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Posted: Aug 1, 2016 @ 5:56pm
Updated: Aug 1, 2016 @ 6:03pm

En jouant à TransOcean, j’avais comme un sentiment de nostalgie qui s’est installé très vite en moi. L’impression de connaitre ce jeu sans pourtant réussir à lui placer quelques souvenirs à son endroit. Finalement, c’est au bout de quelques heures de progression que je me suis rappelé d’un jeu sur Amiga qu’un ami, chez qui j’avais été pour jouer à Crazy Cars et Another World un mercredi après-midi, m’avait proposé d’essayer. Loin d’être convaincu, je lui ai gentiment dit qu’il était pas mal que ce serait mieux si on passait à des vrais jeux. Je n’avais jamais retenu son nom et c’est en cherchant sur internet que j’ai fini par lui recoller un nom, Ports of Call.

TransOcean est une grosse mise à jour de ce jeu de gestion de compagnie maritime. On commence avec un investisseur qui vous confie une somme d’argent, suffisant pour acheter votre premier rafiot. Le début du jeu fait office de tuto, on se laisse guider aisément et nous voilà déjà à devoir choisir notre premier port d’attache qui fera office de siège social. Parmi les différents ports proposés, il m’a semblé opportun de choisir un port en méditerranée où le trafic maritime me permet de réaliser de jolis contrats très vite.
Bien entendu, votre premier cargo est un collecteur (feeder) et pas des plus gros. Mais les premiers contrats honorés seront autant d’argent qui vous permettront de voir plus grand, plus gros. Il y a 5 classes de cargo, chacune avec ses caractéristiques. Et mêmes les navires de même classe différent tous des uns des autres.

La mer ne se vante pas d’être salée.

L’idée est simple, vous devez signer des contrats afin de remplir votre cargo de marchandises diverses. Vous avez accès à différents types de contrat selon le port où vous vous situez. Certaines affaires sont légales d’autres moins. Le choix de vos contrats se fera en fonction de la possibilité de fret de votre navire, de la destination, s’il y a un délai, etc. Le tout est de s’assurer un bon retour sur investissement pour chaque trajet effectué. De manière aléatoire, vous pouvez avoir un contrôle maritime et si vous transporter de la marchandise illégale, ce sera amende et immobilisation de votre navire durant un laps de temps (toujours un manque à gagner).

Mais la mer n'achète pas de poissons.

Le but est de grossir sa flotte afin de s’assurer un flux toujours plus important d’argent entrant. Facile d’accès, la monotonie pourrait vite s’installer si le jeu ne proposait pas des objectifs de mission. Chose qui nous permet de garder un cap et de continuer tout en faisant attention au rendement de nos navires, leur état (si besoin de rester en cale sèche pour réparation), opérer des travaux d’améliorations (moteur, coque, …) et acheter des licences pour être en légalité de fret de certaines marchandises (alcool, produits chimiques, armes).

En suivant le fleuve, on parvient à la mer.

Le jeu propose à chaque arrimage et accostage à un port de prendre les commandes de votre engin. C’est amusant à faire quelques fois, on s’amuse surtout de l’effet d’inertie propre à la conduite d’un (gros) bateau. Cependant, la répétitivité s’installe très vite. Au début, on fait cette opération presque systématiquement afin de faire des économies. Ensuite, dès que la routine s’installe, on automatise cette action qui nous coûte 100.000€ (pour la plus petite classe. Cela peut monter jusqu’à 400.000 pour les plus gros).

L'argent fait un chemin dans la mer.

Le problème de ces passages au port, en plus de la répétitivité c’est l’optimisation graphique. Plus d’une fois j’ai eu des baisses de framerate incompréhensibles. Généralement, lorsque j’arrivais à un nouveau port, je le faisais au moins une fois en arrivant et en partant (pour l’aspect découverte) et par la suite, je le faisais en automatique.

Chacun peut gouverner lorsque la mer est belle.

L’un des cœurs du jeu, ce sont les contrats client. Parmi les objectifs de mission, le jeu vous propose très vite de signer des contrats client où vous devez livrer un certain type de marchandise pour un client spécifique à destination d’un port bien précis. J’ai eu le malheur la première fois d’accepter tous les contrats d’un coup. Mal m’en a pris car je me trouvais avec des délais à respecter sous peine de m’exposer à des pénalités. Et là, je pense que ça m’a fait rappeler quelques souvenirs professionnels (tu sais, quand on te demande de livrer des tâches précises dans des délais limites sans t’en donner les moyens). Vous vous projetez et vous réaliser que vous allez devoir investir dans votre flotte, prendre des risques sur la maintenance afin d’assurer au mieux les délais, vous optimiser vos trajets afin de faire rentrer le plus possible de brouzouf. J'ai même sorti un calepin afin de noter les marchandises à prioriser. Finalement, passé ce rush (environ une vingtaine d’heure), j’ai pu me libérer de mes contraintes et voguer en mère plus calme.

Une mer calme n’a jamais fait un bon marin.

D’ailleurs, l’un de vos navires peut aussi à tout moment faire face à une tempête. 2 options s’offrent à vous, vous contournez la tempête en allongeant votre trajet ou de la traverser avec les risques d'avarie ou de perte de votre rafiot. J’ai perdu un navire de la sorte. Ma seule perte. Je l’avais nommé Titanic. Ça m’a débloqué un succès. J’en ai ri.

Au final, j'ai aimé ce jeu. L'objectif final est de racheter les part de l'investisseur (2 ou 3 millards). Sur la fin, la routine s'installe. Quand vous réalisez votre but, le jeu vous propose simplement de continuer. Vite expédiée comme fin, dommage.

De toute façon la mer c'est dégueulasse, les poissons baisent dedans !
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