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Gunther Walraff

Auteur

41 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par katou6464 2011-08-22T18:19:25+02:00

Biographie

Günter Wallraff (de son vrai nom Hans-Günter Wallraff) est un journaliste d'investigation allemand né le 1er octobre 1942 à Burscheid près de Cologne.

Günter Wallraff se fit connaître par sa méthode d'enquête retentissante, qui fut parfois qualifiée de « wallraffienne » en Allemagne. Son principe d'investigation est basé sur l'expérience personnelle, au cours d'une infiltration dans l'environnement proche de la cible du reportage. Wallraff adopta à chaque fois une identité fictive et n'était donc pas reconnaissable comme journaliste. Il écrivit ainsi des livres dénonçant certaines situations sociales et essayant d'apporter un nouveau regard sur le fonctionnement de la société.

Les intéressés critiquèrent fréquemment la méthode d'enquête de Wallraff, comme ayant porté atteinte à leur vie privée ou mis en péril des secrets professionnels. On essaya par conséquent souvent d'entraver ses enquêtes. En particulier, le Bild-Zeitung tenta de le faire après avoir été le sujet d'un de ses livres. Les méthodes de Wallraff furent cependant toujours considérées comme conformes aux lois par les juges. Les conclusions des tribunaux en faveur de Wallraff s'appuient sur la liberté de la presse et l'intérêt de la société, en particulier dans les domaines influant la formation de l'opinion publique et les prises de décision politiques. Les victimes des reportages obtinrent cependant qu'il soit précisé, par exemple, qu'aucune conversation privée ne pouvait être divulguée.

Günter Wallraff fut parmi les premiers allemands à faire objection de conscience à l'utilisation des armes pendant son service militaire. Malgré son objection de conscience, Wallraff dut intégrer la Bundeswehr. Mais comme il s'y refusait à utiliser une arme, il fut démobilisé pour « inaptitude en temps de guerre et de paix », ce que les opposants à son travail rappellent volontiers.

En 1977, Wallraff travailla quatre mois sous l'identité de «Hans Esser», journaliste à la Bild-Zeitung à Hanovre. Dans les livres Le Journaliste indésirable et Zeugen der Anklage (« témoin à charge »), il décrit son expérience à la rédaction du journal, et les méthodes d'investigation bafouant parfois la vie privée. La Bild-Zeitung poursuivit Wallraff en justice jusqu'en 1981, se présentant devant chaque instance juridique jusqu'au Tribunal fédéral. Le laborieux recours constitutionnel qui suivit aboutit même, en 1983, à un jugement de la Cour constitutionnelle fédérale en sa faveur. Ainsi Wallraff peut fièrement affirmer qu'encore aujourd'hui, « à la Bild-Zeitung certains journalistes continuent à me haïr pour raison constitutionnelle ». En 1987, le journaliste Hermann L. Gremliza affirma avoir rédigé une partie du livre Le Journaliste indésirable à la place de Wallraff.

En 1980, Wallraff traduisit avec des artistes allemands comme Wolf Biermann les paroles du groupe néerlandais Bots en allemand pour l'Album Aufstehn!. Il en sortit entre autres le succès musical Sieben Tage lang.

En 1985-1986, dans un même genre de journalisme d'investigation, Wallraff se crée une identité de travailleur turc, Ali Sinirlioglu (n.b: les turcs sont la plus forte population immigrée en Allemagne), prêt à faire tout travail (entre autres, il travaille quelques mois pour l'entreprise sidérurgique Thyssen). Il raconte dans le livre tête de turc sa descente aux enfers, les brimades reçues, les conditions de travail épouvantables que subiraient les travailleurs turcs immigrés en Allemagne[1].

En septembre 2003, pendant l'examen des dossiers « Rosenholz » par la Mission d'enquête sur la Stasi, on entendit dire que Wallraff avait été lié à la Stasi dans les années 1960. Wallraff contesta avoir jamais travaillé activement pour la Stasi. Le 17 décembre 2004, suite à la plainte de Wallraff contre les éditions Springer, qui l'avaient plusieurs fois décrit comme collaborateur de la Stasi, le tribunal de Hamburg jugea qu'au vu des documents présentés par Springer, il n'y avait aucune preuve des accusations portées, et que par conséquent de telles affirmations ne pouvaient pas être réitérées. Le 10 janvier 2006, la Cour d'appel de Hamburg confirma ce jugement au détriment des éditions Springer.[réf. souhaitée]

En 2009, il publie dans Die Zeit un article sur le quotidien des SDF des grandes villes allemandes l'hiver, toujours avec un déguisement et une fausse identité.

En 2010, est sorti son livre Parmi les perdants du meilleur des mondes[2] (Editions La Découverte), dans lequel il reprend, en plus de son article sur les SDF, différentes enquêtes comme celle où il se glisse dans la peau d'un noir, d'un ouvrier d'une boulangerie industrielle, d'un chef d'entreprise,...

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Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Sinette48 2012-05-27T08:04:34+02:00
Tête de turc

Un superbe témoignage, assez dur, mais qui explique bien la gravité des choses

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Commentaire ajouté par cricribib 2013-02-20T11:23:31+01:00
Tête de turc

ce témoignage, description détaillée des brimades et autre conséquence du rascisme est plutôt bien écrit. J'ai du le lire pour l'école, je n'ai pas été transportée par l'histoire, je l'ai trouvé trop long. Mais c'est pas mal pour une introspection sur soit même... comment réagiriez vous face à ça?!

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Commentaire ajouté par Julitlesmots 2016-02-25T11:28:08+01:00
Tête de turc

Bestseller dans le monde entier. On est face au racisme dans toute sa splendeur, dans une Allemagne des années 80. Vendu à plus de 500 000 exemplaires en France, montrant que plusieurs lecteurs se reconnaissent dans la description du journaliste.

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Commentaire ajouté par RMarMat 2020-08-19T17:23:47+02:00
Tête de turc

Ganz unten (Tout en bas) traduit par "Tête de turc", titre choc en français, est un livre emblématique que j’avais lu durant ma scolarité. J’en avais gardé un certain souvenir et depuis quelques temps, j’ai eu envie de le relire.

L’auteur Günter Wallraff est un journaliste d’investigation. En 1985, pour appréhender et dénoncer la manière dont la population turque est maltraitée dans son pays, il se fait passer pour l’un d’eux. Difficile, même après avoir lu ce témoignage d’imaginer les conditions de travail, les souffrances et les sacrifices de ce sous-prolétariat invisible et corvéable à merci.

Je ne m’en souvenais plus ! Mais ce qui m’a le plus frappé, après cette seconde lecture, c’est le racisme lattant, présent dans tous les milieux allemands auxquels se confrontent Ali dans cette expérience. Ce racisme sert d’ailleurs souvent d’alibi aux hommes d’affaires, aux représentants du clergé et même aux ouvriers eux-même pour justifier un comportement, une situation, des besoins allant à l’encontre de la dignité humaine et de la réglementation du travail, de la sécurité, de la santé. Pourquoi s’embarrasser de scrupules pour de «simples turcs», tant que l’on fait du profit !

C’est un tableau effrayant si l’on compare la vie des turcs d’aujourd’hui, aux traitements faits aux Juifs, aux Tziganes et autres communautés à l’époque hitlérienne. C’est d’autant plus alarmant que certains personnages que rencontre Ali dans cette expérimentation, expriment clairement leur nostalgie de cette époque où, selon eux, un pouvoir politique faisait régner l’ordre et offrait une perspective d’avenir aux travailleurs allemands.

Mais je ne veux pas faire ici d’une immersion, un jugement hâtif et général sur les allemand. J’étais trop jeune encore dans les année 1980 pour faire attention à ses choses là durant mes voyages scolaires et autres stages professionnels. J’espère que ce que nous relate Güner Wallraff n’est qu’un aspects minoritaire de la société allemande ! Je pourrai très bien extrapoler en imaginant un journaliste français tentant la même expérience, avec la même empathie à l’égard des populations d’origine nord-africaine. Quel aurait été son regard et le comportement de la France et de certains Français. Pour reprendre un phrase devenu célèbre d’une chanson «aurions-nous été pire ou meilleur...». Aujourd’hui dans quelle mesure nos esprits ont-ils évolué ?

J’aime l’état d’esprit, la bienveillance de Gûnter Wallraff. Il est admirable quand il refuse en guise de conclusion de juger les hommes qu’il a rencontré. Il nous invite plutôt à nous interroger sur le système économique et humain dans lequel nous vivons et que nous cautionnons implicitement ! En parlant d’Adler : «Avec toute son énergie et son imagination criminelles, il n’a rien d’un personnage exceptionnel. Rien ne serait plus faux que d’en faire un monstre. Il n’est finalement que l’un des milliers et des milliers de comparses et profiteurs d’un système fondé sur l’exploitation sans limite et le mépris des hommes.»

Un livre utile pour nous apprendre à ouvrir grand nos yeux et nos cœur aux autres.

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Commentaire ajouté par Sherlocked57 2020-10-30T22:33:57+01:00
Tête de turc

C'est un très bon livre. L'auteur qui est journaliste, a su très bien montrer dans quelles conditions vivaient les étrangers en Allemagne. Certains passages m'ont rendu très tristes. Je pense qu'il faut du courage pour avoir fait ces infiltrations. Et il en faut aussi pour réussir à vivre (survivre) dans de telles conditions.

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Commentaire ajouté par NicolaK 2022-04-25T14:39:15+02:00
Tête de turc

Je suis retombée sur ce livre qui m'avait beaucoup marquée quand je l'ai lu et sur lequel je me suis repenchée dernièrement.

Günter Wallraff est journaliste, et pour parler de la situation des Turcs en Allemagne dans les années 80, il se met en immersion complète pendant deux longues années, transformant son visage, lentilles pour ses yeux, adaptant son langage et s'affublant d'une perruque. Il devint alors Ali Senorlioglu, ouvrier sans qualification mais robuste, acceptant tout travail même chichement rémunéré.

Sous menace permanente d'une expulsion, les travaux les plus durs et les plus dangereux sont confiés à ces hommes, traités comme des esclaves, l'argent de poche leur tenant lieu de salaire leur est versé plus ou moins en intégralité. Sans papiers, sans protection sociale ou médicale, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes et accusent facilement quelques dizaines d'années de plus que leur âge véritable. Parler de trafic humain n'est pas un terme inapproprié. Certains Allemands sont d'ailleurs soumis au même régime. Les plus démunis, prêts à accepter n'importe quel travail pour arriver à subsister. Sauf que même subsister dans de telles conditions devient vite impossible et leur état de santé les empêche même de s'alimenter. Faiblesse, épuisement, maladies, blessures non soignées...

Les employés à charge de ce "personnel" très spécial ne sont pas des bourreaux, juste des gens "normaux" faisant leur travail au sein de grosses entreprises allemandes. Ils ne sont pas payés pour éprouver de l'empathie et leur détresse aussi bien physique que morale leur importe peu. Ces gens ne sont pas en règle, donc corvéables à loisir. D'autant qu'ils sont venus chercher ce travail, après tout, c'est donc que ça leur convient.

Ce livre a provoqué un raz-de-marée d'indignation, les autres pays occidentaux ont découvert ces pratiques immondes, tout comme les Allemands qui étaient tenus dans l'ignorance.

Un témoignage bouleversant qui se lit comme un roman, pourrais-je dire, puisqu'il est écrit ainsi. Les chapitres défilent rapidement, l'histoire est ponctuée de nombreux dialogues édifiants à chaque rencontre de l'auteur avec des "protagonistes", qu'ils soient travailleurs sociaux, chefs, collègues, employés de la protection sociale, et même religieux, voire des pompes funèbres.

Bien sûr, des fois on sourit... jaune... tellement certaines situations dépassent l'entendement. D'autres fois on est sidérés, tel ce moment où l'auteur veut entrer dans une église et se signer. Le prêtre l'en empêche, bien que reconnaissant que l'église n'est pas pleine, loin s'en faut, et il lui suggère de prendre de l'anti-gel et de faire un signe de croix avec. Parce que comprenez-vous, sans domicile fixe, on ne peut pas entrer dans une église.

Cet autre passage dont j'ai posté une petite citation, où notre homme va choisir son propre cercueil et s'informer sur les modalités de rapatriement de son propre corps... allant même jusqu'à demander si le faire pendant qu'il est vivant reviendrait moins cher.

Un livre que j'avais un peu oublié mais qui m'attendait dans un coin, tout prêt pour le moment où je le prendrai à nouveau, et que je conseille vivement. À mettre entre toutes les mains.

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Editeurs

LGF - Le Livre de Poche : 1 livre