Allégations environnementales : ce que change la directive « Empowering Consumers »

Allégations environnementales : ce que change la directive « Empowering Consumers »
29.092026
Mots-clésRéglementation
Secteurs
Ameublement et Aménagement
« Écologique », « respectueux de l’environnement », « biosourcé »… Les entreprises peuvent-elles encore utiliser ces termes pour présenter leurs produits ? La directive (UE) 2024/825 « EmpCo » est applicable à compter du 27 septembre 2026.

Face à la multiplication des pratiques d’écoblanchiment (greenwashing), la France et l’Union européenne ont bâti une règlementation pour protéger les consommateurs et garantir une concurrence loyale.

Le cadre français s’est d’abord structuré avec la loi AGEC (2020), qui a formellement interdit l’usage de mentions vagues et globales telles que « biodégradable » ou « respectueux de l’environnement » directement sur les produits et leurs emballages. La loi Climat et Résilience (2021) a franchi une étape supplémentaire en inscrivant le greenwashing au rang des pratiques commerciales trompeuses.

la directive européenne (UE) 2024/825, dite « Empowering Consumers », constitue une nouvelle étape. Elle est applicable depuis le 27 septembre 2026 et doit être transposée en droit français d’ici fin 2026.

Ce qui change concrètement

La directive encadre les messages commerciaux – textes, logos, images ou symboles – qui affirment ou suggèrent qu’un produit, un service ou une marque présente un bénéfice environnemental.

 

1. Les allégations génériques sont interdites

Des mentions comme « écologique », « vert », « respectueux de l’environnement », « bon pour l’environnement », « biodégradable » ou « biosourcé » ne peuvent plus être utilisées de manière générique.

Une précision claire et visible sur le même support peut toutefois permettre de caractériser précisément l’allégation.

❌ « Un mobilier écologique »

✅ « Ce modèle contient X % de matériaux recyclés »

à condition que cette information soit fiable, établie et vérifiable.

 
2. Les allégations doivent être prouvées

Les entreprises doivent pouvoir justifier leurs affirmations par des preuves solides, les communications doivent notamment être claires, pertinentes et fiables.

Cela concerne tous les supports : produits, emballages, fiches produits, catalogues, publicités et sites internet.

 
3. Les labels « maison » sont encadrés

Les entreprises ne peuvent plus utiliser librement des labels environnementaux qu’elles ont elles-mêmes créés.

Les labels doivent notamment reposer sur un système de certification ou un dispositif équivalent, avec des exigences précises et notamment un contrôle par une tierce partie indépendante.

 
4. La neutralité carbone est également concernée

La directive interdit notamment de présenter un produit comme ayant un impact climatique neutre ou réduit lorsque cette affirmation repose uniquement sur la compensation des émissions.

 

Que doivent faire les entreprises ?

Pour les fabricants et les marques, notamment dans l’ameublement, le premier réflexe est de passer en revue leurs communications environnementales :

  • Recenser les allégations, logos et labels utilisés ;
  • Vérifier ce que chaque affirmation signifie précisément ;
  • Identifier les preuves permettant de la justifier ;
  • Reformuler ou supprimer les mentions trop générales ou insuffisamment étayées ;
  • Vérifier les informations présentes sur l’ensemble des supports commerciaux.

L’objectif : passer d’une promesse environnementale globale à une information précise, compréhensible et démontrable.

 

À retenir

La directive « EmpCo » renforce les exigences applicables aux allégations environnementales pour lutter contre le greenwashing et améliorer l’information des consommateurs.

Pour toute allégation environnementale, les entreprises doivent maintenant respecter des règles de communication (clarté, pertinence, fiabilité) et avoir des preuves solides et vérifiables.

 

FCBA peut vous accompagner dans l’analyse de vos démarches et communications environnementales.

 

Retour Retour

La première promotion de l’incubateur FASME est lancée

La première promotion de l’incubateur FASME est lancée
07.092026
Après un appel à candidatures qui a suscité de nombreuses propositions, huit entreprises ont été sélectionnées pour intégrer la toute première promotion de FASME, l'incubateur dédié aux matériaux innovants porté par l'équipe Innovathèque de l'Institut technologique FCBA.

Pendant les prochains mois, elles bénéficieront d’un accompagnement technique et stratégique sur mesure :

  • Essais en laboratoire,
  • Expertise matériaux, formations,
  • Mise en relation avec les acteurs de la filière et réflexion sur les applications en ameublement.

L’objectif : accélérer le développement de leurs matériaux et favoriser leur intégration dans les mobiliers de demain.

Nous sommes heureux de vous présenter les lauréats de cette première promotion 2026

Félicitations à toutes ces entreprises, bienvenue dans l’aventure FASME et rendez-vous très bientôt pour suivre leur parcours au sein du programme !

Retour Retour

Passeport numérique de produit : ouverture du registre numérique européen des passeports

Passeport numérique de produit : ouverture du registre numérique européen des passeports
07.092026
Mots-clésRéglementation
Secteurs
Ameublement et Aménagement
Dans le cadre du règlement (UE) 2024/1781 du 13/06/2024 établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception pour des produits durables (dit « ESPR »), il est prévu la mise en place de passeports numériques de produits (dits « DPP ») pour la majorité des produits mis sur marché européen.

Cette obligation entrera en vigueur progressivement, avec la publication des actes délégués sectoriels. Pour les meubles (hors matelas), cet acte est prévu courant 2028, avec une entrée en vigueur 18 mois plus tard, ce qui fixera l’obligation de passeport à l’horizon 2029-2030. Pour les matelas, ce sera un an plus tard.

Depuis le 20 juillet 2026, l’infrastructure technique du registre numérique européen des passeports numériques de produits est opérationnelle et ouverte aux entreprises. Il s’agit de l’annuaire central officiel mis en place par la Commission européenne pour répertorier tous les DPP des produits mis sur le marché de l’Union. Il associera l’identifiant unique d’un produit (son code d’identification) à l’adresse URL où se trouvent stockées les informations chez l’opérateur économique responsable de la création du DPP. Ce registre central servira de preuve de l’existences des DPP et facilitera les contrôles par les autorités du marché. Les entreprises concernées par les futurs DPP sont dès à présent invitées à prendre connaissance du guide officiel d’utilisation du registre pour les opérateurs économiques, qui est mis à disposition par la Commission européenne depuis le 24 août sur son site web :

Avec le soutien du :

Retour Retour

Règlement emballages et déchets d’emballages (PPWR) : nouvelles obligations de puis le 12 août

Règlement emballages et déchets d’emballages (PPWR) : nouvelles obligations de puis le 12 août
27.082026
Secteurs
Ameublement et Aménagement
Le 12 août 2026, le règlement (UE) 2025/40 relatif aux emballages et aux déchets d’emballages est entré en application.

Ainsi, plusieurs exigences sont dès à présent applicables : le respect des limites de concentration de certaines substances (plomb, cadmium, mercure et chrome hexavalent pour tous les emballages, ainsi que les PFAS pour les emballages destinés au contact alimentaire), la constitution de la documentation technique (selon l’Annexe VII) qui comprend des informations sur la description et la composition de l’emballage, y compris le poids de chaque matériau, la démonstration du fait que l’emballage a été conçu pour permettre de faciliter sa recyclabilité et sa réutilisation, et que son poids, son volume et les espaces vides ont été minimisés sans pour autant dégrader ses fonctions principales de protection des produits. C’est sur la base de cette documentation technique que les fabricants pourront établir la déclaration UE de conformité (selon l’Annexe VII).

Ce règlement étant un règlement qui fixe un cadre, des actes secondaires (actes délégués et actes d’exécution), ainsi que des normes harmonisées, sont attendues afin de préciser la mise en œuvre d’un certain nombre d’exigences. Depuis le mois d’août, les projets d’actes secondaires suivants sont en cours de consultations publiques pour avis (disponibles sur le site Published initiatives) :

  • Projet de règlement d’application concernant le registre national des producteurs servant à contrôler le respect, par les producteurs d’emballages, des exigences liées à la responsabilité élargie des producteurs (REP) ;
  • Projet de décision déléguée les critères de durabilité pour les technologies de recyclage du plastique. Ces critères aideront à garantir que le plastique recyclé utilisé dans les emballages apporte les meilleurs bénéfices environnementaux possibles.
  • Projet de décision d’exécution concernant les conditions d’importation de plastiques recyclés ou d’articles contenant du plastique recyclé provenant de pays tiers (hors UE). Elle établira des règles méthodologiques pour garantir que les matériaux plastiques collectés ou recyclés dans les pays hors UE soient évalués, vérifiés et certifiés de manière équivalente à ces matériaux dans l’UE.
  • Projet de décision d’exécution concernant l’harmonisation des règles pour le calcul et la vérification du contenu recyclé dans les emballages plastiques

Pour rappel, le champs d’application du PPWR est très vaste car il englobe tous les emballages placés sur le marché de l’union, incluant les emballages primaires, secondaires et tertiaires et il concerne toutes les industries de tous les secteurs d’activités. Il adopte une approche basée sur le cycle de vie des emballages, qui prend en compte leur conception, le choix des matériaux, l’identification des utilisateurs et leur gestion lorsqu’ils deviennent des déchets. Il introduit de nouvelles exigences sur la recyclabilité, la réutilisation et la minimisation des emballages, ainsi que sur l’étiquetage, la constitution d’une documentation technique et l’établissement d’une déclaration UE de conformité écrite.

La conformité à ce règlement est directement liée à un accès au marché européen car les emballages qui ne seront pas conformes, ne seront plus autorisés.

Retour Retour

Innomatters : le podcast où la matière s’écoute et se réinvente

Innomatters : le podcast où la matière s’écoute et se réinvente
28.072026
Mots-clésInnovathèque
Secteurs
Ameublement et Aménagement
FCBA lance Innomatters, son nouveau podcast consacré aux matériaux innovants.

Pour cette première saison, FCBA donne la parole à des acteurs engagés dans le développement des matériaux biosourcés : des matériaux utiles et porteurs de solutions, qui ouvrent de nouvelles perspectives pour concevoir, produire et construire autrement.

Au fil des épisodes, experts, industriels et chercheurs partagent leurs connaissances, leurs intuitions et leurs retours d’expérience pour mieux comprendre les transformations déjà à l’œuvre et les possibles de demain.

Pensé par l’équipe Innovathèque de FCBA, Innomatters s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent explorer les nouveaux usages des matériaux, capter les signaux faibles et nourrir leur réflexion sur l’innovation.

Les premiers épisodes disponibles :

  • Des panneaux et des pommes avec Adaozañ

  • Introduction aux biosourcés avec FCBA

  • Les colles biosourcées avec Michelin ResiCare

  • Des sédiments marins dans nos salles de bain avec Gwilen

D’autres épisodes sont à venir.

Retrouvez Innomatters sur toutes les plateformes d’écoute

Podcast animé par Justine Rouger et Alice Huchon Colunga.

Podcast animé par Justine Rouger et Alice Huchon Colunga

Avec le soutien du

Retour Retour

CO.OPUS : un nouvel appel à projets pour valoriser les essences feuillues françaises

CO.OPUS : un nouvel appel à projets pour valoriser les essences feuillues françaises
27.072026
Mots-clésAppel à projets
Secteurs
ForêtAmeublement et Aménagement
CO.OPUS est un nouvel appel à projets destiné à favoriser les collaborations entre artisans de l'ameublement et de l'agencement et designers, afin de concevoir du mobilier contemporain mettant en valeur les essences feuillues françaises encore peu utilisées.

Développé dans le cadre du projet Feuillus CHOC, cet appel à projets est porté conjointement par l’UNAMA, FCBA, Le FRENCH DESIGN by VIA, Ecomaison et les partenaires de la filière, avec l’ambition de développer de nouveaux débouchés pour les essences feuillues françaises secondaires tout en valorisant les savoir-faire artisanaux et l’histoire des mobiliers régionaux.

Faire émerger de nouveaux usages pour les feuillus français

La forêt française est majoritairement composée de feuillus, dont certaines essences restent encore peu présentes dans les réalisations d’ameublement et d’agencement malgré leurs qualités techniques, esthétiques et environnementales.

À travers CO.OPUS, les partenaires souhaitent démontrer que ces essences peuvent devenir de véritables matériaux de création, capables de répondre aux attentes des marchés actuels tout en contribuant à une meilleure valorisation de la ressource forestière française.

L’appel à projets porte notamment sur plusieurs essences étudiées dans Feuillus CHOC :

  • Robinier 
  • Peuplier
  • Charme
  • Érable sycomore
  • Chêne rouge

Un appel à projets pour rapprocher création et savoir-faire

CO.OPUS repose sur la constitution de binômes réunissant un artisan-fabricant et un créateur (designer, architecte d’intérieur, décorateur…).

L’objectif est de faire émerger des projets conciliant :

  • Utilisation d’essences feuillues françaises encore peu employées ;
  • Valorisation du patrimoine mobilier régional français ;
  • Innovation et faisabilité technique ;
  • Qualité d’usage.

Les projets pourront relever aussi bien de l’ameublement que de l’agencement.

Un accompagnement pour concrétiser les projets

Les équipes sélectionnées bénéficieront notamment :

  • D’un accompagnement technique et méthodologique ;
  • D’un soutien financier pour la réalisation d’un prototype ;
  • D’une mise à disposition de bois dans le cadre du projet Feuillus CHOC ;
  • D’actions de valorisation auprès des professionnels et du grand public.

Les prototypes réalisés seront présentés lors d’une exposition nationale.

Un appel à projets construit à partir des besoins des artisans

Avant son lancement, une enquête nationale, complétée par plusieurs entretiens approfondis auprès d’artisans de l’ameublement et de l’agencement, a permis d’identifier les principaux freins et leviers liés à l’utilisation des essences feuillues secondaires.

Les échanges montrent notamment que :

  • Les artisans sont ouverts à l’expérimentation de nouvelles essences lorsque leurs caractéristiques sont bien connues ;
  • Les choix d’essences restent aujourd’hui largement guidés par la demande des clients ;
  • Une meilleure connaissance des propriétés des bois, un approvisionnement sécurisé et des réalisations inspirantes constituent des leviers importants pour favoriser leur utilisation.

CO.OPUS a ainsi été conçu pour répondre concrètement à ces enjeux en favorisant l’expérimentation, les collaborations et la création de références visibles pour la profession.

Calendrier

  • 7 septembre 2026 à 9h: webinaire d’information
  • 29 septembre 2026 : speed dating artisans–designers organisé par Le FRENCH DESIGN by VIA
  • 18 décembre 2026 : clôture des candidatures
  • Janvier 2027 : sélection des lauréats et lancement des projets

Candidatez

Les candidats sont invités à constituer un binôme artisan-créateur et à proposer un projet répondant aux objectifs de l’appel à projets.

Les dossiers de candidature sont à transmettre avant le 18 décembre 2026 à 23h59, à l’adresse suivante :

Retrouvez ci-dessous :

À propos de Feuillus CHOC

Le projet Feuillus CHOC vise à favoriser l’utilisation des essences feuillues françaises peu valorisées dans les secteurs de l’ameublement et de l’agencement, en levant les freins techniques, économiques et culturels qui limitent aujourd’hui leur diffusion.

Retour Retour

AgriCosmétique

AgriCosmétique
10.072026
Mots-clésConférence
Secteurs
Environnement
Le 9 juillet dernier, FCBA Bordeaux a eu le plaisir d'accueillir le groupe de travail « AgriCosmétique », organisé par Cosmetic Valley et la Région Nouvelle-Aquitaine.

Cette journée a été l’occasion de réunir les acteurs de l’écosystème néo aquitain autour d’un temps d’échanges consacré aux réalisations menées jusqu’à présent et aux perspectives de développement pour les trois prochaines années.

La filière parfumerie cosmétique en Nouvelle-Aquitaine cherche à valoriser les agro-ressources régionales afin se sourcer plus facilement en local. Les ressources forestières et les co-produits bois sont une ressource mobilisable pour cette industrie, lier les ressources disponibles et les demandes aval est un enjeu.

Les discussions ont permis de dresser un bilan des actions engagées, d’identifier les enjeux à venir et de réfléchir collectivement aux orientations futures de la filière AgriCosmétique.

L’après-midi s’est poursuivi par la visite des laboratoires de chimie-écotoxicologie et de biologie de l’Institut technologique FCBA Bordeaux, offrant aux participants l’opportunité de découvrir les équipements, les compétences et les travaux conduits au sein de l’institut technologique.

Merci à l’ensemble des participants pour la richesse des échanges et leur contribution à cette dynamique collective au service de l’innovation et du développement de la filière !

 

Retour Retour

Ressource forestière : anticiper les défis de demain et valoriser toutes les essences

Ressource forestière : anticiper les défis de demain et valoriser toutes les essences
29.062026
Secteurs
Forêt
Lors du Carrefour International du Bois, deux conférences complémentaires ont permis d'aborder une question centrale pour l'avenir de la filière : comment garantir la disponibilité de la ressource forestière tout en créant davantage de valeur à partir des bois français ?

Une ressource sous pression mais des perspectives encourageantes

La conférence « Ressource française : aura-t-on encore du bois demain ? » a réuni plusieurs experts de la forêt et du bois, parmi lesquels Marin Chaumet (FCBA), Nicolas Douzin Didier (Fédération Nationale du Bois), Claire Quinones (ONF) ainsi que des représentants de l’IGN et des experts forestiers.

Au cœur des échanges : les impacts du changement climatique, les tensions d’usage et les conditions nécessaires pour sécuriser l’approvisionnement en bois français dans les décennies à venir.

Marin Chaumet a notamment présenté les résultats de l’étude « Projections des disponibilités en bois et des stocks et flux de carbone du secteur forestier français », qui analyse différents scénarios intégrant les effets du climat, de la gestion forestière et des modes de valorisation du bois.

Parmi les principaux enseignements :

  • Les volumes de bois d’œuvre disponibles devraient rester relativement stables d’ici 2050 ;
  • Le bois de crise, issu notamment des dépérissements ou des aléas sanitaires, représentera durablement une part significative de la ressource, avec au moins 10 % des volumes récoltés ;
  • L’anticipation, le renouvellement des peuplements et une gestion forestière adaptée seront essentiels pour limiter les récoltes subies et préserver le potentiel productif des forêts.

Ces conclusions soulignent la nécessité d’adapter dès aujourd’hui les stratégies sylvicoles et industrielles aux nouvelles réalités climatiques.

Créer de la valeur avec toutes les essences

Cette adaptation passe également par une meilleure valorisation de l’ensemble des ressources disponibles. C’est précisément le sujet qui a été abordé lors de la conférence « Nouveaux horizons du bois français : comment créer de la valeur avec toutes les essences ? ».

À cette occasion, Nathalie Mionetto a présenté plusieurs travaux démontrant le potentiel de valorisation de bois aujourd’hui confrontés à des problématiques sanitaires ou de qualité.

Les résultats obtenus sur les épicéas scolytés et les hêtres dépérissants montrent notamment que ces ressources peuvent être intégrées dans des applications de construction, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives économiques pour la filière.

Les échanges ont également mis en lumière :

  • Les travaux en cours visant à développer une nouvelle classe d’emploi du sapin en classe 4, avec des essais actuellement menés sur le terrain ;
  • Les opportunités offertes par la valorisation des chênes dits « secondaires » dans des produits techniques à forte valeur ajoutée.
Retour Retour

Xylodating Douglas : l’innovation au service de la valorisation de la ressource

Xylodating Douglas : l’innovation au service de la valorisation de la ressource
25.062026
Secteurs
Forêt
Dans un contexte marqué par les tensions sur les approvisionnements et la hausse des coûts des matériaux pétrosourcés, le bois apparaît plus que jamais comme une solution d'avenir capable de conquérir de nouvelles parts de marché.

Xylodating Douglas : l’innovation pour valoriser la ressource forestière

Le 20 mai dernier, Xylofutur et France Douglas ont réuni les acteurs de la filière à l’occasion du Xylodating Douglas, une journée d’échanges consacrée aux innovations et aux perspectives de valorisation de cette essence stratégique.

Dans un contexte marqué par les tensions sur les approvisionnements et la hausse des coûts des matériaux pétrosourcés, le Douglas apparaît comme une ressource offrant de nombreuses opportunités de développement pour la filière bois.

Les interventions ont mis en avant le rôle des territoires forestiers, à l’image de la Nouvelle-Aquitaine et de Limoges Métropole, engagés dans la valorisation de leurs ressources locales. Les participants ont également découvert plusieurs avancées en matière de gestion forestière : outils de diagnostic des sols avant replantation, recherches sur la génétique des plants pour mieux anticiper les effets du changement climatique ou encore solutions de précision pour les travaux sylvicoles.

Au-delà des enjeux techniques, la prise en compte des attentes sociétales dans les pratiques de gestion forestière a également été soulignée comme un facteur clé pour construire une forêt durable et partagée.

La journée a enfin illustré la diversité des débouchés du Douglas, de la menuiserie aux maisons en kit, en passant par les panneaux acoustiques issus du réemploi ou encore de nouveaux usages dans les équipements sportifs. Autant d’exemples qui démontrent la capacité de la filière à innover et à créer de la valeur à partir de l’ensemble de la ressource.

Les échanges ont confirmé l’importance de renforcer les collaborations entre recherche, entreprises et territoires pour accompagner les évolutions de la filière et développer les usages du bois de demain.

Retour Retour

Carrefour International du Bois 2026 : trois jours d’échanges, d’innovation et de perspectives pour la filière bois

Carrefour International du Bois 2026 : trois jours d’échanges, d’innovation et de perspectives pour la filière bois
22.062026
Secteurs
2de transfo & Construction
À l’occasion du Carrefour International du Bois 2026, FCBA a mobilisé ses équipes et son expertise pour mettre en lumière les grands enjeux qui façonnent l’avenir des filières forêt-bois et ameublement.

Pendant trois jours, le stand de l’Institut a accueilli professionnels, industriels, collectivités, prescripteurs et partenaires autour d’un programme riche en démonstrations, conférences et retours d’expériences.

Les visiteurs ont pu découvrir plusieurs innovations et outils développés par FCBA, notamment le parcours Feuillus CHOC consacré à la valorisation des essences feuillues françaises, la table sismique pédagogique permettant de reproduire le comportement des structures bois face aux séismes, une termitière et un espace dédié aux certifications CTB et NF avec les nouveaux outils de prescription destinés aux professionnels de la construction.

Les conférences organisées par le Carrefour International du bois tout au long du salon ont permis d’aborder des sujets stratégiques pour la filière. Les échanges ont notamment porté sur la valorisation des bois de crise et des essences secondaires, démontrant que des ressources telles que les épicéas scolytés, les hêtres dépérissants ou encore certains chênes peuvent trouver de nouveaux débouchés à forte valeur ajoutée dans la construction et l’industrie. Ces travaux contribuent directement à renforcer la résilience économique de la filière tout en optimisant l’utilisation de la ressource forestière française.

La question de la disponibilité future du bois a également été au cœur des débats. Les résultats présentés par FCBA montrent que les volumes de bois d’œuvre devraient rester globalement stables à l’horizon 2050, tout en soulignant l’importance croissante des bois de crise liés aux effets du changement climatique. Ces analyses confirment la nécessité d’anticiper le renouvellement des forêts et d’adapter les stratégies de gestion pour sécuriser durablement l’approvisionnement des entreprises.

Sur le stand FCBA, quelques interventions ont permis :

  • D’accueillir Bordeaux Métropole et l’association Woodrise Vallée pour présenter la Cité du Bois 5.0 : un site unique dédié aux entreprises de la construction bois et des matériaux biosourcés, porté par une collectivité engagée et une dynamique collective en plein essor.
  • De faire intervenir notre équipe de PEFC France sur l’évolutions des pratiques face aux nouvelles exigences réglementaires sur la durabilité des bioénergies.
  • De présenter la construction bois et les zones à risque, par la fondation Maif et les Compagnons du Tour de France Occitanie, au travers d’explications sur la définition des zones à risque, l’importance du bon matériau à la bonne place et la mise en pratique avec la présentation d’un workshop international, réunissant 54 étudiants, architectes, ingénieurs et Compagnons du Tour de France autour d’un défi ambitieux : imaginer des habitats résilients adaptés aux zones exposées aux séismes, cyclones, crues ou fortes chaleurs.
  • De mettre en avant plus de dix années de collaboration entre FCBA et Kaufman & Broad autour de projets emblématiques de construction bois. Les réalisations Green Oak à Arcueil, la Tour Silva à Bordeaux et la Résidence La Rivière à Bressuire illustrent concrètement la capacité du bois à répondre aux enjeux environnementaux, architecturaux et réglementaires les plus ambitieux. Ces projets démontrent que la construction bois est aujourd’hui en mesure de conjuguer performance technique, réduction de l’empreinte carbone et qualité d’usage.

Parallèlement, les échanges organisés dans le cadre du programme Up’Fib, dont FCBA est un des partenaires, ont permis de recueillir les attentes des collectivités en matière de construction bois.

Enfin les 3 jours de salon ont permis de présenter la nouvelle formule Connect’Expert de 6h. Une formule sans contrainte qui vous permet d’avoir une banque de 6h pour discuter avec nos experts selon vos besoins. En savoir plus 

Cette édition 2026 a ainsi confirmé le rôle du Carrefour International du Bois comme rendez-vous incontournable de la filière. Elle a surtout démontré la capacité collective des acteurs à innover, à partager leurs connaissances et à construire ensemble les réponses aux défis économiques, environnementaux et sociétaux de demain. À travers ses démonstrations, ses conférences et ses nombreux échanges, FCBA a réaffirmé sa mission : accompagner les professionnels dans la transformation durable des filières forêt-bois et ameublement.

Merci à tous les intervenants, tous les collègues et au Carrefour international du bois d’avoir rendu ce beau programme de trois jours possible.

Retour Retour
Secret Link