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フーコーのバイオポリティクス

Research note on "Foucauldian Biopolitics"

解説:池田光穂::医療人類学辞典

「現 代用語におけるバイオポリティクス(生 —政治学, 生物政治学, biopolitique, biopolitics)は、米本(2006)によると、およそ4つの用語法がある。つまり、ある議論の中で、バイオポリティクスを定義する場合には、そ れらのうち、どれを意識しているのかを明確にしないと、聴衆に混乱を招くことになる。(1)後期ミッ シェル・フーコーに よる、アナトモ・ポリティークの対語としてのバイオポリティクス (→「フーコーの生権力論」)(1’)いわゆる前期フーコーの『臨床医学の誕生』 にみられる、19世紀における「まなざし」の問題系(→「臨床概念の誕 生」),(2)政治学的現象を説明する際に社会生物学や進化生物学の理論を援用する議論としてのバイオポリティクス,(3)ヴァンダナ・シヴァが提唱する 先進国の多国籍企業が開発途上国の住民をもつ「豊かな生物多様 性」をさまざまな技術や法的手段を行使して搾取するバイオパイラシーを正当化させる、グローバルな政治的枠組みを指示することばとしてのバイオポ リティク ス,(4)先端医療や生物技術を行使する政策としてのバイオポリティクス.さて、そのようなことを踏まえて21世紀のバイオポリティクスにはどのようなも のがあるのか?」(→「バイオポリティクス」および「リベラリズムとバイオポリティクス」を参照)。

ミッ シェル・フーコーのコレージュ・ド・フランスの授業シラバス「社会は防衛しなければならない[Il faut défendre la société]」(1975-1976年)の授業シラバス[pdf] より1976年3月17日(最終回)の講義

COURS DU 17 MARS 1976 1976年3月17日(最終回)の講義
Du pouvoir de souveraineté au pouvoir sur la vie. – Faire vivre et laisser mourir. – De l’homme-corps à l’homme-espèce : naissance du bio-pouvoir. – Champs d’application du bio-pouvoir. – La population. – De la mort, et de celle de Franco en particulier. – Articulations de la discipline et de la régulation : la cité ouvrière, la sexualité, la norme. – Bio-pouvoir et racisme. Fonctions et domaines d’application du racisme. – Le nazisme. – Le socialisme.
主 権の力から生命に対する支配へ[バイオポリティクス]。――生かし、死なせる。――「身体としての人間」から「種としての人間」へ:バイオパワーの誕生。– バイオパワーの適用分野。 – 人口。 – 死、とりわけフランコの死について。 – 規律と規制の関連性:労働者都市、セクシュアリティ、規範。 – バイオパワーと人種差別。人種差別の機能と適用分野。 – ナチズム。 – 社会主義。
Il faut donc essayer de terminer, de boucler un peu ce que j’ai dit cette année. J’avais essayé un petit peu de poser le problème de la guerre, envisagée comme grille d’intelligibilité des processus historiques. Il m’avait semblé que cette guerre avait été conçue, initialement et pratiquement pendant tout le XVIIIe siècle encore, comme guerre des races. C’était un peu cette histoire de la guerre des races que j’avais voulu reconstituer. Et j’ai essayé, la dernière fois, de vous montrer comment la notion même de guerre avait été finalement éliminée de l’analyse historique par le principe de l’universalité nationale* . Je voudrais maintenant vous montrer comment le thème de la race va, non pas disparaître, mais être repris dans tout autre chose qui est le racisme d’État. Et alors, c’est la naissance du racisme d’État que je voudrais un petit peu vous raconter aujourd’hui, vous mettre en situation au moins.
そ こで、今年私が語ってきたことを、ある程度締めくくり、まとめる必要がある。私は、歴史的過程を理解するための枠組みとして捉えた「戦争」という問題を、 少しばかり提示してみた。この戦争は、当初、そして実質的に18世紀のほぼ全期間を通じて、人種間の戦争として捉えられていたように思われた。私が再構築 しようとしたのは、まさにこの「人種戦争」の歴史であった。そして前回は、国家の普遍性*という原理によって、戦争という概念そのものが最終的に歴史分析 から排除されていった経緯を、皆さんに示そうとした。今回は、人種というテーマが消滅するのではなく、国家による人種差別という全く別の形態へと再構築さ れていく過程について、皆さんに示したい。そこで、今日は国家人種差別の誕生について少しお話しし、少なくともその背景を理解してもらいたい。
Il me semble qu’un des phénomènes fondamentaux du XIXe siècle a été, est ce qu’on pourrait appeler la prise en compte de la vie par le pouvoir : si vous voulez, une prise de pouvoir sur l’homme en tant qu’être vivant, une sorte d’étatisation du biologique, ou du moins une certaine pente qui conduit à ce qu’on pourrait appeler l’étatisation du biologique. Je crois que, pour comprendre ce qui s’est passé, on peut se référer à ce qu’était la théorie classique de la souveraineté, qui finalement nous a servi de fond, de tableau à toutes ces analyses sur la guerre, les races, etc. Dans la théorie classique de la souveraineté, vous savez que le droit de vie et de mort était un de ses attributs fondamentaux. Or, le droit de vie et de mort est un droit qui est étrange, étrange déjà au niveau théorique ; en effet, qu’est-ce que c’est qu’avoir droit de vie et de mort ? En un sens, dire que le souverain a droit de vie et de mort signifie, au fond, qu’il peut faire mourir et laisser vivre ; en tout cas, que la vie et la mort ne sont pas de ces phénomènes naturels, immédiats, en quelque sorte originaires ou radicaux, qui tomberaient hors du champ du pouvoir politique. Quand on pousse un peu plus et, si vous voulez, jusqu’au paradoxe, cela veut dire au fond que, vis-à-vis du pouvoir, le sujet n’est, de plein droit, ni vivant ni mort. Il est, du point de vue de la vie et de la mort, neutre, et c’est simplement du fait du souverain que le sujet a droit à être vivant ou a droit, éventuellement, à être mort. En tout cas, la vie et la mort des sujets ne deviennent des droits que par l’effet de la volonté souveraine. Voilà, si vous voulez, le paradoxe théorique. Paradoxe théorique qui doit se compléter évidemment par une sorte de déséquilibre pratique. Que veut dire, de fait, le droit de vie et de mort ? Non pas, bien entendu, que le souverain peut faire vivre comme il peut faire mourir. Le droit de vie et de mort ne s’exerce que d’une façon déséquilibrée, et toujours du côté de la mort. L’effet du pouvoir souverain sur la vie ne s’exerce qu’à partir du moment où le souverain peut tuer. C’est finalement le droit de tuer qui détient effectivement en lui l’essence même de ce droit de vie et de mort : c’est au moment où le souverain peut tuer, qu’il exerce son droit sur la vie. C’est essentiellement un droit de glaive. Il n’y a donc pas de symétrie réelle, dans ce droit de vie et de mort. Ce n’est pas le droit de faire mourir ou de faire vivre. Ce n’est pas non plus le droit de laisser vivre et de laisser mourir. C’est le droit de faire mourir ou de laisser vivre. Ce qui, bien entendu, introduit une dissymétrie éclatante.
19 世紀の根本的な現象の一つは、いわゆる「権力による生命の取り込み」であったように思われる。言い換えれば、生き物としての人間に対する権力の掌握、生物 学的領域の国家化、あるいは少なくとも、いわゆる生物学的領域の国家化へとつながるある種の傾向である。何が起きたのかを理解するには、古典的な主権理論 に立ち返るべきだと考える。この理論は、結局のところ、戦争や人種などに関するあらゆる分析の基盤、枠組みとして機能してきたのだ。古典的な主権理論にお いて、生殺与奪の権が基本的な属性の一つであったことは周知の通りだ。しかし、生殺与奪の権とは奇妙な権利であり、理論的なレベルですでに奇妙なものだ。 実際、生殺与奪の権を持つとはどういうことなのか。ある意味で、主権者が生殺与奪の権を持つと言うことは、要するに、主権者が人を死なせたり生かしたりで きることを意味する。いずれにせよ、生と死は、政治的権力の範囲外にあるような、自然的で即座に生じる、ある種根源的あるいは根本的な現象ではないという ことだ。もう少し突き詰め、あえて言えばパラドックスに至るまで考えれば、それは本質的に、権力に対して、被支配者は本来、生でも死でもないということに なる。生命と死という観点からは中立であり、主体が生きる権利、あるいは場合によっては死ぬ権利を持つのは、単に主権者の意志によるに過ぎない。いずれに せよ、主体の生と死が権利となるのは、主権者の意志によってのみである。これこそが、いわば理論上のパラドックスである。この理論上のパラドックスは、当 然ながら、ある種の実践的な不均衡によって補完されなければならない。実際、生殺与奪の権利とは何を意味するのか。もちろん、主権者が生かすことも殺すこ とも自由だということではない。生殺与奪の権利は、不均衡な形でしか行使されず、常に「死」の側に偏っているのだ。主権者が生命に対して及ぼす影響は、主 権者が殺すことができるという時点から初めて発揮される。結局のところ、この「生殺与奪の権」の本質を実際に内包しているのは、「殺す権利」そのものであ る。主権者が殺すことができるその瞬間にこそ、主権者は生命に対する権利を行使するのだ。これは本質的に「剣の権利」である。したがって、この生と死の権 利には、真の対称性など存在しない。それは、死なせる権利や生かす権利ではない。また、生かしておく権利や死なせておく権利でもない。それは、死なせる権 利、あるいは生かしておく権利である。当然のことながら、これによって鮮明な非対称性が生じる。
Et je crois que, justement, une des plus massives transformations du droit politique au XIXe siècle a consisté, je ne dis pas exactement à substituer, mais à compléter, ce vieux droit de souveraineté – faire mourir ou laisser vivre – par un autre droit nouveau, qui ne va pas effacer le premier, mais qui va le pénétrer, le traverser, le modifier, et qui va être un droit, ou plutôt un pouvoir exactement inverse : pouvoir de « faire » vivre et de « laisser » mourir. Le droit de souveraineté, c’est donc celui de faire mourir ou de laisser vivre. Et puis, c’est ce nouveau droit qui s’installe : le droit de faire vivre et de laisser mourir.
そ して、まさに19世紀における政治法の最も大規模な変容の一つは、この古い主権の権利――「死なせるか、生かしておくか」――を、正確には置き換えるので はなく、補完する形で、別の新しい権利によって成されたものだと私は考える。その新しい権利は、前者をかき消すのではなく、それに浸透し、貫き、 変容させ、かつ、それとは正反対の権利、あるいはむしろ権力――すなわち、「生かす」ことと「死なせる」こと――となるものだ。主権の権利とは、つまり、 死なせるか生かすかの権利である。そして、この新しい権利――生かし、死なせる権利――が定着していくのである。
Cette transformation, bien sûr, ne s’est pas faite d’un coup. On peut la suivre dans la théorie du droit (mais là je serai extraordinairement rapide). Déjà, vous voyez, chez les juristes du XVIIE et surtout du XVIIIe siècle, posée cette question à propos du droit de vie et de mort. Lorsque les juristes disent : quand on contracte, au niveau du contrat social, c’est-à-dire lorsque les individus se réunissent pour constituer un souverain, pour déléguer à un souverain un pouvoir absolu sur eux, pourquoi le font-ils ? Ils le font parce qu’ils sont pressés par le danger ou par le besoin. Ils le font, par conséquent, pour protéger leur vie. C’est pour pouvoir vivre qu’ils constituent un souverain. Et dans cette mesure-là, la vie peut-elle effectivement entrer dans les droits du souverain ? Est-ce que ce n’est pas la vie qui est fondatrice du droit du souverain, et est-ce que le souverain peut réclamer effectivement à ses sujets le droit d’exercer sur eux le pouvoir de vie et de mort, c’est-à-dire le pouvoir tout simplement de les tuer ? La vie ne doit-elle pas être hors contrat, dans la mesure où c’est elle qui a été le motif premier, initial et fondamental du contrat ? Tout ceci est une discussion de philosophie politique qu’on peut laisser de côté, mais qui montre bien comment le problème de la vie commence à se problématiser dans le champ de la pensée politique, de l’analyse du pouvoir politique. En fait, là où je voudrais suivre la transformation, c’est au niveau non pas de la théorie politique mais, bien plutôt, au niveau des mécanismes, des techniques, des technologies de pouvoir. Alors, là, on retombe sur des choses familières : c’est que, au XVIIE et au XVIIIe siècle, on a vu apparaître des techniques de pouvoir qui étaient essentiellement centrées sur le corps, sur le corps individuel. C’étaient toutes ces procédures par lesquelles on assurait la distribution spatiale des corps individuels (leur séparation, leur alignement, leur mise en série et en surveillance) et l’organisation, autour de ces corps individuels, de tout un champ de visibilité. C’étaient aussi ces techniques par lesquelles on prenait en charge ces corps, on essayait de majorer leur force utile par l’exercice, le dressage, etc. C’étaient également des techniques de rationalisation et d’économie stricte d’un pouvoir qui devait s’exercer, de la manière la moins coûteuse possible, par tout un système de surveillance, de hiérarchies, d’inspections, d’écritures, de rapports : toute cette technologie qu’on peut appeler technologie disciplinaire du travail. Elle se met en place dès la fin du XVIIE et au cours du XVIIIe siècle1 .
も ちろん、この変容は一朝一夕に成ったものではない。法理論の中でその変遷を追うことができる(ただし、ここでは極めて手短に述べる)。まず、17世紀、と りわけ18世紀の法学者たちの間では、生殺与奪の権をめぐるこの問題が提起されていたのだ。法学者たちはこう言う。社会契約のレベルで、つまり個人が集 まって主権者を構成し、主権者に自分たちに対する絶対的な権力を委任するとき、なぜ彼らはそうするのか。彼らは、危険や必要性に迫られているからだ。した がって、彼らは自分たちの命を守るためにそうするのだ。生き延びるために、彼らは主権者を構成するのだ。そして、その意味で、生命は果たして主権者の権利 の範囲内に入り得るのだろうか。主権者の権利の基盤となっているのは生命そのものではないのか。そして、主権者は被支配者に対し、彼らに対する生殺与奪の 権、つまり単に彼らを殺す権限を行使する権利を、実際に主張できるのだろうか。生命こそが契約の第一の、初期の、そして根本的な動機であった以上、生命は 契約の外にあるべきではないのか。これらすべては政治哲学上の議論であり、ここでは脇に置いておいてもよいが、生命の問題が政治思想や政治権力の分析の領 域において、いかにして問題化され始めているかを如実に示している。実際、私がその変容を追いたいのは、政治理論のレベルではなく、むしろ権力のメカニズ ム、技法、技術のレベルである。そこで、私たちは馴染み深い事柄に立ち返ることになる。すなわち、17世紀から18世紀にかけて、本質的に身体、個々の身 体を中心とした権力の技法が出現したのである。それらは、個々の身体の空間的配置(分離、整列、連鎖化、監視)を確保し、それらの個々の身体を中心に、可 視性の領域全体を組織化するためのあらゆる手続きであった。また、それらの身体を引き受け、訓練や調教などを通じてその有用な力を高めようとした技術でも あった。さらに、それは、監視、階層、検査、記録、報告といった一連のシステムを通じて、可能な限り低コストで行使されるべき権力の合理化と厳格な経済化 を図る技術でもあった。これらすべてを、労働の規律技術と呼ぶことができる。それは17世紀末から18世紀にかけて確立されていった¹。
Or, pendant la seconde moitié du XVIIIe siècle, je crois que l’on voit apparaître quelque chose de nouveau, qui est une autre technologie de pouvoir, non disciplinaire cette fois. Une technologie de pouvoir qui n’exclut pas la première, qui n’exclut pas la technique disciplinaire mais qui l’emboîte, qui l’intègre, qui la modifie partiellement et qui, surtout, va l’utiliser en s’implantant en quelque sorte en elle, et s’incrustant effectivement grâce à cette technique disciplinaire préalable. Cette nouvelle technique ne supprime pas la technique disciplinaire tout simplement parce qu’elle est d’un autre niveau, elle est à une autre échelle, elle a une autre surface portante, et elle s’aide de tout autres instruments.
し かし、18世紀後半には、新たな何かが現れ始めたと私は考えている。それは、今度は規律的なものではない、別の権力技術である。この権力技術は、前者、す なわち規律技術を除外するものではなく、むしろそれを包み込み、統合し、部分的に改変し、そして何よりも、ある意味でその中に根を下ろし、先行する規律技 術のおかげで実際に定着することで、それを活用していくのだ。この新しい技術が規律技術を取り除かないのは、単にそれが別のレベルにあり、別の規模であ り、別の支持面を持ち、そして全く異なる手段を用いているからに他ならない。
Ce à quoi s’applique cette nouvelle technique de pouvoir non disciplinaire, c’est – à la différence de la discipline, qui, elle, s’adresse au corps – la vie des hommes, ou encore, si vous voulez, elle s’adresse non pas à l’homme-corps, mais à l’homme vivant, à l’homme être vivant ; à la limite, si vous voulez, à l’homme-espèce. Plus précisément, je dirais ceci : la discipline essaie de régir la multiplicité des hommes en tant que cette multiplicité peut et doit se résoudre en corps individuels à surveiller, à dresser, à utiliser, éventuellement à punir. Et puis la nouvelle technologie qui se met en place s’adresse à la multiplicité des hommes, mais non pas en tant qu’ils se résument en des corps, mais en tant qu’elle forme, au contraire, une masse globale, affectée de processus d’ensemble qui sont propres à la vie, et qui sont des processus comme la naissance, la mort, la production, la maladie, etc. Donc, après une première prise de pouvoir sur le corps qui s’est faite sur le mode de l’individualisation, on a une seconde prise de pouvoir qui, elle, n’est pas individualisante mais qui est massifiante, si vous voulez, qui se fait en direction non pas de l’homme-corps, mais de l’homme-espèce. Après l’anatomo-politique du corps humain, mise en place au cours du XVIIIe siècle, on voit apparaître, à la fin de ce même siècle, quelque chose qui n’est plus une anatomo-politique du corps humain, mais que j’appellerais une « biopolitique » de l’espèce humaine.
こ の新しい非規律的な権力技術が適用される対象は――身体を対象とする規律とは異なり――人間の生活であり、あるいは、言い換えれば、身体としての人間では なく、生きている人間、すなわち「生ける存在」である人間、究極的には、種としての人間である。より正確に言えば、こう言えるだろう。規律とは、人間の多 様性を、監視し、調教し、利用し、場合によっては罰すべき個々の身体へと還元し得る、また還元すべきものであるとして、その多様性を統制しようとするもの だ。そして、現在導入されつつある新しい技術は、人間の多様性に向けられているが、それは人間が単に身体に還元されるという側面ではなく、むしろ、生命に 固有の全体的なプロセス――誕生、死、生産、病気など――が作用する包括的な大衆を形成する側面においてである。したがって、個別化という様式によって行 われた身体に対する最初の支配に続き、第二の支配が現れる。これは個別化をもたらすものではなく、いわば大衆化をもたらすものであり、その対象は「身体と しての人間」ではなく、「種としての人間」に向けられているのだ。18世紀の間に確立された人体の解剖政治学の後、同世紀の終わりには、もはや人体の解剖 政治学ではなく、私が「人類の生命政治」と呼ぶものが現れ始めた。
De quoi s’agit-il dans cette nouvelle technologie du pouvoir, dans cette biopolitique, dans ce bio-pouvoir qui est en train de s’installer ? Je vous le disais en deux mots tout à l’heure : il s’agit d’un ensemble de processus comme la proportion des naissances et des décès, le taux de reproduction, la fécondité d’une population, etc. Ce sont ces processuslà de natalité, de mortalité, de longévité qui, justement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, en liaison avec tout un tas de problèmes économiques et politiques (sur lesquels je ne reviens pas maintenant), ont constitué, je crois, les premiers objets de savoir et les premières cibles de contrôle de cette biopolitique. C’est à ce moment-là, en tout cas, que l’on met en œuvre la mesure statistique de ces phénomènes avec les premières démographies. C’est l’observation des procédés, plus ou moins spontanés, ou plus ou moins concertés, qui étaient mis effectivement en œuvre dans la population quant à la natalité ; bref, si vous voulez, le repérage des phénomènes de contrôle des naissances tels qu’ils étaient pratiqués au XVIIIe siècle. Cela a été aussi l’esquisse d’une politique nataliste ou, en tout cas, de schémas d’intervention dans ces phénomènes globaux de la natalité. Dans cette biopolitique, il ne s’agit pas simplement du problème de la fécondité. Il s’agit aussi du problème de la morbidité, non plus simplement, comme cela avait été le cas jusque-là, au niveau de ces fameuses épidémies dont le danger avait tellement hanté les pouvoirs politiques depuis le fond du Moyen Age (ces fameuses épidémies qui étaient des drames temporaires de la mort multipliée, de la mort devenue imminente pour tous). Ce n’est pas des épidémies qu’il s’agit à ce moment-là, mais de quelque chose d’autre, à la fin du XVIIIe siècle : en gros, de ce qu’on pourrait appeler les endémies, c’est-à-dire la forme, la nature, l’extension, la durée, l’intensité des maladies régnantes dans une population. Maladies plus ou moins difficiles à extirper, et qui ne sont pas envisagées comme les épidémies, à titre de causes de mort plus fréquente, mais comme des facteurs permanents – et c’est comme cela qu’on les traite – de soustraction des forces, diminution du temps de travail, baisse d’énergies, coûts économiques, tant à cause du manque à produire que des soins qu’elles peuvent coûter. Bref, la maladie comme phénomène de population : non plus comme la mort qui s’abat brutalement sur la vie – c’est l’épidémie – mais comme la mort permanente, qui glisse dans la vie, la ronge perpétuellement, la diminue et l’affaiblit.
こ の新たな権力技術、このバイオポリティクス、そして今まさに定着しつつあるこのバイオ・パワーとは、一体何のことなのだろうか。先ほど簡潔に述べた通り、 それは出生率や死亡率、再生産率、人口の出生率といった一連のプロセスである。まさに18世紀後半、出生、死亡、平均寿命といったこれらのプロセスが、数 多くの経済的・政治的問題(これについてはここでは触れない)と結びついて、このバイオポリティクスの最初の知の対象であり、統制の最初の標的となったの だと私は考える。いずれにせよ、この時期に、最初の人口統計学を通じて、こうした現象の統計的測定が実施されるようになった。それは、出生に関して、人口 の中で実際に実施されていた、多かれ少なかれ自発的、あるいは多かれ少なかれ組織的な手法の観察であり、 要するに、18世紀に実践されていたような出生制御の現象を特定することだった。これは同時に、出生促進政策の萌芽、あるいは少なくとも、出生率という包 括的な現象への介入の枠組みの草案でもあった。このバイオポリティクスにおいて、単に生殖能力の問題だけにとどまらない。それは罹患率の問題でもあり、そ れまでのようには、中世の深みから政治権力をこれほどまでに脅かしてきたあの有名な疫病のレベルにとどまらない(あの有名な疫病とは、死が相次ぎ、すべて の人にとって差し迫ったものとなった一時的な悲劇であった)。18世紀末のこの時点において問題となっていたのは疫病ではなく、別の何かだった。大まかに 言えば、いわゆる「風土病」と呼べるものであり、すなわち、ある集団に蔓延する病気の形態、性質、広がり、期間、そして強度のことである。これらは多かれ 少なかれ根絶が困難な病気であり、流行病のように「死因として頻度が高い」ものとして捉えられるのではなく、恒常的な要因――そして実際にそのように扱わ れる――として、労働力の減少、労働時間の短縮、活力の低下、経済的コストをもたらすものとして見なされていた。その原因は、生産量の不足だけでなく、治 療に要する費用にもあったのだ。要するに、病気とは集団における現象である。もはや生命に突然襲いかかる死――それが流行病だ――ではなく、生活に忍び込 み、絶えずそれを蝕み、縮小させ、弱体化させる恒常的な死なのである。
Ce sont ces phénomènes-là qu’on commence à prendre en compte à la fin du XVIIIe siècle et qui amènent la mise en place d’une médecine qui va avoir, maintenant, la fonction majeure de l’hygiène publique, avec des organismes de coordination des soins médicaux, de centralisation de l’information, de normalisation du savoir, et qui prend aussi l’allure de campagne d’apprentissage de l’hygiène et de médicalisation de la population. Donc, problèmes de la reproduction, de la natalité, problème de la morbidité aussi. L’autre champ d’intervention de la biopolitique va être tout un ensemble de phénomènes dont les uns sont universels et dont les autres sont accidentels, mais qui d’une part ne sont jamais entièrement compressibles, même s’ils sont accidentels, et qui entraînent aussi des conséquences analogues d’incapacité, de mise hors circuit des individus, de neutralisation, etc. Ce sera le problème très important, dès le début du XIXe siècle (au moment de l’industrialisation), de la vieillesse, de l’individu qui tombe, par conséquent, hors du champ de capacité, d’activité. Et d’autre part les accidents, les infirmités, les anomalies diverses. Et c’est par rapport à ces phénomènes-là que cette biopolitique va mettre en place non seulement des institutions d’assistance (qui existaient, elles, depuis très longtemps), mais des mécanismes beaucoup plus subtils, économiquement beaucoup plus rationnels que la grosse assistance, à la fois massive et lacunaire, qui était essentiellement rattachée à l’Église. On va avoir des mécanismes plus subtils, plus rationnels, d’assurance, d’épargne individuelle et collective, de sécurité, etc. 2
18 世紀末になって、こうした現象がようやく考慮され始め、その結果、公衆衛生において今後 公衆衛生という主要な機能を担うことになる。そこには、医療の調整、情報の集中管理、知識の標準化を行う機関が設けられ、同時に、衛生教育や国民の医療化 を推進する運動という様相も帯びていく。つまり、生殖や出生率の問題、さらには罹患率の問題も含まれるのだ。バイオポリティクスのもう一つの介入領域は、 普遍的な現象もあれば偶発的な現象もある一連の事象となる。これらは、たとえ偶発的なものであっても決して完全に抑制できるものではなく、また、能力喪 失、個人の社会からの排除、無力化など、類似した結果をもたらすものである。19世紀初頭(産業化の時期)から極めて重要な問題となるのが、老齢化、すな わちその結果として能力や活動の範囲から外れてしまう個人である。また、事故、障害、様々な異常も同様だ。そして、こうした現象に対して、このバイオポリ ティクスは、援助機関(それ自体は古くから存在していた)だけでなく、主に教会に結びついていた、大規模でありながら不備の多い大掛かりな援助よりも、は るかに精緻で、経済的にもはるかに合理的な仕組みを構築していくことになる。より精巧で合理的な、保険や個人・集団の貯蓄、社会保障などの仕組みが導入さ れることになる。2
Enfin, dernier domaine (j’énumère les principaux, en tout cas ceux qui sont apparus à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe ; il y en aura bien d’autres après) : prise en compte des relations entre l’espèce humaine, les êtres humains en tant qu’espèce, en tant qu’êtres vivants, et puis leur milieu, leur milieu d’existence – que ce soient les effets bruts du milieu géographique, climatique, hydrographique : les problèmes, par exemple, des marécages, des épidémies liées à l’existence des marécages pendant toute la première moitié du XIXe siècle. Et, également, le problème de ce milieu, en tant que ce n’est pas un milieu naturel et qu’il a des effets de retour sur la population ; un milieu qui a été créé par elle. Ce sera, essentiellement, le problème de la ville. Je vous signale là, simplement, quelques-uns des points à partir desquels s’est constituée cette biopolitique, quelques-unes de ses pratiques et les premiers de ses domaines à la fois d’intervention, de savoir et de pouvoir : c’est sur la natalité, sur la morbidité, sur les incapacités biologiques diverses, sur les effets du milieu, c’est sur tout cela que la biopolitique va prélever son savoir et définir le champ d’intervention de son pouvoir.
最 後に、最後の分野だ(ここでは主要なものを挙げている。少なくとも18世紀末から19世紀初頭にかけて現れたものについてだ; その後も他にも多くの分野が登場するだろうが):人類という種、種としての、あるいは生物としての「人間」、そして彼らの環境、すなわち生存環境――地理 的・気候的・ 水文的な要因による直接的な影響――例えば、19世紀前半を通じて存在した湿地や、それに起因する疫病といった問題――である。また、この環境が単なる自 然環境ではなく、人口に逆影響を及ぼすという点、すなわち人間自身によって作り出された環境であるという点も問題となる。これは、本質的に都市の問題とな る。ここでは、単に、このバイオポリティクスが形成された出発点となるいくつかの点、その実践のいくつか、そして介入・知識・権力の領域として最初に位置 づけられたものについて指摘しておく。出生率、罹患率、様々な生物学的障害、環境の影響――バイオポリティクスはこれらすべてから知識を引き出し、その権 力の介入範囲を定義していくのである。
Or, dans tout cela, je crois qu’il y a un certain nombre de choses qui sont importantes. La première serait celle-ci : l’apparition d’un élément – j’allais dire d’un personnagenouveau, qu’au fond ni la théorie du droit ni la pratique disciplinaire ne connaissent. La théorie du droit, au fond, ne connaissait que l’individu et la société : l’individu contractant et le corps social qui avait été constitué par le contrat volontaire ou implicite des individus. Les disciplines, elles, avaient affaire pratiquement à l’individu et à son corps. Ce à quoi on a affaire dans cette nouvelle technologie de pouvoir, ce n’est pas exactement la société (ou, enfin, le corps social tel que le définissent les juristes) ; ce n’est pas non plus l’individu-corps. C’est un nouveau corps : corps multiple, corps à nombre de têtes, sinon infini, du moins pas nécessairement dénombrable. C’est la notion de « population ». La biopolitique a affaire à la population, et la population comme problème politique, comme problème à la fois scientifique et politique, comme problème biologique et comme problème de pouvoir, je crois qu’elle apparaît à ce moment-là.
さ て、こうした一連の事象の中で、重要な点がいくつかあると私は考える。第一に挙げられるのは、ある要素――「新しい登場人物」と言おうとしたが――の出現 であり、それは本質的に、法理論にも規律の実践にも見られないものである。法理論は、本来、個人と社会しか認識していなかった。すなわち、契約を結ぶ個人 と、個人の自発的あるいは黙示的な契約によって構成された社会体である。一方、各学問分野は、実質的に個人とその身体を扱っていた。この新しい権力技術に おいて扱われる対象は、厳密には社会(あるいは、法学者たちが定義するような社会体)ではない。また、身体としての個人でもない。それは新たな身体であ る。すなわち、多重の身体、無数の頭を持つ身体――無限ではないにせよ、少なくとも必ずしも数え切れるものではない。それが「人口」という概念だ。バイオ ポリティクスは人口を扱っており、政治的問題として、科学的かつ政治的な問題として、生物学的問題として、そして権力の問題としての人口――それがまさに この時点で現れてくるのだと私は考える。
Deuxièmement, ce qui est important aussi – en dehors de l’apparition même de cet élément qu’est la population – c’est la nature des phénomènes qui sont pris en considération. Vous voyez que ce sont des phénomènes collectifs, qui n’apparaissent avec leurs effets économiques et politiques, qui ne deviennent pertinents, qu’au niveau même de la masse. Ce sont des phénomènes qui sont aléatoires et imprévisibles, si on les prend donc en eux-mêmes, individuellement, mais qui présentent, au niveau collectif, des constantes qu’il est facile, ou en tout cas possible, d’établir. Et enfin, ce sont des phénomènes qui se déroulent essentiellement dans la durée, qui doivent être pris dans une certaine limite de temps plus ou moins longue ; ce sont des phénomènes de série. Ce à quoi va s’adresser la biopolitique, ce sont, en somme, les événements aléatoires qui se produisent dans une population prise dans sa durée.
第 二に、重要なのは――「人口」という要素そのものの出現とは別に――考慮の対象となる現象の性質である。これらは集団的な現象であり、その経済的・政治的 影響が現れ、意義を持つのは、まさに大衆のレベルにおいてのみであることが分かるだろう。これらは、個々の現象として捉えれば不確実で予測不可能なものだ が、集団レベルでは、容易に、あるいは少なくとも確立可能な定数性を示している。そして最後に、これらは本質的に時間軸に沿って展開する現象であり、多か れ少なかれ長い一定の時間枠の中で捉えられなければならない。これらは連続的な現象である。要するに、バイオポリティクスが対象とするのは、時間軸の中で 捉えられた集団において発生する不確実な出来事である。
À partir de là – troisième chose, je crois, importante – cette technologie de pouvoir, cette biopolitique, va mettre en place des mécanismes qui ont un certain nombre de fonctions très différentes des fonctions qui étaient celles des mécanismes disciplinaires. Dans les mécanismes mis en place par la biopolitique, il va s’agir d’abord, bien sûr, de prévisions, d’estimations statistiques, de mesures globales ; il va s’agir, également, non pas de modifier tel phénomène en particulier, non pas tellement tel individu en tant qu’il est un individu, mais, essentiellement, d’intervenir au niveau de ce que sont les déterminations de ces phénomènes généraux, de ces phénomènes dans ce qu’ils ont de global. Il va falloir modifier, baisser la morbidité ; il va falloir allonger la vie ; il va falloir stimuler la natalité. Et il s’agit surtout d’établir des mécanismes régulateurs qui, dans cette population globale avec son champ aléatoire, vont pouvoir fixer un équilibre, maintenir une moyenne, établir une sorte d’homéostasie, assurer des compensations ; bref, d’installer des mécanismes de sécurité autour de cet aléatoire qui est inhérent à une population d’êtres vivants, d’optimaliser, si vous voulez, un état de vie : mécanismes, vous le voyez, comme les mécanismes disciplinaires, destinés en somme à maximaliser des forces et à les extraire, mais qui passent par des chemins entièrement différents. Car il ne s’agit pas là, à la différence des disciplines, d’un dressage individuel qui s’opérerait par un travail sur le corps lui-même. Il ne s’agit absolument pas de se brancher sur un corps individuel, comme le fait la discipline. Il ne s’agit, par conséquent, pas du tout de prendre l’individu au niveau du détail, mais, au contraire, par des mécanismes globaux, d’agir de telle manière qu’on obtienne des états globaux d’équilibration, de régularité ; bref, de prendre en compte la vie, les processus biologiques de l’homme-espèce, et d’assurer sur eux non pas une discipline, mais une régularisation 3 .
そ こから――これは、おそらく3つ目の重要な点だが――この権力技術、すなわちバイオポリティクスは、規律的メカニズムの機能とは大きく異なる、いくつかの 機能を持つメカニズムを構築していくことになる。バイオポリティクスによって構築されるメカニズムにおいては、まず第一に、当然ながら、予測、統計的推 計、全体的な測定が重要となる; また、特定の現象そのものを変えることでもなく、個人としての個々人を変えることでもなく、本質的には、こうした一般的な現象、すなわち全体性を持つ現象 の決定要因のレベルで介入することになる。罹患率を低下させ、寿命を延ばし、出生率を高める必要があるのだ。そして何よりも重要なのは、不確実性を伴うこ の全体的な集団において、均衡を確立し、平均を維持し、一種のホメオスタシスを確立し、補償を確保できるような調整メカニズムを構築することだ; 要するに、生物の集団に内在するこの不確実性の周囲に安全装置を構築し、いわば生命の状態を最適化することだ。これらのメカニズムは、ご覧の通り、規律的 メカニズムと同様に、要するに力を最大化し、それを引き出すことを目的としているが、その経路は全く異なるものである。なぜなら、規律とは異なり、ここで は身体そのものへの働きかけによって行われる個別の調教が問題なのではないからだ。規律が行うように、個々の身体に介入することなど、決してない。した がって、 個体を細部レベルで捉えることなど全くなく、それどころか、全体的なメカニズムを通じて、均衡や規則性といった全体的な状態が得られるように作用すること だ。要するに、生命、すなわち「人間という種」の生物学的プロセスを考慮に入れ、それらに対して規律ではなく、規則化を確立することである³。
En deçà, donc, de ce grand pouvoir absolu, dramatique, sombre qu’était le pouvoir de la souveraineté, et qui consistait à pouvoir faire mourir, voilà qu’apparaît maintenant, avec cette technologie du bio-pouvoir, cette technologie du pouvoir sur « la » population en tant que telle, sur l’homme en tant qu’être vivant, un pouvoir continu, savant, qui est le pouvoir de « faire vivre ». La souveraineté faisait mourir et laissait vivre. Et voilà que maintenant apparaît un pouvoir que j’appellerais de régularisation, qui consiste, au contraire, à faire vivre et à laisser mourir.
つ まり、主権という、人を死に至らしめる力を本質とする、あの巨大で絶対的、劇的かつ陰鬱な権力の向こう側に、今や「バイオ・パワー」という技術――すなわ ち、「その」人口そのもの、あるいは生き物としての人間に対する支配技術――とともに、継続的かつ知的な、「生かす」力という新たな権力が現れたのであ る。主権は死をもたらし、生を許していた。そして今、私が「規制」と呼ぶべき権力が現れた。それは、それとは逆に、生を保たせ、死を許すものである。
Je crois que la manifestation de ce pouvoir apparaît concrètement dans cette fameuse disqualification progressive de la mort, sur laquelle les sociologues et les historiens sont revenus si souvent. Tout le monde sait, surtout depuis un certain nombre d’études récentes, que la grande ritualisation publique de la mort a disparu, ou en tout cas s’est effacée, progressivement, depuis la fin du XVIIIe siècle, et jusqu’à maintenant. Au point que maintenant la mort-cessant d’être une de ces cérémonies éclatantes à laquelle les individus, la famille, le groupe, presque la société tout entière, participaient – est devenue, au contraire, ce qu’on cache ; elle est devenue la chose la plus privée et la plus honteuse (et, à la limite, c’est moins le sexe que la mort qui est aujourd’hui l’objet du tabou). Or, je crois que la raison pour laquelle, en effet, la mort est devenue ainsi cette chose qu’on cache, n’est pas dans une sorte de déplacement de l’angoisse ou de modification des mécanismes répressifs. Elle est dans une transformation des technologies de pouvoir. Ce qui donnait autrefois (et ceci jusqu’à la fin du XVIIIe siècle) son éclat à la mort, ce qui lui imposait sa si haute ritualisation, c’était d’être la manifestation d’un passage d’un pouvoir à un autre. La mort, c’était le moment où l’on passait d’un pouvoir, qui était celui du souverain d’ici-bas, à cet autre pouvoir, qui était celui du souverain de l’au-delà. On passait d’une instance de jugement à une autre, on passait d’un droit civil ou public, de vie et de mort, à un droit qui était celui de la vie éternelle ou de la damnation éternelle. Passage d’un pouvoir à un autre. La mort, c’était également une transmission du pouvoir du mourant, pouvoir qui se transmettait à ceux qui survivaient : dernières paroles, dernières recommandations, volontés ultimes, testaments, etc. C’étaient tous ces phénomènes de pouvoir qui étaient ainsi ritualisés.
こ の力の現れは、社会学者や歴史家が繰り返し言及してきた、あの有名な「死の漸進的な非儀式化」という現象に具体的に表れていると思う。とりわけ近年の数々 の研究によって、18世紀末から現在に至るまで、死をめぐる大規模な公的な儀式が消え去った、あるいは少なくとも徐々に薄れていったことは、誰もが知って いる。その結果、死は――かつて個人や家族、集団、さらには社会全体が参加していたような華々しい儀式の一つであることから一転し、むしろ隠すべきものと なり、最も私的で恥ずべきものとなった(そして、極端な言い方をすれば、今日では性よりもむしろ死の方がタブーの対象となっている)。しかし、死がこのよ うに隠すべきものとなった真の理由は、不安の転移や抑圧メカニズムの変化にあるのではないと私は考える。その理由は、権力技術の変容にあるのだ。かつて (18世紀末まで)、死に輝きを与え、その極めて高度な儀礼化を強いていたのは、ある権力から別の権力への移行の現れであったという点だ。死とは、この世 の支配者による権力から、あの世の支配者による別の権力へと移行する瞬間であった。ある審判の場から別の審判の場へと移り、生と死に関する民事法や公法か ら、永遠の生命あるいは永遠の呪いに関する法へと移行するのである。ある権力から別の権力への移行である。死とは、同時に、死にゆく者の権力が遺された者 たちへと引き継がれることでもあった。最期の言葉、最期の助言、最期の意思、遺言などである。こうした権力に関わるあらゆる現象が、このように儀式化され ていたのだ。
Or, maintenant que le pouvoir est de moins en moins le droit de faire mourir, et de plus en plus le droit d’intervenir pour faire vivre, et sur la manière de vivre, et sur le « comment » de la vie, à partir du moment donc où le pouvoir intervient surtout à ce niveau-là pour majorer la vie, pour en contrôler les accidents, les aléas, les déficiences, du coup la mort, comme terme de la vie, est évidemment le terme, la limite, le bout du pouvoir. Elle est du côté extérieur, par rapport au pouvoir : elle est ce qui tombe hors de ses prises, et sur quoi le pouvoir n’aura prise qu’en général, globalement, statistiquement. Ce sur quoi le pouvoir a prise ce n’est pas la mort, c’est la mortalité. Et dans cette mesure-là, il est bien normal que la mort, maintenant, retombe du côté du privé et de ce qu’il y a de plus privé. Alors que, dans le droit de souveraineté, la mort était le point où éclatait, de la façon la plus manifeste, l’absolu pouvoir du souverain, la mort va être, au contraire, maintenant, le moment où l’individu échappe à tout pouvoir, retombe sur lui-même et se replie, en quelque sorte, sur sa part la plus privée. Le pouvoir ne connaît plus la mort. Au sens strict, le pouvoir laisse tomber la mort.
し かし、今や権力とは、死をもたらす権利という側面がますます薄れ、代わりに生を保つために、そして生き方や人生の「あり方」に介入する権利として機能する ようになってきている。つまり、権力が主にこのレベルで介入し、生を豊かにし、その不測の事態や 不測の事態や欠陥を管理するために介入するようになると、必然的に、死という生命の終着点は、権力の終着点であり、限界であり、果てとなる。死は権力に対 して外部に位置する。それは権力の掌握の及ばない領域であり、権力が影響を及ぼし得るのは、あくまで一般的・全体的・統計的なレベルに限られる。権力が掌 握できるのは死そのものではなく、死亡率である。そしてその意味で、今や死が私的な領域、とりわけ最も私的な領域に帰属するのはごく当然のことだ。かつて 主権の法において、死は主権者の絶対的な権力が最も明白に爆発する点であったのに対し、今や死は、それとは逆に、個人があらゆる権力から逃れ、自分自身へ と立ち返り、ある意味で最も私的な部分へと引きこもる瞬間となるのだ。権力はもはや死を知らない。厳密な意味において、権力は死を見捨てるのだ。
Pour symboliser tout cela, prenons, si vous voulez, la mort de Franco, qui est un événement tout de même très, très intéressant par les valeurs symboliques qu’il fait jouer, puisque mourait celui qui avait exercé le droit souverain de vie et de mort avec la sauvagerie que vous connaissez, le plus sanglant de tous les dictateurs, qui avait fait régner absolument, pendant quarante ans, le droit souverain de vie et de mort et qui, au moment où lui-même va mourir, entre dans cette espèce de nouveau champ du pouvoir sur la vie qui consiste non seulement à aménager la vie, non seulement à faire vivre, mais finalement à faire vivre l’individu au-delà même de sa mort. Et, par un pouvoir qui n’est pas simplement prouesse scientifique, mais exercice effectivement de ce bio-pouvoir politique qui a été mis en place au XIXe siècle, on fait tellement bien vivre les gens qu’on arrive à les faire vivre au moment même où ils devraient, biologiquement, être morts depuis longtemps. C’est ainsi que celui qui avait exercé le pouvoir absolu de vie et de mort sur des centaines de milliers de gens, celui-là est tombé sous le coup d’un pouvoir qui aménageait si bien la vie, qui regardait si peu la mort, qu’il ne s’était même pas aperçu qu’il était déjà mort et qu’on le faisait vivre après sa mort. Je crois que le choc entre ces deux systèmes de pouvoir, celui de la souveraineté sur la mort et celui de la régularisation de la vie. se trouve symbolisé dans ce petit et joyeux événement.
こ れらすべてを象徴するものとして、もしよければ、フランコの死を例に挙げてみよう。これは、そこに込められた象徴的な価値という点で、やはり極めて興味深 い出来事である。なぜなら、皆が知っている通り、野蛮な手段で生殺与奪の主権を行使し、あらゆる独裁者の中で最も血なまぐさい人物であり、40年間にわた り絶対的な支配を敷き、 「生と死の主権的権利」を絶対的に行使し、40年間にわたり支配を続けた。そして、彼自身が死を迎えるその瞬間、彼は、単に生活を整備したり、生きさせた りするだけでなく、最終的には個人の死を超えてさえも生き続けさせるという、一種の新たな「生命に対する権力の領域」へと足を踏み入れたのである。そし て、単なる科学的偉業にとどまらず、19世紀に確立されたこの政治的バイオパワーを実際に行使する力によって、人々は極めて良好な生活を送らされ、生物学 的にはとっくに死んでいるはずの時点でさえも、生き続けさせられているのだ。こうして、数十万の人々に対して生と死の絶対的な権力を行使していたその人物 は、生命をこれほど巧みに整え、死をほとんど顧みない権力の犠牲となった。彼は、自分がすでに死んでおり、死後も生き続けさせられていることに、気づくこ とさえなかったのだ。死に対する主権という権力システムと、生を秩序づけるという権力システムとの衝突が、このささやかで陽気な出来事に象徴されているの だと思う。
Je voudrais maintenant reprendre la comparaison entre la technologie régularisatrice de la vie et la technologie disciplinaire du corps dont je vous parlais tout à l’heure. On a donc, depuis le XVIIIe siècle (ou en tout cas depuis la fin du XVIIIe siècle), deux technologies de pouvoir qui sont mises en place avec un certain décalage chronologique, et qui sont superposées. Une technique qui donc est disciplinaire : elle est centrée sur le corps, elle produit des effets individualisants, elle manipule le corps comme foyer de forces qu’il faut à la fois rendre utiles et dociles. Et, d’un autre côté, on a une technologie qui, elle, est centrée non pas sur le corps, mais sur la vie ; une technologie qui regroupe les effets de masse propres à une population, qui cherche à contrôler la série des événements hasardeux qui peuvent se produire dans une masse vivante ; une technologie qui cherche à en contrôler (éventuellement à en modifier) la probabilité, en tout cas à en compenser les effets. C’est une technologie qui vise donc, non pas par le dressage individuel, mais par l’équilibre global, à quelque chose comme une homéostasie : la sécurité de l’ensemble par rapport à ses dangers internes. Donc, une technologie de dressage opposée, ou distincte d’une technologie de sécurité ; une technologie disciplinaire qui se distingue d’une technologie assurancielle ou régularisatrice ; une technologie qui est bien, dans les deux cas, technologie du corps, mais dans un cas, il s’agit d’une technologie où le corps est individualisé comme organisme doué de capacités, et dans l’autre d’une technologie où les corps sont replacés dans les processus biologiques d’ensemble.
こ こで、先ほど触れた「生活を規制する技術」と「身体を規律する技術」との比較について、改めて取り上げたい。つまり、18世紀(あるいは少なくとも18世 紀末)以降、時間的なずれを伴いながら導入され、互いに重なり合っている二つの権力技術が存在する。一つは規律技術である。これは身体を中核とし、個人化 の効果を生み出し、身体を、有用かつ従順にしなければならない力の源泉として操作する。そして一方で、身体ではなく「生命」を中心とする技術がある。これ は、ある集団に特有の集団的効果を統合し、生きた集団の中で起こりうる一連の不測の事態を制御しようとする技術である。その発生確率を制御(場合によって は変更)し、少なくともその影響を相殺しようとする技術だ。つまり、この技術は、個々の調教ではなく、全体的な均衡を通じて、ホメオスタシス(恒常性)の ようなものを目指すものである。すなわち、内部の危険に対する全体としての安全である。したがって、これは安全技術とは対立する、あるいはそれとは異なる 調教技術であり、 保険的あるいは規制的な技術とは区別される規律技術である。いずれの場合も確かに「身体」の技術ではあるが、一方は身体が能力を備えた有機体として個別化 される技術であり、もう一方は身体が全体的な生物学的プロセスの中に位置づけられる技術なのである。
On pourrait dire ceci : tout s’est passé comme si le pouvoir, qui avait comme modalité, comme schéma organisateur, la souveraineté, s’était trouvé inopérant pour régir le corps économique et politique d’une société en voie, à la fois, d’explosion démographique et d’industrialisation. Si bien qu’à la vieille mécanique du pouvoir de souveraineté beaucoup trop de choses échappaient, à la fois par en bas et par en haut, au niveau du détail et au niveau de la masse. C’est pour rattraper le détail qu’une première accommodation a eu lieu : accommodation des mécanismes de pouvoir sur le corps individuel, avec surveillance et dressage – cela a été la discipline. Bien sûr, cela a été l’accommodation la plus facile, la plus commode à réaliser. C’est pourquoi elle s’est réalisée le plus tôt – dès le XVIIE, début du XVIIIe siècle – à un niveau local, dans des formes intuitives, empiriques, fractionnées, et dans le cadre limité d’institutions comme l’école, l’hôpital, la caserne, l’atelier, etc. Et puis vous avez ensuite, à la fin du XVIIIe siècle, une seconde accommodation, sur les phénomènes globaux, sur les phénomènes de population, avec les processus biologiques ou bio-sociologiques des masses humaines. Accommodation beaucoup plus difficile car, bien entendu, elle impliquait des organes complexes de coordination et de centralisation.
こ う言えるだろう。主権をその形態、組織の枠組みとしていた権力は、人口爆発と工業化が同時に進行する社会における経済・政治体制を統治する上で、機能しな くなってしまったかのようだった。その結果、主権という旧来の権力機構からは、下層からも上層からも、細部においても大局においても、あまりにも多くの事 柄が取りこぼされてしまった。この細部を補うために、最初の適応が行われた。すなわち、監視と調教を伴う、個人に対する権力機構の適応――それが「規律」 であった。もちろん、これは最も容易で、実現しやすい適応だった。だからこそ、17世紀から18世紀初頭にかけて、地域レベルで、直感的・経験的・断片的 な形態をとり、学校、病院、兵営、作業場といった限られた制度の枠組みの中で、最も早く実現されたのだ。そして18世紀末には、第二の適応が起きた。それ は、地球規模の現象や人口動態、そして大衆の生物学的あるいは生物社会学的プロセスに関するものであった。これははるかに困難な適応であった。当然のこと ながら、そこには複雑な調整・中央集権機構が必要とされたからだ。
On a donc deux séries : la série corps – organisme – discipline – institutions ; et la série population – processus biologiques – mécanismes régularisateurs* – État. Un ensemble organique institutionnel : l’organo-discipline de l’institution si vous voulez, et d’un autre côté, un ensemble biologique et étatique : la bio-régulation par l’État. Je ne veux pas faire jouer dans l’absolu cette opposition entre État et institution, parce que les disciplines tendent, de fait, toujours à déborder le cadre institutionnel et local où elles sont prises. Et puis, elles prennent facilement une dimension étatique dans certains appareils comme la police, par exemple, qui est à la fois un appareil de discipline et un appareil d’État (ce qui prouve que la discipline n’est pas toujours institutionnelle). Et de la même façon, ces grandes régulations globales qui ont proliféré au long du XIXe siècle on les trouve, bien sûr, au niveau étatique, mais au-dessous aussi du niveau étatique, avec toute une série d’institutions sous-étatiques, comme les institutions médicales, les caisses de secours, les assurances, etc. C’est la première remarque que je voudrais faire.
つ まり、二つの系列がある。一つは「身体――有機体――規律――制度」という系列であり、もう一つは「人口――生物学的プロセス――調整メカニズム*――国 家」という系列だ。一方には制度的な有機的統一体――いわば制度の「オルガノ・ディシプリン」――があり、他方には生物学的かつ国家的な統一体――国家に よる「バイオ・レギュレーション」――がある。私は、国家と制度のこの対立を絶対的なものとして扱いたくない。なぜなら、規律は事実上、常にそれが組み込 まれている制度的・地域的な枠組みを超えようとする傾向があるからだ。さらに、例えば警察のような特定の機構においては、規律は容易に国家的な次元を帯び る。警察は規律の機構であると同時に国家の機構でもある(これは、規律が必ずしも制度的なものではないことを証明している)。同様に、19世紀を通じて増 殖したこうした大規模なグローバルな規制は、当然ながら国家レベルで見られるが、国家レベルの下位においても、医療機関、救済基金、保険など、一連の国家 下位機関を通じて見られる。これが私がまず指摘したい点だ。
D’autre part, ces deux ensembles de mécanismes, l’un disciplinaire, l’autre régularisateur, ne sont pas de même niveau. Ce qui leur permet, précisément, de ne pas s’exclure et de pouvoir s’articuler l’un sur l’autre. On peut même dire que, dans la plupart des cas, les mécanismes disciplinaires de pouvoir et les mécanismes régularisateurs de pouvoir, les mécanismes disciplinaires sur le corps et les mécanismes régularisateurs sur la population, sont articulés l’un sur l’autre. Un ou deux exemples : prenez, si vous voulez, le problème de la ville, ou plus précisément cette disposition spatiale, réfléchie, concertée que constitue la ville-modèle, la ville artificielle, la ville de réalité utopique, telle qu’on l’a non seulement rêvée, mais constituée effectivement au XIXe siècle. Prenez quelque chose comme la cité ouvrière. La cité ouvrière, telle qu’elle existe au XIXe siècle, qu’est-ce que c’est ? On voit très bien comment elle articule, en quelque sorte à la perpendiculaire, des mécanismes disciplinaires de contrôle sur le corps, sur les corps, par son quadrillage, par le découpage même de la cité, par la localisation des familles (chacune dans une maison) et des individus (chacun dans une pièce). Découpage, mise en visibilité des individus, normalisation des conduites, sorte de contrôle policier spontané qui s’exerce ainsi par la disposition spatiale même de la ville : toute une série de mécanismes disciplinaires qu’il est facile de retrouver dans la cité ouvrière. Et puis vous avez toute une série de mécanismes qui sont, au contraire, des mécanismes régularisateurs, qui portent sur la population en tant que telle, et qui permettent, qui induisent des conduites d’épargne, par exemple, qui sont liées à l’habitat, à la location de l’habitat et éventuellement à son achat. Des systèmes d’assurance-maladie ou d’assurance-vieillesse ; des règles d’hygiène qui assurent la longévité optimale de la population ; des pressions que l’organisation même de la ville fait jouer sur la sexualité, donc sur la procréation ; les pressions qu’on exerce sur l’hygiène des familles ; les soins apportés aux enfants ; la scolarité, etc. Donc, vous avez [des] mécanismes disciplinaires et [des] mécanismes régularisateurs.
一 方、規律的なメカニズムと規制的なメカニズムというこれら二つの仕組みは、同じレベルにあるわけではない。それゆえに、両者は互いに排他的な関係になら ず、互いに連携し合うことができるのだ。むしろ、ほとんどの場合、権力の規律化メカニズムと権力の規制メカニズム、すなわち身体に対する規律化メカニズム と人口に対する規制メカニズムは、互いに連動していると言ってもよい。一、二の例を挙げよう。例えば、都市の問題、より正確には、モデル都市、人工都市、 ユートピア的な現実の都市といった、熟考され、調整された空間的配置を例に取ってみてもよい。これらは単に夢想されただけでなく、19世紀に実際に構築さ れたものである。労働者住宅地のようなものを例に挙げてみよう。19世紀に存在した労働者住宅地とは、一体何だったのか。その格子状の配置、都市そのもの の区画分け、家族(それぞれが1軒の家に)や個人 (それぞれが1つの部屋に)を配置することで、身体に対する規律的統制のメカニズムが、いわば直交する形で組み込まれていることがはっきりと見て取れる。 区画分け、個人の可視化、行動の規範化、そして都市の空間的配置そのものによって行使される一種の自発的な警察的統制――これら一連の規律的メカニズム は、労働者住宅地において容易に見出すことができる。さらに、それとは対照的に、住民そのものを対象とした一連の「調整メカニズム」も存在する。これら は、例えば住居や賃貸、場合によっては購入に関連した貯蓄行動を可能にし、促すものである。健康保険や老齢保険の制度、人口の最適な長寿を確保する衛生規 則、都市の組織そのものが性、ひいては生殖に及ぼす圧力、家族の衛生に対する圧力、育児、就学などだ。つまり、規律的なメカニズムと調整的なメカニズムが 存在するのだ。
Prenez un tout autre domaine – enfin tout autre, pas entièrement – ; prenez, dans un autre axe, quelque chose comme la sexualité. Au fond, pourquoi la sexualité est-elle devenue, au XIXe siècle, un champ dont l’importance stratégique a été capitale ? Je crois que si la sexualité a été importante, c’est pour tout un tas de raisons, mais en particulier il y a eu celles-ci : d’un côté, la sexualité, en tant que conduite exactement corporelle, relève d’un contrôle disciplinaire, individualisant, en forme de surveillance permanente (et les fameux contrôles, par exemple, de la masturbation qui ont été exercés sur les enfants depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’au XXe siècle, et ceci dans le milieu familial, dans le milieu scolaire, etc., représentent exactement ce côté de contrôle disciplinaire de la sexualité) ; et puis, d’un autre côté, la sexualité s’inscrit et prend effet, par ses effets procréateurs, dans des processus biologiques larges qui concernent non plus le corps de l’individu mais cet élément. cette unité multiple que constitue la population. La sexualité, elle est exactement au carrefour du corps et de la population. Donc, elle relève de la discipline, mais elle relève aussi de la régularisation.
まっ たく別の分野――まあ、まったく別というわけではないが――、別の視点から、例えばセクシュアリティのようなものを考えてみよう。そもそも、なぜ19世紀 において、セクシュアリティは戦略的に極めて重要な分野となったのだろうか。セクシュアリティが重要視されたのには様々な理由があると思うが、特に次のよ うな点が挙げられる: 一方では、性とは、まさに身体的な行為として、恒常的な監視という形をとる、個人を分断する規律的統制の対象となる(例えば、18世紀末から20世紀にか けて、家庭や学校などの場で子どもたちに対して行われてきた、いわゆる自慰行為への統制は、まさに性に対するこの規律的統制の側面を体現している); そして他方では、性とは、その生殖的な作用を通じて、もはや個人の身体ではなく、人口というこの要素、すなわち人口という多面的な統一体に関わる広範な生 物学的プロセスの中に位置づけられ、その効果を発揮する。性とは、まさに身体と人口の交差点にあるのだ。したがって、性は規律の対象であると同時に、規制 の対象でもある。
L’extrême valorisation médicale de la sexualité au XIXe siècle a, je crois, son principe dans cette position privilégiée de la sexualité entre organisme et population, entre corps et phénomènes globaux. De là aussi l’idée médicale selon laquelle la sexualité, quand elle est indisciplinée et irrégulière, a toujours deux ordres d’effets : l’un sur le corps. sur le corps indiscipliné qui est immédiatement sanctionné par toutes les maladies individuelles que le débauché sexuel s’attire sur lui-même. Un enfant qui se masturbe trop sera malade toute sa vie : sanction disciplinaire au niveau du corps. Mais, en même temps, une sexualité débauchée, pervertie, etc., a des effets au niveau de la population, puisque celui qui a été débauché sexuellement est censé avoir une hérédité, une descendance qui va être perturbée elle aussi, et ceci pendant des générations et des générations, à la septième génération, et à la septième de la septième. C’est la théorie de la dégénérescence4 : la sexualité, en tant qu’elle est au foyer de maladies individuelles et étant donné qu’elle est, d’autre part, au noyau de la dégénérescence, représente exactement ce point d’articulation du disciplinaire et du régularisateur, du corps et de la population. Et vous comprenez alors, dans ces conditions, pourquoi et comment un savoir technique comme la médecine, ou plutôt l’ensemble constitué par médecine et hygiène, va être au XIXe siècle un élément, non pas le plus important, mais dont l’importance sera considérable par le lien qu’il établit entre les prises scientifiques sur les processus biologiques et organiques (c’est-à-dire sur la population et sur le corps) et en même temps, dans la mesure où la médecine va être une technique politique d’intervention, avec des effets de pouvoir propres. La médecine, c’est un savoir-pouvoir qui porte à la fois sur le corps et sur la population, sur l’organisme et sur les processus biologiques, et qui va donc avoir des effets disciplinaires et des effets régularisateurs.
19 世紀における性に対する医学的な過度な重視は、私の考えでは、有機体と集団の間、身体と全体的な現象の間における性のこの特権的な位置づけにその起源があ る。そこからまた、性行為が規律を欠き不規則である場合、常に二つの次元での影響をもたらすという医学的見解も生じている。一つは身体への影響だ。規律を 欠いた身体は、性的に放蕩な者が自ら招くあらゆる個別の病気によって即座に罰せられる。過度に自慰行為を行う子供は一生病弱になるだろう。これは身体レベ ルでの懲罰である。しかし同時に、放蕩で倒錯した性行為などは、集団レベルでも影響を及ぼす。なぜなら、性的に放蕩を極めた者は遺伝的要因を持ち、その子 孫もまた乱れることになるとされるからだ。そしてこの影響は、何世代にもわたって、第七世代、さらには第七の第七世代にまで及ぶとされる。これが「退化 論」4である。性とは、個人の病気の根源であると同時に、退化の核心でもあるため、規律と調整、身体と人口の接点をまさに体現しているのだ。そして、こう した状況下において、医学、あるいはむしろ医学と衛生学からなる体系のような技術的知が、19世紀において、最も重要な要素ではないにせよ、生物学的・有 機的プロセス(すなわち人口と身体)に対する科学的把握と、同時に、 医学が独自の権力効果を伴う政治的介入技術として機能する限りにおいて、その重要性は極めて大きくなるのだ。医学とは、身体と人口、有機体と生物学的過程 の両方に及ぶ「知識=権力」であり、したがって規律化と調整化の効果をもたらすことになる。
D’une façon plus générale encore, on peut dire que l’élément qui va circuler du disciplinaire au régularisateur, qui va s’appliquer, de la même façon, au corps et à la population, qui permet à la fois de contrôler l’ordre disciplinaire du corps et les événements aléatoires d’une multiplicité biologique, cet élément qui circule de l’un à l’autre c’est la « norme ». La norme, c’est ce qui peut aussi bien s’appliquer à un corps que l’on veut discipliner, qu’à une population que l’on veut régulariser. La société de normalisation n’est donc pas, dans ces conditions, une sorte de société disciplinaire généralisée dont les institutions disciplinaires auraient essaimé et finalement recouvert tout l’espace – ce n’est, je crois, qu’une première interprétation, et insuffisante, de l’idée de société de normalisation. La société de normalisation, c’est une société où se croisent, selon une articulation orthogonale, la norme de la discipline et la norme de la régulation. Dire que le pouvoir, au XIXe siècle, a pris possession de la vie, dire du moins que le pouvoir, au XIXe siècle, a pris la vie en charge, c’est dire qu’il est arrivé à couvrir toute la surface qui s’étend de l’organique au biologique, du corps à la population, par le double jeu des technologies de discipline d’une part, et des technologies de régulation de l’autre.
さ らに一般的な意味で言えば、規律的領域から規制的領域へと循環し、身体と人口の両方に等しく適用され、身体の規律的秩序と生物学的多様性における不測の出 来事の双方を統制することを可能にする要素、すなわち、一方から他方へと循環するこの要素こそが「規範」である。規範とは、規律を課そうとする身体にも、 規制しようとする集団にも等しく適用し得るものである。したがって、こうした条件下において、規範化社会とは、規律的機関が拡散し、最終的に空間全体を覆 い尽くしたような、一種の汎用化された規律社会ではない――それは、私の考えでは、規範化社会という概念に対する、あくまで第一段階の、かつ不十分な解釈 に過ぎない。規範化社会とは、規律の規範と規制の規範が直交する形で交差する社会である。19世紀において、権力が生命を掌握した、あるいは少なくとも権 力が生命を管理下に置いたと言うことは、すなわち、一方では規律の技術、他方では規制の技術という二重の作用を通じて、有機的なものから生物学的なもの へ、身体から人口へと広がる全領域を網羅することに成功したことを意味する。
Nous sommes donc dans un pouvoir qui a pris en charge et le corps et la vie, ou qui a pris, si vous voulez, la vie en général en charge, avec le pôle du côté du corps et le pôle du côté de la population. Bio-pouvoir, par conséquent, dont on peut repérer aussitôt les paradoxes qui apparaissent à la limite même de son exercice. Paradoxes qui apparaissent d’un côté avec le pouvoir atomique, qui n’est pas simplement le pouvoir de tuer, selon les droits qui sont donnés à tout souverain, des millions et des centaines de millions d’hommes (après tout, ceci est traditionnel). Mais ce qui fait que le pouvoir atomique est, pour le fonctionnement du pouvoir politique actuel, une sorte de paradoxe difficile à contourner, sinon tout à fait incontournable, c’est que, dans le pouvoir de fabriquer et d’utiliser la bombe atomique, on a la mise en jeu d’un pouvoir de souveraineté qui tue, mais, également, d’un pouvoir qui est celui de tuer la vie elle-même. De sorte que, dans ce pouvoir atomique, le pouvoir qui s’exerce, s’exerce de telle façon qu’il est capable de supprimer la vie. Et de se supprimer, par conséquent, comme pouvoir d’assurer la vie. Ou il est souverain, et il utilise la bombe atomique, mais du coup il ne peut être pouvoir, bio-pouvoir, pouvoir d’assurer la vie comme il l’est depuis le XIXe siècle. Ou à l’autre limite, vous avez l’excès, au contraire, non plus du droit souverain sur le bio-pouvoir, mais l’excès du bio-pouvoir sur le droit souverain. Cet excès du bio-pouvoir apparaît lorsque la possibilité est techniquement et politiquement donnée à l’homme, non seulement d’aménager la vie, mais de faire proliférer la vie, de fabriquer du vivant, de fabriquer du monstre, de fabriquer – à la limite – des virus incontrôlables et universellement destructeurs. Extension formidable du bio-pouvoir qui, à l’opposition de ce que je disais tout à l’heure pour le pouvoir atomique, va déborder toute la souveraineté humaine.
つ まり我々は、身体と生命の両方を掌握した、あるいは、言い換えれば、生命全般を掌握した権力の中にいるのだ。その極の一つは身体側にあり、もう一つは人口 側にある。したがって、この「バイオ・パワー」においては、その行使の限界そのものに現れるパラドックスを即座に指摘することができる。そのパラドックス は、一方では原子力という形で現れる。これは、あらゆる主権者に与えられた権利に従って、数百万、数億の人々を殺すという単なる「殺戮の力」ではない(結 局のところ、これは伝統的なことである)。しかし、現在の政治権力の機能において、原子力が回避しがたい、あるいは完全に避けられない一種のパラドックス となっている理由は、原子爆弾を製造・使用する権力の中に、人を殺す主権的権力だけでなく、生命そのものを殺す権力も関与しているからだ。したがって、こ の原子力において行使される権力は、生命を抹殺しうるような形で行使される。そして結果として、生命を保障する権力としての自らをも抹殺してしまうのだ。 あるいは、主権者として原子爆弾を使用する場合、その瞬間、それは19世紀以来の「生命を保障する力」、すなわちバイオ・パワーとしての力ではあり得なく なる。あるいはその反対の極限として、主権によるバイオ・パワーへの支配ではなく、むしろバイオ・パワーによる主権への過剰な支配が生じる。このバイオ・ パワーの過剰は、人間が技術的・政治的に、単に生命を整備するだけでなく、生命を増殖させ、生命体を製造し、怪物を作り出し、究極的には制御不能で普遍的 な破壊をもたらすウイルスを製造する可能性を与えられたときに現れる。これはバイオ権力の驚異的な拡張であり、先ほど原子力について述べたこととは対照的 に、人間の主権のすべてを凌駕することになる。
Excusez-moi pour ces longs parcours à propos du bio-pouvoir, mais je crois que c’est sur ce fond-là que l’on peut retrouver le problème que j’avais essayé de poser.
バイオパワーに関するこの長々とした議論で申し訳ないが、こうした背景があってこそ、私が提起しようとした問題が見えてくると考えている。
Alors, dans cette technologie de pouvoir qui a pour objet et pour objectif la vie (et qui me paraît être un des traits fondamentaux de la technologie du pouvoir depuis le XIXe siècle), comment va s’exercer le droit de tuer et la fonction du meurtre, s’il est vrai que le pouvoir de souveraineté recule de plus en plus et qu’au contraire avance de plus en plus le bio-pouvoir disciplinaire ou régulateur ? Comment un pouvoir comme celui-là peut-il tuer, s’il est vrai qu’il s’agit essentiellement de majorer la vie, d’en prolonger la durée, d’en multiplier les chances, d’en détourner les accidents, ou bien d’en compenser les déficits ? Comment. dans ces conditions, est-il possible, pour un pouvoir politique, de tuer, de réclamer la mort, de demander la mort, de faire tuer, de donner l’ordre de tuer, d’exposer à la mort non seulement ses ennemis mais même ses propres citoyens ? Comment peut-il laisser mourir, ce pouvoir qui a essentiellement pour objectif de faire vivre ? Comment exercer le pouvoir de la mort, comment exercer la fonction de la mort, dans un système politique centré sur le bio-pouvoir ?
で は、生命をその対象かつ目的とするこの権力技術(これは19世紀以来の権力技術の根本的な特徴の一つであると私には思われる)において、主権的権力がます ます後退し、それとは対照的に規律的あるいは規制的なバイオパワーがますます台頭しているという事実を踏まえると、殺す権利と殺人の機能はどのように行使 されることになるのだろうか。そのような権力が、本質的に生命を増大させ、その持続期間を延ばし、その機会を増やし、事故を回避し、あるいはその欠如を補 うことにあるとすれば、どうして殺すことができるのだろうか。こうした状況下で、政治権力が、殺したり、死を要求したり、死を求めたり、殺させたり、殺害 を命じたり、敵だけでなく自国民さえも死の危険にさらしたりすることが、どうして可能なのか。生きることを本質的な目的とするその権力が、どうして死を放 置できるのだろうか。バイオ・パワーを中心とする政治体制において、いかにして死の権力を行使し、いかにして死の機能を果たすことができるのだろうか。
C’est là, je crois, qu’intervient le racisme. Je ne veux pas dire du tout que le racisme a été inventé à cette époque. Il existait depuis bien longtemps. Mais je crois qu’il fonctionnait ailleurs. Ce qui a inscrit le racisme dans les mécanismes de l’État, c’est bien l’émergence de ce bio-pouvoir. C’est à ce moment-là que le racisme s’est inscrit comme mécanisme fondamental du pouvoir, tel qu’il s’exerce dans les États modernes, et qui fait qu’il n’y a guère de fonctionnement moderne de l’État qui, à un certain moment, à une certaine limite, et dans certaines conditions, ne passe par le racisme.
そ こが、おそらく人種差別の介入点だ。決して、人種差別がその時代に発明されたと言いたいわけではない。それははるか昔から存在していた。しかし、当時は別 の形で機能していたのだと思う。人種差別を国家の仕組みに定着させたのは、まさにこの「バイオ・パワー」の台頭である。その時点で、人種差別は近代国家に おいて行使される権力の根本的なメカニズムとして定着し、その結果、ある時点、ある限界、そして特定の条件下において、人種差別を経ない近代国家の機能な どほとんど存在しなくなったのだ。
En effet, qu’est-ce que le racisme ? C’est, d’abord, le moyen d’introduire enfin, dans ce domaine de la vie que le pouvoir a pris en charge, une coupure : la coupure entre ce qui doit vivre et ce qui doit mourir. Dans le continuum biologique de l’espèce humaine, l’apparition des races, la distinction des races, la hiérarchie des races, la qualification de certaines races comme bonnes et d’autres, au contraire, comme inférieures, tout ceci va être une manière de fragmenter ce champ du biologique que le pouvoir a pris en charge ; une manière de décaler, à l’intérieur de la population, des groupes les uns par rapport aux autres. Bref, d’établir une césure qui sera de type biologique à l’intérieur d’un domaine qui se donne comme étant précisément un domaine biologique. Cela va permettre au pouvoir de traiter une population comme un mélange de races ou, plus exactement, de traiter l’espèce, de subdiviser l’espèce qu’il a prise en charge en sousgroupes qui seront, précisément, des races. C’est là la première fonction du racisme, de fragmenter, de faire des césures à l’intérieur de ce continuum biologique auquel s’adresse le bio-pouvoir.
実 際、人種差別とは何だろうか。それはまず第一に、権力が掌握してきたこの生活領域に、ついに一つの断絶――生きるべきものと死ぬべきものとの断絶――を持 ち込む手段である。人類という生物学的連続体において、人種の出現、人種の区別、人種の階層化、ある人種を「良き」ものと、逆に他の人種を「劣った」もの と規定すること――これらすべては、権力が掌握したこの生物学的領域を断片化する方法であり、人口内部において、ある集団を他の集団に対して位置づける方 法となるのだ。要するに、まさに生物学的領域であると自認する領域の内部に、生物学的性質を持つ断絶を確立することだ。これにより、権力は人口を人種の混 合体として扱うこと、より正確には、権力が掌握した種を、まさに「人種」となるサブグループに細分化して扱うことが可能になる。これこそが人種差別の第一 の機能であり、バイオ権力が対象とするこの生物学的連続体の中に断絶を生み出し、分断することである。
D’un autre côté, le racisme aura sa seconde fonction : il aura pour rôle de permettre d’établir une relation positive, si vous voulez, du type : « plus tu tueras, plus tu feras mourir », ou « plus tu laisseras mourir, et plus, de ce fait même, toi tu vivras ». Je dirais que cette relation (« si tu veux vivre, il faut que tu fasses mourir, il faut que tu puisses tuer ») après tout ce n’est pas le racisme, ni l’État moderne, qui l’ont inventée. C’est la relation guerrière : « pour vivre, il faut bien que tu massacres tes ennemis ». Mais le racisme fait justement fonctionner, fait jouer cette relation de type guerrier – « si tu veux vivre, il faut que l’autre meure » – d’une manière qui est toute nouvelle, et qui est précisément compatible avec l’exercice du bio-pouvoir. D’une part, en effet, le racisme va permettre d’établir, entre ma vie à moi et la mort de l’autre, une relation qui n’est pas une relation militaire et guerrière d’affrontement, mais une relation de type biologique : « plus les espèces inférieures tendront à disparaître, plus les individus anormaux seront éliminés, moins il y aura de dégénérés par rapport à l’espèce, plus moi – non pas en tant qu’individu mais en tant qu’espèce – je vivrai, je serai fort, je serai vigoureux, je pourrai proliférer ». La mort de l’autre, ce n’est pas simplement ma vie, dans la mesure où ce serait ma sécurité personnelle ; la mort de l’autre, la mort de la mauvaise race, de la race inférieure (ou du dégénéré, ou de l’anormal), c’est ce qui va rendre la vie en général plus saine ; plus saine et plus pure.
一 方で、人種差別には第二の機能がある。それは、いわば「殺せば殺すほど、死をもたらす」あるいは「死なせれば死なせるほど、それゆえに自分こそが生き延び る」といった、肯定的な関係を確立するための役割を果たすのだ。この関係(「生きたいなら、他者を死なせなければならない、殺せなければならない」)は、 結局のところ、人種差別や近代国家が発明したものではない。それは戦争的な関係、すなわち「生きるためには、敵を虐殺せざるを得ない」というものだ。しか し、人種差別はまさに、この戦争的な関係――「生き延びたいなら、他者が死ななければならない」――を、まったく新しい形で機能させ、発揮させるものであ り、それはまさにバイオパワーの行使と両立するものである。実際、一方で人種差別は、私自身の生と他者の死との間に、軍事的・戦争的な対立関係ではなく、 生物学的関係性を確立することを可能にする。「劣等な種が消滅に近づくほど、異常な個体が排除されるほど、種全体に対する退化者の割合が減少するほど、私 ――個人としてではなく種として――は生き延び、強くなり、活力に満ち、増殖できるようになる」。他者の死は、単に私の個人的な安全を確保するという意味 での「私の命」ではない。他者の死、すなわち劣った人種や下等な人種(あるいは退化者、異常者)の死こそが、生命全体をより健全なもの、より純粋なものに するのだ。
Rapport, donc, non pas militaire, guerrier ou politique, mais rapport biologique. Et si ce mécanisme peut jouer, c’est que les ennemis qu’il s’agit de supprimer, ce ne sont pas les adversaires au sens politique du terme ; ce sont les dangers, externes ou internes, par rapport à la population et pour la population. Autrement dit, la mise à mort, l’impératif de mort, n’est recevable, dans le système de bio-pouvoir, que s’il tend non pas à la victoire sur les adversaires politiques, mais à l’élimination du danger biologique et au renforcement, directement lié à cette élimination, de l’espèce elle-même ou de la race. La race, le racisme, c’est la condition d’acceptabilité de la mise à mort dans une société de normalisation. Là où vous avez une société de normalisation, là où vous avez un pouvoir qui est, au moins sur toute sa surface, et en première instance, en première ligne, un biopouvoir, eh bien le racisme est indispensable comme condition pour pouvoir mettre quelqu’un à mort, pour pouvoir mettre les autres à mort. La fonction meurtrière de l’État ne peut être assurée, dès lors que l’État fonctionne sur le mode du bio-pouvoir, que par le racisme.
つ まり、これは軍事的、好戦的、あるいは政治的な関係ではなく、生物学的な関係である。そして、このメカニズムが機能し得るのは、排除すべき敵が、政治的な 意味での対立者ではなく、国民に対して、あるいは国民にとっての、外部あるいは内部の脅威であるからだ。言い換えれば、殺害、すなわち死の命令は、バイ オ・パワーというシステムにおいて、政治的敵対者に対する勝利を目指すのではなく、生物学的危険の排除、そしてその排除に直接結びついた種そのものや人種 の強化を目指す場合にのみ、容認されるのだ。人種、人種差別とは、規範化社会において殺害が容認されるための条件である。規範化社会が存在し、権力が―― 少なくともその表面上において、第一義的かつ最前線において――バイオ・パワーである場所では、誰かを殺害し、他者を殺害するための条件として、人種差別 が不可欠となる。国家がバイオパワーというモードで機能する以上、国家の殺戮機能は人種差別によってのみ担保されるのだ。
Vous comprenez, par conséquent, l’importance – j’allais dire l’importance vitale – du racisme dans l’exercice d’un tel pouvoir : c’est la condition sous laquelle on peut exercer le droit de tuer. Si le pouvoir de normalisation veut exercer le vieux droit souverain de tuer, il faut qu’il passe par le racisme. Et si, inversement, un pouvoir de souveraineté. c’est-à-dire un pouvoir qui a droit de vie et de mort, veut fonctionner avec les instruments, avec les mécanismes, avec la technologie de la normalisation, il faut qu’il passe lui aussi par le racisme. Bien entendu. par mise à mort je n’entends pas simplement le meurtre direct, mais aussi tout ce qui peut être meurtre indirect : le fait d’exposer à la mort, de multiplier pour certains le risque de mort ou, tout simplement, la mort politique, l’expulsion, le rejet, etc.
し たがって、このような権力の行使において人種差別がいかに重要か――いや、極めて重要だと言おうか――お分かりいただけるだろう。それは、殺す権利を行使 できるための前提条件なのだ。もし規範化の権力が、殺すという古来の主権的権利を行使しようとするなら、人種差別を経由しなければならない。逆に、主権的 権力――すなわち生殺与奪の権を持つ権力――が、規範化の手段や仕組み、技術を用いて機能しようとする場合、それ自体もまた人種差別を経由しなければなら ない。もちろん、ここで言う「殺害」とは、単に直接的な殺人を指すのではなく、間接的な殺人となり得るあらゆる行為――死の危険にさらすこと、特定の者た ちの死のリスクを高めること、あるいは単に政治的な死、追放、排除などを含む――も指す。
À partir de là, je crois qu’on peut comprendre un certain nombre de choses. On peut comprendre, d’abord, le lien qui s’est rapidement – j’allais dire immédiatement – noué entre la théorie biologique du XIXe siècle et le discours du pouvoir. Au fond l’évolutionnisme, entendu en un sens large – c’est-à-dire non pas tellement la théorie de Darwin elle-même que l’ensemble, le paquet de ses notions (comme : hiérarchie des espèces sur l’arbre commun de l’évolution, lutte pour la vie entre les espèces, sélection qui élimine les moins adaptés) –, est devenu, tout naturellement, en quelques années au XIXe siècle, non pas simplement une manière de transcrire en termes biologiques le discours politique, non pas simplement une manière de cacher un discours politique sous un vêtement scientifique, mais vraiment une manière de penser les rapports de la colonisation, la nécessité des guerres, la criminalité, les phénomènes de la folie et de la maladie mentale, l’histoire des sociétés avec leurs différentes classes, etc. Autrement dit, chaque fois qu’il y a eu affrontement, mise à mort, lutte, risque de mort, c’est dans la forme de l’évolutionnisme que l’on a été contraint, littéralement, de les penser.
こ の点を出発点とすれば、いくつかのことが理解できると思う。まず、19世紀の生物学理論と権力の言説との間に、急速に――「即座に」と言いかけたが――結 びついた関係が理解できる。結局のところ、広義で捉えた進化論――つまり、ダーウィンの理論そのものというよりは、その概念の総体(例えば、共通の進化の 樹における種の階層、種間の生存競争、適応度の低いものを排除する自然選択など)――は、ごく自然に、 19世紀の数年の間に、単に政治的言説を生物学的用語で書き換える手段でも、単に政治的言説を科学という衣の下に隠す手段でもなく、植民地化の関係、戦争 の必要性、犯罪、狂気や精神疾患という現象、さまざまな階級からなる社会の歴史などを真に考察する手段となったのだ。言い換えれば、対立や殺害、闘争、死 の危険が生じるたびに、人々は文字通り、進化論という枠組みの中でそれらを捉えざるを得なかったのだ。
Et on peut comprendre aussi pourquoi le racisme se développe dans ces sociétés modernes qui fonctionnent sur le mode du bio-pouvoir ; on comprend pourquoi le racisme va éclater en un certain nombre de points privilégiés, qui sont précisément les points où le droit à la mort est nécessairement requis. Le racisme va se développer primo avec la colonisation, c’est-à-dire avec le génocide colonisateur. Quand il va falloir tuer des gens, tuer des populations, tuer des civilisations, comment pourra-t-on le faire si l’on fonctionne sur le mode du bio-pouvoir ? À travers les thèmes de l’évolutionnisme, par un racisme.
そ して、バイオ・パワーという仕組みで機能するこうした現代社会において、なぜ人種差別が蔓延するのかも理解できる。なぜ人種差別が、特定の「重点地点」で 爆発的に現れるのかが理解できるのだ。それらはまさに、「死の権利」が必然的に求められる地点である。人種差別は、第一に植民地化、すなわち植民地支配者 によるジェノサイドとともに発展していく。人々を殺し、集団を殺し、文明を殺さなければならない時、バイオ・パワーという仕組みの下で、それをどのように 実行できるだろうか。それは、進化論というテーマを通じて、人種差別という形をとって行われるのだ。
La guerre. Comment peut-on non seulement faire la guerre à ses adversaires, mais exposer ses propres citoyens à la guerre, les faire tuer par millions (comme cela s’est passé justement depuis le XIXe siècle, depuis la seconde moitié du XIXe siècle) sinon, précisément, en activant le thème du racisme ? Dans la guerre, il va s’agir de deux choses, désormais : détruire non pas simplement l’adversaire politique, mais la race adverse, cette [sorte] de danger biologique que représentent, pour la race que nous sommes, ceux d’en face. Bien sûr, ce n’est là, en quelque sorte, qu’une extrapolation biologique du thème de l’ennemi politique. Mais, plus encore, la guerre – ceci est absolument nouveau – va apparaître, à la fin du XIXe siècle, comme une manière non pas simplement de renforcer sa propre race en éliminant la race adverse (selon les thèmes de la sélection et de la lutte pour la vie), mais également de régénérer sa propre race. Plus nombreux seront ceux qui meurent parmi nous, plus la race à laquelle nous appartenons sera pure.
戦 争。敵対者に対して戦争を仕掛けるだけでなく、自国の市民を戦争にさらし、何百万人もの市民を死に至らしめる(まさに19世紀、とりわけ19世紀後半以降 に実際に起こってきたことだが)などということは、人種差別というテーマを煽動すること以外、一体どうすれば可能だろうか。戦争においては、今後、二つの ことが重要となる。単に政治的敵を破壊するだけでなく、敵対する人種、すなわち我々という人種にとって、向かい合う者たちが表す一種の生物学的脅威を破壊 することだ。もちろん、これはある意味で、政治的敵というテーマを生物学的に拡大解釈したに過ぎない。しかし、さらに重要なのは――これはまったく新しい ことだが――19世紀末において、戦争は単に(選別や生存競争というテーマに従って)敵対する人種を排除することで自人種を強化する手段としてだけでな く、自人種を再生させる手段としても現れるようになったということだ。我々のうちで死ぬ者が多ければ多いほど、我々が属する人種は純粋なものとなるのだ。
Vous avez là, en tout cas, un racisme de la guerre, nouveau à la fin du XIXe siècle, et qui était, je crois, nécessité par le fait qu’un bio-pouvoir, quand il voulait faire la guerre, comment pouvait-il articuler et la volonté de détruire l’adversaire et le risque qu’il prenait de tuer ceux-là mêmes dont il devait, par définition, protéger, aménager, multiplier la vie ? On pourrait dire la même chose à propos de la criminalité. Si la criminalité a été pensée en termes de racisme, c’est également à partir du moment où il fallait rendre possible, dans un mécanisme de bio-pouvoir, la mise à mort d’un criminel ou sa mise à l’écart. Même chose pour la folie, même chose pour les anomalies diverses.
い ずれにせよ、ここには19世紀末に新たに現れた「戦争における人種差別」があり、それは、バイオ・パワーが戦争を行おうとする際、敵を破壊したいという意 志と、定義上、保護し、整備し、その生命を増殖させるべき人々を殺してしまうというリスクとを、いかにして両立させればよいかという必要性から生じたもの だと、私は考える。犯罪についても同様のことが言える。犯罪が人種差別という観点から捉えられるようになったのも、バイオ・パワーのメカニズムにおいて、 犯罪者の処刑や隔離を可能にしなければならないという局面からである。狂気についても、さまざまな異常についても同様だ。
En gros, le racisme, je crois, assure la fonction de mort dans l’économie du biopouvoir, selon le principe que la mort des autres, c’est le renforcement biologique de soimême en tant que l’on est membre d’une race ou d’une population, en tant que l’on est élément dans une pluralité unitaire et vivante. Vous voyez que nous sommes là, au fond, très loin d’un racisme qui serait, simplement et traditionnellement, mépris ou haine des races les unes pour les autres. Nous sommes très loin aussi d’un racisme qui serait une sorte d’opération idéologique par laquelle les États, ou une classe, essaieraient de détourner vers un adversaire mythique des hostilités qui seraient tournées vers [eux] ou qui travailleraient le corps social. Je crois que c’est beaucoup plus profond qu’une vieille tradition, beaucoup plus profond qu’une nouvelle idéologie, c’est autre chose. La spécificité du racisme moderne, ce qui fait sa spécificité, n’est pas lié à des mentalités, à des idéologies, aux mensonges du pouvoir. C’est lié à la technique du pouvoir, à la technologie du pouvoir. C’est lié à ceci, qui nous place, au plus loin de la guerre des races et de cette intelligibilité de l’histoire, dans un mécanisme qui permet au bio-pouvoir de s’exercer. Donc, le racisme est lié au fonctionnement d’un État qui est obligé de se servir de la race, de l’élimination des races et de la purification de la race, pour exercer son pouvoir souverain. La juxtaposition, ou plutôt le fonctionnement, à travers le biopouvoir, du vieux pouvoir souverain du droit de mort implique le fonctionnement, la mise en place et l’activation du racisme. Et c’est là, je crois, qu’effectivement il s’enracine.
要 するに、人種差別とは、バイオパワーの経済において「死」の機能を果たしているのだと思う。それは、「他者の死こそが、ある人種や集団の一員として、また 統一された生きた多元性の一要素として、自己を生物学的に強化することである」という原理に基づいている。お分かりのように、我々はここでは、根本的に、 単に伝統的な意味での、ある人種が別の人種に対して抱く軽蔑や憎悪といった人種差別からは、はるかにかけ離れている。また、国家やある階級が、自分たちに 向けられた敵意や、社会全体を蝕む敵意を、架空の敵へと転嫁しようとする一種のイデオロギー的操作としての「人種差別」とも、我々はかけ離れている。これ は古い伝統よりもはるかに深く、新しいイデオロギーよりもはるかに深いものであり、別の何かだと私は考える。現代の人種差別の特異性、すなわちその特異性 を形作るものは、メンタリティやイデオロギー、権力の虚偽とは結びついていない。それは権力の技法、権力の技術と結びついている。それは、人種間の戦争や 歴史のそのような理解から最も遠く離れた場所に私たちを置き、バイオ・パワーが行使されることを可能にするメカニズムと結びついているのだ。したがって、 人種差別は、主権を行使するために人種、人種の排除、そして人種の浄化を利用せざるを得ない国家の機能と結びついている。死の権利という古い主権が、バイ オパワーを通じて並置される、あるいはむしろ機能することこそが、人種差別の機能、確立、そして活性化を意味するのだ。そして、まさにそこに、人種差別が 根を下ろしているのだと、私は考える。
Vous comprenez alors, dans ces conditions, comment et pourquoi les États les plus meurtriers sont, en même temps, forcément les plus racistes. Bien sûr, là il faut prendre l’exemple du nazisme. Après tout, le nazisme c’est bien en effet le développement jusqu’au paroxysme des mécanismes de pouvoir nouveaux qui avaient été mis en place depuis le XVIIIe siècle. Pas d’État plus disciplinaire, bien sûr, que le régime nazi ; pas d’État, non plus, où les régulations biologiques soient reprises en compte d’une manière plus serrée et plus insistante. Pouvoir disciplinaire, bio-pouvoir : tout ceci a parcouru, soutenu à bout de bras la société nazie (prise en charge du biologique, de la procréation, de l’hérédité ; prise en charge aussi de la maladie, des accidents). Pas de société à la fois plus disciplinaire et plus assurancielle que celle qui avait été mise en place, ou en tout cas projetée, par les nazis. Le contrôle des aléas propres aux processus biologiques était un des objectifs immédiats du régime.
こ うした状況下では、最も殺戮的な国家が、同時に必然的に最も人種差別的な国家である理由と仕組みが理解できるだろう。もちろん、ここではナチズムを例に挙 げなければならない。何しろ、ナチズムとは、18世紀以来確立されてきた新たな権力メカニズムが、極限まで発展した姿に他ならないのだ。ナチス政権ほど規 律的な国家は、もちろん他にない。また、生物学的規制がこれほど厳格かつ執拗に組み込まれている国家も他にない。規律的権力、バイオパワー――これらすべ てが、ナチス社会を貫き、その根幹を支えていた(生物学的側面、生殖、遺伝の管理; 病気や事故への対応も同様だ)。ナチスによって構築された、あるいは少なくとも構想された社会ほど、規律的かつ保障的な社会は他にない。生物学的プロセス に固有の不確実性を制御することは、同政権の当面の目標の一つであった。
Mais en même temps qu’on avait cette société universellement assurancielle, universellement sécurisante, universellement régulatrice et disciplinaire, à travers cette société, déchaînement le plus complet du pouvoir meurtrier, c’est-à-dire de ce vieux pouvoir souverain de tuer. Ce pouvoir de tuer, qui traverse tout le corps social de la société nazie, se manifeste, d’abord, parce que le pouvoir de tuer, le pouvoir de vie et de mort est donné non pas simplement à l’État, mais à toute une série d’individus, à une quantité considérable de gens (que ce soient les SA, les SS, etc.). À la limite même, tout le monde a droit de vie et de mort sur son voisin, dans l’État nazi, ne serait-ce que par la conduite de dénonciation, qui permet effectivement de supprimer, ou de faire supprimer, celui qui est à côté de vous.
し かし、この普遍的な保障、普遍的な安全、普遍的な規制と規律を備えた社会が存在する一方で、その社会を通じて、殺戮の権力、すなわち人を殺すという古来の 主権的権力が、最も徹底して解き放たれていたのだ。ナチス社会の社会全体を貫くこの殺戮の権力は、まず第一に、殺戮の権力、すなわち生殺与奪の権力が、単 に国家に与えられているのではなく、一連の個人、すなわち膨大な数の人々(SAやSSなど)に与えられていることから現れている。究極的には、ナチス国家 において、誰もが隣人に対して生殺与奪の権限を持っている。たとえそれが、隣人を実際に排除したり、排除させたりすることを可能にする密告という行為によ るだけであっても。
Donc, déchaînement du pouvoir meurtrier et du pouvoir souverain à travers tout le corps social. Également, par le fait que la guerre est explicitement posée comme un objectif politique – et pas simplement au fond, comme un objectif politique pour obtenir un certain nombre de moyens, mais comme une sorte de phase ultime et décisive de tous les processus politiques –, la politique doit aboutir à la guerre, et la guerre doit être la phase finale et décisive qui va couronner l’ensemble. Par conséquent, ce n’est pas simplement la destruction des autres races qui est l’objectif du régime nazi. La destruction des autres races est l’une des faces du projet, l’autre face étant d’exposer sa propre race au danger absolu et universel de la mort. Le risque de mourir, l’exposition à la destruction totale, est un des principes inscrits parmi les devoirs fondamentaux de l’obéissance nazie, et parmi les objectifs essentiels de la politique. Il faut que l’on arrive à un point tel que la population tout entière soit exposée à la mort. Seule cette exposition universelle de toute la population à la mort pourra effectivement la constituer comme race supérieure et la régénérer définitivement face aux races qui auront été totalement exterminées ou qui seront définitivement asservies.
つ まり、社会全体を通じて、殺戮の力と主権の力が解き放たれるのだ。また、戦争が明示的に政治的目標として位置づけられているという事実――単に、ある種の 手段を獲得するための政治的目標としてではなく、あらゆる政治的プロセスの究極的かつ決定的な段階として――により、政治は戦争へと至らねばならず、戦争 こそが全体を締めくくる最終的かつ決定的な段階とならなければならない。したがって、ナチス体制の目的は、単に他民族の破壊だけにあるのではない。他の人 種の破壊は計画の一面であり、もう一面は、自民族を絶対的かつ普遍的な死の危険にさらすことにある。死ぬリスク、すなわち全滅の危険にさらされることは、 ナチスへの服従における基本的義務の一つとして、また政治の不可欠な目的の一つとして明記されている。全人口が死の危険にさらされるという段階に到達しな ければならない。全人口が死の危険に普遍的にさらされることこそが、完全に絶滅させられた、あるいは永久に隷属させられた人種に対して、自民族を真に「優 越人種」として確立し、決定的に再生させる唯一の方法なのである。
On a donc dans la société nazie cette chose tout de même extraordinaire : c’est une société qui a absolument généralisé le bio-pouvoir, mais qui a, en même temps, généralisé le droit souverain de tuer. Les deux mécanismes, celui classique, archaïque, qui donnait à l’État droit de vie et de mort sur ses citoyens, et le nouveau mécanisme organisé autour de la discipline, de la régulation, bref le nouveau mécanisme de biopouvoir, se trouvent exactement coïncider. De sorte qu’on peut dire ceci : l’État nazi a rendu absolument coextensifs le champ d’une vie qu’il aménage, protège, garantit, cultive biologiquement, et, en même temps, le droit souverain de tuer quiconque – non seulement les autres, mais les siens propres. Il y a eu, chez les nazis, une coïncidence d’un bio-pouvoir généralisé avec une dictature à la fois absolue et retransmise à travers tout le corps social par cette formidable démultiplication du droit de tuer et de l’exposition à la mort. On a un État absolument raciste, un État absolument meurtrier et un État absolument suicidaire. État raciste, État meurtrier, État suicidaire. Cela se superpose nécessairement et a abouti, bien sûr, à la fois à la « solution finale » (par laquelle on a voulu éliminer, à travers les Juifs, toutes les autres races dont les Juifs étaient à la fois le symbole et la manifestation) des années 1942-1943 et puis au télégramme 71 par lequel, en avril 1945, Hitler donnait ordre de détruire les conditions de vie du peuple allemand lui-même 5 .
つ まり、ナチス社会には、実に特異な現象が見られる。それは、バイオパワーを徹底的に一般化した社会であると同時に、殺すという主権的権利をも一般化した社 会である。市民に対する生殺与奪の権を国家に与えていた、古典的かつ古風なメカニズムと、規律や規制、つまりバイオパワーの新たなメカニズムを中心に組織 化された新しいメカニズムとが、まさに一致しているのだ。したがって、次のように言える。ナチス国家は、自らが整備し、保護し、保証し、生物学的に育成す る「生命」の領域と、同時に、他者だけでなく自国民をも含むあらゆる者を殺害する主権的権利とを、完全に同一の範囲に広げたのだ。ナチスにおいては、一般 化されたバイオパワーと、殺す権利と死への曝露が途方もなく増幅されることによって社会全体に波及した、絶対的かつ社会全体に再伝達された独裁体制が一致 していた。そこには、絶対的に人種差別的な国家、絶対的に殺戮的な国家、そして絶対的に自殺的な国家が存在する。人種差別的な国家、殺戮的な国家、自殺的 な国家。これらは必然的に重なり合い、当然のことながら、1942年から1943年にかけての「最終解決」(ユダヤ人を介して、ユダヤ人がその象徴であり 現れでもあった他のすべての人種を排除しようとしたもの)と、1945年4月の電報71号の両方へと至った。ヒトラーがドイツ国民自身の生活基盤を破壊す るよう命じた電報71号へとつながったのだ⁵。
Solution finale pour les autres races, suicide absolu de la race [allemande]. C’est à cela que menait cette mécanique inscrite dans le fonctionnement de l’État moderne. Seul, bien sûr, le nazisme a poussé jusqu’au paroxysme le jeu entre le droit souverain de tuer et les mécanismes du bio-pouvoir. Mais ce jeu est inscrit effectivement dans le fonctionnement de tous les États. De tous les États modernes, de tous les États capitalistes ? Eh bien, pas sûr. Je crois que justement – mais ce serait là une autre démonstration – l’État socialiste, le socialisme, est tout aussi marqué de racisme que le fonctionnement de l’État moderne, de l’État capitaliste. En face du racisme d’État, qui s’est formé dans les conditions dont je vous ai parlé, s’est constitué un social-racisme qui n’a pas attendu la formation des États socialistes pour apparaître. Le socialisme a été, d’entrée de jeu, au XIXe siècle, un racisme. Et que ce soit Fourier6 , au début du siècle, ou que ce soient les anarchistes à la fin du siècle, en passant par toutes les formes de socialisme, vous y voyez toujours une composante de racisme. 他 の民族に対する「最終解決」、すなわち[ドイツ]民族の完全な自殺。近代国家の機能に組み込まれたこのメカニズムは、まさにそこへと至るものだった。もち ろん、殺害する主権的権利とバイオパワーのメカニズムとの間の駆け引きを極限まで推し進めたのは、ナチズムだけである。しかし、この駆け引きは事実上、あ らゆる国家の機能に組み込まれている。すべての近代国家、すべての資本主義国家においてか? いや、そうとは限らない。私は、まさに――ただしこれは別の 論証となるが――社会主義国家、すなわち社会主義そのものが、近代国家や資本主義国家の機能と同様に、人種差別によって深く染まっていると考えている。私 が述べたような状況下で形成された国家による人種差別に立ち向かう形で、社会主義国家の成立を待たずに現れた「社会的人種差別」が形成されたのだ。社会主 義は、19世紀の当初から、すでに人種差別であった。世紀初頭のフーリエ⁶であれ、世紀末のアナキストであれ、あるいはあらゆる形態の社会主義を通じて見 ても、そこには常に人種差別の要素が見て取れる。
Là, il m’est très difficile d’en parler. En parler comme cela, c’est pratiquer l’affirmation massue. Vous le démontrer, cela impliquerait (ce que je voulais faire) une autre batterie de cours à la fin. En tout cas, je voudrais simplement dire ceci : d’une façon générale, il me semble – là, c’est un peu un libre propos – que le socialisme, tant qu’il ne pose pas, en première instance, les problèmes économiques ou juridiques du type de propriété ou du mode de production – dans la mesure où, par conséquent, le problème de la mécanique du pouvoir, des mécanismes de pouvoir, n’est pas posé et analysé par lui –, [le socialisme, donc,] ne peut pas manquer de réaffecter, de réinvestir ces mêmes mécanismes de pouvoir que l’on a vus se constituer à travers l’État capitaliste ou l’État industriel. En tout cas, une chose est certaine : c’est que le thème du biopouvoir, développé à la fin du XVIIIe et pendant tout le XIXe siècle, non seulement n’a pas été critiqué par le socialisme mais, en fait, a été repris par lui, développé, réimplanté, modifié sur certains points, mais absolument pas réexaminé dans ses bases et dans ses modes de fonctionnement. L’idée, finalement, que la société ou l’État, ou ce qui doit se substituer à l’État, a essentiellement pour fonction de prendre en charge la vie, de la ménager, de la multiplier, d’en compenser les aléas, d’en parcourir et délimiter les chances et les possibilités biologiques, il me semble que ceci a été repris tel quel par le socialisme. Avec les conséquences que cela a, dès lors que l’on se trouve dans un État socialiste qui doit exercer le droit de tuer ou le droit d’éliminer, ou le droit de disqualifier. Et c’est ainsi que, tout naturellement, vous allez retrouver le racisme – non pas le racisme proprement ethnique, mais le racisme de type évolutionniste, le racisme biologique – fonctionnant à plein dans les États socialistes (type Union soviétique), à propos des malades mentaux, des criminels, des adversaires politiques, etc. Voilà pour l’État.
こ の件については、話すのが非常に難しい。このように語るのは、強引な断定に他ならない。それを証明しようとすれば、(私がやりたかったことだが)最後にま た一連の講義が必要になってしまう。いずれにせよ、ただ一つ言いたいのはこうだ。大まかに言えば――これはあくまで私見だが――社会主義は、第一義的に、 所有権や生産様式といった経済的・法的な問題を提起しない限り――その結果として、 権力のメカニズム、すなわち権力機構の問題が社会主義によって提起され、分析されていない限り――、[社会主義は、したがって]、資本主義国家や産業国家 を通じて形成されてきたのと同じ権力機構を、必然的に再配分し、再利用することになる。いずれにせよ、一つ確かなことがある。それは、18世紀末から19 世紀を通じて展開された「バイオパワー」というテーマが、社会主義によって批判されなかったばかりか、実際には社会主義によって取り入れられ、発展させら れ、再導入され、一部の点で修正はされたものの、その基礎や機能様式については全く再検討されなかったということだ。結局のところ、社会や国家、あるいは 国家に取って代わるべきものが、本質的に生命を担い、それを守り、増やし、不測の事態を補い、生物学的チャンスや可能性を探り、その境界を定めるという機 能を持つという考えは、社会主義によってそのまま受け継がれたように思われる。その結果、殺す権利、排除する権利、あるいは資格を剥奪する権利を行使せざ るを得ない社会主義国家においては、必然的に特定の結果が生じる。こうして、ごく当然のことながら、社会主義国家(ソビエト連邦型など)においては、精神 障害者、犯罪者、政治的敵対者などをめぐり、人種差別――厳密な意味での民族的人種差別ではなく、進化論的、あるいは生物学的人種差別――が全開で機能し ているのが見て取れる。国家については以上だ。
Ce qui me paraît intéressant aussi, et qui m’a fait longtemps problème, c’est que, encore une fois, ce n’est pas simplement au niveau de l’État socialiste que l’on retrouve ce même fonctionnement du racisme, mais aussi dans les différentes formes d’analyse ou de projet socialiste, tout au long du XIXe siècle et, me semble-t-il, autour de ceci : chaque fois qu’un socialisme a, au fond, insisté surtout sur la transformation des conditions économiques comme principe de transformation et de Passage de l’État capitaliste à l’État socialiste (autrement dit, chaque fois qu’il a cherché le principe de la transformation au niveau des processus économiques), il n’a pas eu besoin, immédiatement au moins, de racisme. En revanche, à tous les moments où le socialisme a été obligé d’insister sur le problème de la lutte, de la lutte contre l’ennemi, de l’élimination de l’adversaire à l’intérieur même de la société capitaliste ; lorsqu’il s’est agi, par conséquent, de penser l’affrontement physique avec l’adversaire de classe dans la société capitaliste, le racisme a resurgi, parce qu’il a été la seule manière, pour une pensée socialiste qui était tout de même très liée aux thèmes du bio-pouvoir, de penser la raison de tuer l’adversaire. Quand il s’agit simplement de l’éliminer économiquement, de lui faire perdre ses privilèges, on n’a pas besoin de racisme. Mais, dès qu’il s’agit de penser que l’on va se trouver en tête à tête avec lui, et qu’il va falloir se battre physiquement avec lui, risquer sa propre vie et chercher à le tuer, lui, il a fallu du racisme.
ま た、私が興味深く感じ、かつ長い間問題視してきたのは、繰り返しになるが、この人種差別の同様の仕組みが、単に社会主義国家のレベルだけでなく、19世紀 を通じて見られる様々な形態の社会主義的分析や構想の中にも見られ、それは、私の見るところ、次のような点に集約されるということだ。社会主義が、本質的 に、資本主義国家から社会主義国家への変革と移行の原理として、とりわけ経済的条件の変革を重視したときは(言い換えれば、経済的プロセスにおいて変革の 原理を求めようとしたときは)、少なくとも当面は、人種差別を必要としなかったのだ。一方、社会主義が闘争の問題、すなわち敵との闘争や、資本主義社会内 部における敵対者の排除を強調せざるを得なかったあらゆる局面において; したがって、資本主義社会における階級的敵との物理的な対決を構想することになった際、人種差別が再び頭をもたげた。というのも、バイオパワーというテー マとやはり深く結びついていた社会主義的思考にとって、敵を殺す理由を正当化するには、それが唯一の方法だったからだ。単に経済的に排除し、特権を奪うだ けなら、人種差別は必要ない。しかし、相手と一対一で対峙し、物理的に戦わなければならず、自らの命を危険にさらして相手を殺そうとする事態を想定すると なると、人種差別が必要となったのだ。
Par conséquent, chaque fois que vous avez ces socialismes, des formes de socialisme, des moments de socialisme qui accentuent ce problème de la lutte, vous avez le racisme. C’est ainsi que les formes de socialisme les plus racistes, cela a été, bien sûr, le blanquisme, cela a été la Commune et cela a été l’anarchie, beaucoup plus que la social démocratie, beaucoup plus que la Seconde Internationale, et beaucoup plus que le marxisme lui-même. Le racisme socialiste n’a été liquidé, en Europe, qu’à la fin du XIXe siècle, d’une part par la domination d’une social-démocratie (et, il faut bien le dire, d’un réformisme lié à cette social-démocratie), et d’autre part, par un certain nombre de processus comme l’affaire Dreyfus en France. Mais, avant l’affaire Dreyfus, tous les socialistes, enfin les socialistes dans leur extrême majorité, étaient fondamentalement racistes. Et je crois qu’ils étaient racistes dans la mesure où (et je terminerai là-dessus) il n’ont pas réestimé – ou ils ont admis, si vous voulez, comme allant de soi – ces mécanismes de bio-pouvoir que le développement de la société et de l’État, depuis le XVIIIe siècle, avait mis en place. Comment peut-on faire fonctionner un bio-pouvoir et en même temps exercer les droits de la guerre, les droits du meurtre et de la fonction de la mort, sinon en passant par le racisme ? C’était là le problème, et je crois que c’est toujours cela le problème.
し たがって、こうした社会主義、社会主義の一形態、あるいは社会主義の局面が、闘争という問題を際立たせるたびに、人種差別が生じるのだ。こうして、最も人 種差別的な社会主義の形態といえば、言うまでもなくブランキズムであり、パリ・コミューンであり、そしてアナキズムであった。それらは社会民主主義より も、第二インターナショナルよりも、さらにはマルクス主義そのものよりも、はるかに人種差別的であった。ヨーロッパにおいて社会主義的人種差別が排除され たのは、19世紀末になってからのことだ。その要因は、一方では社会民主主義(そして、率直に言えば、この社会民主主義と結びついた改革主義)の支配によ るものであり、他方では、フランスのドレフュス事件のような一連の過程によるものであった。しかし、ドレフュス事件以前、すべての社会主義者――いや、少 なくともその圧倒的多数――は、根本的に人種差別主義者だった。そして、彼らが人種差別主義者であったのは、(この点で話を締めくくるが)18世紀以来、 社会と国家の発展によって確立されてきたこうした「バイオ・パワー」のメカニズムを、再評価しなかった――あるいは、言うなれば当然のこととして受け入れ ていた――という点にあると私は考える。人種差別を経由することなくして、いかにしてバイオ・パワーを機能させつつ、同時に戦争の権利、殺害の権利、そし て死の機能を遂行できるだろうか。そこが問題であり、今もなおそれが問題だと私は考えている。
COURS DU 17 MARS 1976



●バイオポリティクスという用語のさまざまな使われ方

★ バイポリティクス(生政治)一般の解説

Biopolitics refers to the political relations between the administration or regulation of the life of species and a locality's populations, where politics and law evaluate life based on perceived constants and traits. French philosopher Michel Foucault, who wrote about and gave lectures dedicated to his theory of biopolitics, wrote that it is "to ensure, sustain, and multiply life, to put this life in order."[1]
生政治とは、政治や法律が、認識された定数や形質に基づいて生命を評価 する、種や地域の集団の生命の管理または規制の間の政治関係を指す。フランスの哲学者ミシェル・フーコーは、生政治の理論について書き、専用の講義を行っ たが、それは「生命を確保し、維持し、増殖させ、この生命を秩序立てること」であると書いた[1]。
Previous notions of the concept can be traced back to the Middle Ages in John of Salisbury's work Policraticus, in which the term body politic was coined and used. The term biopolitics was first used by Rudolf Kjellén, a political scientist who also coined the term geopolitics,[2] in his 1905 two-volume work The Great Powers.[3] Kjellén used the term in the context of his aim to study "the civil war between social groups" (comprising the state) from a biological perspective, and thus named his putative discipline "biopolitics".[4] In Kjellén's organicist view, the state was a quasi-biological organism, a "super-individual creature". The Nazis also subsequently used the term in the context of their racial policy, with Hans Reiter using it in a 1934 speech to refer to their concept of nation and state based on racial supremacy.[5]
この概念の以前の概念は、中世のJohn of Salisburyの著作Policraticusに遡ることができ、その中でbody politicという用語が作られ使用されている。生政治という用語は、地政学という用語も生み出した政治学者であるルドルフ・チェーレンが1905年の 2巻の著作『大国の権力』[2]で初めて用いたものである。 [3] チェーレンは、(国家を構成する)「社会集団間の内戦」を生物学的観点から研究することを目的としてこの用語を使用し、その結果、彼の学問を「生政治」と 名付けた[4]。 チェーレンの有機主義的見解において、国家は準生物的有機体、「超個体の生物」であった。ナチスもその後、人種政策の文脈でこの用語を使用しており、ハン ス・ライターは1934年の演説で人種至上主義に基づく国家と民族の概念に言及するためにこの用語を使用している[5](→「優生学」→「人種衛生学(Nationalsozialistische Rassenhygiene)」)。
In contemporary US political science studies, usage of the term is mostly divided between a poststructuralist group using the meaning assigned by Foucault (denoting social and political power over life) and another group which uses it to denote studies relating biology and political science.[5] In the work of Foucault, biopolitics refers to the style of government that regulates populations through "biopower" (the application and impact of political power on all aspects of human life).[6][7]
現代アメリカの政治学研究において、この用語の使用は、フーコーが与え た意味(生命に対する社会的・政治的権力を示す)を用いるポスト構造主義グループと、生物学と政治学の関連研究を示すために用いるグループにほぼ分かれている [5]。 フーコーの研究において、生政治とは「生権」(人間の生命のあらゆる側面に対する政治権力の適用と影響)によって集団を規制する政府の様式を指している [6][7]。
Morley Roberts, in his 1938 book Bio-politics argued that a correct model for world politics is "a loose association of cell and protozoa colonies".[5] Robert E. Kuttner used the term to refer to his particular brand of "scientific racism," as he called it, which he worked out with noted Eustace Mullins, with whom Kuttner cofounded the Institute for Biopolitics in the late 1950s, and also with Glayde Whitney, a behavioral geneticist. Most of his adversaries designate his model as antisemitic. Kuttner and Mullins were inspired by Morley Roberts, who was in turn inspired by Arthur Keith, or both were inspired by each other and either co-wrote together (or with the Institute of Biopolitics) Biopolitics of Organic Materialism dedicated to Roberts and reprinted some of his works.[8]
モーリー・ロバーツは1938年の著書『バイオポリティクス』の中で、 世界政治の正しいモデルは「細胞や原生動物のコロニーの緩やかな連合体」であると主張した[5] ロバート・E・カットナーはこの言葉を、彼が名付けた「科学的人種主義」の特定のブランドを指すために用いた。これはカットナーが1950年代末に生政治 研究所を共同設立したユースタス・マリンズ、また行動遺伝学者のグレイド・ホイットニーとともに作り上げたものであった。彼の敵対者のほとんどは、彼のモ デルを反ユダヤ主義的なものとみなしている。カットナーとマリンズはモーリー・ロバーツに影響を受け、そのロバーツがアーサー・キースに影響を受けたか、 あるいは両者が互いに影響を受け、ロバーツに捧げて『有機物質主義の生政治』を共に(あるいは生政治研究所と共に)書き、彼の著作をいくつか再版している [8]。
In the work of Michael Hardt and Antonio Negri, biopolitics is framed in terms of anti-capitalist insurrection using life and the body as weapons; examples include flight from power and, "in its most tragic and revolting form", suicide terrorism, conceptualized as the opposite of biopower, which is seen as the practice of sovereignty in biopolitical conditions.[9]
マイケル・ハートとアントニオ・ネグリの仕事(『帝国』)では、生政治 は生命と身体を武器とした反資本主義の暴動という観点から組み立てられている。例としては、権力からの逃走や「その最も悲劇的で反乱的な形」である自殺テ ロがあり、生政治的状況における主権の実践と見なされるバイオパワーの反対として概念化されている[9]。
According to Professor Agni Vlavianos Arvanitis,[10][11][12] biopolitics is a conceptual and operative framework for societal development, promoting bios (Greek for "life") as the central theme in every human endeavor, be it policy, education, art, government, science or technology. This concept uses bios as a term referring to all forms of life on our planet, including their genetic and geographic variation.[13]
アグニ・ブラヴィアノス・アルヴァニティス教授によれば[10] [11][12]、生政治とは、政策、教育、芸術、政府、科学、技術など、あらゆる人間の努力の中心テーマとしてビオス(ギリシャ語で「生命」)を推進 し、社会の発展を図る概念であり運用上の枠組みであるという。この概念では、ビオスを、遺伝的・地理的変異を含む地球上のあらゆる形態の生命を指す言葉と して用いている[13]。
Other definitions
それ以外の定義
1. A political spectrum that reflects positions towards the sociopolitical consequences of the biotech revolution.[14][15]
1. バイオテクノロジー革命の社会政治的帰結に対する立場を反映した政治的スペクトラム[14][15]。
2. Political advocacy in support of, or in opposition to, some applications of biotechnology.[14][15]
2.バイオテクノロジーのいくつかの応用を支持または反対する政治的主 張[14][15]。
3. Public policies regarding some applications of biotechnology.[14][15]
3. バイオテクノロジーのいくつかの応用に関する公共政策[14][15]。
4. Political advocacy concerned with the welfare of all forms of life and how they are moved by one another.[16]
4. すべての形態の生命の福祉とそれらが互いにどのように動いているかに関係する政治的な主張[16]。
5. The politics of bioregionalism.
5. バイオリージョナリズムの政治性
6. The interplay and interdisciplinary studies relating biology and political science,[17] primarily the study of the relationship between biology and political behavior.[18] Most of these works agree on three fundamental aspects. First, the object of investigation is primarily political behavior, which—and this is the underlying assumption—is caused in a substantial way by objectively demonstrable biological factors. For example, the relationship of biology and political orientation, but also biological correlates of partisanship and voting behavior.[19] (See also sociobiology.)
6. 生物学と政治学に関連する相互作用と学際的研究、主に生物学と政治行動の関係の研究[17]。 これらの著作のほとんどは3つの基本的な側面で一致している。まず、調査対象が主に政治行動であり、それが客観的に実証可能な生物学的要因によって実質的 な形で引き起こされていることが根本的な前提となっている。例えば、生物学と政治的志向の関係、党派性や投票行動の生物学的相関などである[19](社会 生物学も参照のこと)。
https://en.wikipedia.org/wiki/Biopolitics.
https://www.deepl.com/ja/translato

●バイオポリティクスという用語のさまざまな使われ方(上掲枠内も参照のこと)

バイオポリティクス(生—政治学, 生物政治学, biopolitique, biopolitics)は、米本(2006)によると、……と冒頭に解説した(→「バイオポリ ティクス」参照)。

私たちは(ピコ太郎のように)バイオ+ポリティクスと考えるよりも、生命や生活 をめぐる政治学 (politics of life)あるいは健康をめぐる政治学(politics of health)などがつまった、生命に関する事柄の政治学をバイオポリティクスと考えたほうがいいだろう。

さまざまな目新しい話題がある:医学の領域拡張、健康を維持進展させる技術、医 療専門家の活躍(市民運動、 法・司法、生命保険業務、診断情報の普及)、医学の自然科学技術化、生物医学市場の拡大、医学の発見や真理が資本に直結、生命経済 (bioeconomy)などなど。

せんじ詰めれば、生政治の時代のリベラリズムのもとで、各人がさまざまな健康や 身体の能力を向上する手段を使って、いかに「能力」のある自己を形成するかということである。その能力の形成は、「自己への配慮」よりもなお、「他者への自己の有用性の提示」にあるように思われる。

遺伝管理社会 : ナチスと近未来 / 米本昌平著, 弘文堂 , 1989年による米本の5つのテーゼ(→「ナチのバイオポリティクス(1943)」に移転しました!!)

● バイオポリティクスの検証のためのナチ人種衛生学 (Nationalsozialistische Rassenhygiene)→「ナチ優生学の時代」を参照

●身体のコロニアリズム コロニアリズムとは植民地主義のことであるが、欧米 や、やや遅れて日本が、自分たちの領土以外の土地や人間に武力あるいは経済力をもって進出、侵略して支配下におくことである。驚くべきことに、ジェンダー 論の観点からは、侵略する側は男に、侵略される側は女として表現されることが多く、侵略はしばしば同意あるいは非同意を問わず性行為の例えとして表現され る。アニメーションになったこともある「ポカホンタスの物語」は、イギリス人の男と北米先住民の女のロマンであり、歴史的大虐殺として記憶されている南京 大虐殺を描いたルポルタージュは『南京への強姦(The Rape of Nanking)』と題される。つねに論争が絶えない旧日本軍の「従軍慰安婦」においても戦う男の兵士と戦闘のストレスを「慰安する」女の関係の中に位置 づけられる。このことは、こころの科学におけるファロセントリズムの理論を使って解釈、分析されることが待たれている課題である。

 Hawai‘i was a singularly biopolitical space under martial law by examining public health, colonialism, and military occupation in ways that animate and complicate Michel Foucault’s theory of biopolitics and its technologies of rule that “‘make’ live and ‘let’ die.” I argue that the extended period of martial law transformed the wartime “state of emergency” into a technique of governance, through which the military state’s suspension of constitutional rights permitted the administration of life through compulsory medical programs. Hawai‘i was not only a military outpost but also a colonized territory in which the US accumulation of capital, land, and natural resources had historically been dependent on Indigenous displacement. After a settler colonial history in which disease itself had been complicit in the deaths of many Native people, the pressures of wartime mobilization now made it necessary for the military government to “include” Native Hawaiian life in its administration of health. During wartime, the state and defense industry targeted the optimal health of all lives—white, Asian, and Hawaiian lives—even as it perpetuated militarized racial logics that demonized Japanese immigrants and settler colonial structures that naturalized white possession and denied Native sovereignty.4 Accordingly, this essay contributes new understandings of how scientific rationality—and its monopoly on definitions of life and death— produces knowledge that legitimizes racial, colonial, and military projects.
  ハワイは戒厳令下の特異な生政治的空間であった。(そして、この論文は)ミシェル・フーコーの生政治論と「生かし、死なせる」その統治技術を生かし、複雑 にする方法で、公衆衛生、植民地主義、軍事占領を考察している。ハワイにおける戒厳令の長期化は、戦時中の「非常事態」を統治技術に変え、軍事国家が憲法 上の権利を停止することで、強制医療プログラムによる生命の管理を可能にしたと筆者は主張する。ハワイは軍事的前哨基地であると同時に、米国による資本、 土地、天然資源の蓄積が歴史的に先住民の移住に依存してきた植民地であった。病気そのものが多くの先住民の死に加担してきた入植者植民地の歴史を経て、戦 時動員の圧力は、今や軍政府がハワイ先住民の生活を健康管理に「含める」ことを必要とするようになった。戦時中、国家と防衛産業は、白人、アジア人、ハワ イ人のすべての生命の最適な健康を目標とした。たとえそれが、日系移民を悪魔化する軍事化された人種論理と、白人の所有を自然化し先住民の主権を否定する 入植者の植民地構造を永続させてもである4。したがって本論文は、科学合理性と生と 死の定義の独占が、人種、植民地、軍事プロジェクトを合法化する知識を生み出すという新しい理解へ貢献するものである。


https://muse.jhu.edu/article/652573
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●雑多な用語集

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Copyleft, CC, Mitzub'ixi Quq Chi'j, 1996-2099

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