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🥃 俺はこの酒を飲むために生たれおきた  ペルノ « Je suis né pour boire cet alcool » — 1. Pernod

序章-ゲンズブヌルずPernod――倜明けの読曞宀 酒ず魂 ç·š

「ゲンズブヌルが差し出したグラスの䞭に、人生が朜んでいた。」

—— 週末には、酒の話を。

若い頃の酒は、「酔う」ためのものであり、「挔じるための道具」だった。

セルゞュ・ゲンズブヌルずの最初の䌚話は、圌がこれから数日を過ごすホテルのバヌで始たった。
「ゞロヌ、これを飲め」
マネゞャヌずふたり、カりンタヌに腰かけたゲンズブヌルが、僕を手招きした。
グラスには黄濁した液䜓が泚がれおいた。ひず口、口に含んだ瞬間——
「にが〜っ」
顔をしかめる僕に、ゲンズブヌルはニヒルに笑った。「なんだ、これはこんなもの飲めないよ」。
実際、圌らはそれ以䞊は勧めおはこなかった。

だが、このずきの䜓隓は、少なからず僕の「酒人生」に圱響を䞎えた。
圌が勧めたその酒は、『Pernodペルノ』だった。
ゲンズブヌルず酒の話は他にもあるが、それはたた別の機䌚に。

この“蚳の分からない苊い酒”を、どうしおも飲めるようになりたかった。
それからしばらく、バヌに行っおは「Pernodのオレンゞゞュヌス割」を頌んだ。
女性が同垭しおいるずきにはカッコ悪くおやらなかったけれど、ひずりのずきは必ず䞀杯。
今、思うずひずりのずきも盞圓カッコ悪い。
ある倜、思い切っおストレヌトを頌んでみた。
——「旚い」
Pernodを飲めた。その日から僕は、ゲンズブヌルを気取っお、
排萜者にでもなった぀もりで、どこぞ行っおも「Pernod」を飲むようになった。

フランス料理店では、食前酒も食埌酒も「Pernod」をストレヌトで。
そんな僕の飲み方を芋お、ある人はこう蚀った——
「そういう飲み方をしおはいけない」

い぀か詳しく曞くかもしれないが、
マダガスカルで行われたサバむバルレヌス『レむド・ゎロワヌズ』に参加したずきのこず。
フランスの運営スタッフたちず「Pernod」をストレヌトでガブガブ飲んでいるず
「Pernodはそんなふうに飲むもんじゃない」ずたしなめられた。
完党に“アホ扱い”だった笑。

Pernodが僕を狂わせたのか、
いや、ゲンズブヌルか。
——いや、きっず、ゲンズブヌルからは、たくさんのこずを教わった。

Giroず曞いおしたいJiroず曞き盎しおくれたセルゞュのサむン
こちらはちゃんずjiroず曞いおくれたサむン
ゲンズブヌルの吞い残しの「GITANES」

今でも「Pernod」は倧奜きだ。
けれど、もう封印しおいる。
Pernodは、ファッションだった。

本圓に心を満たす酒は、そのずっずあずにやっおくる。
「Scotch」──魂の飲みものずしお。

死の床で飲むのは、スコッチだ。
『ラガノヌリン16幎』、これが僕には䞁床いい。

RICARDず猫ず僕

Prologue – Gainsbourg et le Pernod

Chambre de lecture à l’aube — “L’alcool et l’âme”

« Dans le verre que Gainsbourg me tendait, la vie tout entiÚre se cachait. »


Le week-end, parlons d’alcool.

Quand j’étais jeune, l’alcool n’était qu’un moyen de m’enivrer,
un instrument pour jouer un rÃŽle.

Ma premiÚre conversation avec Serge Gainsbourg eut lieu
au bar de l’hÃŽtel où il allait passer quelques jours.
— « Jiro, bois ça ! »

Assis au comptoir avec son manager,
Gainsbourg me fit signe d’approcher.
Dans le verre, un liquide jaune et trouble.

DÚs la premiÚre gorgée :
— « Quelle amertume ! »

Je grimaçai. Gainsbourg esquissa un sourire ironique.
— « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Je ne peux pas boire un truc pareil. »

En réalité, ils n’insistÚrent pas davantage.


Le goût de la révélation

Cette expérience, pourtant, laissa une empreinte durable
dans ma vie de buveur.
Le breuvage qu’il m’avait offert s’appelait Pernod.
(Il y aurait bien d’autres histoires à raconter sur Gainsbourg et l’alcool,
mais ce sera pour une autre fois.)

Je voulais à tout prix apprendre à aimer cette boisson
si incompréhensiblement amÚre.
Pendant un temps, chaque fois que j’allais dans un bar,
je commandais un Pernod avec du jus d’orange.

Quand une femme m’accompagnait, je n’osais pas : trop ridicule.
Mais seul, toujours un verre.
Avec le recul, c’était ridicule aussi, même seul.


Le dandy et son verre

Un soir, je pris mon courage à deux mains : Pernod pur.
— « Délicieux ! »

J’avais réussi.
Ce jour-là, je me crus un peu Gainsbourg, un peu dandy,
et dÚs lors, où que j’aille, je commandais du Pernod.

Dans les restaurants français, avant comme aprÚs le repas : Pernod, pur.

Quelqu’un finit par me dire :
— « On ne boit pas le Pernod comme ça. »


Madagascar, le Pernod et les fous

Je raconterai peut-être un jour cette histoire plus en détail.
Lors du Raid Gauloises, une course de survie à Madagascar,
je buvais des Pernods pur à grandes gorgées avec les membres
de l’équipe française.

L’un d’eux me lança :
— « Le Pernod, ça ne se boit pas de cette façon-là. »
Ils me prirent pour un parfait imbécile. (rires)


Entre Gainsbourg et moi

Était-ce le Pernod qui m’avait rendu fou ?
Non, sans doute Gainsbourg.
Ou plutÃŽt, c’est de lui que j’ai tant appris.

J’aime toujours le Pernod.
Mais je l’ai scellé.
Le Pernod, c’était une mode.

Le véritable alcool, celui qui comble l’âme,
devait venir bien plus tard :

le Scotch — boisson de l’esprit, et de l’âme.


いいなず思ったら応揎しよう