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Tête de turc

Livre


Description ajoutée par Julitlesmots 2016-02-25T11:20:52+01:00

Résumé

Pour gagner sa vie, il est prêt à faire tous les boulots, " même les plus durs, même les plus insalubres ". Il sera successivement journalier dans une ferme, homme à tout faire chez McDonald's, manœuvre dans le bâtiment, OS dans les aciéries de Thyssen, cobaye dans l'industrie pharmaceutique, chauffeur d'un marchand d'esclaves, membre d'un " commando suicide " chargé d'aller colmater une fuite dans une centrale nucléaire... Il s'appelle Ali Sinirlioglu, il est turc, travailleur immigré en République fédérale d'Allemagne. Ou, du moins, c'est ce qu'indiquent ses papiers d'identité... Car sous les dehors " typiques " du travailleur immigré (teint mat, chevelure et moustache noires, vêtements misérables) se dissimule un génial metteur en scène : le journaliste Günter Wallraff, rendu célèbre en Allemagne par ses nombreux reportages " indésirables " en immersion. Pendant deux ans, Wallraff a vécu comme un Turc, trimé comme un Turc, subi les brimades et les discriminations qui constituent le lot de nombre d'immigrés dans cette démocratie de bon renom qu'est la RFA. " Tout en bas " (Ganz unten), comme l'indique le titre original de ce reportage. Vendu à plusieurs millions d'exemplaires en Allemagne, à plus de 500 000 en France depuis sa traduction à La Découverte en 1986, ce livre exceptionnel n'a rien perdu de son actualité et la violence des relations sociales qu'il met en scène n'a pas fondamentalement évolué en un quart de siècle.

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extrait

Extrait ajouté par RMarMat 2020-07-27T10:56:40+02:00

Adler, en tant que tel, ne nous intéresse pas particulièrement. Avec toute son énergie et son imagination criminelles, il n’a rien d’un personnage exceptionnel. Rien ne serait plus faux que d’en faire un être à part, un monstre. Il n’est finalement que l’un des milliers et des milliers de comparses et profiteurs d’un système fondé sur l’exploitation sans limites et le mépris des hommes.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par catf 2022-08-24T16:37:07+02:00
Or

Merci à @nicolak de m'avoir fait découvrir ce chef-d'oeuvre, grâce à une de ses critiques.

À force de le voir dans mes pense-bêtes, j'ai fini par l'acheter.

Ce recueil regorge de quelques photos qui permettent de voir cet homme (journaliste) s'immergeant dans la vie d'un Turc en Allemagne.

Pour soulager notre conscience, on pourrait se dire que ce n'est pas en France, que nous, nous respectons les étrangers. Que nenni, la réalité est bien pire.

Je me suis mariée, avec un homme d'origine algérienne. (divorcé, aujourd'hui…).

Je ne vais pas vous raconter mes déboires. Mais je peux vous dire que le racisme est bien présent dans tous les aspects en France. Et les remarques désobligeantes vis-à-vis de vos collègues, connaissances, vendeurs et famille sont plus qu'actuels dans ce pays dit de fraternité.

C'est un recueil à dévorer, pour comprendre, pour combattre toute cette haine multi présent. Pour arrêter de traiter les immigrés comme des esclaves à petit budget.

Pour que les gros de ce monde nous considèrent, nous êtres humains, comme des personnes à part entière, et plus comme des bêtes munies de cartes de crédit.

Extrait :

Et là il me raconte l'histoire d'un ouvrier qui tombé accident dans le haut fourneau, s'est immédiatement désintégré. Il ne restait rien de lui, on a donc pris un peu de métal en fusion, symboliquement, et on l'a remis à la famille pour « l'enterrement ». Incorporé à l'acier, il est passé au laminage avant de « devenir » voiture, casserole, tank…

Bonne lecture !

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Commentaire ajouté par NicolaK 2022-04-25T14:39:15+02:00
Diamant

Je suis retombée sur ce livre qui m'avait beaucoup marquée quand je l'ai lu et sur lequel je me suis repenchée dernièrement.

Günter Wallraff est journaliste, et pour parler de la situation des Turcs en Allemagne dans les années 80, il se met en immersion complète pendant deux longues années, transformant son visage, lentilles pour ses yeux, adaptant son langage et s'affublant d'une perruque. Il devint alors Ali Senorlioglu, ouvrier sans qualification mais robuste, acceptant tout travail même chichement rémunéré.

Sous menace permanente d'une expulsion, les travaux les plus durs et les plus dangereux sont confiés à ces hommes, traités comme des esclaves, l'argent de poche leur tenant lieu de salaire leur est versé plus ou moins en intégralité. Sans papiers, sans protection sociale ou médicale, ils ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes et accusent facilement quelques dizaines d'années de plus que leur âge véritable. Parler de trafic humain n'est pas un terme inapproprié. Certains Allemands sont d'ailleurs soumis au même régime. Les plus démunis, prêts à accepter n'importe quel travail pour arriver à subsister. Sauf que même subsister dans de telles conditions devient vite impossible et leur état de santé les empêche même de s'alimenter. Faiblesse, épuisement, maladies, blessures non soignées...

Les employés à charge de ce "personnel" très spécial ne sont pas des bourreaux, juste des gens "normaux" faisant leur travail au sein de grosses entreprises allemandes. Ils ne sont pas payés pour éprouver de l'empathie et leur détresse aussi bien physique que morale leur importe peu. Ces gens ne sont pas en règle, donc corvéables à loisir. D'autant qu'ils sont venus chercher ce travail, après tout, c'est donc que ça leur convient.

Ce livre a provoqué un raz-de-marée d'indignation, les autres pays occidentaux ont découvert ces pratiques immondes, tout comme les Allemands qui étaient tenus dans l'ignorance.

Un témoignage bouleversant qui se lit comme un roman, pourrais-je dire, puisqu'il est écrit ainsi. Les chapitres défilent rapidement, l'histoire est ponctuée de nombreux dialogues édifiants à chaque rencontre de l'auteur avec des "protagonistes", qu'ils soient travailleurs sociaux, chefs, collègues, employés de la protection sociale, et même religieux, voire des pompes funèbres.

Bien sûr, des fois on sourit... jaune... tellement certaines situations dépassent l'entendement. D'autres fois on est sidérés, tel ce moment où l'auteur veut entrer dans une église et se signer. Le prêtre l'en empêche, bien que reconnaissant que l'église n'est pas pleine, loin s'en faut, et il lui suggère de prendre de l'anti-gel et de faire un signe de croix avec. Parce que comprenez-vous, sans domicile fixe, on ne peut pas entrer dans une église.

Cet autre passage dont j'ai posté une petite citation, où notre homme va choisir son propre cercueil et s'informer sur les modalités de rapatriement de son propre corps... allant même jusqu'à demander si le faire pendant qu'il est vivant reviendrait moins cher.

Un livre que j'avais un peu oublié mais qui m'attendait dans un coin, tout prêt pour le moment où je le prendrai à nouveau, et que je conseille vivement. À mettre entre toutes les mains.

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Commentaire ajouté par Sherlocked57 2020-10-30T22:33:57+01:00
Or

C'est un très bon livre. L'auteur qui est journaliste, a su très bien montrer dans quelles conditions vivaient les étrangers en Allemagne. Certains passages m'ont rendu très tristes. Je pense qu'il faut du courage pour avoir fait ces infiltrations. Et il en faut aussi pour réussir à vivre (survivre) dans de telles conditions.

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Commentaire ajouté par RMarMat 2020-08-19T17:23:47+02:00
Argent

Ganz unten (Tout en bas) traduit par "Tête de turc", titre choc en français, est un livre emblématique que j’avais lu durant ma scolarité. J’en avais gardé un certain souvenir et depuis quelques temps, j’ai eu envie de le relire.

L’auteur Günter Wallraff est un journaliste d’investigation. En 1985, pour appréhender et dénoncer la manière dont la population turque est maltraitée dans son pays, il se fait passer pour l’un d’eux. Difficile, même après avoir lu ce témoignage d’imaginer les conditions de travail, les souffrances et les sacrifices de ce sous-prolétariat invisible et corvéable à merci.

Je ne m’en souvenais plus ! Mais ce qui m’a le plus frappé, après cette seconde lecture, c’est le racisme lattant, présent dans tous les milieux allemands auxquels se confrontent Ali dans cette expérience. Ce racisme sert d’ailleurs souvent d’alibi aux hommes d’affaires, aux représentants du clergé et même aux ouvriers eux-même pour justifier un comportement, une situation, des besoins allant à l’encontre de la dignité humaine et de la réglementation du travail, de la sécurité, de la santé. Pourquoi s’embarrasser de scrupules pour de «simples turcs», tant que l’on fait du profit !

C’est un tableau effrayant si l’on compare la vie des turcs d’aujourd’hui, aux traitements faits aux Juifs, aux Tziganes et autres communautés à l’époque hitlérienne. C’est d’autant plus alarmant que certains personnages que rencontre Ali dans cette expérimentation, expriment clairement leur nostalgie de cette époque où, selon eux, un pouvoir politique faisait régner l’ordre et offrait une perspective d’avenir aux travailleurs allemands.

Mais je ne veux pas faire ici d’une immersion, un jugement hâtif et général sur les allemand. J’étais trop jeune encore dans les année 1980 pour faire attention à ses choses là durant mes voyages scolaires et autres stages professionnels. J’espère que ce que nous relate Güner Wallraff n’est qu’un aspects minoritaire de la société allemande ! Je pourrai très bien extrapoler en imaginant un journaliste français tentant la même expérience, avec la même empathie à l’égard des populations d’origine nord-africaine. Quel aurait été son regard et le comportement de la France et de certains Français. Pour reprendre un phrase devenu célèbre d’une chanson «aurions-nous été pire ou meilleur...». Aujourd’hui dans quelle mesure nos esprits ont-ils évolué ?

J’aime l’état d’esprit, la bienveillance de Gûnter Wallraff. Il est admirable quand il refuse en guise de conclusion de juger les hommes qu’il a rencontré. Il nous invite plutôt à nous interroger sur le système économique et humain dans lequel nous vivons et que nous cautionnons implicitement ! En parlant d’Adler : «Avec toute son énergie et son imagination criminelles, il n’a rien d’un personnage exceptionnel. Rien ne serait plus faux que d’en faire un monstre. Il n’est finalement que l’un des milliers et des milliers de comparses et profiteurs d’un système fondé sur l’exploitation sans limite et le mépris des hommes.»

Un livre utile pour nous apprendre à ouvrir grand nos yeux et nos cœur aux autres.

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Commentaire ajouté par Julitlesmots 2016-02-25T11:28:08+01:00
Lu aussi

Bestseller dans le monde entier. On est face au racisme dans toute sa splendeur, dans une Allemagne des années 80. Vendu à plus de 500 000 exemplaires en France, montrant que plusieurs lecteurs se reconnaissent dans la description du journaliste.

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Commentaire ajouté par cricribib 2013-02-20T11:23:31+01:00
Lu aussi

ce témoignage, description détaillée des brimades et autre conséquence du rascisme est plutôt bien écrit. J'ai du le lire pour l'école, je n'ai pas été transportée par l'histoire, je l'ai trouvé trop long. Mais c'est pas mal pour une introspection sur soit même... comment réagiriez vous face à ça?!

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Commentaire ajouté par Sinette48 2012-05-27T08:04:34+02:00
Diamant

Un superbe témoignage, assez dur, mais qui explique bien la gravité des choses

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