babayaga
"Si vous ne tenez pas à voir, pourquoi donc iriez-vous vous confronter à l'obscurité?" Stephen King.
Signer mon livre d'or Faire connaître mon blog Me contacter par mail Flux RSS
Gustav Klimt

"Si vous devez vous rendre dans un endroit très sombre alors vous avez intérêt à vous munir d'une lumière vive et à la braquer sur toutes choses."

- Ami visiteur, si tu consacres ton précieux temps à lire mes débordements, accepte je t 'en prie de laissser témoignage de ton passage...
Ainsi parla non pas zarathoustra mais la baba gentiment, parce qu'il lui arrive parfois d'être gentille, attendu qu'c'est une chic fille, mais un poil frustrée ma fois de voir les statistiques, et si peu de critiques...

merci de votre visite jacques ! et peut-être que si vous ne comprenez pas le texte, c'est qu'il est mauvais ?
Par babayaga, le 22.04.2023
ah, ça ne s'arrange pas pour moi ! vos textes me sont toujours aussi inaccessibles ! la rivière vous comprenai
Par Cros Jacques, le 29.11.2022
de très beaux textes écrits avec ton cœur...
oui, nous vivons dans un pays en paix, on devrait apprécier mais
Par brigitte , le 29.12.2021
et joyeuses fêtes à ceux qui passent par là. le passant se raréfie, ce qui est rare étant cher, le passant m'e
Par babayaga, le 28.12.2021
voilà qui fait plaisir !
http://babayag a.centerblog.n et
Par babayaga, le 15.04.2021

· alchemy côté nuit
· Alchemy Poètes
· amours-et-douleurs-vagabondes
· anarchistar
· asshole
· aufildejb
· bandersnatch
· blindmind
· cessenon
· chez sab
· danskeletajerre
· darkmoonlessnight
· drkaroloth
· ecritssurlalune
· escapadeautomnale
· georgeswinnidog
· humeurs
· hywellhywelleternelpensees
· imbecilitecrasse
· jesuite
· ktizeb
· la vie en gris
· la-resonance-des-maux
· lapetitefouine
· les ptites putasseries du boudoir
· leschevaliersdelapocalpse
· lescouleursdemyriam
· loukristie
· luttecontrelaprocrastination
· mayizaralde
· mesphotographies
· monque
· onear
· pantherspirit
· perluette
· petitsdelires
· popotipopillou
· samson
· sweetdreamsart
· thebaddad
· unepenseedesmots
Date de création : 29.04.2011
Dernière mise à jour :
12.04.2023
1009 articles
>> Toutes les rubriques <<
· bleu crépuscule (29)
· noir café (86)
· A LIRE LE COGNASSIER nouvelle à 4 mains (8)
· AA Sorcières à l'ouest ! (8)
· BabaZebulleries (tableaux de KTIZEB) (12)
· Balnéothérapie... (5)
· Corps jeté 93 (7)
· COUP DE GUEULE (0)
· écritures partagées (4 mains &+) (24)
· Machins (25)
· QUICHE FROIDE ET CIE (22)
· Sans les corps (5)
· Sourire en coin (11)
· Textàlacon (46)
· Vertigespoir (9)
· la lumière d 'un tableau (clair-obscur)
· pffff / Francesca Woodman
· Quiche froide et cie /1
· Femme en chute libre
· de l'amour, de l'art ou du...* OU : article foutraquissime
· l'écorchée
· la femme cousue
· Avancer nue.
· Homme cadré à mi-corps ; nu.
· Fantaisie gothique
· "le cou court et les mains velues..."
· identités multiples*
· sur la jetée
· bla-blatte
· Salamandre

Éclipse de soi ellipse de moi, c'est ça ? Quelques mots jetés un jour de dégoût, notes de Mars, comme le lièvre du même nom, un jour de fou, j'ai tenté, j'ai saisi entre mes doigts engourdis, le burin de l'optimisme et j'ai saisi j'ai tenté de m'en flanquer un coup, et pan sur ta gueule, tenté de me cramer l'idée noire, un coup de barre, j'ai j'essaierai essayé, j'ai essayé de me brûler la gueule à l'optimisme, allez hop, timisme un peu, arrête un peu essayé de passer de dépasser de passer ma noirceur au tamis la mettre au tapis au tamis du feel good, de tamiser mes idées amuser musarder tamiser mes idées noires et avec la fine humeur que j'aurais récoltée, j'aurais aimé me pâtisser, me fabriquer, me tartiner une belle âme bien lisse, éclipse, est-ce que c'est ça un trouble de l'humeur ?
Sans changer d'heure, trouble un jour double toujours, c'est ainsi, double et duelle, duo cruel, un moi ci un moi là, et vice versa, vices versés vice caché, un moi là l'autre là-bas et tout en bas, pathologie familiale, famille aïe ...
Faut-il aurait-il fallu que je me lisse, que je me lusse que j'écrivisse, écrire ou crever, me cacher sous les rochers, mon âme-écrevisse, disparaît, faut-il aurait-il fallu la laisser dissimulée, la laisser la briser la tamiser, que perd-on dans le tamis quel est le prix ? De cette pâte bien lisse, bonne pâte, ellipse ?
Que met-on dans le tamis ?
Quel est le prix ?
*Titre initial : hop ! Timisme
La maisonnée tourne son murmure rassurant autour de moi, odeurs de cuisine et de feu de bois, je m'apaise pour un court instant. Mes rêves ont changé de couleur. Mais ce n'est qu'un armistice éphémère et je le sais.
Loin derrière le moi bien sage, s'embusque la rage.
Je l'avais un peu perdue celle là, dans les espoirs de vivoter sans douleur, de vivre en douceur, mais cette fin d'année me l'a ramenée.
Cette colère familière, rancunière. C'est un feu grégeois, il rampe dans les interstices de ma vie bien sage, dans les fissures d'un quotidien qui ne me rassure plus, qui m'attriste et qui m'effraie.
Là bas, sur les rives du marais, dans la boue au bord de la rivière, j'ai laissé la douleur et la vie de ces années où la baba vibrait, où la baba vivait. La sorcière levait haut les ossements au centre desquels elle tient son feu toujours vif.
La solitaire habitante de l'isba avait su tracer des chemins jusque vers elle, et j' existais , dans cet espace pulsant dans la nuit.
Mais j'ai choisi. Je vis ici. Les chemins sont envahis de ronces froides, plus personne ne danse sur la crête du volcan, la rivière a repris son cours éternel et ne remonte plus vers sa source.
Je suis tentée de revenir sur mes pas, de retourner dans l'isba alors que je sais la cabane vide, l'âtre mort, le feu parti.
Tentée de retourner m' allonger une dernière fois, me bercer par les voix abîmées dans le marais. La rancune, la colère, la tristesse voudraient volontiers m'escorter.
Je laisserai rêver mon reflet dans le lac, là bas.
Lorsque le murmure du solstice s'infiltre dans la nuit déjà tombée , d'étranges signes se glissent entre mes lèvres, rêvant d'être prononcés.
Je parlais autrefois une langue différente, ma voix avait sous le feuillage le velours des soirs d'été. L'arbre vibrait sous ma main et la rivière me comprenait.
Je ne suis plus aujourd'hui qu'une syllabe survivant d'un long poème que les hommes ont oublié. Il y a bien longtemps, ils me récitaient pour se donner du courage, gloire et fortune sonnaient à mes côtés.
Les bouleaux s'inclinaient sur mes pas, la rivière m'escortait, lorsque je rentrais chez moi, là où vit la baba yaga.
Je ne suis qu'une note que le compositeur négligea d'effacer, au bas de la portée de son œuvre ratée. J'ai su m'accorder à d'invisibles harmonies mais aujourd'hui, quand il vient me hanter, leur souvenir est muet.
La rivière suit son cours noble, sans prêter plus d'attention à celle que j'étais, la rivière me comprenait.
Je parlais une langue différente dont l'écho me tient parfois éveillée, l'alphabet des nuits d'été.
J'assemble dans le sable les mêmes lettres, les mêmes sons mais ma voix ne sait plus les prononcer, j'assemble dans le sable de vieux mots effacés.
La rivière va tout droit , la rivière n'attend pas celle que je suis, celle que j'étais, la rivière qui me comprenait.
(illustration : delta du Gange, photo trouvée sur le net et retatouillée)
Version 1
Je ne suis qu'un tas d'os sous une couverture glacée, mes yeux ne voient plus depuis longtemps, je ne sais plus pleurer.
Je parlais autrefois une langue différente, ma voix avait sous le feuillage le velours des nuits d'été. L'arbre s'inclinait sous ma main et la rivière me comprenait.
Je ne suis qu'une syllabe survivante d'un long poème que les hommes ont oublié. Il y a bien longtemps, ils me récitaient pour se donner du courage, gloire et fortune étaient mes sonorités.
Les bouleaux s'inclinaient sur mes pas, la rivière m' escortait, lorsque je rentrais chez moi, là où vit la baba yaga.
Je ne suis qu'une note que le compositeur négligea d'effacer, au bas de la portée de son œuvre ratée.J'ai su m'accorder à d'invisibles harmonies mais aujourd'hui, quand il vient me hanter, leur souvenir est muet.
Je parlais une langue différente dont l'écho me tenait éveillée, l'alphabet des nuits d'été.
J'assemble dans le sable les mêmes lettres, les mêmes sons mais ma voix ne sait plus les prononcer, j'assemble dans le sable de vieux mots effacés.
La rivière va tout droit , la rivière n'attend pase celle que je suis, celle que j'étais,
La rivière qui me comprenait.
Les pétales rosés de la plante achetée hier dans un élan d'optimisme
Le chien se découpant au dessus de la vallée,
Le vent.
Quelque chose qui lutte pour faire taire mes angoisses
Et mon bras, nu.
Ou dame, damned, voici venir
Les âmes luxées des damnés
Quand la télé tourne en boucle
J'essore le jus serré de rêves décharnés
- Or mes rêves n'ont plus de chair
J'ai cru m'en affranchir
Et je l'ai payé cher
Mais c'était sans compter le rire des pendus en cravate
Rien ne s'efface jamais,
Dans mon cerveau-disque
L'aiguille saute sur le sillon gravé
Gravé aux sentiments
Gavé aux boniments
L'aiguille saute lancinante
Et ses sursauts me hantent.
Vivons-nous encore ?
Depuis vendredi, j'ai lu beaucoup de choses à propos de l'assassinat dont a été victime un professeur de collège. J'ai choisi de ne pas lire la boue, mais des textes écrits par des collègues, empreints de colère, dignes, émouvants.
Depuis vendredi la pensée de cet homme exécuté pour avoir exercé son métier ne m'a pas quittée, filigrane du week-end, triste et noir.
Alors je me suis dit que peut-être je pourrais écrire aussi. Comme je l'ai fait pour Charlie, comme je l'ai fait pour Paris.
J'ai hésité à le faire, je ne sais pas si c'est bien de le faire. Parce que je suis sidérée. Je ne peux pas évoquer cet acte ignoble sans craindre l'ignominie à mon tour. Ignominie de parler de Samuel Paty , quand on l'a fait taire, ignominie de sentir l'émotion m'étreindre quand ses proches épuisent leurs larmes, ignominie de donner mes mots à un acte abject qui ne mérite que le silence.
Ignominie aussi, de ne pouvoir m'empêcher de penser à la terrible jeunesse du meurtrier, quel monde pourri que le nôtre qui fabrique des assassins de 18 ans.
Vendredi soir c'était le début des vacances de la Toussaint et comme tous les enseignants, je m'en suis réjouie.
Samuel Paty aurait dû pouvoir le faire aussi.
J'ai pensé aux 4 paquets de copies que j'avais à corriger, et que j'attendrais lundi pour les attaquer.
Samuel Paty aurait dû pouvoir le faire aussi.
J'ai ôté mon masque avec soulagement, en me disant que pendant 15 jours j'allais pouvoir respirer plus librement,
Samuel Paty aurait dû pouvoir le faire aussi.
J'ai pesté contre les derniers mails de la journée, dispositions pour la rentrée, réunions prévues et imprévus à gérer.
Samuel Paty aurait dû pouvoir le faire aussi.
J'ai pensé à mes proches, à mes enfants, à mes amis, que je verrai pendant ces vacances , j'ai pensé à cette vie que j'ai en dehors du boulot, de ce boulot que j'aime et que j'ai choisi.
Samuel Paty aurait dû pouvoir le faire aussi.
Samuel, je ne te connaissais pas, mais aujourd'hui je sais ton nom et je veux m'en souvenir. Je veux me souvenir du métier que j'exerce et de pourquoi je le fais et de pourquoi tu le faisais.
Pour apprendre à penser à des enfants, pour qu'ils ne deviennent pas des meurtriers de 18 ans.
[illustration : dessin de presse paru dans Ouest France hier ]
Je me suis perdue
Parmi celles qui sont en rouge
La seule chaleur qui m'anime est celle de cette couleur, dont j'aime encore me vêtir
Flamme pour rire
Et dépression d'occasion
Comme un éclat qui sait frémir
Entre les branches nues du désespoir
Je m'y cogne à nouveau, sans savoir avec exactitude pourquoi,
Est-ce la saison ? Est-ce ma raison ?
Toujours chez moi trop de raison, raide-poison
- je savais dire peut être ce froid là, autrefois
Voici l'abîme absolu dans lequel je glisse, le vide sans mot, sans mot dire, maudire, jeu à deux balles que j'affectionne, les jeux de mots sont la corde sur laquelle les funambules du désespoir traversent leur champ de mine personnel,
C'est encore pas mal, non, ça ? Le chant du cygne de la baba, un signe d'encre noire, cela ira de soit.
Je tape à la chaîne sur le clavier du téléphone qui a remplacé l'ordinateur, à quoi bon,
Je m'étais cru vivante, de ma vie de papier, vide clavier, et malgré la douleur, je crois que je l'étais en effet, cachée dans ma maison du marais .
Puis la douleur s'est estompée et peut-être qu enfin, oui, je pouvais vivre, mais cela n'a pas duré.
Je me sens à nouveau attirée vers un fond triste et froid, tapissé des feuilles racornies de ce qui ne fut pas.
Est-ce la saison, est-ce déraison, si j'ai déserté la demeure que j habitais en secret ?
Je suis celles qui sont en rouge, où rien ne bouge, à peine un éclat mourant dans les cheveux, à peine un regret au coin des yeux.
Illustration : Ofra Amit
Alors que tout s'assombrit et que le monde semble absorber toujours plus de noirceur,
Papier buvard à peine conscient de sa propre inutilité,
Alors que nous sommes saturés des couleurs criardes de la misère intellectuelle
Et que le quotidien vomit son inhumanité
Il faudrait juste savoir
Ouvrir les blancs
Durant cet étrange entre deux
Mes lignes ont bougé
Les remparts que j'avais presque abattus puis relevés,
Tremblent sur leur base
Et l'ombre qu'ils projettent
Devient un peu moins nette
Enfermée comme des milliards d'autres
J'ai adossé mes peurs
À des milliards d'autres peurs
Dans ce meli-mélo d'angoisses
Et de paranoïa mondiale
J'ai commencé à me montrer,
Par fragments, sur du papier canson
Pas avec mes mots écorchés, marécages et ciel d'orage
Mais entrebaillant sous mes crayons
Les portes que j'avais refermées
J'ai laissé voir quelques parcelles de qui j'étais
à ceux qui sans vraiment me connaître,
Me côtoyaient
Je ne saurai jamais si je suis prête
La peur m'étreint et je regrette
L'époque où les mots que je cachais
M'aidaient à être
Car il était facile de se livrer
Dans l'eau troublée du marais
Ce que je voyais à la surface mouvante,
Je le sais aujourd'hui,
N'était pas la face vraie d'une âme aimante,
Mais une illusion édifiée sous le vent
Des bouleaux blancs
Il est difficile encore de prendre avec moi ce qui a été pêché
Dans la rivière sauvage et sous les miasmes du marécages,
Difficile de relever mes filets,
Et de dire : me voilà.
Personne ne m'y oblige, il est si facile de rester dissimulée
Dans l'ombre du marais
De laisser la baba vivoter quelque part là bas
Il me suffirait à moi de savoir
Qu'elle est là
Et qu'elle se cache,
Ce serait sans danger
Mais,
Imperceptiblement,
je crois que mes lignes ont bougé,
Sans que je le veuille et sans que cela me blesse
Alors peut être que je peux passer
De l'ombre profonde où je me dissimulais
À mi ombre.