Tour Chappe de Nancré
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La tour Chappe de Nancré est un ancien relais du télégraphe optique situé à Marigny-Marmande, dans le département d'Indre-et-Loire. Construite au XIXe siècle, elle fait partie de la ligne Paris-Bayonne jusqu’à sa mise hors service dans années 1850[1].
Localisation
[modifier | modifier le code]La tour est située au lieu-dit Le Télégraphe à Marigny-Marmande, dans le Indre-et-Loire, sur l'ancienne paroisse de Nancré[2]. Elle est située dans la forêt du Château de Noiré sur la route de Jaulnay, au sud du bourg de Nancré[3].
Elle se situe sur une position élevée (à l'altitude de 131 m), qui avait été choisie afin de garantir une visibilité optimale avec les stations voisines du réseau télégraphique. Comme les autres stations du réseau Chappe, la tour de Nancré était implantée sur un point offrant une bonne visibilité vers les relais voisins. Le bâtiment servait à abriter les opérateurs ainsi que le matériel nécessaire à la transmission des messages[4].
Le choix de l'emplacement répondait à un impératif de visibilité. Comme toutes les stations du réseau Chappe, la tour devait pouvoir communiquer visuellement avec les relais voisins, généralement espacés de huit à dix kilomètres. Nancré occupe alors une position importante sur la section Tours - Poitiers de cette ligne. Elle assurait la liaison visuelle entre la station de Ports-la-Plaine et la station de Saint-Gervais.
Histoire
[modifier | modifier le code]La tour de Nancré fut édifiée en moins de six mois durant l'année 1823, en même temps que l'ensemble des infrastructures de la ligne Paris-Bayonne. La tour est un bâtiment carré de 4 mètres de largeur et avait 5 mètres de hauteur[5], située sur une propriété privée.
Déclin et reconversion
[modifier | modifier le code]La tour n'est plus utilisée à des fins de télécommunications à compter de 1854. L’arrivée du télégraphe électrique au milieu du XIXe siècle rend progressivement obsolète le système Chappe. Le réseau optique cesse alors son activité. La tour n’a subsisté qu’à l’état de vestiges au début du XXIe siècle. La tour est encore conservée. L'édifice conserve son entrée à linteau mouluré ainsi que ses ouvertures d'origine. À l'intérieur subsistent des éléments de l'aménagement initial, notamment un enduit de teinte rosée. La séparation entre le rez-de-chaussée et l'étage demeure clairement visible, bien que le plancher intermédiaire ait aujourd'hui disparu[2].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ La station du Trou d' Enfer (Bailly)
- 1 2 Pierre Audin, Le télégraphe Chappe à travers la Touraine (1823-1853), Bulletin de la Société archéologique de Touraine, 2005.
- ↑ Le télégraphe de Chappe en Touraine
- ↑ Hebdotouraine
- ↑ Ernest Jacquez, Adhemar Kermabon, Atlas des lignes du télégraphe aérien construites de 1793 à 1852 Voir en ligne