrais-tu un contrat, [pourquoi] mêler les avocats ? Ça semblait tout simplement impur, dans un sens »[12].
Par la suite, Depeche Mode cherche un autre label, envoyant leur cassette démo directement aux maisons de disques, mais se firent refuser plusieurs fois, Dave Gahan affirmant même que jusqu'à 12 labels différents les auraient refusés avant que le label Rough Trade Records ne s'intéresse à leur travail. Cependant, bien que Rough Trade appréciait la cassette, Depeche Mode n'était pas le genre de groupe qu'ils voulaient, mais les ont redirigé vers Daniel Miller[19], qui venait de lancer son propre label, Mute Records. Le groupe fait écouter leur démo à Daniel, qui se montre très virulent à l'égard du groupe. Il s'en expliquera toutefois en disant que « [Ce jour-là], j'avais des problèmes techniques avec une pochette de Fad Gadget. J'ai regardé [Composition of Sound] et je me suis dit : "Je n'ai pas besoin d'écouter ça là, tout de suite", et je suis allé faire ce que j'avais à faire »[7].
Le , Depeche Mode se produit au Bridge House sous leur nouveau nom, et dans le public, Miller est présent, ignorant d'abord qu'il s'agit du groupe qu'il avait rejeté. Il dira de la prestation que « Fad Gadget venait de finir la balance et, normalement, j'aurais dû partir avec eux, mais pour une raison ou une autre, je suis resté en arrière et j'ai regardé ce groupe qui avait l’air d'une bande de Nouveaux Romantiques bizarres. Je détestais les Nouveaux Romantiques, mais ce qui sortait des enceintes était incroyable. Je me suis dit : "Bon, tout le monde commence par une bonne chanson...” Mais c’était de mieux en mieux »[20]. Dave Gahan dira que le groupe a rejoint Mute après qu'il leur ait offert une proposition 50/50, que Gahan décrit comme « nous devions payer la moitié de nos factures, mais nous avions la moitié des bénéfices »[11], bien que Gore clarifiera en 1989 que le groupe avait en fait 75% des bénéfices en Europe, en raison de contrats de sorties[21].
Le groupe avait reçu des offres d'autres grands labels comme CBS Records, Island Records et Phonogram, mais les ont toutes refusés après avoir réalisé que, selon Gahan, les labels « ne se souciaient pas des disques ou des trucs comme ça, ils voulaient juste ajouter notre nom à leur liste »[11]. En 1987, le groupe se souvint de leur choix d'être allé avec Mute plutôt qu'un grand label, car « c'était plutôt tentant [de rejoindre un des grands labels]. En y repensant, je ne peux pas imaginer pourquoi on n'est pas allé avec eux, c'était juste un coup de chance qu'on n'y soit pas allé. Je veux dire, imaginez-vous quatre garçons de 18 ans sans un sou à qui on offre des sommes de 200 000£ ? Mais c'était la meilleure décision qu'on ait pu prendre...On nous a donné toute la liberté qu'on voulait en étant chez Mute. On n'est pas poussé par une direction en particulier, et Daniel [Miller] n'est pas comme un patron de label, il vient dans le studio et nous aide. Il est plus comme un ami »[22].
Gahan dira aussi en 1981 qu'ils essayaient à tout prix d'éviter les labels offrant des avances, car ils devraient ensuite rembourser cet argent[23]. Fletcher clarifiera cela en disant que « Nous avons opté pour un partage des bénéfices et un pourcentage sur les ventes ; il était impossible qu'un grand label nous propose un tel contrat que celui avec Mute. Nous avons dû nous débrouiller sans beaucoup d'argent les deux premières années car nous n'avions pas d'avance importante »[22].
Production
[modifier | modifier le code]Enregistrement
[modifier | modifier le code]Selon Daniel Miller, co-producteur de Speak & Spell avec le groupe, l'album est une collection de chansons que Depeche Mode jouait en concert durant l'année précédente, plus des chansons nouvelles, bien que certaines chansons de concert n'aient pas été incluses sur l'album[24]. Parmi celles-ci, on retrouve Television Set, co-écrite par Martin Gore et un ami du groupe, qui ne l'a probablement pas enregistrée pour éviter de devoir payer des royalties au co-auteur[25]. Vince Clarke a écrit la majorité des chansons enregistrées de l'album, tandis que Gore a écrit deux des chansons[24]. Gahan se souvient que, bien qu'étant un groupe de synthétiseur, ils les utilisaient traditionnellement, avec une ligne principale, une ligne de basse et une ligne rythmique[6]. Miller amène durant l'enregistrement un synthétiseur et séquenceur analogique ARP 2600, qui avait comme particularité de programmer les notes au lieu de les jouer en direct[20], mais l'album sera tout de même enregistré en direct avec de légers réenregistrements, Miller justifiant cela par le fait que « Je voulais capturer du mieux que je pouvais l'atmosphère et les sentiments des chansons de la même façon que je les avais entendues en concert. Juste avoir un bon son de pop électronique qui n'était pas une copie de quelque chose d'autre »[13].
Clarke était le seul membre du groupe au chômage à l'époque, donc lui et Miller travaillaient sur l'album le jour, et les autres membres arrivaient plus tard, lorsqu'ils avaient fini le travail[26]. Vince était par ailleurs le seul membre du groupe intéressé dans la partie production de l'enregistrement. Miller se souvient que Gore et Fletcher avaient l'habitude de s'amuser dans le studio, tandis que Clarke et Miller travaillaient pour assembler les chansons ensemble, ce qui convenait à Clarke qui « n'était pas sans avoir des tendances à tout contrôler »[27]. Fletcher dira que « [Clarke] voulait toujours en faire beaucoup dans le studio, et avec les autres, on se sentait restreints », notant qu'il était souvent dérangeant pour eux de s'opposer à Clarke dans le studio[28]. Miller et le groupe ont testé le mix final de l'album en le pressant sur une cassette et en le jouant dans la voiture de l'ingénieur du son Eric Radcliffe, se disant que si l'album sonnait bien dans une voiture, il sonnerait bien sur n'importe quelle système haute-fidélité[13].
Paroles
[modifier | modifier le code]Au niveau des paroles, Clarke ne se souciait pas du sens de ses chansons, disant que « Il n'y avait pas de message du tout dans mes chansons - rien ! »[29]. Il a plus tard élaboré en disant « J'aime le son des mots et la façon dont les mots vont ensemble et riment - des trucs comme ça. Ou la façon dont ils sonnent venant de ma bouche. Le son des mots plutôt que le sens des mots. Par exemple, quand j'écris une phrase ou quelque chose, je pense à si ça va être facile de la chanter, de l'insérer dans la mélodie...Je ne peux pas écrire comme Simon et Garfunkel. Je rêverai de pouvoir parfois, mais je ne peux pas, donc quand j'écris des paroles, j'utilise juste les mots comme des mots. Je n'écris pas vraiment à propos de quoi que ce soit »[30]. Gore dira en interview que les paroles sont bizarres car « elles n'ont aucun sens. Il [Clarke] cherche une mélodie, puis trouve des mots qui riment »[29].
Titre
[modifier | modifier le code]Le titre de l'album, qui emprunte le nom du jouet éducatif Speak & Spell (connu en France sous le nom de La Dictée magique[31]), a été suggéré au groupe par Daniel Miller, après que le jouet soit devenu récemment disponible au Royaume-Uni[32]. Le nom a été gardé car il indiquait que Depeche Mode était « un groupe faisant ses premiers pas », un clin d'œil au public cible du jouet, les enfants[26].
Couverture de l'album
[modifier | modifier le code]La couverture de l'album, une photo « déroutante » d'un cygne enveloppé dans du plastique, a été designé par Brian Griffin, et lui a rapporté un salaire « outrageusement gonflé » de 1000 £[32] (environ 3 900 £ d'aujourd'hui[33], soit 4 485 €). Le groupe s'était mis d'accord pour ne pas se montrer sur leurs couvertures d'albums, afin que la qualité de ces dernières reflètent leur sérieux en tant que musiciens[34]. Griffin signa ensuite toutes les pochettes d'albums de Depeche Mode jusqu'à Some Great Reward en 1984.
Sortie et promotion
[modifier | modifier le code]En , la relation du groupe avec Stevo Pearce du projet Some Bizarre est devenue plus amère. Ils ont été annoncés, mais pas invités, à jouer dans un concert Some Bizarre. Selon Gahan, « Nous n'avons pas joué à la soirée Bizarre ici au Lyceum. On n'a même jamais été approché pour y jouer. C'est seulement quand on y a été annoncé qu'on en a su quelque chose. Nous n'avions aucune intention de le faire ». Clarke a suggéré qu'une partie de la raison était le nom, disant « Nous ne sommes pas bizarre. C'est tout ce truc à propos d'être un groupe futuriste et toute cette merde. Il n'y a pas vraiment de scène futuriste, n'est-ce pas ? C'est seulement un nom »[35].
Le , le groupe a eu leur première séance photo ensemble, faite par une connaissance qui était un de leurs premiers fans, et faite à Basildon[36]. En juillet, Depeche Mode est apparu dans un segment de l'émission télévisée Twentieth Century Box au Royaume-Uni durant la London Weekend Television[37], et le 25 du même mois, ils ont performé leur premier concert en dehors du Royaume-Uni au Parkpop Festival à La Haye, aux Pays-Bas[12].
Durant la fin du mois d'août et au début du mois de septembre, le groupe a performé durant la Rock Week de l'Institute of Contemporary Arts avec The Chefs et Tarzan 5, gagnant une bonne critique dans une review du magazine NME disant que « Les Depeche [Mode] sont dansants, électrisants, sincères, attachants, jeunes, rayonnants et doux. Ils ont plus d'assurance que de pose, et ils sont fiers de plaire à tous »[38]. La critique était accompagnée d'une photographie du groupe prise par Anton Corbijn, qui a aidé à définir le style du groupe à la fin des années 1980 et ensuite, bien que la photo prise ce jour-là ait dérangé Gahan, qui était le seul du groupe en dehors du focus de la caméra[12]. Le second single de l'album, et le troisième du groupe en général, Just Can't Get Enough, est sorti en et a valu au groupe une autre invitation à jouer dans TOTP après que le single se soit classé 8ème dans les charts anglais[39].
L'album est alors prévu pour le mois de novembre, comme l'écrit NME le 17 octobre, reprenant une blague du groupe en disant que « Depeche Mode sortira leur album 'Speak And Spell' sur Mute Records à un moment donné le mois prochain. Ils ne peuvent pas donner de date précise car, comme ils disent, ils attendent que leur astrologue leur donne conseil pour le moment le plus favorable pour la sortie »[40]. Dans le même temps, Daniel Miller est entré en négociations avec Sire Records pour sortir l'album aux Etats-Unis. Seymour Stein, le patron du label, a assisté à un des premiers concerts de Depeche Mode et a été enthousiasmé par leur présence sur scène, disant que « Depeche Mode était un de ces [premiers] groupes [de synthés] qui étaient si putain de bons en concert, c'était juste incroyable »[6].
Le numéro d'octobre du magazine Flexipop comportait un insert avec la chanson I Sometimes Wish I Was Dead comme un outil promotionnel pour la sortie prochaine de l'album[39]. Les pré-commandes de l'album ont atteint 80 000[41] à 100 000 exemplaires 9 jours avant que l'album ne sorte[39]. Mute Records sort finalement Speak & Spell au Royaume-Uni le avec comme numéro de catalogue STUMM5[note 4], par Intercord Records en Allemagne de l'Ouest et sur Dischi Ricordi en Italie avec le numéro de catalogue MUT10384. Aux Etats-Unis, l'album est sorti le , sur Sire Records, avec comme numéro de catalogue SRK 3642. Le pressage original anglais de l'album incluait la piste I Sometimes Wish I Was Dead, que les sorties internationales ont remplacées par le premier single de Depeche Mode, Dreaming of Me. Les pressages initiaux sur la sortie Intercord, sous le numéro INT 146.801, possédaient des patchs Iron-on et la couverture de dos incluait une photo des membres du groupe. A noter que les premiers pressages en Yougoslavie n'avaient pas I Sometimes Wish I Was Dead aussi, mais seulement en raison d'une erreur, et ces copies sont plus tard devenues des objets de collection[42].
Plusieurs pays ont également sortis des disques promotionnels des chansons de Speak & Spell : En Allemagne de l'Ouest, Intercord Records a inclus New Life sur leur compilation de 1982 Wave News[43]. Big Muff et Just Can't Get Enough ont quant à eux eu droit à des sorties en single aux Etats-Unis grâce à Sire Records[42]. Au Canada, Warner Music Group a sorti Dreaming of Me en single avec Any Second Now (voices) en face B, ainsi que Just can't get enough et Tora! Tora! Tora! comme face B en . Toujours au Canada, Dreaming of Me est apparu sur le sixième volume de la série de compilations promotionnelles de Warner WEA Sampler sortie au début de l'année 1982 avec comme numéro de catalogue SAM 6[44]. Au Japon, Warner-Pioneer a sorti Just Can't Get Enough sur un single promotionnel avec le numéro de catalogue P-1662[42].
Tournée et départ de Vince Clarke
[modifier | modifier le code]Afin de faire la promotion de l'album, le groupe a accordé des interviews à plusieurs magazines britanniques et européens, notamment Smash Hits et le Daily Star. Une interview accordée à ce dernier s'est d'ailleurs mal passée pour Clarke, qui a été mal cité, ce qui provoqua une rupture entre lui et le reste du groupe, qui continua les interviews sans se soucier de savoir comment la presse couvrait (ou déformait) leur actualité[45]. Dans une interview à la fin du mois d'octobre, par Record Mirror, le journaliste nota l'absence de Clarke, affirmant que celle-ci était « flagrante...Il en veut encore au piège évident dans lequel il est tombé lors de son interview avec le sensationnaliste Daily Star. Et il ne parlera plus à la presse. Cela remonte à quelque temps déjà et ses collègues estiment qu'il est temps qu'il se ressaisisse »[46]. Lorsqu’un journaliste de Melody Maker réussit à interroger le musicien en novembre, celui-ci se montra réticent, ce qui amena le journaliste à déclarer : « [Clarke] semble moins intéressé par le fait de parler de musique que par le fait de la faire »[47]. Au moment où la partie européenne de la tournée Speak & Spell allait débuter, Clarke et le reste du groupe se parlaient à peine[45]. Le fossé entre les deux parties était tel que Gore, Gahan et Fletcher se sont souvenus plus tard qu’à un moment donné, Clarke leur avait apporté des démos de nouvelles chansons qu’il voulait enregistrer et qu’ils avaient rejetées[48]. En interne, le groupe fonctionnait démocratiquement et partageait les bénéfices en parts égales entre tous les membres[49]. Ainsi, lorsque l'album sort en octobre, Clarke manifeste l'envie de quitter le groupe[24].
Depeche Mode a continué à jouer en concert durant l'année 1981 pendant l'enregistrement de l'album ; la tournée Speak & Spell commençant quant à elle le 31 octobre et se déroulant jusqu'au début du mois de décembre[10]. L'agence responsable d'obtenir les dates a encouragé le groupe à en réserver environ 30, mais les membres n'en ont finalement réservés que la moitié, afin d'atténuer la fatigue de devoir jouer tard dans la nuit. Selon Gahan, « nous jouons principalement dans des clubs, et nous ne dormons donc pas avant deux heures [du matin] »[46]. Alors que le groupe négociait avec le label américain Sire Records pour un contrat, la nouvelle du départ imminent de Clarke a été maintenue confidentielle jusqu'à après la signature du contrat[24]. Le groupe Blancmange a été la première partie de Depeche Mode lors des concerts au Royaume-Uni[45]. Lorsque les membres sont revenus à Basildon lors d'un concert dans la ville, le journal local a titré « Accueil triomphal pour les quatre garçons du groupe », et a écrit que la tournée nécessitait trois véhicules différents pour transporter les équipements, l'équipe technique et les deux groupes[41]. Lors des concerts, Depeche Mode a continué à jouer des chansons originales qui n'avaient pas été enregistrées sur l'album, ou sur d'autres albums postérieurs, dont Radio News, Reason Man[50], Tomorrow's Dance et Addiction[19]. Les fiancées de Dave et Martin, Jo Fox et Anne Swindell, ont quant à elles aidées à vendre des produits dérivés et faisaient la liaison entre les fans et le groupe[41].
Le groupe a fini la tournée au Royaume-Uni en jouant une dernière date sous leur formation originale le 3 décembre 1981, et Vince Clarke a quitté le groupe peu après[6],[24]. Aucune raison officielle n'a été donnée pour expliquer son départ, mais quelques articles ont spéculé que Clarke préférait le silence des enregistrements studios et s'est éloigné des concerts et des interviews dans la presse[50]. Après avoir quitté le groupe, il a répondu à une petite annonce de Alison Moyet, et les deux musiciens formèrent le groupe Yazoo[51]. Andy Fletcher dira que « l'atmosphère générale [dans le groupe] était devenue vraiment mauvaise. C'était genre nous trois, et Vince de son côté. Il sentait juste qu'on devenait une propriété publique, il n'aimait pas ce qui était en train d'arriver à Depeche Mode, n'aimait pas être connu et n'aimait pas faire des tournées »[45]. Quelques années plus tard, Martin Gore suggéra que Clarke avait peut-être quitté car il voulait travailler dans un groupe où il avait plus de contrôle créatif[52]. En 1990, Dave Gahan dira que « Je pense qu[e Clarke] avait juste amené le truc aussi loin qu'il pouvait. Nous avions beaucoup de succès. Nous étions dans tous les magazines pop. Nous étions dans les émissions télés. Tout allait bien pour Depeche Mode. Tout le monde voulait connaître Depeche Mode. Je pense que Vince a soudainement perdu l'intérêt dans cela - et il commençait à recevoir des lettres de fans lui demandant quel genre de chaussettes il portait », disant que n'importe quelle autre excuse que Clarke aurait pu offrir était « une connerie »[53]. Clarke blâma plus tard son propre égo pour la décision, disant que « je sentais que j'étais la personne qui faisait le plus gros du travail, et était le plus impliqué. Et j'avais probablement senti que je pouvais le faire [enregistrer un album] tout seul »[54].
Après le départ de Clarke, le groupe n'a pas envisagé de se séparer, ayant laissé leurs anciennes vies derrière eux, et n'ayant aucune envie de retourner au travail ou à l'école. Au lieu de cela, ils se sont tournés vers Martin Gore, qui avait déjà écrit deux chansons pour Speak & Spell, qui devint le principal parolier du groupe, et Andy Fletcher qui a pris en charge les aspects managériaux du groupe. Bien que la séparation n'ait pas été dépeinte comme acerbe dans la presse, Gahan dira plus tard que décision, disant que « ça ne s'est pas fait à l'amiable du tout. Il y avait beaucoup de ressentiment des deux côtés. Il a fallu environ un an pour que ça se tasse, et jusque-là, c'était plutôt odieux »[45]. Plusieurs années plus tard, Gore dira que « je pense qu'on aurait dû paniquer un peu plus qu'on ne l'a fait. Quand ton parolier et chef quitte le groupe, tu devrais être un peu inquiet. Je suppose que c'est une des bonnes choses quand on est jeune. Si nous avions paniqués, nous ne serions probablement pas là aujourd'hui »[53]. Dans les années suivantes s'est installée une légère rivalité entre Depeche Mode et Yazoo, qui étaient sur le même label, pour voir quel single aurait le plus de succès dans les charts[55].
Réception critique
[modifier | modifier le code]Lors de sa sortie, Speak & Spell a généralement reçu des critiques positives. Record Mirror a salué la simplicité intelligente de Depeche Mode et a noté que l'album offre « beaucoup à admirer et peu de choses décevantes ». La critique Sunie a commentée que le principal talent du groupe « réside dans le fait de faire sonner leur art comme dépourvu d'art ; des mélodies de synthétiseurs simples, le chant mélodieux mais sans emphase de Gahan et une production sobre et sans artifices contribuent à cet effet naturel », disant que de manière générale, il s'agit « une collection charmante et effrontée de morceaux de dance compulsifs »[56]. Le magazine français Best dit quant à lui que « la musique électronique n'est plus le domaine exclusif de Kraftwerk et de leurs disciples. C'est maintenant un terrain de jeu pour de jeunes musiciens anglais qui, sans nécessairement être des virtuoses, ont compris comment utiliser les machines pour créer un nouveau langage pop. Depeche Mode est un des groupes les plus prometteurs dans ce mouvement. Ce qui frappe à propos de Speak & Spell, c'est sa fraicheur. Il n'y a aucune prétention, aucun intellectualisme. Juste la joie de faire de la musique et de la partager. C'est le travail d'un jeune groupe avec un futur lumineux »[57].
Paul Morley, du New Musical Express, a décrit l'album comme « de la pop généreuse, naïve et sensible aux vibrations électroniques...qui, malgré son exubérance implacable et sa gaieté sans scrupules, est encourageante et non exaspérante », soulignant la « vitalité divertissante » de la musique et concluant que « Depeche Mode, apparemment, pourrait rapidement s’éloigner bien loin de la composition de jingles légèrement sarcastiques »[58]. Paul Colbert, du Melody Maker, a quant à lui estimé que Depeche Mode s’exprimait avec « une immédiateté séduisante » et a qualifié l’album de « géant frétillant de motivation, persuadant chaque muscle de sauter au rythme de la musique », tout en critiquant la présence de certains morceaux tels que Nodisco qui « reprennent des idées et des sensations antérieures sans apporter de perspectives nouvelles »[59].
Dans les critiques plus négatives, on retrouve celle de Morrissey, à une époque où celui-ci se destinait à la critique musicale, qui écrit dans Record Mirror (magazine qui avait auparavant apprécié l'album) le 13 février 1982 que « Depeche Mode n'est peut-être pas le groupe le plus remarquablement ennuyeux à avoir jamais traversé la Terre, mais ils sont certainement en lice. Leurs idioties sophistiquées ne parviennent qu'à souligner à quel point ils sont, en réalité, d'un manque d'imagination risible »[60]. Rob White écrira quant à lui dans le Christchurch Press que la musique dans Speak & Spell est « de la pop instantanée, instantanément jetable, aussi précieuse que le film plastique entourant le cygne sur la...couverture », remarquant que les chansons « s'envoleraient dans le vent...si elles n'avaient pas la chance d'avoir des mélodies accrocheuses qui vous emmènent sans vraie protestation », et qualifiant finalement l'album de « fastidieux »[61]. Robert Christgau du Village Voice a rejeté la majeure partie de l'album comme de la « musique mélodieuse et sans intérêt qui croise Meco (sans le fonctionnalisme humble), Gary Numan (sans le dévouement à la surface) et Kraftwerk (sans l'humour - oh, définitivement sans l'humour) »[62].
Dans une critique en rétrospective pour AllMusic, Ned Raggett décrit Speak & Spell comme « à la fois un disque de pop conservatrice et fonctionnelle, et une sortie révolutionnaire », ainsi que comme « une joie non diluée »[63]. Nitsuh Abebe, dans Pitchfork, écrit que l'album perdure « non comme un futur stylisé (plus maintenant) mais comme les sons joyeux d'adolescents qui ont cru que c'était un futur styilisé - et avec un sérieux charmant »[64]. Dans son livre de 2002, Techno rebelle, un siècle de musiques électroniques, Ariel Kyrou écrira que : « Plus de basse. Plus de guitare. Plus de batterie. Juste synthé, boîte à rythme et belle voix pop[65] ».
Concerts
[modifier | modifier le code]Les chansons de Speak & Spell ont occupé une place importante dans les concerts de Depeche Mode des décennies suivantes. La plupart ont été jouées durant la tournée Speak & Spell, ainsi que dans la tournée A Broken Frame de 1982. Just can't get enough est devenu le titre phare du groupe et a été jouée dans de nombreuses tournées, dont le rappel des concerts du Memento Mori World Tour en 2023-2024[66]. Boys say Go! a quant à elle été jouée durant le rappel final de la tournée Black Celebration en 1986[67], et Photographic durant toutes les tournées jusqu'à celle de Black Celebration[68] et Touring The Angel de 2006[14]. Une version live de Ice Machine enregistrée en 1984 est enfin apparue sur la face B du single double face A de 1985 Blasphemous Rumors / Somebody[69].
Impact
[modifier | modifier le code]Speak & Spell a donné aux médias britanniques une image de Depeche Mode comme un groupe d'adolescents, et bien qu'ils aient été considérés plus sérieusement dans d'autres parties de l'Europe (notamment en Allemagne de l'Ouest), leur image et réputation de groupe adolescent ont été des problèmes sur lesquels le groupe a travaillé durant le reste de la décennie[70].
Depeche Mode eux-mêmes n'aimaient pas vraiment l'album. Ainsi, en 1990, Martin Gore se plaindra de certaines parties de celui-ci, disant que « je regrette tout ce truc maladivement gosse-du-voisin des premiers temps »[71]. Lorsqu'ils ont été interviewés par Simon Amstell pour le programme Popworld sur Channel 4 en 2005, Gore et Fletcher ont nommé What's Your Name? comme leur pire chanson dans Depeche Mode[72], bien que Gore ait également nommé People are People[73] et It's called a heart[74] ses autres pires chansons dans d'autres interviews.
En janvier 2005, Speak & Spell a été inclus comme un album essentiel dans l'édition spéciale du magazine Mojo, Depeche Mode + the Story of Electro Pop[75]. En 2025, Radio X a inclus l'album dans leur liste des « 25 meilleurs premiers albums indépendants des années 1980 »[76].
L'album a été remasterisé et est ressorti avec des pistes bonus en 2006 en tant que CD standard, et également une édition deluxe CD+DVD, sorti le 3 avril 2006 au Royaume-Uni et le 6 juin aux Etats-Unis[77].
Liste des morceaux
[modifier | modifier le code]Sorties originales en LP (1981) et CD (1984) au Royaume-Uni et en Europe
[modifier | modifier le code]Toutes les chansons sont écrites par Vince Clarke, sauf Tora! Tora! Tora! et Big Muff qui sont de Martin Gore. Tous les vocaux principaux ont été chantés par Dave Gahan, sauf exceptions notées.
La chanson Dreaming of Me remplace I Sometimes Wish I Was Dead dans l'édition allemande du disque.
| Face A | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 1. | New Life | 3:43 | |||||||
| 2. | I Sometimes Wish I Was Dead | 2:16 | |||||||
| 3. | Puppets | 3:55 | |||||||
| 4. | Boys Say Go! | 3:03 | |||||||
| 5. | Nodisco | 4:11 | |||||||
| 6. | What's Your Name? | 2:41 | |||||||
| Face B | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Vocaux principaux | Durée | ||||||
| 7. | Photographic | 4:44 | |||||||
| 8. | Tora! Tora! Tora! | 4:34 | |||||||
| 9. | Big Muff | Instrumental | 4:20 | ||||||
| 10. | Any Second Now (Voices) | Martin Gore | 2:35 | ||||||
| 11. | Just Can't Get Enough | 3:40 | |||||||
| 39:42 | |||||||||
| Pistes bonus sur la ressortie en CD de 1988 | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 12. | Dreaming of Me (cold end version) | 4:03 | |||||||
| 13. | Ice Machine (cold end version) | 4:05 | |||||||
| 14. | Shout! | 3:46 | |||||||
| 15. | Any Second Now | 3:08 | |||||||
| 16. | Just Can't Get Enough (Schizo mix) | 6:41 | |||||||
| 61:25 | |||||||||
Sorties originales en LP (1981) et CD (1987) aux Etats-Unis
[modifier | modifier le code]| No | Titre | Durée | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | New Life (remix) | 3:56 | |||||||
| 2. | Puppets | 3:57 | |||||||
| 3. | Dreaming of Me (fade out version) | 3:42 | |||||||
| 4. | Boys Say Go! | 3:04 | |||||||
| 5. | Nodisco | 4:13 | |||||||
| 6. | What's Your Name? | 2:41 | |||||||
| 7. | Photographic | 4:58 | |||||||
| 8. | Tora! Tora! Tora! | 4:24 | |||||||
| 9. | Big Muff | 4:21 | |||||||
| 10. | Any Second Now (Voices) | 2:33 | |||||||
| 11. | Just Can't Get Enough (Schizo mix) | 6:41 | |||||||
| 44:30 | |||||||||
Réédition collector CD + DVD de 2006
[modifier | modifier le code]- Le disque 1 est un CD/SACD hybride avec une couche multi-chaines SACD.
- Le disque 2 est un DVD qui inclut Speak & Spell en DTS 5.1, Dolby Digital 5.1 et PCM Stereo avec des bonus.
- Depeche Mode: 1980-81 (Do We Really Have to Give Up Our Day Jobs?) est un documentaire vidéo.
| Disque 1 (CD) | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 1. | New Life | 3:46 | |||||||
| 2. | I Sometimes Wish I Was Dead | 2:18 | |||||||
| 3. | Puppets | 3:56 | |||||||
| 4. | Boys Say Go! | 3:08 | |||||||
| 5. | Nodisco | 4:15 | |||||||
| 6. | What's Your Name? | 2:45 | |||||||
| 7. | Photographic | 4:43 | |||||||
| 8. | Tora! Tora! Tora! | 4:38 | |||||||
| 9. | Big Muff | 4:24 | |||||||
| 10. | Any Second Now (Voices) | 2:35 | |||||||
| 11. | Just Can't Get Enough | 3:44 | |||||||
| 12. | Dreaming of Me (cold end version) | 4:03 | |||||||
| Disque 2 (DVD) : DTS 5.1, Dolby Digital 5.1, PCM Stereo | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 1. | Depeche Mode: 1980-81 (Do We Really Have to Give Up Our Day Jobs?) | 28:24 | |||||||
| 2. | New Life | 3:46 | |||||||
| 3. | I Sometimes Wish I Was Dead | 2:18 | |||||||
| 4. | Puppets | 3:56 | |||||||
| 5. | Boys Say Go! | 3:08 | |||||||
| 6. | Nodisco | 4:15 | |||||||
| 7. | What's Your Name? | 2:45 | |||||||
| 8. | Photographic | 4:43 | |||||||
| 9. | Tora! Tora! Tora! | 4:38 | |||||||
| 10. | Big Muff | 4:24 | |||||||
| 11. | Any Second Now (Voices) | 2:35 | |||||||
| 12. | Just Can't Get Enough | 3:44 | |||||||
| 13. | Dreaming of Me (cold end version) | 4:03 | |||||||
| Disque 2 (DVD), pistes bonus : PCM Stereo | |||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| No | Titre | Durée | |||||||
| 14. | Ice Machine (cold end version) | 4:05 | |||||||
| 15. | Shout! | 3:46 | |||||||
| 16. | Any Second Now | 3:08 | |||||||
| 17. | Just Can't Get Enough (Schizo mix) | 6:44 | |||||||
Singles
[modifier | modifier le code]- Dreaming Of Me / Ice Machine ()
- New Life / Shout ()
- Just Can't Get Enough / Any Second Now[note 5] ().
Crédits
[modifier | modifier le code]Crédits tirés des notes de pochette de Speak & Spell[24].
- Depeche Mode - synthétiseurs, chant, production
- Daniel Miller - production
- John Fryer, Eric Radcliffe - ingénieurs
- Brian Griffin : photographies
Classements et certifications
[modifier | modifier le code]| Classement (1981-1982) | Meilleure position |
|---|---|
| 28 | |
| 49 | |
| 26 | |
| 45 | |
| 21 | |
| 10 | |
| 1 | |
| 10 | |
| 192 |
| Classement (1982) | Position |
|---|---|
| 77 |
| Classement (2006) | Meilleure position |
|---|---|
| 99 |
| Pays | Certification | Ventes certifiées |
|---|---|---|
| 250 000 | ||
| 50 000 | ||
| 100 000 |
.
.
Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les sources divergent sur la date exacte de sortie de l'album. Différentes publications indiquent la date officielle comme étant le 29 octobre, mais le propre site de Depeche Mode indique le 5 octobre.
- ↑ Le commentaire présage de la façon dont Alan Wilder serait inclus dans le groupe moins de six mois plus tard.
- ↑ Photographic a été ré-enregistrée pour Speak & Spell, et la version Some Bizzare de la chanson n'apparaîtrait plus nulle part avant la ressortie en 1988 de The Singles 81-85.
- ↑ Comme le premier album sur le label de Miller était d'un groupe allemand, il utilisait stumm, allemand pour 'mute', comme base pour les numéros de catalogue.
- ↑ Version instrumentale.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Ned Raggett, « Depeche Mode – Speak & Spell », sur AllMusic (consulté le )
- ↑ (en) Nitsuh Abebe, « Depeche Mode: Speak & Spell », sur Pitchfork, (consulté le )
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- ↑ « The Colin Larkin/Virgin 1000 Y2K » [archive du ], sur www.rocklistmusic.co.uk (consulté le )
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- 1 2 3 4 [vidéo] « Depeche Mode: 1980-1981 Speak & Spell Documentary - “Do we really have to give up our day jobs?“ », zombi, , 28:25 min (consulté le )
- 1 2 Ian Gittins (trad. Louise Courtin), Depeche Mode : Foi et dévotion, Paris, Place Des Victoires, , 240 p., p. 32
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- 1 2 3 4 5 Stripped: The True Story of Depeche Mode (trad. Anne-Spooky), Londres, Omnibus Press, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 (en) Dennis Burmeister et Sascha Lange, Depeche Mode: Monument, New York, Akashic Books, , 435 p., p. 16-23
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- ↑ [vidéo] « Depeche Mode - 1981-07-16 - NEW LIFE (Top of the Pops BBC) », DEPECHE MODE Far East Community, , 3:18 min (consulté le )
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- 1 2 Ian Gittins (trad. Louise Courtin), Depeche Mode : Foi et dévotion, Paris, Place Des Victoires, , 240 p., p. 24-25
- 1 2 Ian Gittins (trad. Louise Courtin), Depeche Mode : Foi et dévotion, Paris, Place Des Victoires, , 240 p., p. 34
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- ↑ (en-US) « Depeche Mode - No Time To Even Think (New Sounds New Styles, 1982) », sur dmremix.pro, (consulté le )
- 1 2 Ian Gittins (trad. Louise Courtin), Depeche Mode : Foi et dévotion, Paris, Place Des Victoires, , 240 p., p. 42
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- ↑ Le site du jour : Dictée Magique, Astrid Giradeau, Libération, 5 janvier 2009.
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- ↑ Lansure, « Lansure's Music Paraphernalia: DEPECHE MODE | DAVE GAHAN | MARTIN L. GORE », sur Lansure's Music Paraphernalia, (consulté le )
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- ↑ (en) Various - WEA Sampler Volume 6, (lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 Ian Gittins (trad. Louise Courtin), Depeche Mode - Foi et dévotion, Paris, Place Des Victoires, , 240 p., p. 47
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- ↑ Ian Gittins (trad. Louise Courtin), Depeche Mode - Foi et dévotion, Paris, Place des Victoires, , 240 p., p. 57-59
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- ↑ [[#Kyrou 2002|Kyrou, op. cit., p.369]].
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- ↑ « Gold-/Platin-Datenbank (Depeche Mode; 'Speak and Spell') »
- ↑ « Wayback Machine » [archive du ], sur www.ifpi.se (consulté le )
- ↑ (en) British Phonographic Industry, « British album certifications – Depeche Mode – Speak and Spell »
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Ariel Kyrou, Techno rebelle, un siècle de musiques électroniques, Paris, Éditions Denoël, , 428 p. (ISBN 2-207-25352-X)
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Speak & Spell sur le site officiel de Depeche Mode